MEDIAS

Les cahiers de Global Chance N° 29


La rédaction de ce numéro paru en avril a été décidé à la fin de l’année 2010 dans un contexte de communication intense du gouvernement français sur la « renaissance du nucléaire ». La catastrophe du Fukushima est intervenue au moment du bouclage. Elle n’est donc qu’évoquée. Le numéro qui fait le point sur le nucléaire français n’en n’est pas moins passionnant. Au fil des pages, on assiste au détricotage de la stratégie de communication d’une industrie pas en si bonne santé qu’elle le prétend. La France est en effet un leader autoproclamé mais à l’arrêt. 30 pays seulement exploitaient début 2010 des réacteurs et le nombre de réacteurs en exploitation n’a pas augmenté mais au contraire diminué au cours des années passées, avec en août 2009 un total de 435 réacteurs en fonctionnement soit neuf de moins que fin 2002. Et chez nous, si le parc nucléaire assure 80% de la production d’électricité, l’électricité ne représente pas plus de 23% de l’ensemble de la consommation d’énergie finale. Ainsi le nucléaire ne concerne en fait que 18% environ de l’énergie finale en France. Quand au réacteur EPR qualifié d’appartement témoin par le président de la République, les travaux n’en finissent pas et sa mise en service sans cesse reculée. Idem en Finlande. Et pendant ce temps, la facture s’alourdit. Le prochain numéro (vers décembre) devrait être consacré à l’après Fukushima. Entre temps, Anne Lauvergeon a quitté Areva et… contre tout bon sens, le parlement britannique a voté  en faveur du développement de l’énergie nucléaire !
(Danièle Boone)

Les cahiers de Global Chance N° 29, 15 euros – www.global-chance.org

Salamandre N° 204 : La vie en roses


Le dossier réalisé par Aino Adriaens (JNE) est consacré à la reine des fleurs, des farouches églantines aux roses de culture raffinée. Cela peut surprendre de la part d’un magazine naturaliste mais l’approche du sujet est parfaitement dans la ligne éditoriale. Botanique tout d’abord puis zoologique lorsqu’on aborde les visiteurs, chenilles, charançons, mouches, coléoptères… Une double page est consacré au bédégar, cette drôle de boule chevelue qui pousse parfois sur les rosiers surtout sauvages. C’est, en fait, une gale c’est à dire une excroissance végétale provoquée par la présence de l’œuf puis de la larve du cynips, une minuscule guêpe. Pour le dossier de la Petite Salamandre, la version pour les enfants, seul le rosier sauvage a été retenu.
Autres sujets du magazine : le lézard des murailles, la pie-grièche écorcheur, le frelon asiatique, une rencontre avec Bernard Genton et une escapade en Vanoise. A noter le tendre édito de Julien Perrot consacré à la renaissance inattendue d’une viorne obier plantée dans son jardin l’année précédente. 
Le mini-guide est consacré aux « stars de la haie » avec des conseils pratiques pour dynamiser la biodiversité des arbustes et des buissons.
(Danièle Boone)

6 € sur commande uniquement. Tél.: 03 81 39 24 24 – www.salamandre.net
Contact Presse : Camille Carlier. Tél. : 06 60 67 52 76 – camille.carlier@questiondegout.net

Eduquer à la biodiversité


Voici un outil très pratique pour les animateurs, les enseignants ou même les parents qui veulent faire découvrir la nature aux enfants. Editée par l’Agence régionale de l’environnement de Haute Normandie, cette brochure donne d’abord de très bons points de repères sur la biodiversité de la région : principales espèces présentes, dates de floraison des plantes… On y trouve aussi de nombreuses idées d’activités pour observer les animaux aquatiques, la microfaune du sol, créer avec des éléments naturels, ainsi que plein d’adresses utiles pour participer à des sorties, des actions collectives… Accessible en téléchargement ☞  ici. Et si vous êtes agriculteur, ou si vous connaissez un agriculteur intéressé par le sujet, vous pouvez aussi vous reporter à la fiche La biodiversité sur l’exploitation agricole sur  www.arehn.asso.fr.
(Carine Mayo)

Gare aux anti Allègre !

Suite à l’intervention de Florence Leray samedi 18 juin sur France Inter dans l’émission CO2 mon amour avec Denis Cheissoux sur son livre Le négationnisme du réchauffement climatique (éditions Golias), France Inter a reçu des mails d’insultes – voire de menaces physiques – à l’encontre de Florence Leray.

