Presse écrite

4 saisons n° 241 – spécial 40 ans – mars avril 2020

Pour fêter ses 40 ans, la rédaction s’est offert une petite plongée dans les archives afin de retracer l’histoire du magazine. Toujours très attentive à ses lecteurs, elle leur offre une carte blanche de huit pages dans ce numéro anniversaire. Certains sont abonnés depuis le premier numéro et témoignent. Les collaborateurs ont également été invités à s’exprimer librement sur le sujet de leur choix. La parole est donnée également à Claude Aubert, l’un des fondateurs de Terre vivante et des 4 saisons qui vient de publier le pari fou du bio.

Tous les sols sont bons annonce d’emblée le magazine qui leur consacre son dossier. Ce milieu vivant, où racines, champignons et bactéries travaillent pour le jardinier, ne cesse pas de nous surprendre. Notons les interviews de Gérard Ducerf, spécialiste des plantes bio-indicatrices et Marc-André Sélosse, professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle, spécialiste des symbioses. Au sommaire également : l’asiminier, le houblon, les concombres ainsi qu’un bilan sur le frelon asiatique qui a désormais conquis la totalité de notre territoire. Et côté pratique : les toilettes sèches, la récolte de la sève de boulot et jardinier au collège.

Danièle Boone

Éditions Terre Vivante, 4 saisons, en kiosque, 6,60 € – www.terrevivante.org
Contact presse : Agathe Béon. Tél.: 04 76 34 26 60 – agathe.beon@terrevivante.org

GARDEN_LAB n° 9 – Être botaniste

Pour qui aime les plantes et les jardins, le neuvième numéro de Garden_Lab, ce magazine au format livre (mook) est un régal. On y rencontre des botanistes célèbres ou amateurs qui nous font part de leurs émerveillements et de leurs questionnements à un moment où il devient crucial de changer notre rapport au vivant et au monde végétal. Dans une conversation qui ne manque pas de sel, Patrick Blanc et Francis Hallé échangent leurs points de vue sur la manière dont se développent les plantes et leurs facultés d’adaptation. Ailleurs, Christophe de Hody nous fait découvrir les trésors des plantes sauvages urbaines, Gilles Deparis, le directeur du jardin botanique de Lyon explique comment il cherche à recréer le lien entre les visiteurs et la nature, Marc Jeanson, en mission au jardin Majorelle de Marrakech, confie sa volonté de mettre en valeur la flore locale.

La revue nous offre également un voyage en Bretagne à la rencontre de quatre femmes enthousiastes qui donnent un second souffle au jardin de Roscoff et nous fait découvrir une palmeraie étonnante sur l’île de Batz ainsi qu’un jardin exotique à Belle-île-en-Mer. Ces pages accordent une large part à l’art. Jean-Baptiste Hugo y présente des œuvres de son père, le peintre Jean Hugo, mises en regard avec les vers de son aïeul, Victor Hugo. On y découvre également le travail dédié au végétal de deux dessinatrices et une céramiste, qui ont appris ainsi à aiguiser leur regard et leur connaissance des plantes. Mention spéciale aux reproductions des œuvres des artistes verriers Leopold et Rudolf Blaschka, dont les sculptures de plantes étonnamment réalistes exposées à l’université de Harvard ponctuent les différentes parties de cette revue. Un grand bravo également aux photographes et à la directrice artistique qui a su élégamment mettre en valeur ce patrimoine végétal et humain, ainsi qu’à notre consœur, Sylvie Ligny (JNE) cofondatrice de la revue. Il n’est pas toujours facile en ces temps de crise sanitaire de se procurer ce numéro en librairie ou en kiosque. Mais vous pouvez toujours le commander sur le site internet de la revue.
Carine Mayo

