Christel Leca

Un conseil de médiation et de déontologie journalistique sur les rails

Réunie le 17 mai, 2019, l’AG des JNE a confirmé le soutien de l’association à la création d’une instance de médiation et de déontologie journalistique et renouvelé sa confiance à Christel Leca pour les représenter au sein de l’ODI (Observatoire de la déontologie de l’information) et d’un des groupes de travail en vue de la création de cette instance, indépendante, tripartite et non juridique. Christel Leca participera au groupe de travail sur le périmètre de ses compétences et à la prochaine réunion des fondateurs, le 17 juin prochain. Voici le communiqué publié ce week-end.

De nombreuses organisations de journalistes, d’éditeurs, d’agences de presse et des représentants du public (*) ont jeté les bases, jeudi 16 mai 2019 à Vanves, d’un conseil de médiation et de déontologie journalistique (**). Une instance tripartite qui impliquera à la fois les journalistes, les médias et le public.

En défendant les règles professionnelles, ce conseil a pour objectif premier de garantir à chaque citoyen l’accès à une information de qualité.

Trois groupes de travail, sur le périmètre des compétences, la structure et le fonctionnement de cette instance, ont été constitués. Ils rendront leurs conclusions avant juillet. L’ambition est de créer cette instance avant la fin de l’année 2019.

17 mai 2019

Contact : odi.observatoire@gmail.com

(*) SNJ, CFDT journalistes, Collectif informer n’est pas un délit, Journalisme et citoyenneté, Profession : Pigiste, FFAP, SNRL, ODI, CDLP, Sociétés et collectifs de journalistes et de lecteurs , écoles de journalisme, associations d’éducation populaire, Alliance internationale de journalistes, Union Internationale de la presse francophone, etc.

(**) Dénomination provisoire

Faites votre boulot, merde !

 


par Christel Leca

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.Désolée si je vous choque, mais j’emprunte cette injonction à David Dufresne. Ce journaliste indépendant recense et documente depuis décembre dernier les violences policières lors des manifestations des Gilets Jaunes, dans l’indifférence générale, sauf depuis quelques semaines, et a reçu, le 14 mars dernier, le prix des Assises internationales du journalisme de Tours pour ce travail.

J’y étais. Il était très ému, paraît-il, parce que j’étais partie dîner en bonne compagnie au lieu d’assister à ce satisfecit en plénière. J’aurais juste aimé applaudir David Dufresne.

Les plénières des Assises m’ont ennuyée, mais pas les ateliers, ni les rencontres hors cadre. Invitée à Tours pour la présentation publique du rapport 2019 de l’Observatoire de la déontologie de l’information (ODI) (1), avec Patrick Eveno, président de l’ODI, Pierre Ganz, vice-président, et Véronique Richard, membre de la Société des lecteurs du Monde, je m’y suis régalée.

D’abord parce que rendre public un rapport intitulé « L’information mise en cause » est une bonne occasion de rappeler à nos confrères que la liberté de la presse s’use si l’on ne s’en sert pas. Moins les journalistes feront du bon boulot, plus on leur mettra dans les reins des lois « Fake News » et autres « Secret des Affaires ». Moins il seront nombreux à enquêter, à reporter au-delà de leur zone de confort (ce n’est pas une expression), à investiguer là où ça fait mal, plus ils seront attaqués. Ce n’est évidemment pas la seule raison, j’exagère…

La remise de ce rapport est, comme tous les ans, le moment de pointer – sans nommer les fautifs – des pratiques douteuses, scandaleuses ou dangereuses, mais aussi des initiatives positives. Cette remontée de faits et actes doit nous intéresser, professionnels de l’information, parce qu’elle nous invite à réfléchir sur nos pratiques. Elle est aussi une façon de montrer au grand public qu’il n’y a pas que des éditocrates malveillants ou proches du pouvoir qui travaillent dans les rédactions. Il y a des journalistes de grande valeur bridés, des pigistes exploités, des photographes et vidéastes empêchés de faire correctement leur travail par manque de temps et de moyens – lié à la pression de la rentabilité qui n’a rien à faire avec le travail d’informer.

L’ODI est un lieu de débats. Nous ne sommes pas toujours d’accord. Mais son rapport rappelle ainsi que « la question de la représentation des classes populaires, des femmes, des personnes non-blanches, des handicapés, catégories dont le baromètre publié par le CSA relève chaque année la sous-représentation chronique, reste vive ». Faire accéder aux écrans et aux programmes d’information les différentes catégories de la population avec équité est une préoccupation déontologique, comme le rappelle le Code des pratiques de la Fédération internationale des journalistes (FIJ) : « Le journaliste prendra garde aux risques d’une discrimination propagée par les médias et s’efforcera d’éviter de faciliter une telle discrimination, fondée notamment sur la race, le sexe, les mœurs sexuelles, la langue, la religion, les opinions politiques et autres et l’origine nationale ou sociale ».

Dans cette veine, j’ai assisté aux Assises à deux ateliers édifiants. Le premier, intitulé « Attentats, suicides, maladies graves : traiter du sensible », avec Marie-Christine Lipani-Vayssade, maître de conférences à Bailly-Université Bordeaux-Montaigne, Nathalie Pauwels, chargée du déploiement national du programme Papageno, Anne-Pierre Noël, fondatrice de l’Association de Journalistes et anciens journalistes pour une Information Responsable en Psychiatrie (AJIRPSY), et Caroline Langlade, journaliste et auteure, sous la houlette de Sophie Massieu, journaliste.

L’effet Papageno (du nom d’un personnage de la Flûte enchantée de Mozart, lire les explications ici) ? C’est le contraire de l’effet Werther, ce personnage de Goethe qui, en se suicidant, a donné envie à de nombreux lecteurs de passer à l’acte. Comme Marilyn Monroe : on a compté 12 % de suicides supplémentaires aux États-Unis en 1962, année de son décès. Raconter le suicide sous l’angle du romantisme a un effet désinhibant, c’est prouvé. Tout comme en préciser le mode d’emploi. Nathalie Pauwels sensibilise de nombreux journalistes à ce sujet. Mais, comme l’a rappelé une participante, c’est souvent sous la pression de la direction de la rédaction que le sensationnel prime. Nathalie Pauwels n’a pas encore réussi à s’introduire parmi les cadres dirigeants, malgré ses propositions. Le sensationnel. Une demande que l’on prête au lecteur ou au téléspectateur. Mais si on arrêtait ? Si tout le monde arrêtait ?

D’une manière un peu différente, Anne-Pierre Noël se penche sur les mauvais traitements journalistiques infligés à la santé mentale. Exemple frappant, celui d’un homme politique évoquant la schizophrénie pour qualifier les pratiques de ses homologues. Au journaliste de lui demander ce qu’il entend par là et si la comparaison avec une maladie aux symptômes précis, faisant l’objet d’une grande souffrance chez les personnes qui en sont atteintes et leur entourage est appropriée. Enfin, le témoignage de Caroline Langlade (2) fait froid dans le dos, pas uniquement parce qu’elle est une rescapée de l’attentat du 13 novembre 2015 au Bataclan. Elle a été harcelée par des rédactions assoiffées de témoignages. Ses propos ont été déformés. « Il existe une fascination malsaine pour la souffrance chez certains journalistes, inversement proportionnelle à la pudeur des victimes », qui doivent souvent lutter pour être respectées après avoir déjà vécu l’enfer.

