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Plan d’action du gouvernement algérien : l’écologie en fragments

Evacué par la fenêtre, le gaz de schiste revient par la porte, porté par le vent de la crise économique et financière qui frappe l’Algérie.

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par M’hamed Rebah

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Dans le plan d’action du gouvernement algérien adopté par l’Assemblée populaire nationale (APN), jeudi 21 septembre 2017, l’écologie est «éparpillée» en plusieurs fragments: la préservation de l’environnement, le développement des énergies nouvelles et renouvelables, les ressources en eau, les forêts, le cadre de vie en milieu urbain. Chaque «fragment» est traité à part. On trouve quelques lignes sur la préservation de l’environnement, pour rappeler que « des progrès substantiels ont été accomplis » et qu’il faut poursuivre cet effort. La part est plus grande pour « les énergies renouvelables et les énergies nouvelles »; le gouvernement entend « poursuivre leur promotion sur la base de programmes publics destinés à inciter les opérateurs privés à investir dans ce créneau ».

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Le gaz de schiste est curieusement collé aux énergies renouvelables et nouvelles dans le cadre de la transition énergétique qui est citée parmi les objectifs du « nouveau modèle économique de croissance ». La transition énergétique, selon le plan d’action du gouvernement, consiste en « la sécurisation et la diversification des ressources énergétiques, grâce notamment, à la promotion de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables » et aussi à « la promotion des énergies fossiles non conventionnelles ».

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Toutefois, prudence, le gouvernement n’envisage pas l’exploitation du gaz de schiste, mais sa prospection « qui nécessitera plusieurs années de recherche et d’évaluation et qui sera menée dans le strict respect de l’environnement et de la santé de la population ». Dans le même esprit, il y aura un « effort particulier d’explications et de vulgarisation en direction de l’opinion publique ». Cette démarche prudente est certainement dictée par les leçons tirées des premiers forages, en février 2015, à In Salah, dans le sud du pays, qui avaient provoqué une violente réaction de la population locale. Les opposants au gaz de schiste avaient gagné la bataille de la communication dans l’opinion publique grâce à leurs solides arguments écologiques portés par les réseaux sociaux.

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Si le gaz de schiste revient dans le plan d’action du gouvernement, c’est parce que la crise financière que traverse l’Algérie constitue un contexte défavorable à la prise en charge des problèmes écologiques. L’environnement n’est pas cité parmi les axes principaux du plan d’action du gouvernement et les « changements climatiques au niveau mondial » sont évoqués en rapport avec « la sécurité de la population et de l’agriculture en disponibilité d’eau à moyen et long termes », ainsi que les contraintes accrues en matière hydrique liées au fait que l’Algérie est située en zone semi-aride et du fait également de l’augmentation de la population, « déjà projetée à 50 millions d’habitants à l’horizon 2030 ».

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Le plan d’action du gouvernement n’a pas traduit de façon significative la nouvelle disposition de la Constitution qui reconnaît aux Algériens le droit à un environnement sain. Pourtant la Constitution est, avec d’autres documents officiels, un des référents du plan d’action. Dans le Préambule de la Constitution, le modèle économique et social est décrit comme « une économie productive et compétitive dans le cadre d’un développement durable et de la préservation de l’environnement » et son article 17 bis est une transcription du concept de développement durable : « l’Etat garantit l’usage rationnel des ressources naturelles ainsi que leur préservation au profit des générations futures. L’Etat protège les terres agricoles. L’Etat protège également le domaine public hydraulique ». L’accent mis sur l’amélioration du « climat des affaires », pour encourager les investissements porteurs de croissance économique alors que les questions écologiques sont plutôt sous-estimées, peut mener à des écarts par rapport aux exigences du développement durable. Il y a également le risque de revenir à la «situation environnementale alarmante» décrite dans le programme du gouvernement adopté en…janvier 2000, qui avait consacré un long chapitre à « la préservation de l’environnement » avec une série d’objectifs dont la plupart sont, 17 ans après, toujours d’actualité.

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Cet article a été publié dans La Nouvelle république (Algérie) du 28 septembre  2017

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Tous unis pour la nature !

