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Environnement magazine N°1665


La foresterie menace-t-elle la forêt ?
Le titre de l’enquête menée par Cécile Michaut  a le mérite de poser la question de façon claire alors que 2011 a été proclamée  Année internationale de la forêt par l’ONU. Pour être encore plus clair, on pourrait préciser ainsi : La foresterie menace-t-elle la forêt française ? puisque c’est le contenu exact de cette enquête touffue. Pour rappel ce thème était également celui du colloque organisé par les JNE (lire le compte-rendu) le 11 février 2011.

Le débat et les partis en présence sont clairement identifiés avec d’un côté la « foresterie » représentée par les partisans d’une forêt gérée prioritairement pour la filière bois, et de l’autre, les partisans d’une forêt multifonctionnelle utilisée pour la filière bois, mais aussi pour la préservation de la biodiversité, de la qualité de l’eau et des paysages, sans omettre l’aspect « accueil du public ». Le débat est d’actualité puisque le prochain protocole d’accord entre l’Etat et l’Office national des forêts (ONF) doit être signé prochainement pour 2012-2016.

Comment concilier tous ces objectifs à priori difficilement compatibles ?  Les chiffres cités dans l’enquête laissent apercevoir l’ampleur du problème :  la France est déficitaire de 2 milliards d’euros dans son approvisionnement en bois alors que les forêts couvrent 30% du territoire et que les 3/4 sont privées… C’est dans ces conditions que la filière bois veut produire plus pour répondre à la demande d’un marché naissant comme celui du bois-énergie ou en pleine expansion comme celui des maisons en bois (le marché des maisons en bois a été multiplié par trois entre 2000 et 2008) . Pour y parvenir, la filière préconise de changer les pratiques de gestion actuelles : abandon de la forêt multifonctionnelle et de la régénération naturelle au profit d’une forêt productive avec la plantation d’espèces sélectionnées (comme en Allemagne), plantation massive de résineux, etc. En face, les partisans d’une forêt multifonctionnelle annonce que la « biodiversité est utile pour produire à plus long terme ».

Gageons qu’un protocole sera signé en tenant compte de tous les points de vue, mais dans le sens d’une forêt multifonctionnelle. Il y a cependant un point essentiel sur lequel tous sont d’accord : c’est celui d’une meilleure exploitation des forêts privées puisque comme le souligne Cécile Michaut « 80% des volumes supplémentaires à récolter se cachent dans les forêts privées, morcelées et donc coûteuses à exploiter
Comment pousser les 3,5 millions de petits propriétaires forestiers à bien gérer leurs petits bouts de forêts de façon rentable ou gratuite ? Quelques solutions se profilent, que je vous laisse le soin de découvrir dans la deuxième partie de cette enquête foisonnante !

A lire également dans ce numéro, deux pages sur les enjeux du « Bruit », signé par Olivier Descamps. Quatre nouveaux observatoires du bruit vont voir le jour en 2011 dans le quart sud-est du pays. Deux existent déjà, Acoucité (Lyon) et Bruitparif (Ile de France). Le rôle de l’observatoire est de proposer des solutions aux nuisances sonores… et au pouvoir politique. L’article décrit le fonctionnement efficace de ces structures et cerne judicieusement la question de leur financement… qui demeure incertain.

Enfin un dossier « Friches industrielles, les outils de la reconquête » traite de l’état des sols (pollués ou non) et de sa future prise en compte dans les documents d’urbanisme. Quels outils sont mis à la disposition des collectivités locales pour connaître le niveau de contamination d’un sol ? Quel prestataire de qualité certifiée choisir pour recycler une friche industrielle et à quel prix ?
(Cécile Arbona)

En kiosque, 4,90 € – www.environnement-magazine
Publié par le groupe Victoires-Editions. Tél.: 01 53 45 89 00 – redaction@environnement-magazine.fr