Le second atelier, « Cultures du cœur : la marginalité dans les médias ? », était organisé avec le réseau Culture du cœur d’Indre-et-Loire qui fédère plus de 250 associations dans le domaine social et l’insertion. Animé par Edouard Zambeaux, journaliste, auteur de films et documentaires, producteur des Périphéries sur France Inter, cet atelier donnait la parole à des femmes et des hommes invisibilisés par les médias. Stigmatisés. C’est-à-dire réduits à un état (migrante, chômeur en fin de droits, SDF, etc.). Raconter des personnes, leur histoire, leurs conditions de vie, demande du temps. Puisque les mass media ne prennent pas ce temps, de nombreux média alternatifs voient le jour, hélas pas autant diffusés. « On devrait se battre pour que les classes populaires soient représentées dans les médias de masse », espère plutôt Edouard Zambeaux, qui a cependant dû jeter l’éponge en 2017 sur France Inter. Alors que les Gilets Jaunes ont notamment dénoncé le traitement médiatique de leur mouvement, ces médias alternatifs ont le mérite d’exister et de claironner « nous ne sommes pas un média neutre », à l’instar de l’émission « Salon de pauvres » sur Radio Béton (radio associative tourangelle).

Le 2 février, alors qu’elle s’approchait d’un Gilet Jaune pour une interview, Laury-Anne Cholez se vit demander pour qui elle travaillait. « Reporterre », répondit-elle et il lui serra chaudement la main en lui disant que l’équipe faisait un « super travail » ! Et si l’audience des mass média se voyait réduite, au bénéfice des média alternatifs ? Le journalisme aussi aurait gagné une bataille.

Dans un tweet, le 16 mars dernier, @Shimegi prophétisait : « Dans 90 ans l’héritier spirituel de ⁦‪@d_schneidermann écrira un joli bouquin pour se demander comment les journalistes n’ont rien vu venir. Il pourra ajouter : comment les journalistes n’ont pas vu qu’ils participaient activement (et ne comprenaient pas qu’on le leur reproche) ». Daniel Schneidermann, auteur de Berlin, 1933 – La presse internationale face à Hitler (Seuil, 2018), a lui aussi été primé aux Assises.

Cet éditorial n’engage que son auteure.

1 Où je représente les JNE.
2 Auteur de Sorties de secours chez Robert Laffont en 2017.

Fake news et secret des affaires : l’information menacée ?


Le Parlement français vient d’adopter la loi « secret des affaires ». Le 14 juin 2018, les JNE ont justement organisé un débat sur ce texte très controversé et sur le projet de loi « fake news ». Avec une question centrale : va-t-on vers la fin du journalisme d’investigation ?

par Thomas Blosseville

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Débat organisé par les JNE le 14 juin 2018 à la mairie du 2e arrondissement de Paris sur les lois fake news et secret des affaires. De g. à d. : Olivier Petitjean, Anne de Haro, Vincent Filliola, Pierre Ganz, Hervé Kempf, Christel Leca © Noriko Hanyu

Le constat est sans concession : « Il y a une volonté politique très forte d’aller vite et de couper court au débat public », déplore Vincent Fillola, avocat et vice-président d’Avocats sans frontières. Il était l’un des cinq intervenants réunis par les JNE mi-juin pour décrypter les lois sur le « secret des affaires » et sur les « fake news ».

La loi « secret des affaires »

De quoi parle-t-on ? La loi sur le secret des affaires est la transposition dans le droit français d’une directive européenne datant de 2016. Elle a été définitivement adoptée le 14 juin par l’Assemblée nationale et le 21 juin par le Sénat. C’est une loi qui a fait l’objet d’une procédure accélérée. Une seule lecture a eu lieu dans chacune des deux chambres (et non deux comme d’ordinaire), puis une commission mixte paritaire a réuni des députés et des sénateurs pour trouver un compromis. « Sans analyse du Conseil d’État qui évalue, dans une procédure classique, les impacts d’un texte de loi », a décrypté Vincent Fillola pour les JNE.

Anne de Haro © Noriko Hanyu

Or, cette loi « secret des affaires » suscite de très vives craintes. Pour les journalistes, mais aussi pour les lanceurs d’alerte que peuvent être les ONG et même les représentants du personnel. « Ce qui est menacé, c’est notre capacité à utiliser des informations que nous allons recevoir et à les transmettre éventuellement aux journalistes », a témoigné Anne de Haro, membre de la direction de l’Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens CGT, et membre du collectif « Informer n’est pas un délit ».

Pour elle, cette nouvelle loi est « une arme redoutable mise dans les mains des grands groupes qui ont de nombreux avocats et qui vont pouvoir se défendre ».

 

 

Vincent Fillola © Noriko Hanyu

Concrètement, le texte s’articule autour d’un principe : condamner la détention d’informations liées au secret des affaires d’une entreprise. Problème : « La notion de secret des affaires est très mal définie et laissée à l’interprétation de l’entreprise elle-même », dénonce Vincent Fillola.

Deuxième souci : la procédure judiciaire se fait a priori. Et non plus a posteriori. Jusqu’à présent, par exemple avec la législation sur la diffamation, la procédure avait lieu après la publication d’un article. Mais avec la loi « secret des affaires », la procédure pourra être enclenchée dès l’obtention d’une information. Ainsi, un journaliste, qui récupèrerait une information commerciale et contacterait l’entreprise pour la vérifier, pourrait être poursuivi au nom de la protection du secret des affaires.

Simplement parce qu’il possède l’information en question ? Même s’il n’écrit pas d’article ? Officiellement, la loi prévoit des exemptions pour les journalistes, les lanceurs d’alerte et les délégués syndicaux. Mais elle ouvre une brèche et menace de procédures longues et coûteuses. Hervé Kempf, rédacteur en chef de Reporterre et membre des JNE, le confirme : « Etre confronté à un procès prend du temps, surtout pour un média indépendant. Ce type de texte crée incontestablement une pression supplémentaire ».

Au départ, le but était d’harmoniser au niveau européen les réglementations sur la protection du secret des affaires. Rien n’oblige toutefois un État à transposer strictement une directive. Tant qu’il reste fidèle à l’esprit du texte, il garde une marge de manœuvre. « Visiblement  le législateur français ne l’a pas utilisé », analyse Vincent Fillola. Ainsi, la France aurait pu limiter le périmètre d’application de cette loi. Rien ne l’obligeait à en faire un principe général « qui s’applique à tout le monde, avec des exceptions qui ne sont que des protections de façade », explique l’avocat. Par exemple, la loi aurait pu ne s’appliquer qu’entre deux acteurs économiques concurrents.

La loi « fake news »

Et la loi sur les « fake news » ? Le constat n’est guère plus reluisant. « C’est un texte de circonstance qui redonde avec des dispositifs existants », assène Pierre Ganz, vice-président de l’Observatoire de la déontologie de l’information. Ce deuxième texte est moins avancé que celui sur le secret des affaires – il n’a pas encore été complètement examiné par le Parlement – mais il n’en est pas moins confus.

Pierre Ganz © Noriko Hanyu

Confus d’abord sur son but : « La loi sur les nouvelles falsifiées répond à une inquiétude du président de la République sur ce qui a été dit sur lui pendant la campagne électorale et cible en particulier quelques médias étrangers », retrace Pierre Ganz. Encore faudrait-il s’accorder sur la définition d’une « nouvelle falsifiée », ce que la loi ne fait pas précisément. Le texte est aussi confus sur la procédure mise en place. La loi donnerait au juge et à des intérêts privés comme les géants du numérique – « Gafa » et autres réseaux sociaux – le rôle « de dire ce qui est vrai ou faux, et de retirer les publications correspondantes ». Elle accorderait également au CSA le pouvoir de supprimer la diffusion de médias étrangers en France. Avec un effet pervers : légitimer les pays étrangers à en faire autant en réaction chez eux avec les médias français.

