Radio & Télévision

« Notre poison quotidien », surtout pour le journalisme et la démocratie

Frédéric Denhez, auteur de nombreux ouvrages sur le climat et l’environnement, a visionné Notre poison quotidien, le documentaire de Marie-Monique Robin diffusé sur Arte le 15 mars 2011. Il n’a pas aimé, et nous explique ici pourquoi.

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par Frédéric Denhez

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Il fallait voir « le » Robin comme il avait fallu se farcir le visionnage de Home, en communion, la bouche ouverte et la langue rentrée, car critiquer des œuvres édificatrices n’est jamais gratifiant dans un pays à l’esprit aussi manichéen que le nôtre.

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J’ai donc regardé Notre poison quotidien, mais ma langue a suivi mes bras : elle est tombée. Depuis, elle tourne. Voici ce qu’elle m’a dit.

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Ce documentaire n’apporte strictement rien de nouveau. Mais alors, rien ! Intoxication des agriculteurs, DJA, cocktails chimiques, PCB, conflits d’intérêt, Aspartame, voilà des sujets qui datent, que j’avais traité pour beaucoup dans mes pollutions invisibles il y a cinq ans, et qui sont débattus depuis des années chez les scientifiques. Marie-Monique Robin enfonce des portes ouvertes dans un habit de martyre en entonnant une mélopée émouvante en apparence, inquiétante en réalité.

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Les agriculteurs malades, très malades à cause des pesticides ? Certes, il y eut longue négation du problème par les intéressés eux-mêmes, en particulier par les syndicats professionnels, mais cette réelle omertà, qui s’est tout de même arrêtée dès lors que les pouvoirs publics décidèrent des études épidémiologiques dans les années 1980, est aussi et peut-être surtout le reflet du problème grave, en France, de la difficulté de reconnaissance des maladies professionnelles, lequel problème n’est qu’une façon de voir l’état désolant de la médecine du travail dans ce pays.

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Par ailleurs, ces malheureux agriculteurs ont été contaminés directement, parce qu’ils ont utilisé durant de longues années différents produits dont les risques toxicologiques sont clairement indiqués sur les emballages et les modes d’emploi. De même que les menuisiers subissent des cancers particuliers à cause des poussières de bois. Rien à voir, donc, avec un empoisonnement quotidien de nos pauvres physiologies par la bouffe.

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En ce qui concerne cette pauvre DJA (dose journalière admissible), la « thèse », très longue, fait beaucoup sourire car depuis 2005 en Europe et en France (INVS), la DJA n’est plus utilisée de façon systématique. Pour caractériser des effets toxiques que l’on sait maintenant subtils, la DJA est complétée ou remplacée par la MOE (Margin of Exposure) et la MOBB (Margin of Body Burden). La première est, grossièrement, le rapport entre le niveau de concentration auquel apparaît un effet toxique et le niveau d’exposition d’une population cible à la substance étudiée. La seconde, basée sur des marqueurs biologiques, est la marge de sécurité existant entre la concentration d’une population en un élément toxique (rapportée au poids corporel) et la concentration critique de cet élément à partir de laquelle il y a effet toxique.

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Quant à dire que la DJA est du domaine de l’arbitraire, c’est faux, elle est le produit d’expérimentations et de calculs ; s’étonner de même que les facteurs de sécurité soient des conventions, c’est oublier l’essence même de l’évaluation d’un risque flou et diffus (en outre, ce facteur a beau être contesté depuis des années, aucune étude contradictoire n’a été à même de le détrôner) ; quant à affirmer que si une DJA est abaissée c’est donc que celle d’avant ne protégeait pas assez le citoyen, c’est refuser de concevoir qu’une norme puisse évoluer en fonction des recherches ou des impératifs socio-économiques, et donc ne pas envisager qu’on ne puisse pas tout connaître au moment où on fixe une DJA.

