Christine Virbel

Un bilan positif pour la COP 21

Fin 2015 s’est tenue la conférence de Paris sur le climat. L’objectif était de limiter la hausse moyenne des températures sur Terre à 2° C et, mieux encore si possible, à 1,5° C par rapport aux températures moyennes avant l’époque de l’industrialisation (vers 1750).

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par Christine Virbel

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ob_f655ba_p1000962-jpgL’accord de Paris est un succès car 195 pays, plus l’Union Européenne, soit 196 membres, ont accepté de modifier leur façon de produire, consommer, produire de l’énergie, se déplacer… pour émettre moins de CO2.

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A suivre, pour vérifier comment les choses se concrétisent… lire la suite ici.


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Quelle capacité d’adaptation de la biodiversité au changement climatique ?

Un travail de prospective sur la capacité d’adaptation de la biodiversité au changement climatique a été mené depuis 2011 par la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB).

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par Christine Virbel

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LogoFRB-Complet-QFruit du résultat de travaux remarquables, un rapport vient d’être publié. Il analyse des données remontant parfois jusqu’au siècle dernier pour en tirer des conclusions et des prospectives de recherche. Ce rapport, intitulé Réponses et Adaptations aux changements globaux, est téléchargeable ici sur le site de la FRB.

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L’intérêt d’un tel travail est de comprendre, dans la mesure du possible, comment les organismes vivants, les espèces s’adaptent aux changements de leurs conditions de vie et d’identifier des freins à la compréhension de ces aptitudes. L’idéal est, à terme, de pouvoir déterminer quelles espèces auront tendance à s’adapter seules rapidement et quelles espèces auront besoin de l’intervention des hommes pour continuer à exister (même si une restauration n’est pas toujours réalisable ou même souhaitée *).

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L’enjeu est de taille. Il s’agit à la fois d’assurer notre alimentation, mais aussi de vérifier que les écosystèmes dont nous retirons des services essentiels et gratuits (production d’oxygène, maintien des sols, captation de CO2 ou épuration de l’eau…) peuvent survivre et se renouveler dans de nouvelles conditions climatiques. La biodiversité s’est organisée en écosystèmes interdépendants sur des temps géologiques importants. Or, les changements globaux actuels se produisent de façon très rapide.

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Cinq grands mécanismes de flexibilité ont été identifiés : la plasticité phénotypique, l’évolution génétique, la migration, le réarrangement des communautés et la dynamique des stratégies, des savoirs et des pratiques.

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Le travail de recherche s’est effectué à partir de cas d’études. On citera tout d’abord celui de mésanges charbonnières, observées pendant 47 ans (1961-2007) à Oxford, et ayant réussi à avancer leur date de ponte de 14 jours pour faire coïncider le besoin de nourriture des oisillons avec la présence de chenilles plus tôt dans l’année, en raison d’une feuillaison précoce des arbres. En adaptant leur période de ponte, les mésanges ont réussi à faire survivre l’espèce et même à en augmenter les effectifs. A noter toutefois, une étude portant sur la même espèce aux Pays-Bas a montré que trop peu de femelles avaient réussi à adapter leur période de ponte, entraînant une baisse des effectifs dans ce cas. L’origine de cette différence de plasticité de la date de ponte tiendrait dans des différences environnementales, comme les températures, que ces oiseaux utilisent pour se reproduire. Il a pu exister entre ces deux pays une différence dans les températures au sein de la journée ou bien entre saisons expliquant l’adaptation de la ponte dans un cas mais pas dans l’autre. Les auteurs invitent donc à la prudence avant de généraliser des résultats sur le potentiel adaptatif, même au sein d’une même espèce.