Officiellement, cette loi « fake news » ne concerne que les périodes électorales. « Mais qu’est-ce qui nous assure qu’elle ne sera pas étendue ? », interroge Pierre Ganz.

Un risque plus large ?

Olivier Petitjean © Noriko Hanyu

Les intervenants ont replacé ces deux lois dans un contexte plus large. « Concernant le texte sur le secret des affaires, l’enjeu sous-jacent est le débat persistant sur la frontière – très floue – entre optimisation fiscale et évasion fiscale », juge Olivier Petitjean, journaliste à Basta! et responsable de l’Observatoire des multinationales.

« D’après moi, l’idée de secret des affaires est une invention des lobbies de l’intelligence économique, voire de la guerre économique. C’est dans ce milieu qu’on a commencé à entendre parler de cette expression il y a une dizaine d’années. »

 

 

Hervé Kempf © Noriko Hanyu

De son côté, Hervé Kempf exprime son « désarroi » de dirigeant de média. Il voit dans ce débat une « pièce d’une paysage plus large », « un contexte général d’autoritarisme croissant, y compris dans les pays démocratiques ». Sur ce constat, que faire ? Seule certitude a priori, ce débat offre aux pigistes une raison supplémentaire ne pas exercer leur métier de journaliste sous le statut d’auto-entrepreneur.

La procédure sur le secret des affaires se fera en effet au tribunal de commerce, qui ne peut juger que les personnes morales. En tant que pigiste, un journaliste ne peut pas être attaqué individuellement – c’est éventuellement le média qui le serait. Mais en tant qu’auto-entrepreneur, il pourrait l’être.

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Organisé et animé par Christel Leca, ce débat s’est déroulé le 14 juin à la mairie du 2e arrondissement de Paris (que nous remercions pour son accueil), en préambule à l’Assemblée générale des JNE.

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L’évolution de l’annuaire des JNE de 1971 à 2018

A la faveur de la présentation de son édition 2018 le 21 mars dernier au Chai de Bercy (lire notre compte-rendu ici), Richard Varrault, président de notre association, a retracé l’historique de l’annuaire des JNE.

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Richard Varrault, président des JNE, présente l’historique des annuaires de l’association au Chai de Bercy, dans le XIIe arrondissement de Paris – photo Carine Mayo

Dans le Chai de Bercy (75012 Paris), aux larges dimensions, 25 à 30 chaises avaient été installées en cercle, obligeant ainsi l’orateur à se placer au centre et à tourner presque en permanence afin de se trouver face un auditoire changeant à chaque rotation.

Après avoir prononcé les mots de bienvenue, de salutations et remerciements pour les présents, le Président a rappelé le décès de Nicole Aussedat le lundi 5 mars 2018 et présenté sa relation avec les JNE et Pew Charitable Trust, fondation dédiée à la conservation des océans pour laquelle elle travaillait, installée à la Maison des Océans, rue Saint Jacques dans le Ve à Paris.

Richard Varrault a ensuite demandé une minute de silence à la mémoire de notre consoeur disparue.

Il a ensuite entamé la présentation de l’annuaire 2018 en remerciant celles et ceux qui ont participé à sa création.

Notamment Carine Mayo qui a réintroduit une pratique éditoriale de 1976, qui s’est perdue par la suite, sur les livres publiés par nos adhérents. Carine a travaillé à l’élaboration de cet annuaire et a également suivi le BAT final, avec le maquettiste, et les nombreuses petites suggestions techniques qu’il faut trouver pour les cas particuliers dans la réalisation. Ces principaux instigateurs de l’annuaire ont ensuite été salués par des applaudissements.

Le Président a ensuite remercié Christel Leca qui a justement pu se libérer de sa bonne ville de Lyon pour être avec nous. Richard Varrault l’a remerciée pour sa très bonne gestion des adhérents qui fait que vous êtes à la bonne place dans l’annuaire et avec la photo qui vous correspond. Un grand merci à Christel pour sa patience et sa ténacité. Elle a aussi été saluée par des applaudissements.

Le Président a également remercié Myriam Goldminc, notre attachée administrative et commerciale, qui use de ses techniques de persuasion pour trouver d’une part les annonceurs qui seront présents soit par leur publicité, soit en tant que membres associés, donc en finançant les JNE, tout comme pour trouver, ou une salle, ou un transport pour nous conduire là où nous souhaitons aller, ou des participations financières pour tel ou tel événement. Il a rappelé sa facilité à tirer toutes les ficelles et obtenir, toujours, des prestations de qualité, comme lors de notre AG 2017 dans les Vosges. Elle a aussi été saluée par des applaudissements.

Historique de l’annuaire

J’ai préféré vous parler des évolutions de l’annuaire depuis la création de l’association en 1969 en vous présentant, symboliquement, puisqu’il n’y a pas de projection, vous devrez donc faire ce que l’on appelle en sciences une expérience de pensées pour vous représenter ce que je vais vous décrire.

Pour ma part, mais les historiens qui étudieront nos archives auront sans doute un point de vue différent, je considère que le premier annuaire est le cahier Clairefontaine de 48 pages, sur lequel le fondateur, Pierre Pellerin, a noté minutieusement et numéroté les adhérents qui l’ont rejoint après la création de l’Association A.J.E.P.N (Association des Journalistes Ecrivains pour la Protection de la Nature).

Dans son cahier, sur sa première page, Pierre Pellerin a noté le nom de l’association en grosses lettres bleues et en dessous il a scotché l’annonce de la déclaration au 31 mars 1969 et la parution le 12 avril 1969 au Journal Officiel.

Il a ensuite écrit les noms et adresses personnelles de chaque adhérent sur la page de gauche et l’adresse professionnelle sur la page de droite. Plus loin, il s’est construit un tableau dans lequel il a précisément écrit le no d’enregistrement, le nom, l’adresse, la date, le montant et une colonne observation où il indique membre actif ou bienfaiteur. Avec le dernier nom inscrit il arrive au numéro 0480 le 28/10/1980. Cette date confirme qu’il a utilisé son cahier plus d’une dizaine d’années. Bon an mal an, il devait y avoir plus de 300 adhérents dans l’association. Puisqu’il y a eu des départs et quelques décès.

Aujourd’hui, avec un comptage reparti à un en 2010, nous en sommes à plus de 1 200, ce qui signifie que 1200 cotisations ont été réglées par les journalistes JNE qui ont au moins cotisé une fois en tant qu’adhérent. Mais en 2018, c’est une base de données, opérationnelle en 2013, qui se charge de trier ceux qui ont payé de ceux qui sont en dette et de relancer les retardataires…

Le petit cahier Clairefontaine de Pierre Pellerin nous informe de manière précise de la gestion de l’association il y aura 50 ans en 2019.

Maintenant, je souhaite vous parler des annuaires en tant qu’objets qui permettent de visualiser la vitalité et la progression de l’association dans le temps.

Les deux premiers annuaires sont ceux de 1971 et de 1972-1973. Ce sont, j’en parle au présent parce que nous avons retrouvé ces documents dans nos archives dans un format particulier, dit à l’italienne dont la taille est de 210×147 mm. L’association a une extension en 1972-73 puisqu’elle se nomme alors AJEPNE (Association des Journalistes Ecrivains pour la Protection de la Nature et de l’Environnement). Le siège social est à l’époque au 57 rue Cuvier 75005. Qui est aussi l’adresse du Courrier de la Nature, publication qui existe encore aujourd’hui et qui est la revue associée à la Société nationale de protection de la nature, dont le premier numéro date de  1961 et en a pris l’édition à partir de 1967, selon leur site internet.