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Ce que ne dit pas non plus Marie-Monique Robin, c’est que l’évaluation de la toxicité a bien changé depuis trente ans. On ne se contente plus de doser des polluants, on repère et analyse des marqueurs biologiques (sang, urines, tissus etc.) et, depuis quelques années, des marqueurs d’effets (réponse de l’organisme à la contamination)…

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À propos des cocktails chimiques, cela fait aussi quelque temps qu’ils sont étudiés. Pourquoi ne le sont-ils pas plus ? Parce qu’il est déjà difficile, long et coûteux de caractériser la toxicologie d’un polluant, alors, pensez, des cocktails ! En outre, dans l’absolu, à quoi sert d’établir des profils toxicologiques de cocktails moléculaires dans la mesure où ils sont propres à chaque individu ! ? D’autant plus que chaque individu est soumis à d’autres stress tels que son régime alimentaire, son exposition aux ondes, au bruit etc., bref, sa façon de vivre dans son environnement.

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Néanmoins, les scientifiques ont établi des méthodes de mesures spécifiques à des « familles » de polluants, basées sur le calcul d’équivalences toxicologiques avec la molécule « phare » de chacune de ces familles dont on connaît bien la toxicité. Ces « concepts » concernent notamment la famille des dioxines, des PCB, des HAP et de certains perturbateurs endocriniens (les mimétiques des œstrogènes).

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Sur les cancers, s’il est quasi évident que le lien santé-environnement existe, s’il est parfaitement vrai que le rapport du CIRC était ridicule (car il n’avait pris en compte que les cancers d’origine professionnels, dus à une exposition à un plus faible nombre de molécules – au demeurant assez bien connues – que celles auxquelles nous sommes confrontées), s’il est aussi vrai que les cancers augmentent, il n’y en a que quelques-uns qui grimpent de façon inquiétante, notamment chez les jeunes.

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Mais l’environnement est un tout, et le cancer est une maladie multifactorielle qui ne naît pas, d’ailleurs, uniquement suite à une agression. C’est bien le mode de vie occidental qui est en cause, cela, elle le dit, mais dans ce mode de vie, il n’y a pas que les pesticides, il y a la bouffe — elle le dit aussi — le stress, l’absence d’activités physiques etc.

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Quant à la démonstration de Béliveau, c’est assez pathétique. S’il suffisait de bouffer de la canneberge pour ne pas avoir de tumeur au cerveau, ça se saurait depuis longtemps.

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Je passe sur le ridicule consternant d’Orissa. Ben oui, chez les pauvres, comme chez nous il y a deux siècles, on a moins de cancer. Mais on a une espérance de vie faible, les bébés meurent tôt, les femmes disparaissent en couche et on crève de trop d’arsenic dans l’eau des puits trop profonds de cette région de l’Inde. Le curcuma ? Alors, mangeons du curcuma. Mais notre métabolisme européen y est-il habitué ? L’exemple du soja laisse à penser le contraire : son effet œstrogénique est plus puissant chez nous que chez les Asiatiques parce que « leur » métabolisme travaille cet aliment depuis des milliers d’années, alors que le nôtre ne le connaît que depuis une génération.

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Et puis, il n’y a pas que le cancer, qui nous obnubile parce qu’il nous fait peur. Il y a un probable effet facilitateur de nombres de polluants dans l’obésité, les allergies, les maladies neurodégénératives et les retards scolaires. De cela, Marie-Monique Robin ne parle pas, ou si peu.

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Les pesticides. Marie-Monique se focalise dessus mais elle ne montre que des cas avérés dans des populations très ciblées, utilisatrices ou très exposées à ces produits (les agriculteurs). Dont beaucoup ont été interdits, en particulier les organochlorés dans les années 1970. Étrangement, elle ne dit pas que l’on retrouve de moins en moins de ces produits et des PCB dans notre sang, mais que, par contre, on trouve de plus en plus de phtalates (assouplisseurs de plastiques), de PBDE (polybromodiphényléther, retardateurs de flammes) et autres PFO. L’INVS a aussi repéré, dans son tout récent rapport (paru hier), du paradichlorobenzène, émis par les antimites et les sent-bons des toilettes. Et des pyréthrinoïdes, parfois… naturels, concentrés dans les biocides du jardin. Rien ou presque sur la bouffe, tout dans l’air intérieur.

