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La Gueule Ouverte

Tiens, tiens, tiens, « la Gueule Ouverte », l’un des titres-phare de la presse écologiste des années 1970 est de retour trente-huit ans après sa disparition en 1980. Un retour discret, puisque le magazine n’est pour l’instant disponible que dans quelques librairies et par abonnement (à condition de ne pas être trop pressé pour l’envoi…). Le premier numéro, paru en novembre 2017, est sous-titré : « la fin du monde, et après ? ». Un clin d’œil au sous-titre imaginé par Pierre Fournier, fondateur de « la Gueule Ouverte » originale : « le journal qui annonce la fin du monde ». Au sommaire, on retrouve l’éditorial fondateur signé Fournier du premier numéro de la « première » GO, parue en novembre 1972, une interview de l’un de ses collaborateurs « historiques », Jean-Paul Lambert, pionnier de la réflexion écologiste sur la monnaie et le revenu universel, et une chronique de l’écrivain de science-fiction Jean-Pierre Andrevon, déjà présent dans le N° 1 de 1972. Mais ce premier numéro nous propose aussi un riche dossier sur l’écologie sociale, axé autour de l’oeuvre du penseur anarchiste américain Murray Bookchin, qui, à défaut d’avoir été lu en France, a inspiré les Kurdes en lutte contre Daech, auxquels un article passionnant est consacré.

On regrettera que l’édito (signé Patrick Laroche « pour la rédaction ») nous livre un résumé pour le moins sommaire de l’histoire de la « naissance » du mouvement écologiste au début des années 1970, résumée à « la Gueule Ouverte » et au mouvement Survivre, devenu Survivre et Vivre, lancé par le mathématicien Alexandre Grothendieck. Occultant (par exemple…) le rôle des Amis de la Terre (lancés en France en juillet 1970, presque en même temps que Survivre), de la Fédération française des sociétés de protection de la nature (FFSPN), devenue FNE, créée en 1968, sans oublier l’Association des journalistes pour la nature (AJEPN), devenue les JNE, créée en 1969, dont Pierre Fournier faisait partie. Il est aussi affirmé à tort que « la Gueule Ouverte » aurait « organisé » la manifestation antinucléaire de Malville en juillet 1977, alors que ce rassemblement avait été (mal) organisé par des « comités Malville » largement infiltrés par l’extrême-gauche, la G.O. se contentant d’alimenter le débat sur les formes d’action (violence ou non-violence) à adopter lors de cette manif.

Reste que, pour l’essentiel, cette nouvelle « Gueule Ouverte » (ou LGO) nous semble fidèle sur le fond à l’« esprit » de la toute première G.O., celle des quatre premiers numéros conçus et réalisés par Fournier avant sa disparition prématurée en février 1973. Pour autant que l’avis d’un « ancien » de la G.O. (mais qui n’a commencé à y collaborer qu’en septembre 1973) puisse faire de quelque façon « autorité »… Souhaitons en tout cas longue vie et plein succès à ce « nouveau-né » âgé de 46 ans !
Laurent Samuel

Pour en savoir plus et pour s’abonner au « journal qui confirme la fin du monde » : lagueuleouverte.info

La Salamandre n° 245 – avril-mai 2018 : les lutins aux yeux d’or

Qui sont ces lutins aux yeux d’or en une de la Salamandre ? Ce sont deux petites chouettes forestières, la petite chevêchette et la Tengmalm. « Rares sont ceux qui ont eu le privilège d’entendre leurs flûtes enchantés ou des les apercevoir », précise Julien Perrot dans la présentation du dossier. Il est aussi question de leur grande cousine, la Hulotte qui vit aussi dans les bois. Une double page est consacré aux pics, normal puisqu’ils sont de véritables agents immobiliers pour ces petites chouettes qui s’installent dans leur loge abandonnée. Le mini guide qui se glisse facilement dans la poche présente les 9 espèces de rapaces nocturnes (chouettes et hiboux) d’Europe occidentale, leur mode de vie et leurs critères d’identification.