Ces deux premiers annuaires ne sont qu’une liste alphabétique des adhérents avec adresses personnelle et professionnelle. Chaque annuaire ne compte qu’une quarantaine de pages.

Dans l’annuaire de 72-73 on trouve au numéro 0132 Marguerite Yourcenar, domiciliée à Petite Plaisance Northeast Harbor Maine 04662 (USA).

Cet annuaire comporte une liste complémentaire et rectificatifs au 1er janvier 1974 avec le nouveau CA, 2 erratas et 2 décédés et avec 2 adhérents québécois.

Après l’édition de ces deux premiers annuaires, les prochains vont sortir environ tous les 2 ans jusqu’à l’an 2000 où à partir de cette année-là, l’édition sera annuelle.

Repartons à ces débuts, celui de 1976 est plus complet que les précédents, outre la liste des adhérents nous trouvons un sommaire pour se repérer dans les 88 pages de ce nouveau format, présenté classiquement en paysage soit 105 x 150 mm. Les têtes de chapitre sont « les grandes initiatives de l’AJEPNE de 1969 à 1973 », le « compte rendu d’activité de 1974 adopté à l’AG du 10 avril 1975 », « les activités de 1975 » et les « Principaux ouvrages (non épuisés) sur l’environnement, la qualité de vie, la nature, la faune et leur sauvegarde publiés par des membres de l’AJEPNE depuis sa fondation ». Vous observerez que ce que nous avons fait en 2018, 40 ans avant, nos anciens avaient déjà eu cette idée de faire connaître à tous les adhérents ce que les membres avaient publié… Ce n’est qu’une remise à jour d’une vieille idée de la diffusion des intérêts portés par l’association.

Notons aussi dans cet annuaire de 1976, un projet, souvent évoqué sous différentes formes, « Vers une fédération des journalistes de la nature » qui intéressait alors la France, la Belgique, la Suisse et aussi le Québec. Dans les années qui suivent on ne retrouve plus trace de ce projet. Peut-être les archives papier, échanges de lettres et autres ont gardé la preuve de cette tentative de fédération (mais je n’ai pas eu accès à ces éléments).

L’annuaire de 1978 est dans le même style, tant au niveau du format que du contenu.

De 1978 on passe à 1982, l’association a encore changé son appellation et est devenue en 1981 les JNE, nom conservé jusqu’à aujourd’hui. La couverture orange de 1982 comporte la feuille de houx avec JNE noté à l’intérieur d’un fond blanc découpant la feuille.

Le titre porte l’article « Les », qui semble s’être escamoté au fil des ans et qui a pourtant été réactualisé début 2018 lors de notre changement de siège social, par la sous-préfecture de l’Häy-les-Roses. Donc je pose la question : faut-il le remettre sur la couverture de l’annuaire 2019 puisque la transmission de préfecture en préfecture le confirme ?

Parmi les initiatives de 1980, j’ai retenu un grand voyage en mars en URSS comportant des étapes variées et d’intérêts écologiques.

Le suivant, en 1985, reste au même format, mais n’est plus agrafé et passe en dos collé, la couverture est vert clair et il comporte 128 pages.

Je relève pour les activités de 1982, un voyage sur les rives du lac Baïkal et en juillet au Canada pour une réunion des peuples autochtones où la délégation JNE put étudier au cœur de la Grande Prairie, l’impact du mode vie américain sur la traditionnelle écologie vécue des Amérindiens et des Inuits.

L’annuaire de 1989 est de couleur jaune, en dos collé et de 126 pages. Je note dans les 1ères pages que l’association est affiliée à la Fédération Française des Sociétés de Protection de la Nature, France Nature Environnement. Un vibrant hommage, page 83, au rappel du décès de Marguerite Yourcenar en 1987 qui versait un don jusqu’à 20 fois supérieur au montant de la cotisation (100 F pour un membre actif).

Dans ses activités, les JNE rappellent l’expédition en 1988 sur les lieux mêmes de la catastrophe de Tchernobyl et les reportages publiés au retour, qui représentent une performance journalistique peu commune.

En 1991, changement de format, les JNE voient plus grand avec un annuaire de 147×210 mm, agrafé de 50 pages et de couleur rouge. Mais ont disparu les sommaires et les activités antérieures, ce n’est qu’une liste des adhérents au 1er janvier 1991.

En 1993, l’annuaire reste dans ses nouvelles dimensions, la Présidente est alors Nicole Lauroy, Pierre Pellerin est Pdt d’honneur-fondateur, on y trouve un mode d’emploi, les statuts et la liste des adhérents au 1er janvier 1993. Le prix de l’annuaire est de 125 F.

Pour 1995, le format est identique, agrafé de 64 pages, avec les deux premières publicités en 2e de couv. pour Gaz de France et la 3e de couv. pour Yves Rocher.

C’est aussi l’apparition du premier e-mail fje@globalnet.gn.apc et d’un n° d’ISSN 1154-8347

Le prix est fixé à 150 F.

En 1997, même format avec 64 pages et publicité pour Gaz de France en 2e de couv.

L’e-mail change et devient 101361.75@compuserve.com Le président est Claude-Marie Vadrot, la 3e de couv. est pour le Canard Sauvage avec un bulletin d’abonnement à 120 F/an pour 6 numéros. Le prix est fixé à 250 F.

En 1997, le format est identique, l’e-mail change encore, AJNE@compuserve.com

Le prix est de 300 F.

Pour toutes ces années, je ne vous ai pas ennuyé avec les changements d’imprimeurs, ni les modifications du siège social. Pour les années 1990, je peux vous dire que le siège était au 38 rue de la Croix-des-Petits-Champs (NDLR siège de Victoire Editions) dans le Ier à Paris.

Avant de passer aux années 2000, je vous indique que le premier chèque fait par Pierre Pellerin pour l’association a été le règlement par chèque pour 53,75 F sur le Crédit Lyonnais pour la parution au Bulletin officiel de la naissance de l’AJEPN.

Et en 1969, quand Pierre Pellerin envoyait une demande pour rejoindre l’AJEPN avec un bulletin d’adhésion, complété des tarifs, soit : membres actifs personne physique 10 F, personne morale 50 F, bienfaiteur personne physique 50 F et personne morale 250 F.

L’année 2000 marque une rupture dans l’aspect extérieur de l’annuaire. Il entre dans un format que je qualifierai de livre avec ses dimensions de 125 x 210 mm, son dos collé, sa couverture, en couleur et ses pages de publicités associées à nos partenaires financiers qui nous apportent encore aujourd’hui de quoi faire vivre les JNE.

C’est toujours un annuaire sans photo. Mais c’est le premier où la publicité est importante. Beaucoup de régions, plusieurs pages avec des encadrés en N & B ou en couleurs et, chose étrange et bien curieuse aujourd’hui, une publicité pour Coca Cola en tant que mécène pour le Prix environnement santé 2000, ainsi qu’une publicité pour le véhicule électrique à travers l’association Avere.

L’email a encore changé, JNE@free.fr . J’ai compté 16 pages de pub plus les 2e, 3e et 4e de couv. Le prix est fixé à 300 F.

Je suppose que ce devait être le 1er contrat avec notre régie publicitaire, PREM, qui fera d’ailleurs son auto-promotion plus tard dans quelques annuaires.

Le siège est toujours au 38 rue Croix-des-Petits-Champs.

En 2001, le format est identique, le courriel est toujours le même, mais pour la 1ère fois apparaît l’adresse du site internet JNE-asso.org

Dans la présentation se trouvent 9 délégués et correspondants régionaux. Les JNE comptent 290 professionnels inscrits, un marque-page pour le Pôle de compétences sites et sols pollués est présent. Le prix est toujours de 300 F. Il y a 11 pages de publicités plus les 2e, 3e et 4e de couv.