Une belle brochette de fondations et d’associations de protection de la nature (APN) se réunit désormais régulièrement à Paris pour coordonner leurs actions et mieux faire entendre leur voix. Elles ont élaboré une liste de plus de 150 dossiers urgents, résumés dans 19 propositions adressées au gouvernement. Leur but : que la France atteigne en 2020 les objectifs d’Aichi (du nom de la ville japonaise où ils ont été adoptés). Pour Hulot, il y a du boulot…

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par Marc Giraud

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Le 19 septembre dernier, le collectif d’associations tenait une conférence de presse pour présenter ses objectifs. De g à d :Agnès Michelot, Présidente de la SFDE. Samuel Jolivet, Directeur de l’OPIE. Jacques Beall, Vice-Président de Surfrider. Bernard Chevassus, Président d’Humanité et Biodiversité. Allain Bougrain Dubourg, Président de la LPO (et JNE). Jean-David Abel, Vice-Président de FNE. Rémi Luglia, Président de la SNPN. Annabelle Jaegger, Vice-Présidente de la Fondation pour la Nature et l’Homme. François Moutou, Président d’Honneur de la SFEPM (et JNE), Marc Giraud, porte-parole ASPAS (et JNE), Sandrine Bélier, Directrice d’Humanité et Biodiversité – Photo Madline Reynaud, Directrice de l’ASPAS

Les objectifs d’Aichi pour 2011-2020 ont été adoptés au Japon en octobre 2010 par les Parties à la Convention sur la diversité biologique, elle-même adoptée au Sommet de la Terre à Rio en 1992. Ils entendent réduire au moins de moitié le taux de perte d’habitats naturels, avec une sauvegarde de la biodiversité de 17 % des zones terrestres et de 10 % des zones côtières et marines, et un engagement à restaurer au moins 15 % des zones dégradées. En tout cas, c’est sur le papier.

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De son côté, la France a également produit beaucoup de papiers. Elle a ratifié la convention sur la diversité biologique en 1994, soit depuis bientôt un quart de siècle. En 2004, elle s’est dotée d’une stratégie nationale dont l’objectif était de stopper la perte de biodiversité d’ici 2010. Rebelote pour la période 2011-2020 avec une deuxième stratégie nationale. Pour quel résultat sur le terrain ? Un patrimoine écologique français qui continue de s’effondrer. C’est pourquoi les principales associations environnementalistes françaises en appellent au gouvernement pour mettre en œuvre des mesures simples, de bon sens et peu coûteuses qui lui permettront de remplir ses obligations.

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Qui a dit que les associatifs ne savaient pas travailler ensemble ? Après quelques réunions et de nombreux aller-et-retour de mails collectifs, ce groupe de vaillants protecteurs a préparé une liste de 19 priorités dans les domaines des politiques nationales et régionales, de la gouvernance, de la conservation des espèces, de la protection des milieux, du climat et de l’énergie, de l’agriculture et de l’alimentation, et des moyens humains et financiers nécessaires. Ouf ! Ces propositions ont été sélectionnées en fonction de leur importance (parce qu’elles représentent un enjeu essentiel pour atteindre en 2020 les objectifs d’Aichi) ; de leur urgence dans les six mois à venir (parce qu’elles conditionnent la mise en œuvre d’autres propositions, ou pour qu’elles concrétisent rapidement des annonces récentes) ; ou parce qu’elles requièrent une pression forte de la société civile pour avancer.

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Chaque année, ce collectif d’associations actualisera cette plateforme et interpellera le gouvernement sur l’état de prise en compte de ces propositions en fonction du degré d’avancement :

1) Objectifs atteints, promesses tenues, résultats visibles ou prévisibles
2) Objectifs non encore atteints et/ou initiatives insuffisantes
3) Rien n’a été fait ou si peu que sans changement de paradigme les objectifs ne peuvent pas être atteints

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Les 19 propositions du collectif

1 Redonner souffle à la Stratégie nationale pour la Biodiversité (SNB)
2 Relancer la dynamique des Plans Nationaux d’Actions pour les espèces (PNA)
3 Développer l’éducation à l’environnement et à la nature (EEDD)
4 Intégrer pleinement la biodiversité dans les schémas régionaux d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET)
5 « Verdir » les instances consultatives, revoir la gouvernance des Établissements publics et réformer la gouvernance du Conseil national de la transition écologique
6 Reconnaître la sensibilité des animaux sauvages
7 Accompagner le retour du loup en France
8 Arrêter la destruction massive des espèces dites « à problème »
9 Conforter et développer le réseau Natura 2000
10 Renforcer la protection des ressources et des milieux marins et littoraux, en particulier Outre-Mer, notamment en maintenant et confortant la conservation du littoral
11 Développer la protection des zones humides
12 Mettre fin à l’exploitation des hydrocarbures sur le territoire national
13 Adosser les enjeux de biodiversité à ceux du climat
14 Accompagner la transition écologique et solidaire de l’agriculture
15 Obtenir une Politique agricole commune (PAC) écoresponsable
16 Protéger nos sols, patrimoine commun
17 Supprimer les incitations à détruire la biodiversité
18 Conforter l’Agence française pour la biodiversité (AFB)
19 Soutenir le travail de connaissance des associations de protection de la nature.