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Enfin, le BPA. Toxique, perturbateur endocrinien, tout cela on le sait, mais c’est peanuts par rapport à d’autres polluants dont elle ne parle pas, tous ceux de l’air intérieur, justement, les COV, muscs synthétiques, formaldéhyde, phénoxyéthanol, triclosan, et surtout phtalates qui sont bien plus présents, avec des effets au moins identiques. Dans la vie d’un être humain, la contamination par les biberons est tout aussi marginale par rapport à celle, par exemple, des boîtes de conserve.

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Sur l’aspartame, elle n’a pas tort. Ce produit est aussi inutile que toxique, on le sait. Que les Américains, avec Rumsfeld, aient été « orientés » dans leurs décisions, c’est connu. Mais c’était il y a un quart de siècle et de l’autre côté de l’Atlantique ! Quel est le rapport avec la situation d’aujourd’hui, en Europe ? Marie-Monique Robin fait cette transposition pour accuser les agences sanitaires d’être au service des industriels, et pas des citoyens. Une phrase incroyable.

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C’est infondé et parfaitement dégueulasse, ne serait-ce que dans le procédé : la directrice de l’EFSA a bien dit — et c’est vrai — que les personnes en conflit d’intérêt ne participent pas aux débats. Mais la réalisatrice a insisté sur la gêne évidente de la dame de façon à nous faire oublier cette procédure déontologique. Certes, les mentions de conflit d’intérêt ont été ensuite retirées des documents officiels, mais la procédure fonctionne. En dépit du Mediator et de l’agence du médicament, deux exceptions qui confirment la règle.

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Les travaux du labo italien ? Je ne suis pas spécialiste, mais je sais que ce qu’on a reproché aux chercheurs, c’est que les femelles ayant affiché une augmentation nette de leur taux de cancers avaient été comparées à des femelles témoins qui présentaient, si ma mémoire est bonne, deux fois moins de cancers que chez des femelles « normales ». La « preuve » n’était donc pas irréfutable, mais le monde scientifique n’en avait de toutes les façons pas besoin.

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Finalement, notre consœur ne dit rien de ce qui est récent. Notre exposition aux produits historiques — ceux dont elle ne fait que causer — a été divisée par 5 à 20 suivant les régions et les générations, parce que les gouvernements ont fait le nécessaire, que les agences sanitaires ne sont plus tout à fait inféodées aux pouvoirs depuis le sang contaminé et l’amiante, que depuis une dizaine d’années l’évaluation des risques et des impacts ont été séparés (d’où la création des agences, sauf dans un domaine particulier… le médicament), que les conflits d’intérêt sont quand même bien gérés, en dépit du Mediator, mais oui.

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Comme par hasard, elle n’a pas parlé de Reach, qui a été et est encore, en dépit de ses limitations, une révolution réglementaire, juridique et industrielle en Europe. Comme par hasard, elle n’a interrogé aucun spécialiste français, et n’a montré ses contradicteurs que dans des plans où ils sont hésitants.

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Bref, dame Robin s’est promenée dans le vaste monde pour exposer des faits anciens, connus de tous, pour asseoir sa thèse que rien n’a changé et que tout le monde est pourri, et qu’on vivrait mieux à bouffer des légumes, sans viande ni pinard.

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Mais pourquoi tant d’approximation ? Pourquoi être aussi caricatural ? La réponse est sans doute à chercher dans cette violence étonnante envers les agences sanitaires. Elle ne choque finalement pas dans une époque où les ONG et les « experts » se présentent comme les seuls à pouvoir garantir la santé des citoyens et de l’environnement, face à l’État, les pouvoirs publics, les politiques, qui ont tout abandonné, ne comprennent rien et sont tous pourris.