2002, la France est passée à l’euro, le prix est de 46 €. Il y a toujours 290 professionnels. 10 pages de publicités et les 2e, 3e et 4e de couv.

2003 est quasiment identique, il y a 280 professionnels, 15 pages de publicités et les couv.

Idem pour 2004, 46 €, 280 professionnels. Une publicité pour l’Andra et 13 pages de publicités plus les couv.

2005 est pratiquement identique.

2006 marque l’arrivée de Carine Mayo à la présidence des JNE et un nouveau siège au 38 rue de la Folie-Regnault 75011. 280 professionnels, une référence à la FIJE et aux délégués et correspondants régionaux. L’annonce de la publication d’un calendrier-agenda des manifestations environnementales 2006.

2007, le prix est toujours à 46 €. Apparition de Pascal Canfin parmi les adhérents, journaliste à Alternatives Economiques. 9 pages de publicité plus les 2e,3e, 4e de couv.

Le nombre d’adhérents diminue un peu et passe à 270 professionnels.

2008, installation du siège au 7 ter rue Colonel-Oudot, dans le XIIe. Pascal Canfin est trésorier.

Le nombre d’adhérents diminue encore légèrement et passe à 260. 18 pages de publicité plus les 2e, 3e, 4e de couv. Richard Varrault devient adhérent.

2009, Pascal Canfin est remplacé par Nathalie Tordjman au poste de trésorière. 260 professionnels. Edito de Carine sur la crise économique et financière et la crise écologique de 2008. 11 pages de publicité plus les 2e, 3e, 4e de couv.

2010, édito de Carine sur les 40 ans au Parc de la Vanoise et un numéro anniversaire du Canard Sauvage. 2010 fut l’année de la biodiversité. C’est la première année que l’annuaire présente des photos des adhérents (pour ceux qui l’ont fournie) en N & B. 9 pages de pub plus les 2, 3, 4e de couv.

2011, toujours 260 professionnels, c’est l’année internationale des forêts et nous tenons notre congrès à Cassis. 8 pages de publicité plus les couv.

2012. Richard Varrault devient trésorier. Les JNE envoient une délégation à Rio+20, dont certains étaient déjà présents à Stockholm en 1972 et à Rio en 1992. Edition d’un numéro spécial du Canard Sauvage, « de Stockholm à Rio +20 ». 8 pages de publicité plus les couv.

2013, cap vers les Cévennes et la vallée de la Vis, 240 professionnels. 3 pages de pub plus les couv.

2014, les photos passent du N & B à la couleur, presque tous les adhérents ont leur photo dans l’annuaire. Il s’enrichit de deux nouvelles rubriques avec l’actualité de l’année précédente avec photos couleur et la présentation des JNE en quelques dates clés et un encadré avec les personnalités ayant fait partie des JNE. S’y ajoutent les parcours particuliers de deux adhérents par deux textes écrits par eux. Apparition des membres associés. Je compte 213 adhérents pour cette année 2014. 4 pages de pub plus les couv.

2015, PREM assure encore la régie publicitaire. 240 professionnels annoncés dans la présentation. Officialisation de l’AJEC21 (créée en 2014 avec l’AJE). Etablissement d’un programme pour les journalistes. Dans la vie de l’association, présentation des voyages à Totnes, à Grande Synthe et au salon Biobernai. Deux grands témoins sont présents. Trois pages de publicité plus 3e, 4e de couv.

2016, beaucoup d’activité en 2015, les nanos, le TAFTA, voyage AJEC21 à Hambourg, et à la Commission Européenne à Bruxelles, congrès dans le Parc naturel des boucles de la Seine, visite de la ferme du Bec Helloin et salon Biobernai. En 2016, il y aura le tribunal Monsanto, le voyage en Aquitaine et dans le Vercors. Deux grands témoins. Notre régie Prem nous a quittés. Que 2 pages avec publicité et 4e de couv.

2017, vous avez eu l’annuaire et 2018 vous allez l’avoir ce soir.

Merci et bonne soirée.

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Nicolas Hulot au gouvernement : réactions en chaîne au sein des JNE

Notre « revue de web » consacrée aux articles des membres des JNE sur la nomination de Nicolas Hulot au gouvernement a suscité des réactions en cascade que nous vous livrons ci-dessous.

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Dessin de Daniel Maja publié sur le site du « Sauvage » sous le titre « Bonne chance, Monsieur le ministre d’Etat ! », et sous-titré : « Il n’y a plus qu’à… »

Christel Leca a été la première à s’exprimer.

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Ça montre bien la diversité des JNE, c’est intéressant !

J’aurais aussi souligné le fait que participer à ce gouvernement néolibéral est en contradiction avec ce qu’Hulot semblait penser, il y a peu, à travers l’Appel aux solidarités ou mieux encore le Syndrome du Titanic, comme dit Hervé Kempf : « Reste que le choix individuel croise une situation générale : en apportant son poids à Emmanuel Macron, Nicolas Hulot conforte un camp dont l’orientation est globalement néolibérale et à peu près opposée à ce qu’il pense, si l’on en croit le film qu’il a réalisé en 2009, Le Syndrome du Titanic, et son récent Appel aux solidarités. » Ce qui ne me semble pas le moindre « oxymore » (mais on vit dans son règne) de la situation !

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Dans un message suivant, Christel Leca a ajouté :

Pas mal aussi le papier de notre ami Maxime Combes 😉
https://blogs.mediapart.fr/maxime-combes/blog/170517/nicolas-hulot-au-gouvernement-de-la-confusion-et-des-exigences-politiques-clarifier

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La réaction de Christel Leca a suscité cette réponse de Frédéric Denhez :

Salut Christel,

Certes, tu as raison, ainsi qu’Hervé, mais il y a un air du temps que l’on sent sur le terrain, celui des initiatives spontanées, privées, publiques, particulières, associatives, qui, pour pallier la crise et l’abandon de l’État, développent des réponses basées sur les relations entre gens « qu’on connaît » et qui, de fait circonscrites dans un territoire de vie réduit, le font redécouvrir et, de là, considérer l’écologie comme une vision de long terme à la fois dans le passé (ce qu’on a fait), et dans l’avenir (ce dont on a envie pour nous tous). L’écologie en filigrane, comme trame pour retisser de clients entre les gens et entre eux et leur lieu de vie. Ces initiatives font tellement sens aujourd’hui qu’elles emmerdent l’État, qui veut les encadrer par des appels d’offre et des critères de performance, et ont sans aucun doute contribué à pousser Macron à l’Élysée. Or, cet air du temps, c’est bien celui que travaille la FNH, sur le terrain (cf partenariat avec l’UNCPIE) et Hulot.
J’ai fait un papier sur un exemple précis, celui de la Scic Rhizobiome, dans une récente infolettre parue également sur mon blog https://blogs.mediapart.fr/frederic-denhez/blog/020517/biodiversite-l-etat-veut-il-decourager-l-action-sociale. Révélateur, me semble-t-il.
Par ailleurs, comme je le dirai dans CO2 Mon Amour (NDLR : à écouter ici) – je serai technique, comme d’hab’, il y a quand même des choses qui sont révélatrices :
ministère d’État, ce qui rendra Hulot supérieur hiérarchiquement aux autres ministères, et donc au même rang que le Premier ministre quant aux arbitrages ;
– intitulé intéressant (« solidaire » ) qui enfin fait le lien entre écologie et social, vous savez peut-être ma position là-dessus depuis toujours, qui m’a longtemps valu l’hostilité de beaucoup d’écolos pour qui le social et donc la politique avec un grand P, n’est pas une dimension d’un discours écolo circonscrit à l’eschatologie et au naturalisme gnangnan – il faudrait qu’un jour je raconte la rédaction de mon dernier livre avec FNE (…) ;
– intitulé intéressant du ministère de l’agriculture (agriculture et alimentation), qui fait le lien entre l’assiette et le paysage, en vue d’un Grenelle dont il ne peut sortir que du bon  ;
– ministère de transports de plein exercice, avec enfin, connaissant la ministre (NDLR : Elisabeth Borne), une dimension « mutimodale », « énergie » et « logistique» assumée.
Croisons les doigts, camarades, c’est moins fatigant que de lever le poing !

