MEDIAS

L’extraordinaire voyage de Marona

L’histoire douce et triste de Maronna, petite chienne attachante aux grandes oreilles d’Anca Damian est un dessin animé très inventif et très esthétique.

Par Marc Giraud

Voici un dessin animé original, inventif, très esthétique et coloré, où l’on passe d’impressions de dessins d’enfants, à des collages de papiers, se terminant dans une ville faisant songer à Paul Klee. L’histoire est douce et triste : l’héroïne, Marona, est une petite chienne attachante aux grandes oreilles, qui se fait renverser par une voiture dès la première scène. Aplatie au sol, sans relief comme un dessin à la craie s’effaçant avec le vent, Marona songe : « Si personne n’a de meilleure idée, je prendrais bien un moment pour rembobiner le film de ma vie. J’ai entendu dire que c’est ce qu’on fait quand on meurt : on revoit le film de sa propre vie… ». Et c’est ce film qui se déroule sous nos yeux, l’aventure amoureuse de ses parents, son enfance, puis les abandons, la rue, les différents maîtres qui lui ont donné différents noms et partagé son amour. Une vie de chien, ou plutôt de chienne, passant de main en main dans un univers poétique, racontée par la belle voix off de Lizzie Brocheré. Une heure et demie de voyage, c’est peut-être un peu long pour les plus jeunes enfants malgré les foisonnantes trouvailles visuelles, mais ça plaira aux esthètes. L’histoire se termine sur les mots du début : les aventures de Marona s’achèvent là. Les Roumains, Belges et Français de l’équipe de réalisation aiment vraiment les chiens : tous leurs toutous sont cités au générique.

Attachée de presse Monica Donati monica.donati@mk2.com

Salamandre n° 255, décembre 2019 – janvier 2020 : Ours le temps du rêve

Jean-Philippe Paul a mené l’enquête entre Pyrénées et Grisons. L’ours, le grand prédateur porteur de rêve, seigneur de la nature. Qui n’a pas eu envie d’observer le plantigrade ? Comment imaginer que certains veulent sa disparition à ce seigneur de la montagne. Le reporter est allé sur les traces de Sorita et Claverina, les deux dernières femelles réintroduites avec pour mission de repeupler les Pyrénées occidentales. Son guide : Jean-Jacques Camarra, responsable du réseau ours à l’ONCFS. Des infographies sur la distribution actuelle de l’ours brun en Europe, sur les indices de sa présence en Suisse ou encore sur l’évolution des populations dans les Pyrénées complète ce très beau dossier.

Au sommaire également : six pages sur l’if, de très belles images de phoques dans la Manche, un Grand angle consacré aux photos primées pour le concours photos organisé par la Station ornithologique suisse, et une balade sur le causse Méjean en Lozère. Enfin, notons la parution du centième miniguide consacré aux conifères. L’occasion de présenter cette collection unique lancée en 2001, il y a 18 ans donc. Conçue sous forme de dépliant à glisser dans son sac ou dans sa poche, hyper légère donc, elle permet d’identifier plante, arbre ou animal selon le thème. Alessandro Staehli, le responsable de la collection, nous révèle qu’un rajeunissement de la formule est à l’étude : format plus grand ? armature plus solide ? mais le fond restera le même.

Danièle Boone

7 € sur commande uniquement – www.salamandre.net

Salamandre junior n° 127, décembre 2019 – janvier 2020 : sur la piste de l’ours brun

Comme toujours, c’est le même thème de dossier qui est traité dans le magazine pour les 8-12 ans. Très pédagogique, les juniors y apprennent tout sur l’ours : sa vie, ses mœurs, sa mystérieuse hibernation. Ce bel animal mythique se devait bien sûr d’être le sujet du poster. Le zoom de saison est consacrée à la mésange bleue et la rubrique identification compare bouquetin et mouflon.

Et comme d’habitude, plein d’idées sont proposées aux enfants : créer un attrape-rêve, fabriquer un nichoir à rouges-gorges, accrocher une guirlande de cônes à son sapin, se fabriquer une flûte avec du jonc, et comme c’est de circonstance : prendre une bonne résolution nature ! Puisque c’est le temps des cadeaux, pourquoi ne pas offrir un abonnement à un enfant proche de vous ?