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Pour en savoir plus sur ces 19 propositions

http://www.aspas-nature.org/wp-content/uploads/DP_-19-propositions-sur-la-biodiversite%CC%81-par-les-associations-de-protection-de-la-nature.pdf

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Sur les objectifs d’Aichi

http://www.humanite-biodiversite.fr/document/tout-savoir-sur-la-convention-sur-la-diversite-biologique-et-les-objectifs-d-aichi

http://www.fondationbiodiversite.fr/fr/societe/avec-la-societe/appui-a-la-decision/interfaces-internationales/sbstta-cbd-ocde/objectifs-d-aichi-biodiversite-2011-2020.html

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Conférence : « Protéger la nature ou nous protéger d’elle : Comment penser un rapport pacifié à notre environnement ? »

Conférence : « Protéger la nature ou nous protéger d’elle: Comment penser un rapport pacifié à notre environnement ? »
12 January 2016
Maison des Sciences Économiques

par Yves PACCALET (JNE)

écrivain, journaliste et naturaliste, auteur de « L’Humanité disparaîtra, bon débarras ! » et « Eloge des mangeurs d’hommes – Loups, ours, requins… sauvons-les ! ».

et Valérie CHANSIGAUD

historienne des sciences et de l’environnement, auteure de « L’Homme et la nature : une histoire mouvementée » et « la Nature à l’épreuve de l’Homme »

 

Mardi 12 janvier 2016, de 18h45 à 21h

à la Maison des Sciences Économiques, 106 – 112 boulevard de L’Hôpital – Paris 13ème – Métro : Campo-Formio – salle de conférences du 6ème étage.

 

Dans le prolongement de la COP21, Connected by Nature souhaite participer activement au débat public et propose un espace de réflexion pour s’interroger sur l’origine de nombreux maux écologiques et sociaux, ancrés profondément dans le dysfonctionnement des relations humain/nature. Pour nourrir cette réflexion, nous avons choisi en 2016 de rendre hommage à François TERRASSON (1939-2006), chercheur au Muséum national d’Histoire naturelle, penseur de ces relations de l’humain à la naturalité et au sauvage, qui a publié « La peur de la nature », « Pour en finir avec la nature » et « La civilisation anti-nature ».

Partant du bilan contrasté des dispositifs publics de protection des espèces végétales et animales, des écosystèmes et des paysages en France, quarante années après l’entrée en vigueur de la Loi du 10 juillet 1976 sur la Protection de la nature ; y intégrant les actualités récentes concernant les grands prédateurs (ours, loup, lynx, requins), la gestion des questions de santé publique touchant la grande faune (abatage administratif de bouquetins) et l’évolution des missions des espaces protégés publics (Parcs nationaux, Réserves Naturelles, Parc Naturels Régionaux…) ; nous amènerons les éléments d’une réflexion sur les causes profondes des conflits entre humain et nature, notamment tels qu’identifiés par François Terrasson : la peur de la nature, ancrée « au plus profond de notre inconscient » et constituant « les causes profondes de la destruction de la nature ».

Chercheur en Biologie de la Conservation de la Nature, François Terrasson a développé une analyse atypique et transdisciplinaire, n’hésitant pas à recruter des éléments de compréhension dans les domaines des Sciences Humaines et Sociales : Géographie, Ethnologie et plus loin, Philosophie et Ecopsychologie, pour compléter l’analyse de ce qui nous pousse à dominer la nature, jusque dans les démarches visant à sa protection…

Sensibles depuis longtemps à ces problématiques, Yves PACCALET et Valérie CHANSIGAUD, apporteront leurs regards croisés sur les perspectives s’offrant à nous pour pacifier notre rapport à la nature. La solution réside-t-elle dans une approche institutionnelle et légale, dans une prise de conscience profonde de chacun, acteur de sa relation à la nature et au sauvage, ou dans une approche plurielle basée sur une éducation à la nature renouvelée à la lumière des connaissances les plus récentes ?

Cette conférence est la première étape d’une série d’événements qui seront organisés en 2016, autour de la pensée de François Terrasson : un colloque et des ateliers naturalistes grand public suivront en juin, puis une conférence en novembre.

La conférence sera diffusée en direct sur Internet. Elle est organisée en partenariat avec le Mouvement Utopia, Si vous ne pouvez pas vous rendre physiquement sur les lieux, rendez-vous, le jour de la conférence sur http://www.mouvementutopia.org/

Cette conférence s’inscrit dans le programme du cycle mensuel du mouvement Utopia qui propose, depuis dix ans, de faire dialoguer la société civile avec les mondes politique et académique autour de questions liées à l’écologie politique dans une logique d’éducation populaire.

 

Entrée libre, mais sur inscription en envoyant un courriel à:

inscriptionconf@mouvementutopia.org

Evènement Facebook : https://www.facebook.com/events/961675640544704/

 

 

Anti-loups au pouvoir, ou pouvoir anti-loups ?

Considérant que les pouvoirs publics sèment la violence, les principales associations de protection de la nature ne se rendront pas au Comité départemental loup des Hautes-Alpes le vendredi 13 décembre 2013. Voici pourquoi.

