Adultes

La faune des Bouches-du-Rhône coordonné par Aurélie Johanet et Benjamin Kabouche

Au carrefour de la Camargue, de la Crau, de la Provence calcaire et du littoral méditerranéen, le département des Bouches du Rhône, composé de 19 unités naturelles ou « éco régions », est un véritable vivier de biodiversité. Les éléments bioclimatiques et géographiques lui permettent d’accueillir des espèces méditerranéennes, rupestres, littorales et pélagiques d’une exceptionnelle diversité.

Fruit du travail de plus de 60 naturalistes et scientifiques qui ont fourni les données nécessaires à leur exploitation, y compris sur des espèces peu étudiées voire oubliées, La Faune des Bouches du Rhône a été coordonné par Aurélie Johanet et Benjamin Kabouche. Il s’agit d’un remarquable ouvrage de référence pour tous ceux qui s’intéressent à la nature méditerranéenne. La somme des données, sur maintes espèces animales, est en effet considérable, actuelle et pour certaines inédites. Sont ainsi présentés, dans leurs milieux, les oiseaux, mammifères, reptiles, amphibiens, poissons d’eau douce et marins ou encore mollusques, arachnides et insectes.

Le livre, de grand format, est richement illustré de photographies, cartes, schémas et de monographies détaillées, La Faune des Bouches du Rhône est une véritable invitation à mieux connaître le patrimoine naturel local pour mieux le préserver. Une ambition qui s’inscrit d’ailleurs dans les actions pédagogiques de l’agenda environnemental du département, car l’ouvrage sera distribué aux professeurs de Sciences de la Vie et de la Terre des collèges de l’Académie Aix Marseille.


Éditions biotope, 416 pages, 35 € – www.biotope-editions.com
Contact presse : Christèle Solis. Tél.:  01 55 32 10 40 – c.solis@dakota.fr
(Gabriel Ullmann)

Carnet sauvage par Adrien Favre

« Trouver un peu d’amour dans un monde qui en manque cruellement, s’affranchir des codes pour me déchiffrer, chercher l’osmose avec les éléments… Cette nature me fascine car c’est un équilibre parfait quand je suis incapable de trouver un juste milieu. Dans ces grands espaces, au contact de ces animaux sauvages, je ne suis pas chez moi mais chez eux. Je garde toujours en tête que ce sont nos routes qui traversent leurs territoires ». Ainsi commence ce magnifique livre d’Adrien Favre, sobre, parfois sombre, toujours sensible.

Fruit de trois années de quête du beau, « Carnet sauvage » nous emmène de l’Inde aux Amériques en passant par nos terroirs, dans l’intimité des loups, des tigres, des hiboux, des ours ou des renards. Adrien est un artiste engagé, sincère, en communion avec la nature, en complicité avec les associations qui la défendent. On connaît de lui de nombreuses vidéos tout aussi esthétiques et engagées, comme « Je suis la vie » (contre la chasse), « La recherche du loup »,  ou encore des soutiens à l’Aspas, dont le logo est… un renard. Somptueux défilé d’images fixées, « Carnet sauvage » est lui aussi un vibrant hommage à la nature, n’hésitez pas à vous faire ce précieux cadeau. À lire le portrait d’Adrien Favre sur  www.faunesauvage.fr


Auto-édition, 49 €
Contacter directement l’auteur sur adrifavre@yahoo.fr
(Marc Giraud)

Les goûts et les couleurs du monde par Marc-André Selosse

Il nous avait ébloui avec son « Jamais seul » qui nous plongeait dans l’univers fantastique des microbes. Il réitère avec ce livre consacré aux tannins et réussit là encore, à nous offrir un livre grand public totalement novateur. Les tannins sont partout. Ce sont les épines chimiques des plantes. Ils servent d’écran contre les agresseurs biologiques, contre la lumière. Comme les microbes, ils peuvent être très nocifs mais sont, le plus souvent, très bénéfiques : anti-oxydants, anti-radicaux libre, cicatrisants, photoprotecteurs.