Danièle Boone
Abonnement à 29 € le temps des fêtes – www.salamandre.net

L’Écologiste n° 55 : La Chine à la conquête de la Planète

Avec ses 1,39 milliards d’habitants, la Chine est la première puissance économique du monde depuis 2014. Le pays s’est fait connaître en matière écologique par sa politique en faveur des énergies renouvelables mais la Chine a aussi mis en service deux réacteurs nucléaires EPT à Taishan, en décembre 2018 puis septembre 2019. Mais encore, son énergie est toujours principalement produite par des centrales à charbon. Judith Shapiro, Alain Gras, Kai Strittmatter et William Laurence, les principaux intervenants de ce dossier passionnant font le point. Un dossier passionnant.

Au sommaire également : une lettre ouverte au directeur général de l’Anses par Pierre Rustin, une alerte sur le projet de Politique agricole commune (PAC) par Inès Trépant, un hommage au regretté Alain Hervé et bien d’autres articles encore.

Danièle Boone

En kiosque : 6 € – www.ecologiste.org

Sens & santé n°12, été 2019 : Réveillez la nature qui est en vous

Les livres et les magazines vantant les bénéfices de la nature fleurissent dans les kiosques, et les JNE que nous sommes ne pouvons que nous en réjouir. Ce numéro de Sens & santé (avec des JNE dedans justement) en est un bel exemple.

Nous pouvons être fiers du « N » de « JNE », cette notion fondamentale de NATURE si chère à l’ami François Terrasson. Elle a autrefois fait débat, comme si les naturalistes étaient des gens dépassés par la modernité, mais nous avons toujours su garder le cap, car la nature se situe bien au-dessus des modes (je parle bien de NATURE, pas de « biodiversité »). En bons écologistes nous étions en avance sur notre temps, et chaque jour, l’actualité nous donne un peu plus raison : désormais, les rayons « Développement personnel » des librairies (eux-mêmes en plein développement) proposent de plus en plus de titres axés sur les bains de forêt, la zoothérapie ou le retour à des rythmes plus naturels *. Même phénomène du côté des magazines. 

Après l’excellent numéro de « Cerveau & Psycho » « Comment la nature fait du bien à notre cerveau » de mai dernier, voici donc « Le Monde/Sens & santé » de cet été : le magazine qui entend nous faire réveiller la nature qui est en nous. Notre confrère Jean-Claude Noyé veut même y réveiller le SAUVAGE qui est en nous ! D’autres contributeurs comme Christophe André, Fabrice Midal ou… Michelle Obama enrichissent ce numéro très complet, sous la houlette de la rédactrice en chef Élisabeth Marshall-Hannart. Au sommaire : « Ce que m’ont appris les héros du monde » (avec Frédéric Lopez, par Aurélie Godefroy et Élisabeth Marshall) ; « Une cure de vitamine verte pour les urbains » (Alix Cosquer, chercheuse en psychologie environnementale) ; « Ma vie avec les Kogis », ces Amérindiens étonnamment connectés à la nature (avec Frédéric Julien, par Corinne Chabaud) ; « Mon cheval mon thérapeute » qui témoigne des pouvoirs guérisseurs des équidés (avec Manon Comparini, par Charline Delafontaine) ; et de nombreux conseils pratiques parfois présentés comme des ordonnances médicales : marcher pieds nus dans l’herbe, dormir sous les étoiles, laisser son portable à la maison, goûter à la gastronomie sauvage, s’exercer au yoga, faire la sieste, sortir les enfants, etc. Très complémentaire, le cahier neurosciences intitulé « Boostez votre créativité en offrant des vacances à votre cerveau » nous incite à ne « rien » faire, moments privilégiés qui permettent à notre esprit d’opérer un tri dans ses informations et d’en faire jaillir des idées claires. Une lecture enrichissante, des recettes appétissantes, des tests amusants et un beau programme pour cet été !
Marc Giraud

* Allez, un peu d’auto-promo JNE avec 3 titres : « Natura » de Pascale d’Erm (LLL 2019), « Le réveil du sauvage » de Jean-Claude Génot (L’Harmattan 2017), et « Le bonheur est dans la nature » de moi-même (Delachaux et Niestlé 2019).