Salamandre n° 202


Le poil est partout. De pelage en feuillage, de cils en bacille, de fourrure en chevelure, Karine Poitrineau explore la jungle des toisons animales et végétales. Le sujet très bien illustré de ce dossier inattendu s’avère tout à fait passionnant et extraordinairement diversifié car les poils sont absolument partout. Même les vers d’apparence si lisse en ont ! A côté du dossier, deux doubles sont consacrées au canard colvert, tellement commun, qu’on oublie de le regarder. Laurent Willenegger nous démontre qu’on a bien tord. L’oiseau est superbe. A noter aussi la balade du mois à la découverte du Paris côté nature sur les pas de Frédéric Malher, prof de Sciences de la vie et de la terre et aussi vice-président très actif du Corif (Centre Ornithologique d’Ile de France). Et comme d’habitude, la Petite Salamandre décline le même dossier thématique pour les enfants à côté de leurs rubriques d’éveil à la nature et de jeux.
(Danièle Boone)


6 € sur commande uniquement. Tél.: 03 81 39 24 24 – www.salamandre.net
Contact Presse : Camille Carlier. Tél. : 06 60 67 52 76 – camille.carlier@questiondegout.net

« Notre poison quotidien » sur Arte : faites le buzz !

Notre poison quotidien, documentaire de Marie-Monique Robin, est diffusé le mardi 15 mars 2011 à 20 h 40 sur Arte. La journaliste Marie Hellouin (JNE) l’a visionné en avant-première.


par Marie Hellouin

Ouverture en noir et blanc dans un écran carré que les moins de 50 ans n’ont jamais pu connaître : la caméra s’invite au repas ordinaire d’une famille bourgeoise. Nous sommes en 1964. Maman et les enfants mangent en silence, seul papa répond au journaliste.

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Détaillant les nouveaux additifs figurant au menu, il s’indigne pour la santé de ses enfants et l’avenir de l’espèce. Quelque 100 000 molécules plus tard, c’est depuis notre supermarché ordinaire que Marie Monique Robin annonce la couleur de son enquête : du rayon frais jusqu’aux emballages combien de poisons vont aboutir dans notre assiette ? Comment sont-ils testés et réglementés ? Y a-t-il un lien entre ces substances et l’épidémie de maladies chroniques, cancers, affections neurodégénératives, obésité, diabète, stérilité qui frappe les pays développés ?

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« Pour répondre à ces questions j’ai fait le tour du monde en assemblant patiemment les pièces du puzzle car savoir c’est pouvoir ».

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Sur ces mots, le titre apparaît, ne laissant aucun doute sur l’opinion de son auteur.

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Une enquête cash

Inutile d’en décrire davantage. Le montage nous pilote pas à pas dans le cheminement de l’enquête. Quelques précisions cependant. N’attendez pas d’images spectaculaires gonflées au kérosène.

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A la rubrique « poison », le monde selon Marie Monique se limite aux experts, universitaires, professionnels de santé, nationaux ou internationaux, censés veiller sur la sécurité de notre alimentation. A part les témoignages recueillis dans les fermes, vous ne visiterez que des salles d’archives et la vingtaine de bureaux dont la réalisatrice a poussé la porte.

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Oubliez les caméras cachées, les voix trafiquées et autres regards floutés. Marie-Monique travaille cash, à visage découvert. « Plus je suis connue, plus il est difficile de me refuser un entretien », constate l’auteur. La production est entièrement financée par l’INA et Arte, avec le soutien de chaînes étrangères.

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Alors, décrassez vos oreilles des discours moralisateurs sur nos coupables habitudes de consommation, chers aux sponsors et aux pouvoirs publics. Notre empoisonnement a été programmé il y a 50 ans, quand les gouvernements ont lancé l’agriculture industrielle à partir des stocks d’armes chimiques issus de la dernière guerre. Nul ne pouvait en ignorer les risques.

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La réglementation s’est contentée d’adapter les doses « pour que les gens ne tombent pas raide mort tout de suite », précise Marie-Monique Robin. La Dose Journalière Acceptable (DJA) été définie pour chaque produit, au doigt mouillé sur un coin de table. Elle ne pouvait prendre en compte les effets de long terme, faute de recul.

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Faites le buzz

Parmi les innombrables poisons qui se sont ajoutés à nos diètes l’enquête détaille les cas emblématiques de l’aspartame et du bisphénol A. Mais avec le cocktail de molécules que nous absorbons à chaque repas ,comment retrouver les coupables ?

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Les agences de sécurité alimentaires souffrent des mêmes carences que celles du médicament récemment dévoilées par le scandale du Mediator. Rien d’étonnant puisque les mêmes entreprises fabriquent poisons et antidotes.