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Voici enfin la réponse de Fabrice Nicolino à Frédéric Denhez.

Frédéric,
Comme je suis aussi destinataire, je me permets de souligner que tout le monde ne partage pas cette énième illusion, qui arrange tant d’affaires personnelles. Et je te prie, et je prie tout le monde de ne pas s’en tenir à une commode opposition factice entre pragmatiques et intégristes. Pour ma part, moi qui suis un mécréant, j’ai créé en 2009 une revue – Les Cahiers de Saint-Lambert – avec un prêtre catholique, Dominique Lang (NDLR : lui aussi membre des JNE). Son sous-titre : Ensemble face à la crise écologique. Le clivage n’oppose donc pas une supposée pureté et une introuvable traîtrise. L’opposition, car il en est une, entre des gens comme toi et des gens comme moi, est autrement fondamentale. Je remarque avec une pointe de tristesse qu’aucun aficionado de la séquence en cours n’explique rien. Ne dit rien sur la marche réelle du monde, la structuration de l’économie et ses poids lourds, les forces sociales en présence, les traités commerciaux qui sont autant de combustible pour le dérèglement climatique, la mort accélérée – restons une seconde en France – des oiseaux, papillons, abeilles, grenouilles, hérissons, ni rien bien sûr du Sud et de ces paysanneries que les politiques à venir du tandem Le Maire-Darmanin continueront de bastonner. Et cela n’a rien d’étonnant, car cela les intéresse bien moins que leurs aventures picrocholines, ici et maintenant.
Frédéric, ce n’est pas une affaire personnelle, et je n’ai aucune animosité contre toi. Je crois t’avoir montré plutôt de la sympathie. Mais je dois avouer que je suis fatigué de tant de bullshit.

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Premières réactions des JNE à l’entrée de Nicolas Hulot au gouvernement

Voici une « revue de web » non exhaustive des réactions des journalistes membres des JNE à la nomination le 17 mai dernier de Nicolas Hulot au poste de ministre d’Etat, chargé de la Transition écologique et solidaire.

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par Laurent Samuel (avec Christel Leca)
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Dessin de Daniel Maja publié sur le site du “Sauvage” sous le titre « Bonne chance, Monsieur le ministre d’Etat ! », et sous-titré : « Il n’y a plus qu’à… »

Quelle marge de manœuvre pour Nicolas Hulot au gouvernement ?, s’interroge Olivier Nouaillas sur le site de la Vie. « Un beau coup politique, mais qui n’est pas sans risques », estime-t-il.

Sur Reporterre, Hervé Kempf souhaite bonne chance à Nicolas Hulot, tout en mettant en avant les deux points sur lesquels il ne devra pas céder : le nucléaire et Notre-Dame-des Landes. « Le paradoxe est que la marge de manœuvre du nouveau ministre ne dépendra pas tant de sa force de conviction que du poids qu’aura à l’Assemblée nationale le groupe de députés de… La France insoumise, dont le programme est bien plus en accord avec les idées de Nicolas Hulot que ceux d’En Marche !, de Les Républicains, ou du Modem. Et que, comme pour tout ministre de l’Écologie, son principal allié sera « la société civile », c’est-à-dire toutes celles et ceux qui se battent sur le terrain pour empêcher la destruction du monde. Nicolas Hulot n’est pas à l’aise avec ces luttes et ces expérimentations concrètes. Mais c’est sur elles qu’il devra s’appuyer s’il veut vraiment agir. »

Dans un article au titre sans ambiguité, Hulot, 10 000 fois hélas, mis en ligne son blog Planète Sans Visa, Fabrice Nicolino se dit « stupéfait de tant de naïveté de la part de Hulot ». «  Il avait la responsabilité de préparer une génération au grand changement. Il préfère un poste d’illusionniste. »

A l’opposé, Jean-François Noblet, dans un message diffusé sur le net, s’exclame : « mon cœur s’envole et mon espoir est immense. Je sais que personne n’est parfait, que cela ne sera pas facile mais nous disposons tous d’une considérable ouverture dans ce ciel mondial si menaçant. Aussi je vous invite à tout faire pour que Nicolas soit écouté, défendu, soutenu. Je sais, par expérience, qu’il aura grand besoin du monde associatif et de tous les citoyens pour réussir. »

Sur son blog Biosphère, Michel Sourrouille titre son article : Nicolas Hulot au gouvernement, l’espoir d’un changement. « Il aura fort à faire avec le premier ministre, s’inquiète-t-il cependant. Car Edouard Philippe n’a jamais jusqu’à présent manifesté, dans son parcours professionnel comme que dans ses mandats électifs, un attrait pour les questions environnementales. (…) A l’Assemblée nationale, le député Edouard Philippe a voté en défaveur de la loi du 17 août 2015 sur la transition énergétique pour la croissance verte, de même que contre la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages. »

Pour Claude-Marie Vadrot, « Hulot a raison d’avoir pris le risque du pouvoir ». Dans un texte publié sur le site de Politis, il affirme : « Le travail (et la chance ?) de Nicolas Hulot, ministre d’Etat, c’est de pouvoir imaginer une politique globale, d’impulser une réflexion pouvant déboucher sur des solutions, sur des décisions ou des inflexions. S’il tient le coup face aux productivistes qui l’entourent et ne rêvent que de courbes de croissance, il en restera quelque chose. Sinon, si dans huit mois ou dans quelques années, il doit démissionner, il en restera toujours quelque chose . Dans les textes ou dans les têtes. Nicolas Hulot a donc eu raison d’oser prendre des risques et d’ignorer les imbéciles qui, déjà, sur les réseaux sociaux nous resservent les vieilles rengaines sur les produits Ushuaia dont il toucherait les royalties, sur ses relations avec les entreprises chimiques et pétrolières. Toutes vieilles antiennes véhiculées par des « insoumis » ou les plumitifs de la fachosphère… Comme le disent ses amis, il était risqué, pour la France et pour la planète, d’attendre encore cinq ans ou que les écolos arrivent démocratiquement au pouvoir. »

Sur Facebook, Yves Paccalet ironise : « Je me réjouis de lire tous ces commentaires enthousiastes sur la nomination de Nicolas Hulot au ministère de l’Ecologie… Les mêmes qui se félicitent de la nouvelle ont souvent attaqué avec méchanceté ceux qui se battaient pour qu’Emmanuel Macron devienne président. Notons bien que Nicolas Hulot ne serait pas ministre de l’Ecologie si Emmanuel Macron n’avait pas été élu président… J’adore avoir été traité (parmi d’autres) de traître à l’écologie par ces intégristes bizarres qui se réjouissent après coup des résultats d’une traîtrise qu’ils avaient dénoncée avec plus de haine que de clairvoyance ! »