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par Marc Giraud

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Petit résumé de la situation : plusieurs préfets prennent des arrêtés illégaux de tirs au loup lors de battues, ce qui attise la discorde entre éleveurs et protecteurs. Quelques associations réagissent à ces arrêtés (ASPAS, FERUS et LPO PACA) et – forcément – gagnent, au moins au début (rappelons que ces tirs exceptionnels ne devraient avoir lieu que pour des troupeaux encore sur le terrain et bien gardés, ce qui n’est pas forcément le cas).

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Face aux suspensions de tirs obtenues par les associations, les éleveurs réagissent violemment. Le 8 novembre, se sentant vraisemblablement soutenus par les autorités, préfet en tête, certains d’entre eux vandalisent les locaux de la Société alpine de protection de la nature, ce qui est là aussi très moyennement légal. Ils ne sont pas inquiétés. Le 12 novembre, Serge Preveraud, président de la FNO (Fédération nationale ovine), se permet d’envoyer une lettre officielle à ses adhérents pour leur conseiller de balancer des cadavres de brebis sur les locaux des associations ayant gagné en justice. Lui non plus n’est pas inquiété. Mais les associations, elles, sont inquiètes. Et inquiétées.

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Le Conseil général (Cg) des Hautes-Alpes lui-même arrête soudain de travailler avec la LPO, mettant à mal les visites scolaires et autres activités. Pour le Président du Cg, Jean-Yves Dusserre, les suspensions de tir vont « à l’encontre de la protection du pastoralisme », oubliant qu’il ne s’est agi que de respect de la loi, et que les troupeaux sont déjà largement descendus des montagnes. Les pouvoirs publics sont donc clairement partisans, et l’on peut considérer cela comme une mesure de rétorsion.

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Réaction de l’ASPAS qui, dans ces conditions, refuse comme FERUS de se rendre au comité départemental loup des Hautes-Alpes : « Dans un État de droit, la suspension d’un acte administratif ne devrait pas être scandaleuse parce qu’une association a demandé au juge d’en vérifier la légalité, mais parce que l’acte déféré s’est avéré être illégal. »

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Les médias, acteurs de l’Education à l’environnement


par Eric Samson

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Le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) s’est récemment posé la question du « rôle des médias en éducation à l’environnement ». Par extension, il convient de se poser d’autres questions : « Quelle place les médias donnent-ils à l’éducation à l’environnement ? » ou encore « quelle place les médias ont-ils en éducation à l’environnement ? ». La presse régionale, en lien avec des évènements locaux, semble traiter de manière plus spontanée de cette thématique. L’analyse des problématiques liées à l’environnement est plutôt dévolue à la presse nationale, voire à la presse spécialisée dans le domaine. Pour autant, comment les sujets d’éducation à l’environnement sont-ils traités ?

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Notre association, qui rassemble des journalistes pionniers engagés sur les questions environnementales, est un vivier de connaissances et de compétences que nous nous efforçons de valoriser.
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Avant d’être des journalistes, nous sommes des êtres vivants sur cette planète et des citoyens engagés dans la vie de la Cité. A ce titre, nous sommes concernés autant dans notre chair que dans notre conscience, par toutes les questions environnementales. Qui n’est pas interpellé par cette « Airpocalypse » chinoise médiatisée récemment ? Chaque citoyen est-il réellement et suffisamment informé pour se forger sa propre opinion ? Rappelons-nous Fukushima et de la difficulté de croiser les sources d’information pour approcher au plus près de la vérité.

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Nul besoin d’être membre d’un organisme militant pour constater que nos actes quotidiens ont un impact sur la planète, sur tous les êtres vivants qui la composent et dont nous ne sommes que les locataires.
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Notre logique cartésienne nous dicte de protéger la planète pour le bien des générations futures. La Terre est une matrice qui porte en elle notre vie, tout comme celle du lys martagon ou de l’odonate. N’est-ce pas en soi une raison suffisante pour en prendre soin ? Nous usons de l’énergie, buvons l’eau des nappes phréatiques, grimpons les montagnes que nous aimons, jouons dans des forêts de chênes centenaires qui ont vu défiler des générations sous leur ombre.
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User/abuser, comment comprendre les limites, les conséquences, les enjeux ? Comment donner du sens à nos actes ? L’éducation à l’environnement, la sensibilisation, l’information prennent ici toute leur place.

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Médias et journalistes, spécialisés ou non, nous devons assumer le rôle qui est le nôtre : informer de manière indépendante de tout lobby, pour que tout citoyen possède des éléments de compréhension et puisse faire des choix conscients.

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Lorsque l’on parle Education à l’Environnement, on pense automatiquement au monde de l’enfance. Pourtant, les adultes sont aussi concernés. L’éducation à l’environnement, c’est transmettre un amour de la vie pour mieux la respecter et comprendre que tous avons une place qu’il nous faut partager avec d’autres espèces vivantes.