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L’industrie finance et contrôle toute la chaîne, de la formation des médecins et des techniciens agricoles jusqu’aux agences de sécurité sanitaire. Les produits sont testés dans leurs propres laboratoires et couverts par le secret industriel. Seuls les résumés sont transmis aux experts, lesquels sont trop souvent en conflits d’intérêts. Quant aux cadres administratifs, ils font ce qu’ils peuvent compte tenu de leurs faibles moyens.
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Certes, la remise en cause des industries chimiques et des filières agroalimentaires pose un problème économique majeur. Les politiques ne s’y décideront que contraints et forcés. Après Le Monde selon Monsanto, cette nouvelle enquête de Marie-Monique Robin fait déjà beaucoup de bruit. Si savoir c’est pouvoir, à chacun de faire le buzz.

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Retrouvez la bande-annonce en cliquant ici.

Pour en savoir + :

http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Notre-poison-quotidien/3673748.html

blog de l’auteur

http://robin.blog.arte.tv/category/notre-poison-quotidien/


Le livre éponyme paraîtra le 10 mars aux éditions Arte la Découverte.

« Notre Poison Quotidien », un documentaire à ne pas rater le 15 mars 2011 sur Arte

Voici la bande-annonce de Notre Poison Quotidien, un retentissant documentaire de Marie-Monique Robin, qui sera diffusé le 15 mars prochain à 20 h 40 sur Arte.

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par Laurent Samuel

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http://www.youtube.com/watch?v=sNqGMTiTty0

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Le site des JNE reviendra en détail dans les prochaines semaines sur ce documentaire, que le site d’Arte vous présente ici.

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Notre Poison Quotidien sera prolongé par un livre et un DVD.

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Marie-Monique Robin avait déjà réalisé le retentissant Le Monde selon Monsanto.

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Marie-Monique Robin était le 21 février dernier parmi les invités d’un débat titré Du poison dans nos assiettes ? dans Mots Croisés sur France 2, que vous pouvez voir ou revoir en cliquant ici sur le mot VIDEOS (le débat commence 1 h 10 après le début du programme). Avec José Bové, elle faisait face au ministre de l’Agriculture Bruno Lemaire et à un représentant des industries agro-alimentaires.

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Réservez votre soirée du 15 mars !

« Atomic City », un passionnant documentaire multimédia sur le site de France 5

Atomic City, documentaire réalisé par Micha Patault, à visionner sur le site de France 5, nous emmène à Richland, petite ville de l’Etat de Washington (au nord-ouest des Etats-Unis) qui vit depuis cinq générations à l’heure du nucléaire.

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par Laurent Samuel

Richland est située à proximité du tristement célèbre complexe nucléaire de Hanford, qui fabriqua le plutonium pour la bombe atomique de Nagasaki, avant de se reconvertir dans le nucléaire civil.

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Après un utile rappel sur l’histoire du nucléaire, Atomic City nous fait rencontrer les habitants de Richland, pour la plupart fascinés par le nucléaire. Au point de nommer leur équipe de baseball… les Bombers ! Ce film très dense d’une vingtaine de minutes (un bon timing pour une vision sur le net) aborde aussi la difficile dépollution du site d’Hanford, fermé en 1987.

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A la manière d’un DVD, Atomic City propose des fenêtres dans lesquelles l’internaute peut cliquer, ouvrant soit un mini-reportage approfondissant un thème (comme des sujets sur les Atomic City Roller Girls ou sur la visite de Japonais au lycée local), soit une fiche d’information (expliquant par exemple qu’Hanford est le site nucléaire le plus pollué du monde après Tchernobyl).

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En résumé, ce webdocumentaire qui associe de très belles photos et des séquences filmées, constitue un excellent exemple de la façon dont Internet renouvelle nos façons de concevoir et de visionner les films.

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Atomic City fait partie d’un ensemble de webdocumentaires de France 5, Portraits d’un Nouveau Monde.
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Vous pouvez visionner Atomic City en cliquant ici.