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Une autre étude, menée à Montpellier entre 1970 et 2015 sur le moustique Culex pipiens, a montré que des changements génétiques rapides surviennent lors de l’introduction de substances toxiques comme les pesticides, les métaux lourds ou les antibiotiques dans les écosystèmes. Dans le cas de ce moustique, une résistance à un large spectre d’insecticides organophosphorés transmissible à ses descendants a été observée dans les populations naturelles. En effet, comme l’indique l’étude, plus l’effectif d’une population est élevé, plus sa diversité génétique est grande et plus son potentiel adaptatif est important. Ainsi, dans le cadre de la préservation d’espèces, il est important de veiller à ce qu’un nombre suffisant de sujets soit conservé, dans des milieux non fragmentés où des conditions de vie variées permettront aux gènes d’évoluer différemment, laissant ainsi une chance à l’espèce en question de développer un gène adapté aux nouvelles conditions de vie qu’entraîne et entraînera le changement climatique.

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Enfin, une étude sur la migration de la plante Crepis sancta en milieux urbains mérite encore d’être citée. Cette plante dispose de deux types de graines : des graines se disséminant au vent et des graines plus lourdes tombant aux alentours de la plante. En milieu urbain où les habitats sont très réduits, la dissémination au vent s’est vue réduite en faveur d’une reproduction par les graines lourdes en l’espace d’une dizaine d’années seulement. La plante s’est adaptée, mais a également réduit ses capacités d’adaptation à un autre changement potentiel futur où la reproduction par dissémination serait plus favorable. L’habitat fragmenté urbain isole par ailleurs les populations, diminuant encore plus la diversité génétique et donc le potentiel adaptatif des espèces pour l’avenir. Les connaissances actuelles ne permettent donc pas de dire si les réponses évolutives qui se mettent en place et fonctionnent actuellement seront favorables à la persistance des espèces en milieu fragmenté à long terme.

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Des exemples supplémentaires dans le rapport permettent d’illustrer les autres mécanismes de flexibilité.

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Si ces études permettent déjà de dégager des mécanismes de flexibilité, elles ne peuvent toutefois présager de l’avenir à plus long terme. C’est pourquoi le rapport préconise de définir des axes de recherches pour répondre à quatre défis majeurs : comprendre les processus d’adaptation, étudier le couplage entre ces sources de flexibilité, proposer des indicateurs du potentiel d’adaptation et intégrer ces sources de flexibilité dans les scénarios sur la biodiversité.

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* Il existe parfois des réticences à des (ré)introductions ou des déplacements d’espèces. Pourtant, la conservation d’espèces d’origine n’est pas toujours adaptative localement.

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La médiation par l’animal pour reprendre espoir quand la vie est trop dure

Quand le quotidien est une guerre sans répit contre la maladie, quand des examens éprouvants et des opérations traumatisantes détruisent ce qui restait de force morale et laissent place à la panique, au stress et à l’angoisse le jour comme la nuit, comment retrouver un peu de stabilité émotionnelle ? La médiation par l’animal peut être un recours précieux.

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par Christine Virbel

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Mediation-animaleLa médiation par l’animal est une méthode qui consiste à mettre en relation une personne avec un ou plusieurs animaux pour provoquer un contact physique, sensoriel et émotionnel apaisant. La douceur de la relation apporte un réconfort moral qui entraîne, en un effet boule de neige positif, l’amélioration d’autres aspects de la personnalité et du développement physique et cognitif.

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Les animaux permettant ces échanges vont du lapin doux au toucher au cheval ou à l’âne, en passant par la poule, le chien, le chat, le chevreau et d’autres encore.

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Les animaux choisis sont soit éduqués, soit d’un naturel câlin, aimant être caressés ou brossés.

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La suite ici sur le blog de Christine Virbel.

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Indicateurs de biodiversité pour les collectivités territoriales

Les collectivités locales souhaitant connaître et protéger la biodiversité sur leur territoire dans le cadre d’une stratégie régionale pour la biodiversité ou de tout autre programme sont souvent démunies au moment de son évaluation. Quels critères évaluer ? Quels outils utiliser ? Le comité français de l’UICN – Union Internationale pour la Conservation de la Nature – a édité spécialement pour elles un jeu de fiches définissant 25 indicateurs régionaux de biodiversité à renseigner.

