Adultes

Amandes noix, graines & Cie, de fantastiques atouts santé ! par Claude Aubert et Geneviève Maubon

Lorsque les nutritionnistes ont défini les grandes familles d’aliments, les fruits à coque ont été mis dans la catégorie des fruits. Pourtant les fruits, à l’exception de l’avocat sont riches en sucres et très pauvres en protéines et en matière grasses tandis que les fruits à coque ont une composition exactement inverse : pauvres en sucre, riches en protéine et très riches en matières grasses tout comme les graines oléagineuses (sésame, tournesol, courge, lin, chia, chanvre) dont il est question aussi dans ce livre. En fait, ce sont des super aliments bien connus des végétariens et des vegan. Les auteurs dressent tous leurs bienfaits, études scientifiques à l’appui.

Depuis peu, il existe des recommandations sur la quantité de fruits coque à consommer : de 30 à 50 g par jour selon les études. La consommation actuelle ne dépasse guère 4 à 5 g et souvent sous forme grillées et salées pour l’apéro, ce qui n’est pas le plus top ! Mais les auteurs nous donnent plein d’idées pour les faire entrer dans nos habitudes alimentaires à travers 200 recettes salées et sucrées. Un livre idéal pour affronter l’hiver en bonne santé.


Éditions Terre vivante, 160 pages, 17 € – www.terrevivante.org
Contact presse : Agathe Béon. Tél.: 04 76 34 26 60 – agathe.beon@terrevivante.org
(Danièle Boone)

Loups, un mythe vivant par Pierre Rigaux

Non, il ne faut pas dire le loup mais les loups car il existe une multitude d’individus avec leur caractère propre et une morphologie différente selon qu’ils sont européens, américains ou africains. Le loup, au singulier, renvoie au mythe, à l’entité ancrée dans nos imaginaires, magique ou malfaisante selon. Pierre Rigaux annonce la couleur dès les premiers mots : « Le loup n’existe pas. » Il raconte ensuite sa quête et ses rencontres qui se résument parfois seulement à quelques traces. Il dit ses expériences, ses émotions et fait l’état des lieux sur les connaissances actuelles sur cette espèce, biologiques et éthologiques. C’est l’occasion aussi de parler d’autres espèces sauvages : les petits cousins canidés, le chacal et le renard, les proies herbivores, etc. L’iconographie signée par les photographes de l’agence Biosphoto, très abondante, est d’une qualité remarquable. Quelques lignes avant les crédits photographiques précisent que 50% des images ont été réalisées en parc animalier et 50% dans la nature, ce qui est une belle proportion vu la difficulté de rencontrer l’animal dans son environnement naturel.

On ne saurait faire un livre sur les loups sans parler de la chasse sans pitié menée par Homo Sapiens jusqu’à leur disparition en nos contrées. Leur retour a réamorcé cette folie de prélever sous prétexte de régulation donc de tuer. Le nombre de loups abattus chaque année avoisine 20% de la population estimée ce qui permet juste à l’espèce de se maintenir. La protection de l’espèce n’interdit malheureusement pas les dérogations et la publication d’arrêtés de destruction. L’auteur dénonce l’hypocrisie de l’État qui préfère autoriser ces abattages et accorder des subventions aux éleveurs pour les pertes attribuées au loup plutôt que de prendre de vraies mesures pour cette filière agonisante mise à mal notamment par la concurrence internationale. Pierre Rigaud fait bien le tour de la question. On regrette toutefois que l’auteur n’évoque pas l’immense travail effectué par les associations de protection de la Nature dont on ne trouve que quelques contacts en fin d’ouvrage.