Les amateurs de vin, de thé, de fruits, de chocolat le savent sans savoir forcément que ce sont eux, les tannins, qui agissent derrière les goûts et les couleurs. L’auteur affirme qu’ils sont, d’une certaine manière, « le couteau suisse de la plante », l’image fonctionne bien ! Marc-André Selosse arrive à rendre accessible un sujet plutôt complexe en nous prenant par la main, en quelque sorte, et en nous proposant de multiples expériences sensorielles à faire absolument. Ainsi nous découvrons au fil des chapitres les propriétés des tannins. Dans un souci de clarté et de pédagogie pour ne pas perdre son lecteur, l’auteur fait un récapitulatif des connaissances acquises à la fin de chaque chapitre. Ainsi, avec la complicité d’Arnaud Rafaelian qui a réalisé les les illustrations pleines d’humour, il nous fait ainsi revisiter les plantes changeant radicalement notre regard sur le végétal.

A partir du chapitre VII, nous passons à la présence des tannins dans notre vie quotidienne. Vin, infusion, épices, l’homme en a apprivoisé une partie non négligeable pour son plaisir mais justement à ce niveau, Marc-André Selosse trouve qu’on ne cultive pas assez ces deux sens : odorat et goût. Seuls quelques experts comme les mycologues ou œnologues les ont travaillé méthodiquement car tous les sens se développent par l’apprentissage. Il nous suggère donc vivement de nous y mettre au plus vite car « avec ou sans tannins, le monde ne vaut que s’il est ressenti. »


Actes Sud, 24,90 € – www.actes-sud.fr

Contact presse: Emmanuèle Gaulier. Tél.: 01 55 42 63 24 – e.gaulier@actes-sud.fr
(Danièle Boone)

Une vie de renard par Franco Limosani et Alain Fournier

Pionner des photos de renards sur le terrain, Fabrice Cahez a fait des émules, et non des moindres. Franco le photographe et Alain le reporter sont de ceux-là, authentiques, imprégnés des senteurs de nos campagnes, dont les images et les mots sont des invitations à mettre le nez dehors, à découvrir les merveilles bondissantes qui nous entourent et que nous ne soupçonnons pas toujours. Ce livre nous raconte la rencontre entre un photographe et une jeune renarde, la Minuscule, et nous fait partager la vie familiale de l’animal avec ses trois frères. À travers les saisons, nous assistons à leurs jeux, à l’allaitement, aux premières sorties, nous découvrons les paysages dans lesquels ils s’ébattent, leurs voisins chevreuils, vaches ou buses. Bien sûr, ceci est un plaidoyer pour la protection des renards, qui porte un espoir : en finir avec les massacres dont notre goupil est encore l’objet.


Weyrich Éditions, 29 € – www.weyrich-edition.be
Contact : tél.: +32 (0)2 851 86 03 et +32 (0) 61 27 94 30
(Marc Giraud)

Le piège photographique par Jean Chevallier

Voici l’outil actuel le plus précieux pour les scientifiques de terrain et pour tous les naturalistes : le piège photo. Connu pour ses talentueuses aquarelles, Jean Chevallier s’est aussi fait remarquer avec une vidéo montrant l’incroyable diversité d’animaux empruntant la même branche couchée pour traverser un ruisseau. Ce fut la révélation, comme sont des révélations tout ce que découvrent les utilisateurs de ces pièges. Un guide technique de leur maniement était donc nécessaire.

Agrémenté de clés d’identification des animaux piégés en dessins (forcément réussis), ce mode d’emploi reste simple, pratique et accessible. À la fois coutumier du piège photo depuis plusieurs années et naturaliste de terrain expérimenté, Jean Chevallier vous explique tout sur le matériel à utiliser, comment le choisir, le régler, le poser, et même comment décrypter vos prises. Ainsi, vous saurez qui passe dans les chemins autour de chez vous ou dans votre jardin la nuit, qui chipe les croquettes du chat, qui creuse des trous ou qui pousse des cris jusque-là anonymes. Voilà qui promet d’être passionnant.
Plus d’infos sur : www.jeanchevallier.fr


Éditions Delachaux et Niestlé, 14,50 € – www.delachauxetniestle.com
Contact presse: Julia Bocquin. Tél.: 01 70 96 88 20 / 07 61 74 35 45 – jbocquin@lamartiniere.fr
(Marc Giraud)

Pour en finir avec les croquettes pour chats par Pascal Corley – illustrations Éric Roncerey