Enfin, sur le site du Sauvage, Alain Hervé se réjouit dans un texte titré Hulot au gouvernement immense espoir : « La nomination de Nicolas Hulot ministre « de la transition écologique et solidaire » est la plus grande innovation de ce nouveau règne républicain. Il est à porter au crédit d’Emmanuel Macron qui autorise soudain des positions radicales à s’exprimer. Hulot est détenteur d’une longue pratique et d’une profonde connaissance de l’écologie. Reste à voir comment il pourra exprimer ses convictions. Je ne pense pas qu’il soit réductible à une ligne « économiste » du gouvernement. Que tous les écologistes le soutiennent, qu’il s’agisse des militants, des philosophes ou des politiciens carriéristes. Nous assistons à une prodigieuse innovation dans la politique française. Bonne chance Nicolas. »

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Alpes sauvages par Christel Leca (JNE)

alpesCe beau livre nature est une traversée des Alpes côté nature. Christel Leca nous explique d’emblée que le massif qui s’étend sur près de 200 000 km2 est l’un des plus peuplés du monde avec ses quelques quatorze millions d’habitants répartis sur huit pays. Il est aussi l’un des territoires les plus exploités. Pas un endroit du massif, même le glacier le plus élevé, n’est exempt de l’influence humaine (tourisme, agriculture, industrie) et pourtant la montagne garde encore un côté sauvage et une belle biodiversité.

Au détour d’une page, un chamois surveille son territoire. Ici c’est la rosalie des Alpes, “l’élégante de la Hêtraie”, là, le lynx ou encore le loup, ces prédateurs qui dans l’imaginaire représente le summum du sauvage. La flore n’est pas en reste : lys martagon, panicaut des Alpes, soldanelles et aussi les étonnantes linaigrettes non loin des sphaignes ainsi que les fascinantes plantes carnivores. Cette échappée belle qui passe par tous les étages alpins est servie par les magnifiques photos de l’agence Bios.


Éditions Glénat, 160 pages, 39,50 € – www.glenat.com
Contact presse : Laure Wachter. Tél.: 01 41 46 10 34 / 06 95 88 13 34 – laure.wachter@glenat.com
(Danièle Boone)

Affaire Bolloré/Basta/Options Futurs

Après un procès de trois ans qui a coûté beaucoup d’argent en frais d’avocat aux accusés, l’avocat de la SA Bolloré a réclamé un euro de dommages et intérêts aux parties, mais n’a pas eu gain de cause.

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par Dominique Martin Ferrari *

logo-odi-petit-300x83La diffamation n’a pas été retenue par la 7e chambre du TGI de Paris. Accusés de diffamation pour un papier sur l’accaparement des terres, le journal Bastamag, repris par le site Rue 89, la revue de presse Options Futurs+20 Scoop it, et deux blogueurs auront souffert de ce que l’Office de la déontologie de l’information nomme des procès « abusifs » qui veulent intimider la presse et toucher son point faible : le portefeuille.

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Tout a commencé le 10 octobre 2012, le site Bastamag publie un papier sur l’accaparement des terres. Le papier dénonce les pratiques des multinationales, des fonds spéculatif, des groupes français de l’agroalimentaire, aidés par les institutions financières internationales et les gouvernements locaux.

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Cette enquête va être reprise par plusieurs sites soit par le biais de liens hypertextes, soit par reproduction pure et simple de son contenu et le 16 octobre 2012, la SA Bolloré dépose plainte avec constitution de partie civile, estimant ce papier diffamatoire.

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Le 11 février 2016, nous étions tous entendus au TGI de Paris, 7e chambre (presse). De remarquables témoins se sont succédés à la barre, démontrant argument par argument les faits relatés par le papier.

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Outre le fond, la forme : Options Futurs a voulu engager une bataille sur le droit au relais par hypertexte. Notre argumentaire : à partir du moment où un papier est signé d’un auteur, publié par un titre reconnu par le droit de la presse, nous n’avons qu’un rôle de passeur et d’informateur et avons donc défendu ce qui est le fondement de la nouvelle information de réseaux.

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Corinne Lepage qui nous défendait a plaidé : « Madame la Présidente, il faudra bien un jour ou l’autre trancher sur le statut des liens hypertextes, sinon nous allons vers un engorgement massif à prévoir des tribunaux », argumentant « que le fait de procéder au renvoi par lien hypertexte à un article incriminé ou à sa reprise, à l’impossibilité d’assimiler une telle pratique à sa reprise, à l’impossibilité d’assimiler une telle pratique à une nouvelle publication ».
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Il sera intéressant au vu du rendu final du jugement de voir le travail du tribunal argument par argument. Ce que nous savons aujourd’hui, c’est que la diffamation n’ayant pas été retenue contre Basta, notre relaxe a également été prononcé,e mais sans avoir pu obtenir les dommages et intérêts demandés (afin de couvrir les frais d’avocat) car il n’y aurait pas eu d’abus de constitution de partie civile à notre encontre : « ni témérité, ni mauvaise foi dans son acte d’accusation, face à la complexité et à l’incertitude du régime de responsabilité des personnes qui usent d’un lien hypertexte ».
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Concernant les relais de liens hypertextes, la zone d’ombre persiste avec un règlement au cas par cas. Je reste donc redevable de mes 8000 euros de frais d’avocat.

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Dernière minute : Bolloré vient de faire appel (lire ici l’article de Bastamag).

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Je tenais à remercier personnellement tous ceux et toutes celles qui m’ont spontanément aidé.
Tous les amis qui par courrier m’ont soutenue et aidée
Tous les participants au pot commun lancé par l’association de journalistes JNE
Ceux qui m’ont conseillée, en particulier JL Martin Lagardette, l’ODI, Christel Leca
Des membres présents à l’AG de l’AJE.

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Grâce à vous tous, j’ai rassemblé environ 1000 euros sur 8000 et je dois encore 2000 euros à Corinne Lepage.
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Vous pouvez continuer à m’aider soit à titre personnel (courrier au 25 bd Louis Blanc, 34000 Montpellier), soit en vous abonnant à Options futurs qui pourra ainsi payer ses collaborateurs (courrier au 16 rue St Marc, 75002 Paris).

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* Journaliste carte de presse 50 989. Cet article a été publié dans le N° 33 de la lettre Options Futurs, que vous pouvez télécharger en cliquant ici.

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Corinne Lepage pessimiste à Pollutec Lyon

Les journalistes ont eu la chance de passer plus de deux heures jeudi dernier avec Corinne Lepage, députée européenne, sur le salon Pollutec à Lyon. En partance pour Doha, elle a commencé par une « bonne nouvelle, c’est que Doha ne peut pas être pire que ce qu’on attend puisqu’on n’en attend rien ». Un entretien plus que pessimiste.

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par Christel Leca

Corinne Lepage - photo Christel Leca

« Je commence à être franchement pessimiste. Cette avidité aux hydrocarbures et aux énergies au meilleur marché sans prendre en compte leurs externalités ni le changement climatique » la rend bien sombre, au même titre, confie-t-elle, que « tous les gens de ma génération, qui ont plutôt une optique dynamique, que je croise depuis trois mois. Il n’y a dans l’humanité aucune force capable d’innover alors que tous les indicateurs sont au plus bas ». Et de citer les prévisions d’augmentation de la température moyenne de la Terre, qui étaient de 1 à 1,5° C pour 2050 à la sortie du 1er rapport du Giec et qui sont aujourd’hui de 4 à 5° C pour 2060. « Les décideurs s’en foutent. Sur le plan philosophique, c’est interpellant. On va sacrifier des centaines de milliers de personnes juste pour avoir une énergie à bon marché, faire repartir l’économie occidentale » et permettre aux pays émergents de faire les mêmes erreurs que nous.