Éditions Delachaux et Niestlé, 240 pages, 32,00 € – www.delachauxetniestle.com
Contact presse: Julia Bocquin. Tél.: 01 70 96 88 20 / 07 61 74 35 45 – jbocquin@lamartiniere.fr
(Danièle Boone)

Penser comme un iceberg par Olivier Remaud

Le livre interpelle par son titre. Quelle est cette métaphore ? Les premiers chapitres sont une histoire des icebergs à travers la littérature, les œuvres artistiques, les premières observations. Et puis, très vite, se profile la pensée d’Olivier Remaud. Un glacier vêle pour donner naissance à un iceberg. Et cela fait de l’iceberg un être vivant affirme-t-il même si ce terme rapproche davantage l’iceberg du baleineau que de l’homme. Le chamanisme inuit les transforment en partenaires. Leur partie immergée est un milieu biotique. Des myriades d’organismes auxiliaires, de tailles différentes, se suspendent à leurs flancs. Mais aujourd’hui, « sur terre et en mer, tous les glaciers souffrent. Ce qui les affecte nous affecte. Leur histoire sont nos histoires. » Certains glaciers comme le Sermeq Kujalleq (Groenland) ont été inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. Le problème, c’est qu’ils continuent de fondre.

Les glaciers renferment aussi la mémoire du monde. « Quand la glace perd sa peau, sa texture, sa température et sa forme, il n’y a pas de retour en arrière » dit Gretel Ehrlich citée par l’auteur. Les icebergs, ultimes reliques d’une nature extraordinaire en voie de disparition, « nous enseignent que tout être est un monde qui rassemble d’autres êtres et conjuguer d’autres mondes. Ils nous rappellent que la vie fourmille dans les lieux plus vides en apparence. Ils nous invitent à nous rendre parfois indiscernables pour mieux coexister avec l’ensemble des vivants. Les icebergs sont des colosses discrets, des antidotes au narcissisme. En eux ‘repose la sauvegarde du monde’.  Il est temps de penser comme un iceberg », conclut Olivier Remaud


Éditions Actes Sud, Monde Sauvage, 228 pages, 22 € – www.actes-sud.fr
Contact presse : Émanuèle Gaulier. Tél.: 01 55 42 63 24 – e.gaulier@actes-sud.fr
(Danièle Boone)

300 plantes médicinales de France et d’ailleurs. Indication, principes actifs, modes d’utilisation… par Claudine Lulu et Annie Fournier

Vous cherchez un beau livre à offrir à un proche passionné par les plantes médicinales  ? Ce traité devrait l’intéresser au premier chef. Il est écrit par deux docteures en pharmacie, dont l’une est une spécialiste de premier plan en phytothérapie. En préambule, elles rappellent quels sont les principes actifs contenus dans les plantes qui soignent (acides, glucides, tanins, essences,  alcaloïdes, etc.) puis en précisent les principaux modes d’utilisations : herboristerie, phytothérapie, aromathérapie, gemmothérapie, homéopathie, médecine ayurvédique, médecine traditionnelle chinoise). Ensuite, pour chaque plante sélectionnée, les auteures indiquent les propriétés essentielles ainsi que les usages thérapeutiques possibles. Un descriptif botanique et une illustration en couleur permettent d’identifier chacune. A noter, en annexe, une liste récapitulative des plantes avec leurs divers noms (commun, latin, latin francisé de la famille). Et deux index qui se complètent l‘un l’autre : celui des principales indication ou actions  thérapeutiques avec la ou les plantes correspondantes (telle l’action antibronchite exercée par la douce-amère, le cresson de fontaine ou la khella).  Et celui des principales affections ou problématiques, avec les plantes qui les soignent. Un livre de référence.