Combien de fois avons-nous entendu que les animaux ne cherchaient pas la variété dans leurs repas, et qu’ils se contentaient de consommer chaque jour la même chose ? Cette désinformation des vendeurs de croquettes tente de rentrer ça dans la tête des acheteurs et même des vétérinaires, et nous incite à nourrir nos animaux de malbouffe industrielle au quotidien. Or, les chats s’alimentent naturellement de souris, d’oiseaux et d’autres petites proies, et cela n’a rien à voir avec la composition des croquettes. Trop de sucres, pas assez de protéines, pas d’eau… l’alimentation déséquilibrée des chats produit les mêmes effets que l’excès de fast-food chez leurs maîtres : obésité, diabète et autres joyeusetés. Mais des solutions existent, comme l’alimentation mixte, qui combine l’alimentation humide aux croquettes, et qui limite les dégâts. Écrit par un véto qui s’appuie sur une trentaine d’années d’expériences et une sérieuse documentation scientifique, ce livre propose donc des solutions.


Éditions Atlande, 15 € – www.atlande.eu
Contact presse : Anne-Laure Gagnant. Tél.: 01 46 24 07 15 – edition@atlante.eu
(Marc Giraud)

Un amour de chien par Dr Clive D L Wynne

Comme son titre l’indique, ce livre parle d’amour : celui que les chiens nous portent. Directeur des études canines au département psychologique de l’université d’Arizona, et directeur du Parc des loups dans l’Indiana, Clive Wynne nous explique pourquoi et comment notre chien nous aime. Il démontre que l’affection est l’essence-même du chien, du museau au bout de la queue en passant par son cerveau, ses hormones et même son ADN.

Remontant aux origines lupines des toutous et aux milliers d’années de cohabitation avec notre espèce, et s’appuyant sur ses relations fusionnelles avec sa chienne Xephos, le scientifique décortique les raisons qui rendent les chiens si exceptionnels, pourquoi ils sont soucieux de notre bien-être, pourquoi ils nous sont dévoués corps et âme (même s’ils pourraient s’attacher à un autre être vivant), et comment ils tombent amoureux. Il termine avec des réflexions sur la protection dans le chapitre « Ils méritent mieux ».


Éditions Marabout, 19,90 € – www.marabout.com
Contacts presse : Emmanuelle Ribes. Tél.: 06 68 69 23 24 – eribes@ercom.paris  Magali de Jaegere. Tél.: 06 24 97 91 28 – mdejaegere@ercom.paris
(Marc Giraud)

Sauver la beauté du monde par Jean-Claude Guillebaud

Jean-Claude Guillebaud nous offre là un livre très personnel. Alors quelquefois, on a l’impression que ça part un peu dans tous les sens. C’est que l’auteur, ancien grand reporter de guerre, chroniqueur, éditeur, possède un champ de connaissances très large et sa curiosité reste immense. Face à la crise écologique et sociale qui secoue notre monde, il se sent bien petit. Il constate et n’a pas de solution concrète à proposer, comme nous tous. Pourtant, il est convaincu d’une chose : « la beauté sauvera le monde. »

Jean-Claude Guillebaud est allé recherché la fameuse phrase de Dostoïevski dans L’Idiot qu’il n’avait jamais lu et découvre que le personnage qui la prononce est moqué de tous ! On comprend pourquoi en exergue, il cite Camus : « Nous tournons le dos à la nature, nous avons honte de la beauté. » Il reparlera plus loin de l’écrivain « venu du grand soleil d’Algérie » et qui a vu, bien avant d’autres, arriver l’enlaidissement du monde. Alors, tout au long de ce livre, Guillebaud va réhabiliter la beauté et, le sentiment qui va avec, l’émerveillement, cette « suffocation ravie » qui porte. « S’émerveiller – du monde, de la vie, des humains, conclut-il, me semble aujourd’hui la moindre des choses. »


L’iconoclaste, 320 pages, 17 € – www.editions-iconoclaste.fr
Contact presse : Karine Vincent. Tél.: 01 42 17 46 62 – k.vincent@editions-iconoclaste.fr
(Danièle Boone)

Les Liens entre éthique et droit, l‘exemple de la condition animale sous la direction de Lucille Boisseau-Sowinski et Delphine Tharaud

« Quand la plume rencontre la pierre »… Ainsi pourrait-on présenter, ce colloque à l’affiche inédite qui a réunit le 10 novembre 2016, d’éminents spécialistes en sciences juridiques à l’université de Limoges. Ce qui s‘est passé lors de cette rencontre nous ai rapporté dans cet ouvrage collectif, en deux parties, sous la direction de Lucille Boisseau-Sowinski et Delphine Tharaud.