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Eduquer, former, sensibiliser, informer, sans prosélytisme ni jugement. Dans ce processus d’accompagnement, les médias sont essentiels. Alors quand certains se suppriment une rubrique environnement, rechignent à parler de ce viticulteur accusé de ne pas avoir accepté de polluer, ou se disent que l’environnement est une « mode », une « tendance », et que d’avoir un journaliste spécialisé dans sa rédaction ne serait pas rentable, il faut résister et opposer un non catégorique !

 

.A chaque édition des Assises nationales de l’éducation à l’environnement, la place des « médias en éducation à l’environnement » est abordée. Sans doute est-ce pour toutes ces raisons que le 26 novembre 2013, Antoine Dulin et Allain Bougrain Dubourg (JNE), les deux rapporteurs de l’avis sur l’EEDD du Conseil Economique Social et Environnemental (CESE), ont mis en avant l’importance que les médias pouvaient avoir dans la sensibilisation des populations. L’éducation à l’environnement n’est en rien réservée à quelques élites, écologistes convaincus, ou experts de l’éducation. L’éducation à l’environnement est affaire de tous. Philippe Martin, ministre de l’Ecologie, disait au Palais d’Iéna : « L’éducation à l’environnement et au développement durable doit être sérieusement considérée comme une condition de notre survie. ». Ok, bien reçu. On fait quoi maintenant ? On agit ? Le ministre de l’Ecologie disait encore : « l’objectif que nous nous sommes fixés est de tripler, en trois ans, le nombre de projets d’établissement (en EEDD) ». Combien de journalistes, d’analystes politiques suivront ce dossier et en évalueront la réelle mise en œuvre et les moyens qui y auront été associés ?

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Bien sûr, certains journalistes œuvrent pour sensibiliser à l’environnement : livres, guides, films, bandes dessinées, presse jeunesse ou adulte, nous sommes présents. Soyons-le davantage encore. Quand le CESE préconise « une réflexion sur le rôle des médias », là aussi soyons présents. Nous devons être une aide à la compréhension, donner à voir, à entendre et à comprendre au citoyen. Car un citoyen informé et maître de ses choix est un citoyen libre.

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Membre du Conseil d’Administration des JNE, Eric Samson est coordinateur de réseau régional d’éducation à l’environnement… et citoyen engagé. Cet édito n’engage que son auteur.

Le Conseil Economique Social et Environnemental se penche sur l’éducation à l’environnement et au développement durable

Vous trouverez ci-dessous le communiqué de presse émanant du CESE (Conseil Economique, Social et Environnemental) sur la remise de son avis sur « L’éducation à l’environnement et au développement durable tout au long de la vie, pour une transition écologique » ainsi qu’en cliquant ici l’invitation à la conférence de presse de ce mardi 26 novembre 2013.

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par Eric Samson

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Entre cet avis du CESE, l’entrée toute récente du GRAINE Centre, le réseau pour l’éducation à l’environnement en région Centre, dans le CESER Centre, ou encore l’arrivée il y a quelques jours du Président de l’Institut de Formation et de Recherche en Education à l’Environnement (IFREE) à la tête du CESER de Poitou-Charentes, se passerait-il quelque chose de fort au niveau national dans le domaine de l’éducation à l’environnement ?

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L’ensemble des acteurs de terrain travaillant dans le domaine de l’éducation à l’environnement, qu’ils soient associatifs ou non, seront en attente des suites de cet avis du CESE remis par la suite au Premier Ministre. Avec en 2012 plus de 90 Assises (régionales, départementales, locales, etc) de l’Education à l’Environnement et au développement Durable (EEDD) en France qui ont abouti aux Assises nationales de l’EEDD à Lyon début 2013, la prise en compte de l’EEDD au plus haut niveau de l’Etat ainsi que le soutien des acteurs de terrain sont plus qu’attendus. Des paroles aux actes, de la politique à l’action de terrain, lors des Assises nationales, Delphine BATHO, alors Ministre de l’Ecologie, proclamait que l’Éducation à l’Environnement devait être « une priorité nationale ». Le message était bien parvenu aux éducateurs à l’environnement. La salle s’était alors réjoui de ces mots mais restait en attente d’une concrétisation palpable sur le terrain même si une table ronde était consacrée à ce thème lors de la Conférence environnementale de septembre 2013.

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Sans aucun doute pouvons-nous nous réjouir de ce travail réalisé par le CESE mais saura-t-il trouver un écho positif auprès du gouvernement ? Les acteurs associatifs mais aussi institutionnels qui œuvrent au quotidien pour développer l’éducation à l’environnement sur le terrain recevront-ils la reconnaissance qu’ils demandent ? Chercheurs, universitaires et autres professionnels de l’éducation à l’environnement qui ont pu être auditionnés par le CESE s’entendent à dire l’importance et l’urgence qui est à donner, dès aujourd’hui à une éducation qui demandera, comme toute éducation, du temps, des personnes formées, des moyens humains et financiers, en somme une réelle volonté d’engagement.