Éditions Terre Vivante, 672 p, 49 € – www.terrevivante.org
Contact presse : Agathe Béon. Tél. :  04 76 34 26 60  – agathe.beon@terrevivante.org
(Jean-Claude Noyé)

Forêts sauvages par Annik Schnitzler (JNE) – photos biosphoto

« Que reste-t-il de la nature sauvage forestière devant l’appétit disproportionné des sociétés modernes ? Bien peu en termes de surfaces naturelles, de sols bien conservés, de régimes hydrologiques fonctionnels ou encore de densité pour les espèces les plus fragiles, celles à très large territoire ou celles qui sont inféodées aux vieilles forêts tranquilles », constate Annik Schnitzler dans son avant-propos. Alors, avec ce livre, elle nous invite à un voyage à travers les forêts du monde (forêts tempérées, forêts boréales et forêts tropicales) pour nous émerveiller et nous convaincre de la nécessité de les protéger. Mission accomplie, les photos sont superbes et le texte est à la fois très pédagogique et très agréable à lire.

Spécialisée en écologie forestière, cette ancienne professeur de l’université de Lorraine et chercheuse nous explique les forêts, leur complexité depuis la canopée invisible à notre œil humain jusqu’au sous-bois, les plantes qui y vivent, les animaux qui l’habitent, la vie du sol, les cycles forestiers, etc. Adepte de la libre évolution et du réensauvagement, Annik Schnitzler nous donne des exemples en Allemagne, en Italie, en Arkansas. Oui, c’est possible, cela se passe bien et c’est aujourd’hui absolument vital. Il faut seulement être plus tolérant envers la nature sauvage et accepter de ne pas tout maîtriser, ce qui, de toute façon, est un leurre. L’idée fait son chemin mais les mentalités évoluent lentement. La renaturalisation encore balbutiante pourrait (devrait) être accélérée par des lois plus strictes sur les usages des biens communs que sont les forêts. Toute cette beauté présentée dans ce livre, en éveillant nos émotions, devraient y participer. Souhaitons le avec Annik, pour les générations à venir.


Éditions Glénat, collection Beaux livres nature, 192 pages, 39,50 € – www.glenat.com
Contacts presse : Camille Monteiro. Tél.: 01 41 46 11 03 – camille.monteiro@glenat.com
(Danièle Boone)

Beaux d’ailleurs, ces espèces exotiques qui nous entourent par François Lasserre (JNE), photos Cyril Ruoso

Dans la pensée commune, espèces exotiques est bien souvent synonymes d’espèces envahissantes. Ce n’est pas faux, certaines espèces comme la renouée du japon ou l’écrevisse, sans prédateurs, s’adaptent si bien qu’elles peuvent prendre la place des espèces locales et/ou occasionnent même des dégâts. Ce livre a l’intérêt de présenter aussi une sélection d’espèces venues d’ailleurs si bien installées dans notre environnement que bien souvent on a oublié ses origines. Qui considèrent aujourd’hui que notre matou domestique est un immigré indésirable ? C’est en effet lui qui ouvre le livre. Le coquelicot, le faisan de colchide, le châtaigner et une grande partie de nos fruits et légumes, tomates, pommes de terre, lentilles, courges, etc viennent également d’ailleurs.

Autre mérite de ce livre : remettre en cause l’idée que la nature est immuable et le rejet systématiques des espèces venues d’ailleurs. S’il est certain que l’arrivée de la jussie, de l’ambroisie, du frelon asiatique pose question, ne devrait-on pas commencer par se demander pourquoi ces espèces sont arrivées et pourquoi, elles se sont si bien adpatées. L’homme modifie bien plus la nature par ses pratiques agricoles, sa propension à artificialiser les terres, à hybrider les espèces cultivées et à utiliser des pesticides qui créent des déséquilibres et affaiblissent les espèces locales.

François Lasserre dénonce également l’éradication souvent prônée face à ces envahisseuses : « Aimer les hirondelles et vouloir éradique les canards érismatures rousses, comment est-ce intellectuellement possible ? » demande-t-il ou encore « Notre biais de raisonnement dit de ‹généralisation abusive” nous pousse à stigmatiser des populations entières à partir d’anecdotes ou d’individus isolés. Comment imaginer, par exemple, que tous les ragondins soient ennuyeux pour nous ? Cela n’a ni sens, ni réalité. » En lisant ce livre, on ne peut s’empêcher de penser qu’il en est de même, avec les humains ! A noter encore les superbes photos de Cyril Ruoso.