GARDEN_LAB, 178 pages, 19,90 € – gardenfab.fr/le-mook

Virage n°4, L’avenir est à l’alimentation végétale

Ce magazine original et peu distribué est à découvrir. Entre autres pour ceux qui pensent encore que les véganes ne sont qu’un ramassis d’extrémistes, il est une bonne occasion d’aller chercher l’info à la source, et de rencontrer des réflexions nouvelles sur le monde d’aujourd’hui. Le dossier de ce numéro consacré à la biodiversité décimée pose cette question : quelle responsabilité pour l’élevage, la chasse et la pêche ? Des chiffres sur la surpêche, ou sur les vraies conséquences de la chasse sur notre faune, ouvrent sur un texte constructif et réjouissant sur le phénomène actuel de réensauvagement de la nature. Un article décrypte l’emballement médiatique sur des risques d’AVC supposés liés au régime végane, un autre interroge le psychothérapeute Christophe André sur le végétarisme, un autre encore questionne une ado végane sur ses motivations. Le tout se termine par des recettes aussi appétissantes que dénuées de souffrance animale.

PS. Je ne suis pas végane, mais amoureux viscéral du vivant, donc solidaire de ceux qui ont le courage de mettre en balance la souffrance atroce de milliards d’animaux avec le plaisir égoïste de nos seules papilles. Car non, l’empathie pour les animaux n’est pas une maladie, elle devient même un vrai phénomène de société. Et je déplore qu’à l’heure où notre maison brûle, tant de confrères considèrent encore la chasse aux véganes comme un combat idéologique de premier plan. Franchement, le monde a des problèmes autrement plus sérieux…
Marc Giraud


Abonnement : 4 numéros par an, 20 € – Association végétarienne de France – www.vegetarisme.fr
Contact presse : contact@vegetarisme.fr

Salamandre n° 256, février – mars 2020 : le froid espèce en voie de disparition

Les hivers se succèdent, de plus en plus doux. Certains s’en réjouissent pourtant le froid possède bien des vertus. On lui doit notamment la diversité de nos saisons. « L’hiver glacé est nécessaire à l’été comme la nuit est complémentaire au jour » écrit Julien Perrot, l’auteur de ce passionnant dossier. En mise en bouche, il nous raconte un bivouac à un peu plus de 2000 mètres une nuit de pleine lune, en plein hiver. Le récit de sa balade naturaliste ne l’empêche pas de nous fournir un maximum d’infos. « La physique décrit le froid comme un ralentissement des particules. A contrario, le chaud, c’est la sarabande des atomes. » On enclenche tout naturellement sur le réchauffement climatique, la fonte des glaciers, les feux de forêts en infographie. La faune d’altitude et du froid, tout un peuple menacé, a naturellement sa place. Alors agir ou laisser faire ? Quel est votre camp ?

On appréciera le graphisme de la une qui simule une certaine disparition. Au sommaire également : le bestiaire de Gaël, artiste peintre et sculpteur sur bois, une randonnée dans le val d’Hérens en Valais, les photos de fleurs de Muriel Schüpbach et la souris grise, omniprésente aussi bien à la campagne qu’en ville.

Danièle Boone
7 € sur commande uniquement – www.salamandre.net

Salamandre n° 255, décembre 2019 – janvier 2020 : Ours le temps du rêve

Jean-Philippe Paul a mené l’enquête entre Pyrénées et Grisons. L’ours, le grand prédateur porteur de rêve, seigneur de la nature. Qui n’a pas eu envie d’observer le plantigrade ? Comment imaginer que certains veulent sa disparition à ce seigneur de la montagne. Le reporter est allé sur les traces de Sorita et Claverina, les deux dernières femelles réintroduites avec pour mission de repeupler les Pyrénées occidentales. Son guide : Jean-Jacques Camarra, responsable du réseau ours à l’ONCFS. Des infographies sur la distribution actuelle de l’ours brun en Europe, sur les indices de sa présence en Suisse ou encore sur l’évolution des populations dans les Pyrénées complète ce très beau dossier.