Les cahiers techniques de la Gazette des Terriers


Ce numéro des « Cahiers techniques de la Gazette des Terriers » raconte tout sur les pelotes de réjection, ces parties non digérées de leurs repas que les oiseaux recrachent par le bec. Pour les enfants, quel plaisir de fouiller dans une pelote, d’y trouver des os et de reconstituer des squelettes de petits animaux ! Comment trouver des pelotes dans la nature, les identifier, les désinfecter, les conserver ou les disséquer ? Cette brochure donne de nombreux conseils pratiques : un bref coup de micro ondes pour stériliser une pelote, un spray de laque à cheveux pour la conserver, par exemple ! Puis elle propose des clés de détermination des ossements trouvés à l’intérieur. Un guide aussi bien destinée à de jeunes lecteurs qu’à des animateurs, à qui il prodigue également de précieuses recommandations. Des fiches sont téléchargeables sur le site des CPN : cherchez « Activités nature » puis « Oiseaux ».
(Marc Giraud)

CPN – Abonnement pour 4 numéros et 4 cahiers techniques, 27 € – www.fcpn.org
Contact presse: Laëtitia Garlantezec. Tél. 03 24 30 29 35 – presse@fcpn.org

« Prêt à jeter », un excellent documentaire d’Arte sur l’obsolescence planifiée

Arte a diffusé le 15 février 2011 un excellent documentaire sur l’obsolescence planifiée de la plupart des produits de grande consommation : Prêt à jeter.

par Laurent Samuel

 

Le titre original : The Light Bulb Conspiracy (le complot de l’ampoule électrique). Ce documentaire d’une réalisatrice allemande, Cosima Dannoritzer, nous montre comment un accord secret entre industriels, dès les années 1920, a limité la durée de vie des ampoules. Une « obsolescence planifiée » toujours à l’honneur aujourd’hui, et qui s’applique notamment à nos imprimantes.

Vous pouvez visionner en ligne Prêt à jeter en cliquant ici (pendant une semaine après sa diffusion).

Ci-dessous, un extrait de ce documentaire :

« Pollen », la bande-annonce

Pollen, long-métrage de Louie Schwartzberg, sera dans les salles le 16 mars 2011. Voici la bande-annonce de ce film Disneynature consacré à la pollinisation.

Disneynature et les JNE organisent une avant-première de Pollen à Paris le 6 mars prochain. Celle-ci est réservée aux membres des JNE et à leur famille (voir détails ci-dessous).

Terre sauvage n° 268 – février 2011


Francis Hallé est le grand témoin de ce numéro consacré aux forêts, année internationale oblige. En ouverture du numéro, il nous entraîne pour une découvertes émerveillée des forêts tropicales car, malgré les années qui passent, la passion de l’amoureux ne faiblit pas. Bien au contraire, il est plus que jamais engagé dans sa sauvegarde. Un dossier est ensuite consacrée aux forêts mythiques d’Europe. C’est une tentative généreuse mais une seule double par forêt laisse franchement sur sa faim. L’espèce animale est consacré au casse-noix moucheté, le bel oiseau qui fait équipe avec les pins cembro. Le voyage nature nous amène à la forêt primitive du parc national de Garajonay dans les Canaries.
Membres des JNE ayant collaboré à ce numéro : Denis Cheissoux, Emmanuelle Grundmann, Catherine Perrin, Jean Robert
(Danièle Boone)

Terre Sauvage, 5,50 € – www.terre-sauvage.com

« Océanosaures » : monstres des mers à la Géode

Les dinosaures connaissent toujours un grand succès auprès des enfants, mais on oublie qu’il en existait également des marins. Pour les faire découvrir, une équipe française a réalisé un film en 3D qui connaît actuellement un grand succès à l’étranger (un million d’entrées prévues d’ici mars).

par Christine Virbel

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Projeté à la Géode à partir du 2 février 2011, ce documentaire retrace la vie sous l’eau aux temps du Paléozoïque, du Mésozoïque (comprenant l’époque jurassique) et une partie du Cénozoïque, jusqu’au cataclysme ayant provoqué la disparition des dinosaures, il y a 65 millions d’années.

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Les scientifiques des musées les plus prestigieux du monde qui interviennent dans le documentaire jouent le jeu et n’hésitent pas à apparaître, pour l’un d’entre eux, en squelette près de celui d’un gigantesque ichtyosaure.

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Un film didactique avec une belle mise en scène comme on les aime.

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La Géode : 26 avenue Corentin-Cariou – 75019 Paris. A partir du 2 février 2011. Plein tarif : 10,50 €. Tarif réduit : 9 €. www.lageode.fr

CANARD SAUVAGE
Spécial 50 ans

ANNUAIRE 2019


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