Éditions Belin, 256 pages, 29,90 € – www.editions-belin.com
Contact presse : Amandine Dumas. Tél.: 01 55 42 72 37 / 06 17 09 11 17
amandine.dumas@humensis.com
(Danièle Boone)

Ovibos le survivant de l’Arctique par Rémy Marion et Robert Gessain, préface de Vincent Munier (JNE)

Avec ses allures préhistoriques, le bœuf musqué (Ovibos moschatus) a quelque chose de primordial qui stimule notre imaginaire. Il était présent dans les Pyrénées il y a 40 000 ans, en témoignent des restes de chasse dans la grotte de Tautavel. Comme le mammouth, autre habitant hirsute des régions glacées, Ovibos a été représenté sur des cavernes ou des objets, et peut-être sommeille-t-il toujours en nous.

Dans sa préface, Vincent Munier se dit hanté par l’animal. Sur le terrain, il en a créé des photos à la beauté sauvage et magistrale, et a déjà contribué à sortir de l’ombre la bête musquée. Avant Vincent, l’anthropologue Robert Gessain, compagnon de route aujourd’hui disparu de Paul-Émile Victor, avait écrit un ouvrage de référence sur cet animal et sur ses rapports avec les Inuits, qu’on appelait alors Eskimos.

Rémy Marion, autre explorateur de l’Arctique, convoque ici Gessain pour un dialogue posthume. Mêlant ce témoignage à des recherches historiques ou biologiques, son livre enquête sur nos connaissances de l’espèce, avec au sommaire : Ovibos, qui est-tu ?, Ovibos, d’où viens-tu ?, Ovibos, où vis-tu ?, La grande aventure des hommes et des bœufs (de Robert Gessain), Ovibos à l’anthropocène. Faut-il le préciser, cette dernière partie soulève les problèmes du réchauffement climatique et de l’extraction du pétrole, et donc la question de l’avenir fragile du bœuf musqué.

À noter : la collection « Mondes sauvages », dirigée par Stéphane Durand, est partenaire de l’ASPAS  : www.aspas-nature.org/agir/a-savoir/mondes-sauvages


Éditions Actes Sud, 288 pages, 22 € – www.actes-sud.fr 
Contact presse : Émanuèle Gaulier. Tél.: 01 55 42 63 24 – e.gaulier@actes-sud.fr
(Marc Giraud)

Inventaire des petites bêtes des jardins par  François Lasserre (JNE), préface Bernard Chevassus-au-Louis, illustrations Marion Vandenbroucke

Belle idée de maquette : les excellentes illustrations de Marion Vandenbroucke sont reproduites chacune plusieurs fois sur un fond de papier granuleux, ce qui multiplie les couleurs et donne à l’ouvrage un aspect ancien très esthétique. Pour le texte, notre confrère François Lasserre décrit ici une centaine d’espèces d’invertébrés généralement communs, souvent connus comme les gendarmes, les abeilles domestiques, les frelons européens et à pattes jaunes (dits « asiatiques »), les mouches à damier, les paons du jour ou les coccinelles à sept points, parfois moins connus comme les sauterelles ponctuées, les guêpes mexicaines, les richards du thuya, les clytes béliers, les collètes du lierre ou les harpales du fraisier.

L’emploi systématique du pluriel n’indique pas si les noms des bestioles sont féminins ou masculins, mais on y apprend des tas de choses sur leurs mœurs et leur rôle dans le jardin, avec bien sûr un souci de montrer leur utilité, et la nécessité de leur protection. À chaque portrait, des silhouettes indiquent ce que mange l’espèce décrite, et ensuite qui la mange… Le tout forme une introduction très intéressante à l’observation des insectes et des araignées qui nous entourent, pour les jardiniers, les promeneurs et pour tous les curieux de nature. La préface est de Bernard Chevassus-au-Louis, Président de l’association Humanité et Biodiversité, qui est partenaire de l’ouvrage.


