Tchekhov, un écolo du désespoir

En 1887,  Anton Tchekhov dénonce déjà la disparition des espèces dans une nouvelle de 12 pages Le pipeau. Au fil des paragraphes, il martèle que « le temps est venu de la fin de tout », « où le monde doit périr », où « tout penche à la même fin »,  « au pire »… Comment est-ce possible ? Tchekhov le démontre par la diminution progressive de la biodiversité.

par Jane Hervé

Anton Tchekhov (source Wikipedia)

L’intendant Mélitone, qui chasse en forêt, entend un pipeau. « Tu  pipes bien du pipeau », confie-t-il à Louka le pâtre pauvre. Agé de 60 ans, celui-ci garde le  troupeau d’Artamonovskoë. Les deux hommes discutent, peaufinant un constat impitoyable. Tout va de mal en pis, car la nature est prise dans un véritable engrenage : il n’y a plus de gibier, plus de poisson dans les rivières, plus d’eau dans les rivières, les forêts dépérissent, les paysans ne valent plus rien… L’effet domino, déjà !

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