Films, DVD & CD

Le potager de mon grand-père

A la mort de sa femme, le grand-père de Martin Esposito n'a plus goût à rien. Alors le jeune cinéaste imagine la plus belle des thérapies.

.

par Carine Mayo

.

8990317-14267743Martin Esposito va aller filmer son grand-père dans son jardin, qui a occupé une place importante dans sa vie. Mois après mois, on suit le grand-père, qui récolte, cuisine un voluptueux coulis de tomates, sème les graines issues de ses légumes... perpétuant les gestes appris de ses grands-parents italiens. Et au printemps, alors que la vie bat son plein, on voit le grand-père renaître lui aussi à la vie !

.

Entre le petit-fils, qui s'intéresse à la permaculture, et le grand-père qui pratique l'agriculture naturelle, la complicité s'installe. Une belle histoire d'amour...

.

 

 

Voici la bande annonce de ce film.

.

.

Contact presse  : Julie Coignet, emmapom, l'agence nouvelle culture
06 19 46 49 70, Julie@emmapom.com
.

.


.

Les Saisons

Voici une critique du nouveau film de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud, Les Saisons, qui sort dans les salles le 27 janvier 2016.

.

par Florence Faucompré

.

55b74a6d26c45Le film commence avec des images poétiques, on devine les animaux dans les bois…. Puis, peu à peu, on pénètre dans leur vie sauvage : les hordes de loups, les sangliers, renards, marmottes, chevaux sauvages, ours et oursons, hérissons, grive, mésanges, insectes, toutes espèces européennes familières aux enfants. Des gros plans des yeux des animaux nous communiquent leurs sentiments.

.

Une étonnante performance de prise de vues – sans doute par drone – nous permet de voir le monde comme un lucane (cerf volant), suivi de près durant son périple… magique !

.

Puis on assiste aux combats de cerfs, on découvre l’écureuil, la chouette à l’oeil étonné, la corneille ou le pic…

.

Peu à peu, le spectateur voyage dans le temps et comprend que nous avons volé le territoire des animaux dans leurs forêts.

.

Le loup carnassier et sanguinaire du début du film nous montre un visage plus souriant quand il s’approche du bébé d’un campement des premiers hommes en forêt pour lui lécher les quenottes…

.

Mais d’autres séquences moins pacifiques montrent la cruauté des humains avec une chasse à courre auquel nous n’assisterons plus fort heureusement lorsque le veneur sort sa dague pour assassiner le cerf épuisé..(J’avais déjà rassemblé mes affaires pour sortir du cinéma ! Heureusement, le spectateur n’est pas transformé en voyeur de jeux du cirque…).

.

La musique composée spécialement par Bruno Coulais nous invite à l’émerveillement.

.

Gageons que ce superbe film incitera petits et grands à une attention plus soutenue dans la nature, et sans doute à un engagement militant sérieux pour protéger les dernières forêts encore habitées….

.

Une courte séquence inoubliable : celle des tranchées de la guerre 14/18, avec un petit chien portant un masque à gaz, et un soldat dessinant sur son carnet une grive qui mélodie…Scènes annonçant le recyclage des gaz toxiques en pesticides sur les plantations, une fois la paix revenue… Un autre plan montre un autre champ de bataille : les abeilles décimées en quantité …

.
Sans commentaire, les images parlent d’elles-mêmes.

.

Ce film pourra être utilisé par les parents ou les éducateurs nature avec des enfants qui ne manqueront pas de leur poser des questions essentielles…

 

A lire également sur ce site la chronique du livre du film

Application Morphosis pour Iphone et Ipad déjà en ligne gratuitement.

.

Voici le teaser officiel de ce film

.

.


« Intox », un documentaire choc de l’association Bloom

Intox, passionnant documentaire sur les lobbies de la pêche industrielle a déjà été visionné près de 35 000 fois sur YouTube. Il a été réalisé par Laure Ducos pour l’association Bloom,

.

par Florence Faucompré

.

Bloom-BanIl y a deux ans, Laure Ducos, ingénieure à AgroParisTech, a découvert la catastrophe océanique due à la destruction massive des fonds marins, et a pris son courage à deux mains et sa caméra pour réaliser un film d’alarme qui nous fait prendre conscience de la lâcheté de certains députés…. et de certaines enseignes qui continuent à promouvoir la pêche en eau profonde.

.