En kiosque, 6,90 €  – www.sensetsante.fr

Komodo TV, la chaîne web des défenseurs du vivant

Initiée par Aymeric Caron et Stéphane Simon, le producteur de Thierry Ardisson, cette chaîne témoigne du virage numérique de certains médias. On peut la rapprocher d’un autre support indépendant, l’excellent Reporterre de notre confrère Hervé Kempf, mais Komodo TV reste plus axée sur la connaissance et le respect des animaux. 

par Marc Giraud

Pourquoi ce nom « Komodo » ? Parce que le gouvernement indonésien vient d’avoir le courage d’interdire le tourisme afin de protéger ses varans endémiques, les plus grands lézards du monde encore vivants : les dragons de Komodo. Lancée le 3 juin dernier comme « la première chaîne antispéciste », Komodo TV est ce qu’on appelle un média de niche. Ces médias permettent une pleine liberté de ton et de choix des sujets abordés, bien mieux développés que dans les médias classiques, comme ici le droit de l’animal ou les actions des associations citoyennes. Cependant, Komodo n’est pas un refuge sectaire de véganes extrémistes, comme certains pourraient être tentés de le croire, car elle s’intéresse aussi à l’écologie au sens large, et aborde des questions de société, de sciences ou de philosophie. 

Une interview de plus d’une heure sur les droits de la nature avec Valérie Cabanes (« Notre affaire à tous »), ça nous cadre bien sur les enjeux actuels de la défense du vivant. Cet entretien fait partie des nombreuses rencontres proposées régulièrement par Aymeric Caron sur Komodo TV, où l’on côtoie des personnalités diverses (Gaspard d’Allens sur les forêts, Jeanne Mas, Bruno Solo…). Le journaliste pose également des questions éthiques (« Les opérations de vandalisme contre les boucheries servent-elles votre cause ? », ou – ça peut faire rire mais c’est une vraie question – « Quelle est l’attitude d’un antispéciste face aux punaises de lit ? », etc.). Si l’auteur de « No steak » et de « Vivant » expose ses analyses personnelles sur la politique et sur bien d’autres sujets, il n’en est pas moins accompagné d’une équipe animant des chroniques variées et complémentaires, qui alimentent un flux régulier de nouveautés, et d’infos qu’on ne trouve pas ailleurs.

Au programme, la chaîne propose des actus de l’écologie avec le rédac’chef Olivier de Vellis, des reportages (sur les éléphants du Zimbabwe, le phoque You (!), le calvaire des lapins angoras…), les combats des associations de protection de la nature (avec Lamya Essemlali de Sea Shepheard, Madline Rubin de l’ASPAS, Christophe Marie de la FBB…), des conseils pratiques pour cuisiner sans produit animal avec Paloma, éviter les déchets avec Julie Bernier, ou encore des balades naturalistes avec moi-même. Bref, des thèmes animaliers, d’éthique ou d’écologie de plus en plus pris en compte par la société, voire de plus en plus brûlants, mais encore trop peu présents dans la plupart des médias dominants (avec heureusement de belles exceptions parmi les JNE, bien évidemment…)

Komodo ne nous inflige aucune publicité. Elle ne subit donc aucune pression commerciale, mais l’indépendance éditoriale a un prix. Contrairement à Reporterre, qui mise sur les dons des particuliers, Komodo est une chaîne payante. Néanmoins elle n’est pas chère : 5 € par mois ou 50 € l’année, et c’est moitié prix pour les moins de 25 ans. Reste à savoir si ce jeune public, habitué à la gratuité, va changer ses habitudes. Un beau pari à tenir !