Au sommaire également : six pages sur la mare et ses habitants, de magnifique photos de serpents signées Maxime Briola, une infographie sur le cycle du Hanneton, d’autres photos d’oiseaux d’eau signée Alessandro Staehli et une balade dans la Crau.
Danièle Boone

7 € sur commande uniquement – www.salamandre.net

Les 4 Saisons du jardin bio – hors-série n° 15 : jardiner en ville

Ce hors série de printemps s’intéressent aux jardiniers urbains, en herbe et confirmés. Nous les découvrons à travers différents reportages. Carine Mayo (JNE) est allée à la rencontre de Hervé Chabert à Maison-Alfort (94) qui cultive plus de cent cinquante variétés différentes sur son balcon de 10 m2. Ingrid Van Houdenhove a visité pour nous le jardin Santerre dans le XIIème arrondissement de Paris. Composteurs, potagers, ruchers et poulailler sont gérés par quatre-vingts foyers volontaires. Véronique Buthod, elle, s’est rendue dans un immeuble de Nantes où une serre partagée et des jardinières intégrées ont été imaginées par l’architecte dès la conception du bâtiment. Et il y en a encore plein d’autres ! Et on découvre que jardiner contre la malbouffe et nourrir la ville in situ, au moins partiellement, ne sont pas une utopie. Et enfin, le cahier pratique fourmille de conseils et d’idées pour réussir un jardin nourricier en ville.
Danièle Boone

En kiosque, 7,70 €
Contact presse : Christine Corbet. Tél. : 04 76 34 80 87 – christine.corbet@terrevivante.org

L’Alpe n° 78 – Climat. Sale temps pour les glaciers

La très belle revue « l’Alpe », publiée par les éditions Glénat et le  Musée Dauphinois, consacre l’un de ses derniers numéros à l’impact du réchauffement climatique sur les Alpes. Résolument interdiciplinaire, son sommaire nous familiarise avec une nouvelle science émergente, l’archéologie glaciaire, avant de nous convier à un grand entretien avec l’historien Emmanuel Leroy-Ladurie, l’un des premiers à s’être penché sur l’histoire du climat. Les glaciologues Christian Vincent et Bernard Francou se penchent ensuite sur le déclin de l’enneigement dans les Alpes et ses conséquences sur la viabilité des stations de sports d’hiver. Au fil des pages, on découvrira aussi un superbe sujet photo de Laurence Piaget-Dubois sur l’« l’agonie » du glacier du Rhône, ainsi que des sujets instructifs sur la flore alpine, l’évolution de l’alpinisme à l’ère du changement climatique ou encore les refuges. En résumé, un plaisir pour les yeux grâce à la qualité de la maquette et de l’iconographie, et pour les neurones grâce à la richesse du fond.
Laurent Samuel

Revue l’Alpe n° 78, Éditions Glénat/Musée Dauphinois, 96 pages, 18.00 €
Contact presse : Caroline Vacarie. Tél. : 01 41 46 18 06 – caroline.vacarie@glenat.com

L’Écologiste n° 51 – Janvier – Mars 2018 : Quels jardins pour nourrir le monde ?

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Cultiver, c’est d’abord prendre soin du sol. Si nous voulons nourrir le monde, il est urgent de rendre aux sols leur fertilité. C’est le thème du dossier traité dans ce numéro. Laurent et Isabelle Urban parlent du sol vivant, Stephen Rostain explique comment créer du sol, Grégory Biton présente l’aquaponie, Jean-Paul Thorez (JNE) rappelle comment jardiner bio et Martin Crawford évoque son expérience de forêt-jardin. L’ensemble est tout à fait passionnant.

Également au sommaire un article intitulé « les leçons de l’affaire du glyphosate » où Jonathan R. Latham montre que combattre les substances chimiques au cas par cas est une stratégie perdante. Il préconise une campagne pour l’interdiction de tous les produits de synthèse. C’est global et radical mais lorsqu’on voit toute l’énergie et le temps dépensé pour faire interdire une molécule chimique, temps mis à profit par l’industrie pour mettre au point d’autres molécules pour la remplacer, on se dit que l’auteur de cet article a raison.