Pour l’arrêter, 300 scientifiques avaient écrit au Parlement européen, et 600 000 citoyens ont signé une pétition pour s’opposer à cette destruction.

.
Aujourd’hui, Laure Ducos dresse le bilan : « Carrefour a arrêté de commercialiser des espèces profondes, Système U a fortement réduit les ventes, et Intermarché s’est engagé à arrêter de chalutier au delà de 800 mètres. La situation est très différente entre ce dernier, qui possède sa propre flotte (la Scapêche) et les autres acteurs de la grande distribution, qui ne font qu’acheter et revendre le poisson. »

.

Quand on voit dans ce film la beauté des fonds marins, les coraux rouges vieux de 4000 ans, raclés comme de vulgaires fonds de poubelles, on pleure de rage. Matthieu Ricard, moine bouddhiste tibétain et écrivain, parle « d’un tableau de Rembrandt qu’on utiliserait pour faire un feu de bois ».

.

On ne peut plus qualifier ce procédé de pêche. Tous les citoyens peuvent en prendre conscience.

.

Toutes ces armes de destruction appellées « chalutiers » sont financées par vous, à 100 % par les subventions de l’Europe …  Et en plus, ces bateaux sont en déficit permanent ! Nous avons le droit de refuser de cautionner cette guerre cachée.

.

Dans les cantines de vos enfants, dans celles des aînés, posons la question : où ces poissons ont-ils été péchés ?

.

Citons un communiqué de Bloom, publié le 16 juin 2015 :

.

« L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) vient de publier la première évaluation exhaustive de l’état de santé des poissons des mers européennes et conclut que deux des trois espèces ciblées en eaux profondes, principalement par la flotte de pêche d’Intermarché, sont menacées d’extinction ! Le grenadier de roche (Coryphaenoides rupestris) s’avère ainsi être « en danger d’extinction » au niveau régional selon les critères de la Liste Rouge des espèces menacées tenue par l’UICN, et la lingue bleue (Molva dypterygia) est évaluée comme étant « vulnérable ».
Le grenadier de roche et la lingue bleue rejoignent ainsi officiellement le panthéon des espèces les plus menacées de la planète, au même titre que le panda géant ou le léopard des neiges. Certains poissons capturés en eaux profondes par les filets non sélectifs des chalutiers, comme les requins profonds, sont également menacés d’extinction, notamment le requin chagrin Centrophorus granulosus considéré en danger critique d’extinction. »

.
De son côté, Greenpeace s’alarme sur le sort du flétan, de l’empereur, de la lingue blanche (julienne), de la lingue bleue et du sabre noir.

.

Rappelez-vous que lorsque vous faites vos courses, ou lorsque vous mangez, vous votez. Alors, votez pour la préservation du plus grand réservoir de vie sur terre, et évitez à tout prix les espèces profondes.

.

Pour aller plus loin, consultez ici le site de Bloom.

.

Ce film a été projeté au Salon Marjolaine. Vous pouvez le visionner ci-dessous.

.

.

.


.

Le Cousin Jules

Un film rare sur la vie paysanne dans les années 70 ressort enfin en salles.

.

par Marie Joséphine Grojean

.
aff-le-cousin-jules4C’est la vie d’un couple d’octogénaires dans un petit village d’habitat dispersé de Bourgogne dans les années 1970 : lui, c’est Jules ; comme chaque matin, il traverse la cour herbeuse où picorent les poules, et va travailler dans sa forge-atelier. Elle, Félicie, prépare à manger avec les légumes du jardin, puise l’eau au puits, épluche des pommes de terre…

.
Ils se retrouvent autour de la table pour le repas, frugal et silencieux, mais ponctués de menues attentions qui montrent qu’on sait vivre ensemble. Elle prépare le café dans ces cafetières que César a écrasées et immortalisées. Ils dégustent leur café autour du poële à bois dans la forge-atelier : moment de répit avant de reprendre le cours des activités.

.

Des activités qui tiennent le spectateur en haleine dans un suspense inhabituel pour les Modernes d’aujourd’hui. Sous nos yeux, avec pour seules aides un feu alimenté juste ce qu’il faut, et de l’air qui sort d’un énorme et sonore soufflet qu’il manie sans cesse, Jules, en gestes lents et précis, sculpte le fer comme si c’était de l’argile, et lui donne forme pour des usages spécifiques, gonds, crémones, paumelles… Il fait cela avec quelques outils basiques et immémoriaux, marteau, enclume, tenailles, burin, vilebrequin… Puis, ayant produit son œuvre, il sort, jette aux poules du grain à la volée, ramasse les œufs du jour dans la caisse de ponte, roule une cigarette, et s’en retourne forger…

.