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Au delà d’un intérêt qui pourrait être général ou d’une utilité pourquoi pas publique de l’éducation à l’environnement, cette urgence ne serait-elle pas également et surtout sociétale ? Sans prise en compte réelle et immédiate de l’éducation à l’environnement, peut on imaginer travailler sereinement et durablement sur des problématiques de consommations énergétiques, d’eau, de climat ou autres ?

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Plus d’infos sur http://www.lecese.fr/content/le-cese-rendra-ses-preconisations-sur-leducation-lenvironnement-et-au-developpement-durable

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Ci-dessous, le communiqué de presse du CESE :

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Si nous voulons enrayer la perte de biodiversité et plus globalement réduire notre pression sur les écosystèmes et les ressources, mais aussi lutter contre le réchauffement climatique et la montée des océans ou faire face à de nouveaux risques de santé-environnement ; il est primordial de prendre conscience de ces enjeux et de les faire connaître. Dans ce sens, dans la logique de la table ronde sur l’éducation à l’environnement et au développement durable lors de la Conférence environnementale, le Premier ministre a saisi le Conseil économique, social et environnemental pour qu’il rende un avis sur le sujet, intégrant : l’éducation non formelle et informelle, la formation continue, l’information et la sensibilisation des citoyens et des consommateurs, ainsi que leur participation.

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Le projet d’avis du CESE intitulé « L’éducation à l’environnement et au développement durable tout au long de la vie, pour une transition écologique » sera présenté à la presse le 26 novembre par ses rapporteurs Allain Bougrain Dubourg (Groupe environnement et nature) et Antoine Dulin (Groupe des Organisations étudiantes et mouvements de jeunesse), en présence de la Présidente de la section Environnement, Anne- Marie Ducroux. Il sera ensuite soumis au vote de l’Assemblée plénière du CESE, en présence du Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, Philippe Martin.

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Le cadre institutionnel de l’Education à l’environnement et au développement durable (EEDD).

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L’éducation à l’environnement et au développement durable s’est imposée en une vingtaine d’années au niveau international. Ses enjeux sont désormais reconnus, mais les choix à faire pour la mettre en œuvre appartiennent aux États. En France, en 2013, l’EEDD a fait son apparition dans le code de l’éducation ce qui représente une étape clé, en en garantissant la pérennité. Même si, souligne le projet d’avis du CESE, elle ne doit pas seulement concerner le public jeune. L’EEDD a également été abordée lors de la dernière Conférence environnementale « ce qui témoigne de la volonté partagée de faire de l’EEDD un instrument déterminant de la prise de conscience, par tous, dans la société, tout au long de la vie, qu’un nouveau modèle de développement est nécessaire et que des ruptures s’imposeront à nous si nous ne les anticipons pas » soulignent les rapporteurs du projets d’avis Allain Bougrain Dubourg et Antoine Dulin.

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Les propositions du projet d’avis du CESE en faveur de l’EEDD

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Un continuum en matière d’éducation à l’environnement et au développement durable est indispensable, souligne le projet d’avis du CESE qui articule ses recommandations autour de quatre grands axes :

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Diffuser l’EEDD dans la formation initiale (éducation formelle et non formelle) : L’éducation à l’environnement et au développement durable réinterroge notre manière d’enseigner et d’éduquer les enfants et les jeunes, à l’heure des réformes en cours sur la refondation de l’école. Elle s’appuie en effet sur une pédagogie active et une plus grande transdisciplinarité. Dans cet esprit, le projet d’avis propose de généraliser les sorties natures et classes découvertes pour permettre à chaque enfant un contact avec la nature. Il recommande, par ailleurs, une réflexion autour d’un examen sur un sujet de développement durable au brevet et au baccalauréat. Ces évolutions impliquent d’intégrer l’EEDD dans la formation initiale et continue du corps enseignant. Le projet d’avis du CESE souligne enfin la nécessité d’intégrer l’EEDD dans l’enseignement supérieur, en lien avec les secteurs professionnels, en mettant l’accent sur les formations d’ingénieurs, de management et de la haute fonction publique.