A noter encore l’édito pertinent de Thierry Jaccaud à propos de la position du Président Macron sur le nucléaire.
Danièle Boone


En kiosque, 6,00 € – www.ecologiste.org
Contact: Thierry Jaccaud. Tél. : 04 70 66 13 43 – thierry.jaccaud@orange.fr

Salamandre n° 242 – octobre – novembre 2017 : 10 rendez-vous zéro tabou

La sexualité des animaux, un sujet inépuisable. La revue des curieux de nature a choisi dix espèces pour dix leçons de sexe très animal. La mise en page privilégie en page de gauche une grande photo Noir et blanc de l’espèce en pleine action. Dommage que l’image des coronnelles lisses soit amputée à cause du pli. La page de droite est réservée au texte avec une illustration en couleur. Un quiz agrémente la page, une façon d’être interactif et de faire travailler les méninges du lecteur. Ces dix espèces naturellement n’ont pas été choisies au hasard puisqu’elles permettent de faire un tour d’horizon des différences de comportement sexuel entre les monogames, les polygames et les adeptes de la parthénogenèse bien sûr mais aussi les stratégies pour être l’élu soit par les batailles avec les rivaux soit en développant une séduction irrésistible.

A noter également, un quatre pages sur le lierre, une manne pour des tas d’animaux à l’automne et une randonnée en Arriège sur le traces des bouquetins.
Danièle Boone

7 € sur commande uniquement – www.salamandre.net

L’Écologiste n° 50 – octobre-décembre 2017 : Nouveaux regards sur l’animal

Pour son numéro 50, l’équipe de l’Écologiste a  souhaité réalisé un dossier exceptionnel intitulé « Nouveaux regards sur l’animal » et a réuni pour l’occasions, de grandes signatures:  le biologiste Pierre-Henri Gouyon, l’ethnoécologue Serge Bahuchet, l’historien Éric Baratay, l’éhologue Emmanuelle Poudebat, l’écrivain et traducteur Pierre Madelin, la philosophe Florence Burgat, la sociologue Jocelyne Porcher et la spécialiste en sciences de la conservation, Agathe Colleony. Il en résulte un panorama assez complet des regards portés actuellement sur l’animal et sa condition aujourd’hui. Il faut dire qu’entre le développement de l’éthologie et de la biologie, nos connaissances s’élargissent constamment et aujourd’hui, la maltraitance animale n’a plus aucune excuse.

Au sommaire également : Quel est le réel pouvoir de Donald Trump dans le domaine de l’écologie ? Un appel pour sauver la forêt de Bialowieza en Pologne, les drones et l’achat d’impulsion, l’humain génétiquement modifié dans les éprouvettes, etc.
Danièle Boone


En kiosque, 6,00 € – www.ecologiste.org
Contact: Thierry Jaccaud. Tél. : 04 70 66 13 43 – thierry.jaccaud@orange.fr

Des JNE à la radio


Si certains JNE sont des habitués d’une radio attitrée depuis des années, d’autres changent de station ou interviennent dans des émissions ou des chroniques nouvelles.


En dehors de « piliers » comme Virginie Garin (RTL), Nathalie Fontrel, Frédéric Denhez ou Denis Cheissoux (France Inter) et quelques autres *, certains JNE connaissent le changement.

• Allain Bougrain Dubourg est passé de France Inter à Europe 1, où il officie également le week-end. Chaque samedi à 7h45, Allain évoque les dangers environnementaux qui guettent les animaux ou notre planète. En replay on n’a pas les pubs.

http://www.europe1.fr/emissions/entre-chien-et-loup/dici-20-ans-il-ne-restera-que-10000-lions-3450503


Les chroniques animalières de Marc Giraud sur RTL passent du vendredi au mercredi (dans « A la bonne heure », vers 11h20). Si le ton est humoristique, Marc passe régulièrement des messages de protection aux côtés de Stéphane Bern dans cette émission grand public. Chroniques de 4 minutes environ.

http://www.rtl.fr/culture/medias-people/audrey-lamy-et-fabrice-eboue-dans-a-la-bonne-heure-7790314325