On est tout de suite empoigné par des images fixes et troublantes, et sans effets aucun. Pas de paroles, pas de musique, des gestes essentiels du quotidien où la main et l’esprit sont mêlés… Travailler est ici un acte vital, comme se nourrir ou boire ; ce sont aussi des actes physiques où le corps participe. Les images nous le montrent crûment : quand on mange, on mâche, on avale, on essuie sa bouche ; après, on est rassasié  et on apprécie. Alentour, il y a la campagne, sa rudesse et sa beauté, son silence et son espace…

.
Le film montre tout cela. On pense à Depardon et à ses “profils paysans”.

.

Dans sa simplicité brute, ce quotidien nous montre un art de vivre. D’image en image, le film nous emmène dans une ruralité quasi universelle, celle des travaux et des jours rythmés par les nécessités et le devoir de faire de son mieux avec ce que l’on a et ce que l’on sait. En ce sens, cet art de vivre porte aussi témoignage d’éthique.

.

Même s’ils n’ont de prime abord que peu de rapport avec les vies urbaines d’aujourd’hui, cet art de vivre et cette ruralité interpellent. En ce temps où se cherchent d’autres façons d’être au monde, l’un et l’autre peuvent offrir à la “transition énergétique” en cours, des références et des racines : sobriété paisible, science du concret, créativité au quotidien, perception du temps qui passe, prégnance des rythmes naturels…

.

Le Cousin Jules a été tourné par Dominique Benicheti en cinémascope et en son stéréo. Les salles de cinéma n’étaient pas alors équipées pour projeter le film dans son format d’origine et en son stéréo. Cela explique son absence des salles et sa non-commercialisation, mais cela n’a pas empêché qu’il soit sélectionné officiellement dans de nombreux festivals. En 2011 a commencé le travail de restauration du négatif original qui permet aujourd’hui sa distribution.

.

Le film sort en salle le 15 avril 2015.

.

Cet article paraîtra en juillet 2015 dans la revue Ultreïa.

.

Film de Dominique Benicheti. 1973. 90 minutes.
Sortie en salle le 15 avril 2015
Distribué et restauré par Carlotta Films
http://carlottavod.com/cousin-jules-le

.

.

.


.

Le dernier Annaud

Le dernier loup, nouveau film de Jean-Jacques Annaud, est à la fois un hymne à la nature libre et une critique sans concession de la politique environnementale chinoise.

 

par Marc Giraud

 

affiche_fullLes décors sont magnifiques, les animaux sont magnifiques, les personnages sont magnifiques, la morale est magnifique. Si avec ça vous n’êtes pas content, c’est que vous cherchez l’originalité.

 

Le film Le dernier loup est tiré du best seller chinois Le Totem du loup de Jiang Rong (2004), vendu à plus de 20 millions d’exemplaires, œuvre littéraire de référence pour bien des naturalistes. Le film, quant à lui, a démarré fort avec près d’un million d’entrées quotidiennes en Chine. Son succès est assuré.

 

Le dernier loup est à la fois un hymne à la nature libre et une critique sans concession de la politique environnementale chinoise, commencée à l’époque Mao, qui a marqué le début d’une impitoyable destruction de la vie sauvage toujours en vigueur. L’histoire en bref : deux jeunes Chinois des villes viennent « éduquer » les arriérés des steppes. En fait, ce sont les deux lettrés qui vont apprendre la sagesse des nomades mongols. Les Mongols sont respectueux des équilibres naturels, ils acceptent les loups comme des éléments indispensables et sacrés. Mais les consignes venues du pouvoir chinois imposent l’éradication des loups dans le but protéger les troupeaux et de transformer les steppes en terres agricoles. De grands déséquilibres s’annoncent…

 

La scène la plus marquante du film est probablement l’attaque du troupeau des chevaux des Chinois par les loups, réalisée avec un habile mélange de réalité et de trucages, en nuit américaine (tournée le jour, mais bleuie en post production). Sublimes, les loups de Mongolie engagés malgré eux pour le spectacle ne sont pas vraiment dressés, mais habitués aux humains. Lorsqu’ils courent dans les grands espaces, en fait ils sont enfermés dans de vastes espaces, nécessitant parfois plusieurs kilomètres de clôtures. La caméra est située de telle manière qu’elles restent hors champ. Ces authentiques loups de Mongolie, une sous-espèce désormais très rare dans la nature, vivent aujourd’hui au Canada, loin de leurs steppes et de la liberté.