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Développer l’EEDD dans le monde du travail: L’articulation de l’EEDD avec d’autres démarches de responsabilité sociétale des entreprises ou des organisations (RSE ou RSO, éco-responsabilité) est encore embryonnaire. C’est pourquoi, le projet d’avis recommande que l’EEDD soit articulée avec la RSE, la responsabilité sociétale des organismes (RSO) et l’éco-responsabilité dans le monde professionnel. Le projet d’avis du CESE plaide également pour des modules de formation continue intégrant les enjeux de l’EEDD et des formations assurées par des organismes agréés, dans le cadre de chartes de qualité. Les organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) pourraient également participer à l’amplification de l’EEDD, en sensibilisant davantage les entreprises et les formateurs à cette problématique. La thématique EEDD doit aussi trouver sa place au sein des commissions éducation-formation des comités d’entreprises, remarque le projet d’avis.

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Faire des citoyens et des consommateurs des acteurs avertis tout au long de la vie : Le consommateur a prioritairement besoin d’informations claires et fiables relatives à la traçabilité sociale et environnementale, constate le projet d’avis du CESE. Une réflexion sur le rôle des médias et l’élargissement des missions de suivi des programmes du CSA à l’EEDD est aussi recommandée. Enfin, le CESE préconise la prise en compte dans les Journées du Patrimoine, organisées chaque année, du patrimoine naturel.

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Mobiliser l’ensemble des acteurs publics, privés, associatifs pour faire de l’EEDD un projet collectif fédérateur et porteur d’exemplarité : Il est urgent de créer les conditions favorables à l’émergence d’une recherche en EEDD structurée et reconnue, souligne le projet d’avis du CESE. Un volet EEDD doit être inséré dans tous les plans et schémas nationaux, régionaux et départementaux de politiques publiques (politiques éducatives et politiques de développement durable) et dans les contrats signés entre l’État et les régions et entre les entités territoriales elles-mêmes. L’Etat doit également se montrer exemplaire en alignant au minimum les obligations du secteur public, sur celles fixées aux entreprises privées. Et les actions de sensibilisation et d’éducation à l’EEDD devraient pour leur part faire l’objet de financements pluriannuels, passant notamment par la création d’un fonds régional dédié à l’EEDD souligne le projet d’avis du CESE.

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Un avis qui s’appuie sur une démarche participative et citoyenne : Les initiatives de terrain en faveur de l’EEDD sont très diversifiées et en augmentation souligne le projet d’avis. Le rôle des associations engagées historiquement dans l’EEDD est remarquable ; mais aussi celui des entreprises engagées dans la RSE ou des collectivités qui mettent en place des documents stratégiques, d’orientation ou de planification à vocation globales et volontaires (agendas 21) ou obligatoires (SDIRF, plan de déplacements urbains) accompagnés d’actions de sensibilisation aux enjeux. Afin de mieux valoriser ces engagements, le CESE a créé une plateforme internet destinée à recueillir les témoignages de celles et ceux qui prennent, sur le terrain, des initiatives dans le domaine de l’EEDD http://www.edd.lecese.fr/

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Cette démarche se poursuivra au-delà de la plénière et un bilan sera transmis au ministère de l’Ecologie et du développement durable.

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L’EEDD, une préoccupation continue du CESE : la biodiversité, relever le défi sociétal (juin 2011) ; le rapport annuel sur l’état de la France de 2011 ; le bilan du Grenelle de l’environnement (février 2012) ; la transition énergétique 2020-2050 : un avenir à bâtir, une voie à tracer (février 2013) ; Quels moyens et quelle gouvernance pour une gestion durable des océans (juillet 2013) ; agir pour la biodiversité (septembre 2013)… autant de rapports et d’avis du CESE, notamment en faveur du développement de l’EEDD.

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Kaéna HALOUA
01.44.69.54.14 07.77.26.24.59 kaena.haloua@clai2.com

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Victor BOURY
01.80.50.53.14 07.78.41.45.91 victor.boury@clai2.com

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A lire aussi sur le site des JNE, le compte-rendu de la conférence de presse par Marc Giraud (cliquez ici).

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« Une vie de cochon » : bon appétit !

 France 2 a diffusé le 12 novembre 2013 un documentaire-choc sur l’élevage porcin  : Une vie de cochon.

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Après le Coca-Cola, Olivia Mokiejewski s’est intéressée à une recette incontournable de l’alimentation française, le «jambon-beurre». Deux millions de ces sandwichs se vendent chaque jour dans l’Hexagone. L’une de ses composantes, le fameux jambon blanc, fait d’ailleurs partie des dix produits les plus vendus de la grande distribution. Mais derrière l’image que vend l’industrie, celle d’un produit simple et sain, le cochon n’apparaît presque jamais. Olivia Mokiejewski a suivi le parcours de ces bêtes roses, de l’élevage jusqu’à l’assiette, pour tenter de comprendre, grâce aux témoignages de certains acteurs du secteur, ce que cache une des filières les plus opaques et les plus discrètes de l’industrie agro-alimentaire, de surcroît touchée par une grave crise.