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Le but profond des ONG est de récupérer la fabrique de la norme, de la législation en récupérant l’expertise. De même que celui des assureurs est de récupérer de fait la norme et la réglementation dans le champ des risques naturels par l’outil de l’évaluation du coût de ne rien faire et le moyen de la franchise et de l’individualisation de la garantie. De même que le « marché » a récupéré la gestion du dioxyde de carbone à l’échelle européenne, aux dépens de la taxe, pourtant transparente parce que votée et encadrée par les pouvoirs publics.

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Derrière cela, il y a en vérité une idéologie inquiétante qui vise à privatiser la formation des règles du vivre ensemble. C’est-à-dire à démanteler l’État, une fois encore. Les politiques sont peut-être des ânes, mais ils sont élus. Les agences sont faillibles, mais leur statut et surtout celui de leurs membres en garantissent a priori l’indépendance. En quoi les ONG et les experts seraient-ils plus sérieux, moins soumis aux lobbys, plus représentatifs du peuple ? En rien. Il et elles ne représentent qu’eux-mêmes et ceux et celles qui les financent. Mais les politiques et nous, les médiateurs, soumis que nous sommes au discours des ONG censés aujourd’hui incarner la nouvelle citoyenneté que chacun recherche dans un monde perdu dans l’individualisme, leur accordons une oreille incroyablement bienveillante.

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Il y a clairement un enjeu démocratique lourd dans cet anodin documentaire. L’oligarchie des experts, pour paraphraser Hervé Kempf, a phagocyté les inquiétudes pour y répondre selon ses objectifs sans avoir de compte à rendre. Si demain la loi, la norme, le règlement, la taxe se font à l’extérieur des lieux où le peuple est représenté, que ce soit par les élus ou certains de ses membres réunis en conférences de consensus, une idée qui marche, soit dit en passant, et la démocratie aura été vidée de son sens. Avant de prétendre faire de l’écologie et de sauver la planète, il faut d’abord faire de la politique et préserver le fragile équilibre républicain. Changer les murs de la maison plutôt que le décor intérieur à chaque mode, c’est merveilleux, mais si les fondations ne tiennent plus, cela n’est pas… durable.

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(merci à Jean-François Narbonne et Jade Lindgaard pour l’échange de vue).

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Les Pollutions invisibles, Delachaux & Niestlé, 2005, 2007, réédition octobre 2011.

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La dictature du carbone, Fayard, à paraître en septembre.

« Notre poison quotidien » sur Arte : faites le buzz !

Notre poison quotidien, documentaire de Marie-Monique Robin, est diffusé le mardi 15 mars 2011 à 20 h 40 sur Arte. La journaliste Marie Hellouin (JNE) l’a visionné en avant-première.


par Marie Hellouin

Ouverture en noir et blanc dans un écran carré que les moins de 50 ans n’ont jamais pu connaître : la caméra s’invite au repas ordinaire d’une famille bourgeoise. Nous sommes en 1964. Maman et les enfants mangent en silence, seul papa répond au journaliste.

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Détaillant les nouveaux additifs figurant au menu, il s’indigne pour la santé de ses enfants et l’avenir de l’espèce. Quelque 100 000 molécules plus tard, c’est depuis notre supermarché ordinaire que Marie Monique Robin annonce la couleur de son enquête : du rayon frais jusqu’aux emballages combien de poisons vont aboutir dans notre assiette ? Comment sont-ils testés et réglementés ? Y a-t-il un lien entre ces substances et l’épidémie de maladies chroniques, cancers, affections neurodégénératives, obésité, diabète, stérilité qui frappe les pays développés ?

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« Pour répondre à ces questions j’ai fait le tour du monde en assemblant patiemment les pièces du puzzle car savoir c’est pouvoir ».

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Sur ces mots, le titre apparaît, ne laissant aucun doute sur l’opinion de son auteur.

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Une enquête cash

Inutile d’en décrire davantage. Le montage nous pilote pas à pas dans le cheminement de l’enquête. Quelques précisions cependant. N’attendez pas d’images spectaculaires gonflées au kérosène.

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A la rubrique « poison », le monde selon Marie Monique se limite aux experts, universitaires, professionnels de santé, nationaux ou internationaux, censés veiller sur la sécurité de notre alimentation. A part les témoignages recueillis dans les fermes, vous ne visiterez que des salles d’archives et la vingtaine de bureaux dont la réalisatrice a poussé la porte.