 

Au total, le tournage a nécessité 480 techniciens, près d’un millier de moutons, 25 loups, une cinquantaine de dresseurs et de soigneurs, dont des gardes armés pour les protéger. En effet, les fermiers locaux, désirant les accoupler avec leurs chiennes pour améliorer la race, auraient bien volé un loup s’ils le pouvaient. Le loup est de plus en plus précieux…

 

Durée : 1 h 58
Réalisation Jean-Jacques Annaud
D’après le roman Le totem du Loup de Jiang Rong

 

Contacts presse André-Paul Ricci apricci@wanadoo.fr Rachel Bouillon rachel.bouillon@orange.fr et Tony Arnoux – tél. 01 49 53 04 20
Photos téléchargeables sur www.marsfilms.com

 

A lire, notre entretien avec Jean-Jacques Annaud

 

A voir, l’expo au Parc zoologique de Paris

 

 

« Grizzly », le dernier film animalier des studios Disney

Après les félins et les chimpanzés, voici un nouveau spectacle familial labellisé Disney, excellent dans son genre, avec des animaux sauvages filmés dans leur (magnifique) milieu naturel.

 

par Marc Giraud

 

Grizzly-poster-768x1024À en croire les réactions de ma petite voisine lors de la projection de presse, ça marche : les séquences qui font peur, les moments drôles, tendres et craquants, tous les ressorts émotionnels sont là. Les images sont belles, on pénètre en Alaska dans la vie intime d’une mère ourse et de ses deux petits tout mignons, on apprend des trucs, on assiste à l’incontournable pêche au saumon, on voit un loup pêcher lui aussi. Il se fait chasser par les oursons, et ces rencontres entre les deux espèces comptent parmi les points forts du film. Faiblesse habituelle des animaliers, la voix off est “classique”, pas trop présente.

 

Les ours ont des prénoms, ce qui agacera les créationnistes, mais qui permet de forger l’histoire. La forte personnalité de chaque animal permet en effet de le reconnaître, comme un véritable acteur. Si je cherchais vraiment un “reproche”, il y a dans ce doc ce qu’on peut en attendre, ni plus, ni moins. Donc pas de grande surprise. Mais vu les réactions des enfants, ça marche super bien et c’est l’essentiel. Et les animaux sont sauvages, libres dans leur comportement naturel, ça compte aussi. Donc, allez-y sans crainte, et en famille.

 

La plupart des grands animaux sauvages terrestres faciles à filmer dans la nature ont déjà fait l’objet de spectacles Disney, et l’on peut se demander quels seront les prochains. En tous cas, il y aura « Au royaume des singes » en tournage au Sri-Lanka.

 

Documentaire de 1 h 17
Réalisation Alastar Fothergill et Keith Scholey
Raconté par Féodor Atkine
Musique Laurent Ferlet
Production Keith Scholey et Adam Chapman

 

Extrait : https://www.youtube.com/watch?v=HH9PABazpOw

 

Téléchargement : http://bit.ly/ZsRexV

 

Attachée de presse – Aude Thomas
aude.thomas@disney.com

 

 

Transition énergétique : concours de courts-métrages

CLER-image logoCLER-Obscur 2014, 5e opus, a pour objectif de promouvoir les thématiques liées à l’énergie durable et à la transition énergétique.

.

Sont acceptés tous les films professionnels ou amateurs traitant d’une ou de plusieurs thématiques liées à l’énergie durable : énergies renouvelables, mobilité durable, efficacité énergétique, maîtrise de l’énergie… Tous les aspects peuvent être abordés : mise en œuvre, économie, formation, impacts environnementaux, etc. La durée des films doit être comprise entre 1 et 6 minutes. A l’instar des éditions précédentes, les courts-métrages en compétition seront mis en ligne sur le site du CLER et chaque internaute pourra voter pour les films de son choix.
.

Seront récompensés les 3 courts-métrages ayant réuni le plus de suffrages en ligne. En outre, le jury composé notamment de représentants de l’Ademe et du CLER, décernera un Prix spécial. Les lauréats verront leurs courts-métrages primés et diffusés lors du salon Pollutec qui se déroulera du 2 au 5 décembre 2014 à Lyon Eurexpo.
.