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De son côté, notre collègue Danièle Boone participe à « Planète Nièvre », une émission mensuelle de 30 minutes dédiée à l’environnement diffusée sur RCF Nièvre. Derniers sujets : « Protection de la nature : gérer ou ne pas gérer ? », « La Baratte : l’agriculture urbaine à Nevers ». Le sujet diffusé le 13 novembre sera consacré à la Centrale de Belleville sur Loire. Danièle Boone y assure également une chronique nature.

https://rcf.fr/actualite/environnement/planete-nievre

Enfin, Myriam Goldminc nous signale sa participation régulière à RCF Aube Haute-Marne dans « Terre à terre », une émission mensuelle généraliste sur l’écologie et l’environnement, le quatrième mardi du mois à 11h30 et le samedi qui suit à 10h30. Durée émission : 25 min, avec des reportages en Champagne mais aussi ailleurs. Thèmes abordés : pesticides non merci, le réchauffement climatique,  la chasse, le bien-être animal ou la ville en transition.

https://rcf.fr/actualite/environnement/terre-terre

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* Cette liste est non exhaustive, désolés pour les intervenants réguliers que nous aurions oubliés. S’ils sont animateurs ou chroniqueurs, qu’ils se fassent connaître et oui complèteront cet article.

Un documentaire sur la démographie avec Daniel Cohn-Bendit sur France 5

En mai 2014, les JNE avaient tenu à la mairie du IIe arrondissement de Paris une conférence-débat sur le thème Démographie et Ecologie, le sujet tabou, organisée par Michel Sourrouille. Trois ans après, une grande chaîne de télévision aborde enfin le sujet dans un documentaire animé par Daniel Cohn-Bendit.

 

Voici le communiqué de France 5 sur ce film.

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Démographie ? Depuis les 30 glorieuses le bilan est sévère : triplement de la population mondiale, dévastation des espaces naturels, surconsommation, pollution etc. Sommes-nous trop nombreux sur la planète ? Trop consommateurs ? Pour en avoir le cœur net, Daniel Cohn-Bendit part en Inde, le pays bientôt le plus peuplé du monde. Un voyage durant lequel il s’entretient avec des scientifiques et philosophes indiens de renom, dont l’approche jointe à celle de démographes occidentaux, aide à comprendre les grands enjeux planétaires de la croissance démographique. Le pire n’est peut-être pas à craindre mais le meilleur reste à espérer…
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Ce film sera diffusé le dimanche 10 septembre à 17 h 15 et présenté par Karim Rissouli.

70′ inédit – incarné par Daniel Cohn-Bendit – réalisation Daniel Serre – produit par Flair Production, Kaos Films et RTBF, avec la participation de France Télévisions et du CNC, avec le concours de Saint-Gobain et de Géo PLC – Année 2017
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A la rencontre des peuples sur France Inter

Tous les dimanches à 14 h, France Inter consacre une émission aux peuples d’origine des territoires.

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par Dominique Martin Ferrari

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Alors que Rodolphe Alexandre, président de la CTG, vient de décider d’une journée consacrée aux peuples autochtones guyanais, allons à la découverte de ces fractures entre modernité et traditions. En 2010, nous avions produit une série « Portraits d’outremer» diffusée sur France ô, portraits de ceux que nous avions rencontré à ces frontières. Je ne sais si comme le titre Libé « ils ne savent plus qui ils sont », mais il est évident que leurs difficultés existentielles ne sont pas toujours prises en compte.

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Retrouvez ci-dessous l’un de ces documentaires : La vie d’un indien Arawak de Guyane.

 

Au moment où les peuples premiers revendiquent leurs droits à échelle onusienne, nous avons choisi de vous faire entrer dans la culture des peuples premiers de la République française (Amérindiens, Kanaks, Wallisiens…), avec ce portrait d’Henri, un Arawak du village de Sainte Rose. Il aidera peut-être à comprendre le malaise de ces peuples qui, comme dans d’autres contrées, souffrent de leur vie partagée entre deux cultures.

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Voyage en Terre d’Outre-mer, tous les dimanches à 14 heures sur France Inter et sur le site Voyages de Libération.

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