 

« 2012 est l’année la plus grave en termes de cataclysmes : je ne veux plus parler de catastrophes naturelles, elles n’ont rien de naturel, l’homme y est bien pour quelque chose. Alors qu’on avait la chance de pouvoir faire coïncider il y a trois ans le peak oil avec le déploiement des énergies renouvelables, tout est remis en cause par les gaz de schistes aujourd’hui ». L’ancienne ministre de l’Environnement explique qu’aux États-Unis, ils sont vendus à perte : 2 $/BTI alors que leur prix de revient est de 8 $. « A ce prix là, les énergies renouvelables n’ont plus aucune chance ! »

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Pour Corinne Lepage, nous avons raté l’heure de la reconversion de l’économie, il y a trois ou quatre ans. « Les pétroliers ont trouvé de quoi suicider l’humanité ». D’énormes investissements se font actuellement sur des projets colossaux qui ne vont pas dans le sens de l’histoire (territorialisation de la production, efficacité énergétique…) :
 – Iter : « un puits sans fond qui a déjà coûté 15 milliards d’euros » ;

– Desertec : une méga-installation solaire dans le Sahara pour alimenter l’Europe (qui financerait environ 1 milliard d’€) ;

– La capture du carbone, qui devrait s’accompagner de la réduction des émissions alors que l’esprit est plutôt à permettre de mieux et plus émettre encore.

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Voyant le débat sur la transition énergétique « mal parti » (aucun expert de l’efficacité énergétique face aux experts du nucléaire dans le comité de pilotage, le Syndicat des énergies renouvelables pas invité), Corinne Lepage aurait préféré que l’on débatte de « transition économique ». On y aurait inclus l’économie circulaire, la valorisation des déchets, la relocalisation de la production, les territoires à énergie positive, les réseaux… Elle regrette également l’absence dans les débats d’un sujet majeur pour elle : le stockage de l’énergie, sur lequel elle annonce qu’elle reviendra en janvier prochain. « Je suis effondrée des campagnes de presse qui entravent tout débat aujourd’hui ! »

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Corinne Lepage a publié en novembre aux éditions Charles Leopold Mayer un petit opuscule qui raconte la saga de l’expérience du Criigen et l’histoire dans laquelle elle s’inscrit : La vérité sur les OGM, c’est notre affaire !.

Objectif avoué : « convaincre nos concitoyens qu’ils peuvent incontestablement agir, avoir prise sur une situation qui leur semble insupportable ».

128 pages, novembre 2012, 8 euros

 

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Retrouvez le quotidien réalisé à Pollutec Lyon du 27 novembre au 3 décembre par Christel Leca et toute l’équipe d’Environnement Magazine :

http://www.environnement-magazine.fr/pollutec/quotidien/2012/1.html

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JNE : Rio+20 n°15 : en direct de Rio n°5 : la dernière (bilan, hommages, carnets…) !

Voici la 15e édition de la newsletter Rio+20 des JNE, dernier direct de Rio.

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par Christel Leca

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Les JNE en direct de Rio+20 : la fin
Hier matin, nous avons reçu la très intéressante visite de Laurence Tubiana et Lucien Chabason (Iddri) pour un débriefing (voir plus loin le compte-rendu de Dominique), puis tout le monde est parti au Riocentro (rencontres avec des juristes, bilan des engagements conclus parallèlement au sommet, clôture et signature du document final…). Aujourd’hui, journée tourisme : enfin ! Certains ont découvert émerveillés le Corcovado et le Pao de Azucar, notamment en compagnie du Comité 21. Demain, nous quittons avec regrets le Rio Guest House : petit billet photos de Claude-Marie en hommage à notre hôte. Voir également la galerie photos réalisée par Jean-Claude Gerez.

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Un petit déjeuner des JNE avec l’équipe de l’Iddri
par Dominique Martin-Ferrari

Même à Rio, les JNE n’oublient pas une de leurs traditions : les petits déjeuners. Invitée du 22 juin : l’équipe de l’Institut du développement durable et des relations internationales. Dominique nous raconte.

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Le sommet enterre l’intérêt général
par Eliane Patriarca

Eliane analyse l’accord final de la conférence, très décrié et déconnecté des enjeux environnementaux dans Libération du 22 juin.

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Le rideau vient de tomber sur une très mauvaise pièce
par Claude-Marie Vadrot

Quelques heures après la clôture du sommet de la Terre, Claude-Marie rend hommage aux chef des délégations qui ont pris la parole jeudi et vendredi en séance plénière dans une parfaite indifférence. Il en conclut que les questions environnementales, du climat à la préservation de la biodiversité au sens le plus large du terme, passent à la trappe dans un article paru sur Mediapart le 23 juin.

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“On piétine, et c’est frustrant pour les défenseurs des océans”
par Eliane Patriarca

Seul sujet vraiment environnemental débattu à Rio + 20, et qui semblait acquis au cours des négociations, la protection de la haute mer a finalement coulé sous les assauts des Etats-Unis et du Canada, aidés, une fois n’est pas coutume, par le Venezuela. A Rio, Rémi Parmentier, directeur de la société de conseil en environnement Varda Group, après avoir été l’un des piliers de Greenpeace durant vingt-cinq ans, revient pour Eliane dans Libération du 22 juin sur les enjeux de ce projet d’accord.

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La voix de Severn pour conclure un sommet décevant
par Olivier Nouaillas

Alors que le texte originel présenté par l’ONU, “The Future we want”, a finalement été adopté sans améliorations à la fin du Sommet de la Terre, Olivier termine son carnet de voyage dans Lavie.fr par la rencontre avec Severn Cullis-Suzuki, jeune canadienne qui, au Sommet de Rio 1992, alors âgée de 12 ans, secouait l’assistance avec son intervention émouvante sur la destruction de la planète.

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Les régions en croisade pour le développement durable
par Sara Sampaio

Les collectivités locales françaises sont peu nombreuses à avoir fait le déplacement à Rio : un peu moins de dix régions, un peu plus de dix villes, presque aucun département. Question de coût ? De calendrier, déjà bien rempli par la préparation des élections législatives ? D’engagement ? Pour Sara, une chose est donc certaine : celles qui sont venues sont des convaincues du développement durable. Lire l’article paru dans La Tribune le 22 juin.

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Honneur au délégué inconnu
par Claude-Marie Vadrot

Claude-Marie tire un coup de chapeau aux valeureux et malheureux délégués souvent venus de fou loin qui se sont succédés à la tribune de la salle plénière souvent dans l’indifférence générale. Le dernier, vers minuit, un homme dont il a oublié le nom, n’avait plus comme auditeurs que les membres de sa délégation qui n’ont même pas osé applaudir, craignant sans doute de réveiller les membres du service d’ordre dormant debout près des portes de sortie et un président de séance épuisé d’avoir appelé à la tribune autant « d’Excellences ». Lire la suite de son billet sur le site des JNE.

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Benoît Hamon accueilli par les favelas
par Anne Henry-Castelbou

Pour Anne, c’était l’évènement pour les 60 000 habitants de la favela Alemao du nord de Rio, mardi dernier : un ministre français se déplaçait pour découvrir leur quartier, mais surtout leur téléphérique. Lire l’article paru sur le site des JNE.

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Une journée avec…
par Christel Le
ca
Le 21 juin, aucun rendez-vous ne rythmant ma journée, je décide de la passer à suivre un des JNE qui fait partie du voyage à Rio : Claude-Marie Vadrot. Lire le carnet de voyage publié le 21 juin sur le site des JNE.

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PS : Alter-echos a réalisé des vidéos et des articles très intéressants sur http://alter-echos.org/

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