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Oubliez les caméras cachées, les voix trafiquées et autres regards floutés. Marie-Monique travaille cash, à visage découvert. « Plus je suis connue, plus il est difficile de me refuser un entretien », constate l’auteur. La production est entièrement financée par l’INA et Arte, avec le soutien de chaînes étrangères.

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Alors, décrassez vos oreilles des discours moralisateurs sur nos coupables habitudes de consommation, chers aux sponsors et aux pouvoirs publics. Notre empoisonnement a été programmé il y a 50 ans, quand les gouvernements ont lancé l’agriculture industrielle à partir des stocks d’armes chimiques issus de la dernière guerre. Nul ne pouvait en ignorer les risques.

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La réglementation s’est contentée d’adapter les doses « pour que les gens ne tombent pas raide mort tout de suite », précise Marie-Monique Robin. La Dose Journalière Acceptable (DJA) été définie pour chaque produit, au doigt mouillé sur un coin de table. Elle ne pouvait prendre en compte les effets de long terme, faute de recul.

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Faites le buzz

Parmi les innombrables poisons qui se sont ajoutés à nos diètes l’enquête détaille les cas emblématiques de l’aspartame et du bisphénol A. Mais avec le cocktail de molécules que nous absorbons à chaque repas ,comment retrouver les coupables ?

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Les agences de sécurité alimentaires souffrent des mêmes carences que celles du médicament récemment dévoilées par le scandale du Mediator. Rien d’étonnant puisque les mêmes entreprises fabriquent poisons et antidotes.

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L’industrie finance et contrôle toute la chaîne, de la formation des médecins et des techniciens agricoles jusqu’aux agences de sécurité sanitaire. Les produits sont testés dans leurs propres laboratoires et couverts par le secret industriel. Seuls les résumés sont transmis aux experts, lesquels sont trop souvent en conflits d’intérêts. Quant aux cadres administratifs, ils font ce qu’ils peuvent compte tenu de leurs faibles moyens.
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Certes, la remise en cause des industries chimiques et des filières agroalimentaires pose un problème économique majeur. Les politiques ne s’y décideront que contraints et forcés. Après Le Monde selon Monsanto, cette nouvelle enquête de Marie-Monique Robin fait déjà beaucoup de bruit. Si savoir c’est pouvoir, à chacun de faire le buzz.

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Retrouvez la bande-annonce en cliquant ici.

Pour en savoir + :

http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Notre-poison-quotidien/3673748.html

blog de l’auteur

http://robin.blog.arte.tv/category/notre-poison-quotidien/


Le livre éponyme paraîtra le 10 mars aux éditions Arte la Découverte.

« Notre Poison Quotidien », un documentaire à ne pas rater le 15 mars 2011 sur Arte

Voici la bande-annonce de Notre Poison Quotidien, un retentissant documentaire de Marie-Monique Robin, qui sera diffusé le 15 mars prochain à 20 h 40 sur Arte.

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par Laurent Samuel

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http://www.youtube.com/watch?v=sNqGMTiTty0

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Le site des JNE reviendra en détail dans les prochaines semaines sur ce documentaire, que le site d’Arte vous présente ici.

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Notre Poison Quotidien sera prolongé par un livre et un DVD.

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Marie-Monique Robin avait déjà réalisé le retentissant Le Monde selon Monsanto.

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Marie-Monique Robin était le 21 février dernier parmi les invités d’un débat titré Du poison dans nos assiettes ? dans Mots Croisés sur France 2, que vous pouvez voir ou revoir en cliquant ici sur le mot VIDEOS (le débat commence 1 h 10 après le début du programme). Avec José Bové, elle faisait face au ministre de l’Agriculture Bruno Lemaire et à un représentant des industries agro-alimentaires.

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Réservez votre soirée du 15 mars !