 

par Christine Virbel

 

Indicateurs
Élaborées par les experts de l’UICN France et de nombreuses collectivités de différentes régions de notre territoire, ces fiches permettent de mesurer les types de pressions qui peuvent exister sur la biodiversité, comme l’artificialisation des sols ou la caractérisation des espèces exotiques envahissantes qui prennent la place des espèces autochtones. Elles aident également à mesurer l’état de conservation et de fonctionnalité des habitats et des écosystèmes ou, au contraire, leur fragmentation et renseignent sur la diversité génétique des espèces domestiques et cultivées.

 

Elles permettent enfin d’identifier les réponses apportées par les acteurs du territoire, qu’il s’agisse d’actions individuelles telles que le nombre d’habitants ayant vécu une expérience de sensibilisation dans la nature (sortie dans un parc nature régional, ou lors de la Fête de la Nature par exemple), ou d’actions collectives telles que la mesure de la part d’espaces protégées sur le territoire régional. Il faut noter que les indicateurs sont un moyen de donner des indications sur ce que l’on cherche à mesurer mais ils doivent être complétés par des informations qualitatives propres aux collectivités pour être bien interprétés et contribuer à éclairer les décisions politiques en cours ou à rendre compte des résultats de ces décisions.

 

Les fiches s’intéressent encore aux entreprises qui sont présentes sur le territoire régional en proposant de calculer la part de celles ayant engagé un plan d’actions pour la biodiversité.

 

Enfin, l’ensemble des indicateurs a été pensé pour que les collectivités puissent s’auto-évaluer et se situer au niveau national et international. Au final, un outil bien pratique et des fiches très opérationnelles.

 

Les fiches peuvent être demandées à l’UICN, 26 rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75005 Paris, ou directement téléchargées sur le site de l’UICN France dans la rubrique « Outils et documents » : http://uicn.fr/IMG/pdf/Indicateurs_de_biodiversite-web.pdf

 

L’Occitane protège notre peau… et nos poumons

L’épisode de pollution qui s’est abattu sur la France ces derniers jours n’est pas une fatalité. Des entreprises françaises s’engagent depuis plusieurs années dans des mesures environnementales qui font baisser leurs émissions de CO2 dans l’air et qui leur permettent également de diminuer certains coûts.

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 par Christine Virbel

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copyright L’OCCITANE – Richard Romenville

copyright L’OCCITANE – Richard Romenville

L’Occitane en Provence en fait partie. Si ces exemples se généralisaient, l’air dans les villes y gagnerait et ses habitants avec. Il serait surtout un exemple à suivre pour d’autres possesseurs de véhicules en ville : municipalité, ministères, préfecture, services postaux et dépanneurs de grandes enseignes d’électroménager.

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Née à Manosque, en Provence, l’Occitane est une marque de produits cosmétiques naturels utilisant l’aromathérapie et la phytothérapie dans ses formules. Petite entreprise locale à la fin des années soixante-dix, l’Occitane dispose aujourd’hui de plus de 2100 boutiques dans le monde et exporte 82 % de sa production, dont la moitié en Asie. D’une production naturelle à une préoccupation environnementale, il n’y avait qu’un pas que ses dirigeants ont franchi au changement du siècle et qui porte déjà des fruits en termes de moindre pollution et d’engagements humains.

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Tante Hilda !

Tante Hilda, une trentenaire écolo un peu fantasque, conserve dans la serre géante de ses parents botanistes des milliers de plantes du monde entier.

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par Christine Virbel

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Parallèlement, une plante OGM mise au point par des industriels est plantée dans le monde entier et semble la solution miracle pour enrayer la faim dans le monde. Mais la plante a été mise sur le marché sans assez de recul et échappe au contrôle de ses créateurs en contaminant les autres cultures. Hilda et son vieux soupirant seront-ils assez forts pour sauver le monde ? Ce nouveau film de Jacques-Rémy Girerd aborde avec humour le sujet sérieux des OGM. Les héros sont attachants et arrivent à résoudre leurs problèmes en se confrontant au monde alors qu’ils s’étaient aménagé un univers-bulle à leur image. Tante Hilda ! est un film de mouvement sur l’évolution des espèces. Il met aussi en garde contre la science sans conscience et l’appât du gain.