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A voir ou revoir sur
http://pluzz.francetv.fr/videos/infrarouge_,91829357.html

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(information transmise par Eric Samson)

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Les tortues face au réchauffement climatique

France 5 diffuse le 13 juillet 2013 à 19 h un beau documentaire, La Tortue après l’Eden, réalisé par Marie-Hélène Baconnet.

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par Laurent Samuel

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Ce film de 52 minutes se distingue d’abord par ses superbes images filmées aussi bien en France qu’à Madagascar, aux Seychelles ou au Maroc. La comédienne Macha Méril, dont on connaît la fibre naturaliste,  relève avec succès le défi (pas évident…) du commentaire raconté à la première personne par une tortue, en nous livrant de nombreuses informations scientifiques sur cette noble bête.

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Sur le fond, on apprend que les tortues, douées d’une assez bonne résistance aux changements de températures, s’adaptent plutôt bien aux bouleversements climatiques. Leur survie est davantage menacée par les pollutions et la destruction généralisée des écosystèmes.

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Vous pouvez voir ou revoir ce documentaire de la collection L’Empire des sciences en cliquant ici.

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Une trappe isolante pour les cheminées

EuroTrappe innove en matière de développement durable, pour mieux isoler les cheminées à foyer ouvert.

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par Anne Henry-Castelbou

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Patrick Gaveau - D.R.

Patrick Gaveau n’en est pas à sa première création d’entreprise. En 1993, il crée Natural Wood, à Bondue, importateur de bois semi-précieux, qu’il revendra en 2007. Parallèlement, il investit dans une société d’éoliennes entre 1999 et 2006. Il y a plus de deux ans, en s’occupant de sa maison, une idée d’invention naît. « Je voulais renforcer l’attache de mon antenne de télévision à ma cheminée. Par curiosité, je regarde à l’intérieur de mon conduit. A ma stupéfaction, je découvre que s’en dégage une chaleur énorme, alors que ma trappe en bas est fermée », explique Patrick Gaveau, qui s’installe alors dans son garage pour concevoir en décembre 2010 un prototype de trappe isolante à installer en haut de sa cheminée. Soutenu par la CCI de Lille et le réseau J’innove en Nord-Pas de Calais, il créée son entreprise en avril 2011 et dépose le brevet.

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Cette trappe est composée d’un volet en inox et laine de verre, carré ou rectangulaire, qui se pose tout en haut de la cheminée, sur la souche. Par un système de poulie et de contre-poids, il peut être actionné de l’intérieur de la maison, grâce à un système de chaînette qui court tout le long du conduit de cheminée. Dès que la cheminée flambe, il faut bien sûr faire remonter le volet pour que la fumée s’évacue. Quand il n’y a pas de feu, il suffit de tirer sur la chaîne pour fermer le volet. La trappe est également conçue pour ne pas gêner le ramonage.

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Idéal pour les châteaux
« Ce système permet d’isoler bien sûr la cheminée. Mais également, d’optimiser le tirage de la cheminée grâce au réglage manuel de l’ouverture du volet. Le produit pourrait tout à fait être installé dans des maisons passives », précise l’inventeur qui au départ, a installé lui-même une trentaine de trappes chez les particuliers. Cela lui a permis de mettre au point la notice d’installation, remise aujourd’hui à chaque artisan-couvreur qui installe la trappe. Le produit est en revanche fabriqué chez un sous-traitant, l’entreprise de tôlerie industrielle G. Martin, basée à Comines.

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Patrick Gaveau est maintenant dans une phase de distribution. Il s’agit de convaincre les propriétaires de maisons avec des cheminées à foyer ouvert – soit près de cinq millions en France selon le journal Bactiactu, mais aussi les artisans-couvreurs, les architectes, les fabricants de cheminée … « Je suis également en relation avec des professionnels du patrimoine du Loiret qui ont des soucis avec les cheminées de châteaux : humidité, chute d’oiseaux, installation d’essaims d’abeilles. Or la législation interdit de fermer les cheminées par le haut. La trappe que j’ai conçue permet ainsi de protéger le conduit de ce type d’évènements extérieurs. »

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Cluster Aramis
Notre entrepreneur a récemment intégré un cluster d’entrepreneurs, Aramis, avec un plaquiste, un menuisier, un expert en ventilation double flux… « pour proposer une solution globale aux particuliers ». Même si le démarrage est long, Patrick Gaveau est ravi de repartir dans une nouvelle création d’entreprise : « Je ne suis pas un gestionnaire, je suis un créateur. Je préfère créer, repartir de zéro, me remettre en cause que de racheter une entreprise. Je crois dans mon produit, je me sens d’ailleurs porté par le témoignage de mes clients qui en sont ravis. »

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EuroTrappe : distributeur de trappes isolantes. 3 allée Pierre-François Lepoutre 59 Linselles. 03 20 46 08 25. www.eurotrappe.com

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Cet article a été publié dans la Croix du Nord du 25/01/13.

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