La question animale étant de plus en plus d‘actualité, avec le renouveau d‘une morale se voulant non moralisante, il se devait un colloque à part entière, qui la définisse ainsi dans son droit et son éthique. Mais comment s’affirme l’éthique et où commence le droit ? Ces douze spécialistes voués à la condition animale n’y vont pas par quatre chemins. Plutôt que d’opposer éthique et droit, comme deux faux amis pourraient nous le faire croire, il importe pour Xavier Perrot et Anne Blandine Caire d’en connaître, avant tout leur définition dans leur contexte. Force est de constater leur judicieuse argumentation présentée dans cette première partie, intitulée « de l’éthique à la condition juridique ». C‘est ainsi que l’on apprend que limiter éthique et droit à leur différence amènerait à un obstacle théorique puisque l’animal est considéré comme patient moral dans l’éthique et comme simple objet de droit dans le champ juridique. Il apparait bien plus novateur à ces intervenants d’élargir les complémentarités dans leurs champs réflexifs du possible.

D’où une grande deuxième partie consacrée à l’éthique animale en droit qui s’articule en quatre sous-parties :
Par l’utilitarisme, en éthique animale et en droit avec Fabien Marchandier et, par l’exemple de l’expérimentation animale avec Marion Bourgine- Renson.
Par le déontologisme, en passant de Kant à Regan avec Enrique Utria et par le droit déontologiste avec Lucille Boisseau- Sowinski.
Par une approche citoyenne, où Philippe Régnier nous projette dans l’univers des sociétés interspécifiques de Zoopolis tandis que Caroline Boyer-Capelle s’interroge sur une citoyenneté animale en droit.
Par une approche écologique , avec le biocentrisme et l’éthique de Gérard Charolois, et le droit de l’environnement et la condition animale avec Marie-Pierre Camproux-Duffrene.

Et de conclure, par la plume irréductible de Jean-Pierre Marguénaud pour qui le droit animalier n’est pas seulement qu’un exercice de haute voltige mais s’avère aussi d’une importance capitale pour bien prendre conscience des liens qui unissent l’éthique au droit.


Éditions L’Harmattan , 171 pages, 18.50 € – www. editions-harmattan.fr

Contact presse : Fabien Aviet ; 01 40 46 79 23 – fabien.aviet@harmattan.fr
(Michel Cros)

Art animalier. La faune sauvage européenne dans l’Art contemporain, préface Stéphane Durand

Nos amis Colette Abbate et Laurent Piolé (JNE) sortent le tome XI de leur collection « Art animalier », consacré à notre faune sauvage. Auteur, biologiste et conseiller scientifique de Jacques Perrin, Stéphane Durand ne pouvait que célébrer cet hommage esthétique où art et science s’expriment en fusionnant. Comme d’habitude, les techniques et les styles les plus divers se côtoient : pastels, aquarelles, acryliques, photos ou sculptures, avec de grands noms comme Robert Hainard, l’« ancêtre » de tous les animaliers de terrain, ou Édouard Marcel Sandoz, de la grande époque qui a suivi au début du XXe siècle l’impulsion du précurseur, Louis-Antoine Barye. On remarque aussi l’héritage de Pompon dans les œuvres d’un de ses plus brillants élèves, Armand Petersen, avec quelques sculptures remarquables (notamment un sanglier et un bison, dont les formes épurées restituent toute la force), et que l’on pourrait retrouver dans l’ours ou le renard de Bernard Rebaudet. Impossible de répertorier chacun des 47 artistes qui figurent dans cet ouvrage, où le réalisme domine. Citons néanmoins les sculptures d’ours ou de cerfs de François Beaurin-Berthélemy, les verres de Géraldine Duriaux, les pastels d’oiseaux de Lionel Asselineau, les portraits de Marie-Joëlle Cédat, les œuvres métalliques de Bertrand Fauconnet, les lumières de Bernard Guédon, les composites fantomatiques de Thierry Wald ou les argiles d’Azeline Tolmbaye. Il faut ouvrir et contempler selon vos goûts, au hasard des formes et des couleurs, croiser des regards de loups et de renardeaux, surprendre des envols d’oiseaux. Comme dans la nature…


Éditions Abbate-Piolé, 40 € – www.editions-abbatepiole.com
Contact tél.: 09 88 99 38 97.
(Marc Giraud)

CANARD SAUVAGE
Spécial 50 ans

ANNUAIRE 2019


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