La présentation : https://komodo.tv/p/Author_list
Pour consulter le sommaire et s’abonner : https://komodo.tv
Facebook https://www.facebook.com/Komodowebtv/
Twitter @Komodo_tv

Sur le virage numérique des médias, l’interview du producteur Stéphane Simon : www.laruchemedia.com

La hulotte n° 108 – la coccinelle à 7 points


La dernière livraison de la Hulotte est consacrée à la coccinelle à 7 points. On y apprend que c’est l’insecte le plus aimé depuis la nuit des temps. La bête à bon dieu possède d’ailleurs un échantillon de noms impressionnant. On découvre également la vie des pucerons, proies de choix pour notre coccinelle et sa larve. Comme d’habitude, c’est bourré d’anecdotes, et plein d’humour ! A ne pas rater.
Danièle Boone

Sur abonnement : www.lahulotte.fr
Contact presse : Pierre Déom. Tél.: 03 24 30 01 30 – cdeom@lahulotte.fr

 

 

4 saisons – hors-série n° 19 : ravageurs et maladies au potager

Depuis le 1er janvier, l’utilisation des biocides de synthèse dans les jardins est interdite. Avec le printemps, les jardiniers sont de nouveau très actifs. La rédaction a pensé que revenir sur ce sujet serait bienvenu. Elle a sollicité ses jardiniers experts pour l’occasion. Ils nous apprennent à reconnaître les maladies qu’ils s’agissent d’attaques par un ravageur ou par un champignon. Pour aider à la clarté de l’ensemble, les plantes sont scrutées par catégorie, les cucurbitacées (courges), les brassicacées (choux), les fabiacées (fève, haricot, pois) Une fois identifiée la maladie peut être soignée naturellement par des potions à base de plantes. Brigitte Lapouge-Déjean nous en révèle quelques unes. Mais il est dit aussi dans ce numéro, que, le plus efficace, reste de créer un environnement propice à la bonne santé des plantes. Mieux nourries dans un sol vivant, elles résistent bien plus positivement aux attaques des prédateurs.

Danièle Boone

Éditions Terre Vivante, 4 saisons, en kiosque, 6,60 €
Contact presse : Agathe Béon. Tél.: 04 76 34 26 60 – agathe.beon@terrevivante.org

 

Salamandre n°251 – avril-mai 2019 – Coucou, t’es où

La salamandre a décidé de consacrer son numéro de printemps au Coucou, un curieux oiseaux qui squatte le nid des autres, ce qui lui vaut encore une réputation de parasite sans vergogne ! Mais le plus incroyable, c’est que, avant de pondre, la femelle incube son œuf vingt-quatre heures bien au chaud dans son ventre à température de 40 °. Ce préchauffage assure une éclosion un ou deux jours avant celle des autres œufs de la nichée. Et alors, là, le nouveau né se transforme en serial killer. Par un instinct venu du fond des âges, l’oisillon minuscule et glauque arrive à éjecter tous ses concurrents pour se retrouver seul à bénéficier des soins de ses parents adoptifs. 

Le chant à deux notes du coucou qui lui vaut son nom est connu de tous même si rares sont les personnes qui réussissent à le voir. Il symbolise le retour du printemps. Au sommaire également, un six pages sur les orchidées.

Danièle Boone

7 € sur commande uniquement – www.salamandre.net

L’Écologiste n° 54 – avril-juin 2019 : le grand retour du sauvage

Face à l’effondrement de la biodiversité, il est essentiel de réagir mais comment ? Le dossier de ce numéro présente diverses approches. Le ré-ensauvagement ou rewilding en anglais est une idée mobilisatrice explique Thierry Jaccaud (JNE) qui en dresse l’état des lieux. Jean-Claude Génot (JNE), Annik Schnitzler (JNE) puis Gilbert Cochet et Stéphane Durand prônent la non-intervention dans de grands espaces de façon à ce que la nature puisse s’exprimer pleinement. Edward Osborne Wilson plaide pour que 50 % des espaces soient protégés, cela sauverait selon lui 85 % des espèces. Tero Mustonen et Ari Lehtinen ne sont pas pour une sanctuarisation. Ils préfèrent l’harmonie entre la nature et les peuples. Isabella Tree s’est intéressée à Knepp, un domaine dans le Susex, passé d’une exploitation massive au laissz-faire absolu. En 15 ans, les effets sont plus que visibles. Un numéro sensible.

Danièle Boone

En kiosque, 6,00 € – www.ecologiste.org
Contact: Thierry Jaccaud. Tél. : 04 70 66 13 43 – thierry.jaccaud@orange.fr

CANARD SAUVAGE
Spécial 50 ans

ANNUAIRE 2019


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