« Atomic City », un passionnant documentaire multimédia sur le site de France 5

Atomic City, documentaire réalisé par Micha Patault, à visionner sur le site de France 5, nous emmène à Richland, petite ville de l’Etat de Washington (au nord-ouest des Etats-Unis) qui vit depuis cinq générations à l’heure du nucléaire.

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par Laurent Samuel

Richland est située à proximité du tristement célèbre complexe nucléaire de Hanford, qui fabriqua le plutonium pour la bombe atomique de Nagasaki, avant de se reconvertir dans le nucléaire civil.

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Après un utile rappel sur l’histoire du nucléaire, Atomic City nous fait rencontrer les habitants de Richland, pour la plupart fascinés par le nucléaire. Au point de nommer leur équipe de baseball… les Bombers ! Ce film très dense d’une vingtaine de minutes (un bon timing pour une vision sur le net) aborde aussi la difficile dépollution du site d’Hanford, fermé en 1987.

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A la manière d’un DVD, Atomic City propose des fenêtres dans lesquelles l’internaute peut cliquer, ouvrant soit un mini-reportage approfondissant un thème (comme des sujets sur les Atomic City Roller Girls ou sur la visite de Japonais au lycée local), soit une fiche d’information (expliquant par exemple qu’Hanford est le site nucléaire le plus pollué du monde après Tchernobyl).

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En résumé, ce webdocumentaire qui associe de très belles photos et des séquences filmées, constitue un excellent exemple de la façon dont Internet renouvelle nos façons de concevoir et de visionner les films.

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Atomic City fait partie d’un ensemble de webdocumentaires de France 5, Portraits d’un Nouveau Monde.
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Vous pouvez visionner Atomic City en cliquant ici.

« Prêt à jeter », un excellent documentaire d’Arte sur l’obsolescence planifiée

Arte a diffusé le 15 février 2011 un excellent documentaire sur l’obsolescence planifiée de la plupart des produits de grande consommation : Prêt à jeter.

par Laurent Samuel

 

Le titre original : The Light Bulb Conspiracy (le complot de l’ampoule électrique). Ce documentaire d’une réalisatrice allemande, Cosima Dannoritzer, nous montre comment un accord secret entre industriels, dès les années 1920, a limité la durée de vie des ampoules. Une « obsolescence planifiée » toujours à l’honneur aujourd’hui, et qui s’applique notamment à nos imprimantes.

Vous pouvez visionner en ligne Prêt à jeter en cliquant ici (pendant une semaine après sa diffusion).

Ci-dessous, un extrait de ce documentaire :

« Vu du Ciel », à voir le 5 janvier sur France 3

Le mercredi 5 janvier 2011 à 20 h 35, France 3 diffuse un passionnant numéro de Vu du Ciel, le magazine de Yann Arthus-Bertrand, centré sur l’environnement au Canada.

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par Laurent Samuel

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Une succession bien rythmée de reportages nous fait découvrir notamment les dégâts causés par les industries miinières, les baleines du Saint-Laurent contaminés par la pollution chimique du fleuve, les migrations des saumons sauvages ou une île peuplée par les fous de Bassan.

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Une séquence étonnera à coup sûr les écologistes français : l’interview de Louis-Gilles Francoeur, journaliste à la fois naturaliste et… chasseur. A l’en croire, les chasseurs canadiens seraient des protecteurs de l’environnement exemplaires. A vérifier…


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Entre les sujets consacrés au Canada, Yann Arthus-Bertrand nous fait rencontrer le prince Charles dans sa ferme bio, Michael Reynolds, un architecte américain déjanté adepte de la récup’, et l’étonnante autiste Temple Grandin, qui se bat pour imposer des conditions d’élevage et d’abattage moins barbares pour les animaux de ferme américains.
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A coup sûr, ce magazine n’est pas à conseiller à ceux qui seraient allergiques à « YAB », car ce dernier y est omniprésent. Mais pour les autres, ce numéro de Vu du Ciel promet une soirée à la fois informative et divertissante, même si les images ne sont pas aussi éblouissantes que celles d’Ushuaia de Nicolas Hulot sur TF1, diffusées en haute définition.
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Bravo en tout cas à « YAB » et son équipe pour ce programme de qualité, et à France 3 pour la diffusion d’un magazine d’environnement en prime time.