Éditions Hoëbeke, 216 pages, 25 € – www.hoebeke.fr
Contact presse : Francis Tier. Tél. 06 62 16 04 05 – presse.agency@gmail.com
(Marc Giraud)

Graines sous la direction de Serge Schall

Les gymnospermes apparaissent vers – 280 millions d’années et, ce sont les connifères qui ouvrent le bal. Au temps du Jurassique ont prospéré les grandes forêts et… les dinosaures. Puis viennent les angiospermes, les plantes à fleurs. Elles ont inventé l’ovaire qui se transforme après fécondation en fruit qui protège les graines. Pour le moment, on en est là, et ça marche rudement bien ! Ça c’est pour le début de l’ouvrage, l’exploration ne fait que commencer. Le livre parle de tous les aspects des graines dans ce qu’il y a de plus foisonnant, de plus étonnant, les pyrophytes, par exemple, qui supportent le passage du feu.

Les auteurs à l’imagination débridées font également l’état des lieux des graines, au cinéma (pop corn), dans les zones de combat (plantes polémochores), partout avec les envahissantes, dans les galeries d’art transformées par les artistes, dans les boîtes à jeux (sifflets), etc. Ils explorent les graines, céréales, riz, maïs, qui se consomment et les civilisations et les économies, voire les pollutions et autres dérives qui vont avec… Et aussi des portraits de passionnés de graines. Bref, impossible de rendre compte du foisonnement de ce livre merveilleusement illustré de photos, dessins, cartes à la mise en page dynamique et inventive, la patte des éditions Plume de carotte. Pas étonnant, avec toute la symbolique de la graine, que ce « beau livre » ait été co-édité pour célébrer les quarante ans des éditions Terre vivante.


Co-éditions Terre vivante / Plume de carottes, 288 pages, 35 €
www.terrevivante.orgwww.plumedecarotte.com
Contact presse : Agathe Béon. Tél.: 04 76 34 26 60 – agathe.beon@terrevivante.org
(Danièle Boone)

Pierres précieuses

Ce livre est le catalogue de la passionnante exposition sur les Pierres précieuses proposée par le Muséum National d’Histoire Naturelle. D’où viennent les pierres précieuses ? Quand et comment se sont-elles formées ? Le diamant par exemple. Jusqu’à quelques années seulement, on pensait qu’il venait de profondeurs relativement modestes. Selon des analyses récentes, il semblerait qu’au contraire, il provienne de très grandes profondeurs, de l’ordre de 800 km. Le diamant est-il la plus précieuse des pierres ? Pour nous peut-être mais les chinois ne sont pas du tout d’accord parce que pour eux, c’est le jade impérial et de très loin. Ainsi, c’est notre regard et notre culture qui donne sa valeur à une pierre. Bien sûr, il y a un marché avec ses règles marketing et ses messages publicitaires qui influencent forcément notre point de vue.

Au fil des pages, on passe du minéral natif, objet de fascination du minéralogiste à la gemme, pierre taillée, source d’inspiration des joailliers, pour arriver à la synthèse ultime : le bijou. L’ouvrage, comme l’exposition s’adresse aussi bien aux géologues qui pourront découvrir des minéraux natifs exceptionnels et des gemmes extraordinaires qu’aux passionnés de bijoux, Van Cleef & Arpels ayant ouvert ses collections.


Co-éditions MNHN / Van Cleef & Arpels / Flammarion, 304 pages, 39,00 €
Contacts presse
Éditions Flammarion : Béatrice Mocquard. Tél.: 01 40 51 31 35 – servicepresse@flammarion.fr
MNHN : Samya Ramdame. Tél.: 01 40 79 54 40 – presse@mnhn.fr
(Danièle Boone)

ANNUAIRE 2020

CANARD SAUVAGE
Spécial 50 ans