La date limite de réception des candidatures est fixée au 31 octobre 2014.

.

Inscriptions et informations.

Nous resterons en forêt

Au cœur de la forêt de la brume, en Thaïlande du sud, survit l’une des dernières ethnies, nomades-chasseurs-cueilleurs, de notre planète : les Maniq. Le documentaire de Catherine Lacroix (JNE) et François-Xavier Pelletier (JNE) est diffusé ce mercredi 4 juin sur Ushuaia TV à 20h30
par Danièle Boone

Foret
En 2006, François-Xavier Pelletier, ethnologue, rencontre les Maniq, un peuple de la forêt en Thaïlande du sud. Ils sont parmi les derniers nomades-chasseurs-cueilleurs au monde. Mais combien de temps vont-ils résister dans leur forêt convoitée par les trafiquants en tout genre. Partout des plantations illégales nourries d’herbicides qui empoisonnent les Maniq. C’est la ruée vers l’hévéa. Mais d’autres ressources naturelles comme les plantes médicinales suscitent tous les désirs et tous les moyens sont bon pour les obtenir.

Six ans après son premier film, François-Xavier Pelletier est revenu voir ces quelques deux cents «êtres humains» comme ils se nomment, déterminés à ne pas disparaître. L’état des lieux n’est pas réjouissant. Le territoire des Maniq se réduit comme une peau de chagrin. Ils sont repoussés toujours plus haut dans la montagne ou condamnés à une sédentarisation forcée. Ce nouveau documentaire est une enquête de terrain exceptionnelle et un appel à la sauvegarde de ces rares ethnies qui sont en train d’être broyées par l’avidité sans fin de la société de consommation.


Documentaire de 52 minutes
Réalisation : Catherine Lacroix et François-Xavier Pelletier – www.hommenature.com
Une co-production Tandem Image et TV Tours Val de Loire
Avec la participation d’Ushuaia TV et du Centre National du Cinéma et de l’Image Animée

Au rythme du bocage


Simple, authentique et profond, ce film présenté lors du dernier festival de Ménigoute mériterait largement une diffusion télé.


par Marc Giraud

Bocage
Voici un doc qui vous prend aux racines. Il parle du gâtinais, il pourrait évoquer n’importe quel autre terroir, et peut-être n’importe quelle culture paysanne et nous toucher au cœur de la même manière. Car étrangement, les histoires les plus locales sont aussi les plus universelles. Avec des images joliment léchées, qui nous plongent dans la campagne dite « banale » au fil des saisons, ces trois anciens élèves de l’IFFCAM (école de cinéma animalier en Deux-Sèvres) font parler ces personnages restés attachées à leur terre, leurs bêtes et leurs haies. De jeunes générations maintiennent la tradition contre le saccage de la céréaliculture intensive, et c’est émouvant, empreint de sagesse et de bon sens paysan. Simple, authentique et profond. Ce film a été présenté lors du dernier festival de Ménigoute, il est en vente à FIFO distribution, et il mériterait largement une diffusion télé.


Durée 58 min, 14 € – www.fifo-distribution.com
Bande annonce : vimeo.com/66238119
IFFCAM : iffcam.net

Tante Hilda !

Tante Hilda, une trentenaire écolo un peu fantasque, conserve dans la serre géante de ses parents botanistes des milliers de plantes du monde entier.

.

 

par Christine Virbel

.

Parallèlement, une plante OGM mise au point par des industriels est plantée dans le monde entier et semble la solution miracle pour enrayer la faim dans le monde. Mais la plante a été mise sur le marché sans assez de recul et échappe au contrôle de ses créateurs en contaminant les autres cultures. Hilda et son vieux soupirant seront-ils assez forts pour sauver le monde ? Ce nouveau film de Jacques-Rémy Girerd aborde avec humour le sujet sérieux des OGM. Les héros sont attachants et arrivent à résoudre leurs problèmes en se confrontant au monde alors qu’ils s’étaient aménagé un univers-bulle à leur image. Tante Hilda ! est un film de mouvement sur l’évolution des espèces. Il met aussi en garde contre la science sans conscience et l’appât du gain.

.

 

Film d’animation réalisé par Jacques-Rémy Girerd et Benoît Chieux.

Durée 1 h 25

.

CANARD SAUVAGE
Spécial 50 ans

ANNUAIRE 2019


Ils nous soutiennent
pour nos 50 ans