Au sommaire également : six pages sur l’if, de très belles images de phoques dans la Manche, un Grand angle consacré aux photos primées pour le concours photos organisé par la Station ornithologique suisse, et une balade sur le causse Méjean en Lozère. Enfin, notons la parution du centième miniguide consacré aux conifères. L’occasion de présenter cette collection unique lancée en 2001, il y a 18 ans donc. Conçue sous forme de dépliant à glisser dans son sac ou dans sa poche, hyper légère donc, elle permet d’identifier plante, arbre ou animal selon le thème. Alessandro Staehli, le responsable de la collection, nous révèle qu’un rajeunissement de la formule est à l’étude : format plus grand ? armature plus solide ? mais le fond restera le même.

Danièle Boone

7 € sur commande uniquement – www.salamandre.net

Salamandre junior n° 127, décembre 2019 – janvier 2020 : sur la piste de l’ours brun

Comme toujours, c’est le même thème de dossier qui est traité dans le magazine pour les 8-12 ans. Très pédagogique, les juniors y apprennent tout sur l’ours : sa vie, ses mœurs, sa mystérieuse hibernation. Ce bel animal mythique se devait bien sûr d’être le sujet du poster. Le zoom de saison est consacrée à la mésange bleue et la rubrique identification compare bouquetin et mouflon.

Et comme d’habitude, plein d’idées sont proposées aux enfants : créer un attrape-rêve, fabriquer un nichoir à rouges-gorges, accrocher une guirlande de cônes à son sapin, se fabriquer une flûte avec du jonc, et comme c’est de circonstance : prendre une bonne résolution nature ! Puisque c’est le temps des cadeaux, pourquoi ne pas offrir un abonnement à un enfant proche de vous ?

Danièle Boone
Abonnement à 29 € le temps des fêtes – www.salamandre.net

L’Écologiste n° 55 : La Chine à la conquête de la Planète

Avec ses 1,39 milliards d’habitants, la Chine est la première puissance économique du monde depuis 2014. Le pays s’est fait connaître en matière écologique par sa politique en faveur des énergies renouvelables mais la Chine a aussi mis en service deux réacteurs nucléaires EPT à Taishan, en décembre 2018 puis septembre 2019. Mais encore, son énergie est toujours principalement produite par des centrales à charbon. Judith Shapiro, Alain Gras, Kai Strittmatter et William Laurence, les principaux intervenants de ce dossier passionnant font le point. Un dossier passionnant.

Au sommaire également : une lettre ouverte au directeur général de l’Anses par Pierre Rustin, une alerte sur le projet de Politique agricole commune (PAC) par Inès Trépant, un hommage au regretté Alain Hervé et bien d’autres articles encore.

Danièle Boone

En kiosque : 6 € – www.ecologiste.org

Sens & santé n°12, été 2019 : Réveillez la nature qui est en vous

Les livres et les magazines vantant les bénéfices de la nature fleurissent dans les kiosques, et les JNE que nous sommes ne pouvons que nous en réjouir. Ce numéro de Sens & santé (avec des JNE dedans justement) en est un bel exemple.

Nous pouvons être fiers du « N » de « JNE », cette notion fondamentale de NATURE si chère à l’ami François Terrasson. Elle a autrefois fait débat, comme si les naturalistes étaient des gens dépassés par la modernité, mais nous avons toujours su garder le cap, car la nature se situe bien au-dessus des modes (je parle bien de NATURE, pas de « biodiversité »). En bons écologistes nous étions en avance sur notre temps, et chaque jour, l’actualité nous donne un peu plus raison : désormais, les rayons « Développement personnel » des librairies (eux-mêmes en plein développement) proposent de plus en plus de titres axés sur les bains de forêt, la zoothérapie ou le retour à des rythmes plus naturels *. Même phénomène du côté des magazines. 