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Film d’animation réalisé par Jacques-Rémy Girerd et Benoît Chieux.

Durée 1 h 25

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Pesticides, fongicides, herbicides et insecticides chimiques en partie interdits

Jeudi 23 janvier 2014, les députés français ont adopté une loi interdisant l’utilisation des pesticides, fongicides, herbicides et insecticides chimiques par les collectivités et les particuliers, respectivement en 2020 et 2022.

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par Christine Virbel

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La députée Brigitte Allain - photo D.R.

La députée Brigitte Allain – photo D.R.

 

Le texte, déjà voté au Sénat, a été adopté d’une façon consensuelle – l’ancienne majorité ayant lancé le plan Ecophyto en 2008 pour réduire de 50 % en dix ans l’utilisation de ces produits.

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Voir la suite sur le blog bonnes nouvelles environnementales de Christine Virbel :

http://bonnesnouvellesenvironnementales.over-blog.com/article-pesticides-fongicides-herbicides-et-insecticides-chimiques-en-partie-interdits-122512726.html

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Transition énergétique : les citoyens passent à l’action dans les énergies renouvelables

Alors que le gouvernement planche sur la transition énergétique, des collectifs de citoyens passent à l’action.

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par Christine Virbel

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Ils créent leur propre parc éolien ou parc solaire local avec des organismes de financement solidaire et dans un but non lucratif. Comment montent-ils leur projet ? Avec quel financement ? Leur but est-il l’auto-consommation ou la revente au réseau national ?

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Marc Mossalgue, coordinateur de l’association Energie Partagée, répond à ces questions sur Bonnes Nouvelles Environnementales.

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Les chiffres de l’agriculture biologique dans le monde

Plus de 1 million d’hectares en agriculture biologique en France dès le premier trimestre 2012*. Et dans le monde ? Un tour d’horizon s’impose pour savoir ce que les autres habitants de la Terre mettent dans leur assiette.

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par Christine Virbel

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Plus de 37 millions d’hectares sont cultivés de façon biologique (certifiée ou non) dans le monde en 2011. Ce chiffre officiel est sous-estimé car certains pays, comme la Chine, ne disposent pas de statistiques. A ce chiffre, il faut ajouter la cueillette sauvage et l’apiculture, évalués à 43 millions d’hectares, soit un total de plus de 80 millions d’hectares. Ces données révèlent des situations contrastées mais d’une manière générale en hausse. Voir la suite sur http://bonnesnouvellesenvironnementales.over-blog.com/article-les-chiffres-de-l-agriculture-biologique-dans-le-monde-121591833.html

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* Chiffres de l’Agence Bio

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La ville de Troyes obtient le label national Ecojardin pour trois de ses parcs et jardins

Le 7 juin 2013, trois jardins de la ville de Troyes, en Champagne, ont reçu le label national Ecojardin. Valable 3 ans, ce label décerné par l’association Plante et Cité reconnaît que les espaces verts récompensés sont entretenus dans une démarche globale raisonnée, avec un objectif supplémentaire de sensibilisation envers le public.

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par Christine Virbel

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Photo Carole Bell – Ville de Troyes

 

Mais l’action environnementale de la ville de Troyes ne s’arrête pas à ses jardins. En effet, depuis 2009, la municipalité s’attache à gérer naturellement l’ensemble de ses 120 hectares d’espaces paysagers et a développé des alternatives qui lui ont permis d’atteindre l’objectif de « zéro phytosanitaire ».

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Lire la suite sur http://bonnesnouvellesenvironnementales.over-blog.com/article-la-ville-de-troyes-obtient-le-label-national-ecojardin-121353605.html

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