France 2 diffuse « Les orphelins du paradis », une série documentaire d’Olivia Mokiejewski sur les animaux en voie de disparition

Olivia Mokiejewski, nouvelle adhérente des JNE, nous adresse le message suivant à l’occasion de la diffusion de sa série documentaire sur les animaux en voie de disparition, Les orphelins du paradis, à partir du 14 novembre 2010 sur France 2.


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« Le premier épisode de ma série documentaire sur les animaux en voie de disparition « Les orphelins du paradis » sera diffusée le 14 novembre prochain à 16 h 20 sur France 2. Ce numéro sera consacré au guépard.

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A travers ces épisodes, nous faisons un appel aux dons pour les ONG qui se battent pour sauver les derniers animaux de notre planète, plus on parlera de ce programme, mieux ce sera. »
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Pour venir en aide aux guépards, participer aux actions de sauvetage, parrainer un orphelin, s’inscrire comme éco volontaire ou envoyer des dons :
N/A’ANKUSE : http://www.naankuse.com
CHEETAH CONSERVATION FUND : http://www.cheetah.org

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« Le monde de demain passe par les actions d’aujourd’hui. Chaque fois, qu’un animal souffre, bien souvent les hommes souffrent aussi. Des communautés entières sont victimes de la déforestation, de la disparition des animaux et des derniers grands espaces. Il ne s’agit pas de choisir entre les hommes et les animaux mais de trouver un équilibre où tout le monde s’y retrouve», explique encore Olivia Mokiejewski, qui a choisi de se mettre en scène dans cette série de reportages.

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Ci-dessous, un extrait de la présentation de la série dans le dossier de presse de France 2 :

Avec Les Orphelins du Paradis, Olivia Mokiejewski nous entraîne au cœur des derniers grands sanctuaires de la nature, à la rencontre de jeunes animaux sauvages en détresse et de ceux qui se battent pour leur venir en aide. Ces périples vont nous apprendre comment, nous aussi, pouvons participer au sauvetage de ces espèces menacées.
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A Bornéo, Olivia s’occupe de Sindy, un bébé Orang-outang, dont la mère a été tuée par les gardiens d’une plantation d’huile de palme. Au Kenya, elle rencontre  Kitirua, Syria et Sities, des éléphanteaux orphelins victimes du trafic d’ivoire.  De l’autre côté de l’océan, au Pérou, Olivia suit l’apprentissage de Tota, jeune singe laineux qui ne sait pas qu’elle est un singe. Arrachée à l’Amazonie, elle a passé sa vie en captivité chez une famille qui en avait fait son animal de compagnie. En Namibie, Olivia participe au  sauvetage de Claudio et son frère guépard capturés par un fermier qui s’apprêtait à les abattre.

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A travers toutes ces histoires, nous ressentirons la tension, le stress, les doutes et les inquiétudes qui accompagnent chacune des phases d’un sauvetage. Nous suivrons aux côtés des soigneurs, des vétérinaires ou des volontaires les délicates étapes du processus de réhabilitation de leurs protégés. Nous partagerons aussi, avec eux, l’émotion, la joie et la satisfaction de voir ces orphelins retrouver leur paradis.

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Olivia a 33 ans. Elle est membre des Journalistes Nature Ecologie (JNE). Elle a commencé à travailler à l’AFP New York il y a 10 ans avant d’être journaliste pour LCI, puis JRI, pour France 2 (« Ils font bouger la France » et « Un autre Monde »), pour Canal + (« Nous ne sommes pas des anges »),  pour M6 (« Capital » et « Capital Terre ») avant d’occuper le poste de rédactrice en chef adjointe de « Vu du ciel » pour France 2. .

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« Les Orphelins du Paradis »
Une série de 4 documentaires avec Olivia Mokiejewski
A partir du 14 novembre 2010 à 16 h 25 dans Grandeurs Nature sur France 2

ANNUAIRE 2019
Spécial 50 ans


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