Après l’excellent numéro de « Cerveau & Psycho » « Comment la nature fait du bien à notre cerveau » de mai dernier, voici donc « Le Monde/Sens & santé » de cet été : le magazine qui entend nous faire réveiller la nature qui est en nous. Notre confrère Jean-Claude Noyé veut même y réveiller le SAUVAGE qui est en nous ! D’autres contributeurs comme Christophe André, Fabrice Midal ou… Michelle Obama enrichissent ce numéro très complet, sous la houlette de la rédactrice en chef Élisabeth Marshall-Hannart. Au sommaire : « Ce que m’ont appris les héros du monde » (avec Frédéric Lopez, par Aurélie Godefroy et Élisabeth Marshall) ; « Une cure de vitamine verte pour les urbains » (Alix Cosquer, chercheuse en psychologie environnementale) ; « Ma vie avec les Kogis », ces Amérindiens étonnamment connectés à la nature (avec Frédéric Julien, par Corinne Chabaud) ; « Mon cheval mon thérapeute » qui témoigne des pouvoirs guérisseurs des équidés (avec Manon Comparini, par Charline Delafontaine) ; et de nombreux conseils pratiques parfois présentés comme des ordonnances médicales : marcher pieds nus dans l’herbe, dormir sous les étoiles, laisser son portable à la maison, goûter à la gastronomie sauvage, s’exercer au yoga, faire la sieste, sortir les enfants, etc. Très complémentaire, le cahier neurosciences intitulé « Boostez votre créativité en offrant des vacances à votre cerveau » nous incite à ne « rien » faire, moments privilégiés qui permettent à notre esprit d’opérer un tri dans ses informations et d’en faire jaillir des idées claires. Une lecture enrichissante, des recettes appétissantes, des tests amusants et un beau programme pour cet été !
Marc Giraud

* Allez, un peu d’auto-promo JNE avec 3 titres : « Natura » de Pascale d’Erm (LLL 2019), « Le réveil du sauvage » de Jean-Claude Génot (L’Harmattan 2017), et « Le bonheur est dans la nature » de moi-même (Delachaux et Niestlé 2019).

En kiosque, 6,90 €  – www.sensetsante.fr

La hulotte n° 108 – la coccinelle à 7 points


La dernière livraison de la Hulotte est consacrée à la coccinelle à 7 points. On y apprend que c’est l’insecte le plus aimé depuis la nuit des temps. La bête à bon dieu possède d’ailleurs un échantillon de noms impressionnant. On découvre également la vie des pucerons, proies de choix pour notre coccinelle et sa larve. Comme d’habitude, c’est bourré d’anecdotes, et plein d’humour ! A ne pas rater.
Danièle Boone

Sur abonnement : www.lahulotte.fr
Contact presse : Pierre Déom. Tél.: 03 24 30 01 30 – cdeom@lahulotte.fr

 

 

4 saisons – hors-série n° 19 : ravageurs et maladies au potager

Depuis le 1er janvier, l’utilisation des biocides de synthèse dans les jardins est interdite. Avec le printemps, les jardiniers sont de nouveau très actifs. La rédaction a pensé que revenir sur ce sujet serait bienvenu. Elle a sollicité ses jardiniers experts pour l’occasion. Ils nous apprennent à reconnaître les maladies qu’ils s’agissent d’attaques par un ravageur ou par un champignon. Pour aider à la clarté de l’ensemble, les plantes sont scrutées par catégorie, les cucurbitacées (courges), les brassicacées (choux), les fabiacées (fève, haricot, pois) Une fois identifiée la maladie peut être soignée naturellement par des potions à base de plantes. Brigitte Lapouge-Déjean nous en révèle quelques unes. Mais il est dit aussi dans ce numéro, que, le plus efficace, reste de créer un environnement propice à la bonne santé des plantes. Mieux nourries dans un sol vivant, elles résistent bien plus positivement aux attaques des prédateurs.

Danièle Boone

Éditions Terre Vivante, 4 saisons, en kiosque, 6,60 €
Contact presse : Agathe Béon. Tél.: 04 76 34 26 60 – agathe.beon@terrevivante.org