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Comme quoi, ce livre dérange (voir ici sa critique par Carine Mayo) … Les petits copains de Claude Allègre sont peu nombreux, mais actifs. Si vous avez apprécié cette intervention, vous pouvez envoyer un mail de soutien à France Inter (à l’attention de Denis Cheissoux) ainsi qu’à Florence Leray (contact71@florenceleray.net).

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Pour réécouter l’émission en podcast sur le site de France Inter : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/co2monamour/

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Le Malheur des animaux avec Alexandrine Racinais sur France Culture

Alexandrine Racinais, membre des JNE, était l’invitée de Stéphane Deligeorges, sur le plateau de l’émission Continent Sciences (France Culture) consacrée lundi 30 mai 2011 de 14 heures à 15 heures au « Malheur des animaux ».

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L’émission était construite autour du Dictionnaire horrifié de la souffrance animale (Fayard), son dernier ouvrage.

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Si vous souhaitez écouter ou podcaster cette émission, rendez-vous sur
http://www.franceculture.com/emission-continent-sciences-le-malheur-des-animaux-2011-05-30.html

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Salamandre n° 203 : les héros de la mare


Rendez-vous au bord de l’eau avec quatre attachants tueurs en série. Le sous-titre est tout un programme complètement respecté à l’intérieur du numéro. Qui sont-ils ces impressionnants héros? Le triton alpestre, le gerris, la notonecte et le dyptique. Véritable serial killer, la larve du dyptique peut liquider 20 à 30 proies par jour. Projetant brutalement sa tête plate en avant, elle plante sa double cisaille dans le corps de sa victime. Puis elle injecte son venin à travers ces deux crochets creux, avant d’aspirer par les deux mêmes canaux les tissus liquéfiés de sa proie. Cette bestiole impitoyable qui se métamorphosera en un gentil scarabée a particulièrement inspiré Daniel Auclair, le réalisateur d’une film décapant réalisé pour la Salamandre.

La Petite Salamandre, version pour enfant, s’intéresse tout particulièrement au bal des tritons. En effet, y apprend-on, comme au temps de Cendrillon, tritons mâles et femelles quittent leurs vieux habits usés pour aller au bal. Une fois qu’ils ont enfilé leurs costumes arc-en-ciel, que font-ils?  Ils mangent des œufs de grenouilles,  dansent follement et… se font la cour.  C’est une très belle histoire vraie.

Le mini-guide intitulé « une mare pleine de vie »  est une invitation à observer et comprendre la richesse de la mare. On y découvre aussi bien la faune que la flore. Vous l’avez compris, cette nouvelle livraison est une réussite!
Danièle Boone

6 € sur commande uniquement. Tél.: 03 81 39 24 24 – www.salamandre.net
Contact Presse : Camille Carlier. Tél. : 06 60 67 52 76 – camille.carlier@questiondegout.net

Rustica Pratique – Un petit jardin beau tout l’année


Même le plus petit coin de nature en miniature est utile pour la biodiversité. Rebords de fenêtre et balcons peuvent se couvrir de fleurs. Ceux qui ont une terrasse, voire un vrai petit jardin, sont des privilégiés. Ce nouveau numéro du trimestriel Rustica Pratique est dédié à tous ces espaces, plus ou moins minuscules, où l’on peut néanmoins jardiner pour de vrai. On y apprend comment agrandir l’espace, quelles plantes choisir, les gestes à faire au fil des saisons. A noter aussi un reportage très sympa à Chédigny, un village d’Indre-et-Loire où les roses poussent sur les trottoirs. Pierre Louault, maire depuis 33 ans, a commencé à fleurir  son village il y a douze ans. Et c’est en voisin, qu’il est allé cherché ses rosiers chez André Eve. On comprend qu’avec une telle référence, ce soit une réussite. 240 variétés et 600 rosiers ont été plantés et, bien sûr, la majorité des habitants ont joué le jeu!
Danièle Boone

Rustica pratique, 5,90 €

Science et Vie Hors Série : Nucléaire, le Choc

Science et Vie nous propose un hors série très complet sur le nucléaire. Ce numéro est bien sûr consacré pour l’essentiel à la catastrophe de Fukushima, dont le déroulé (à travers une série de photos en doubles pages) et les conséquences sont clairement expliqués. Mais l’impact de cet accident majeur dans le monde et en France est aussi abordé. Ce hors série, auquel a collaboré notamment Yves Sciama (JNE), se termine par deux dossiers consacrés aux leçons de Tchernobyl et d’Hiroshima. Un dossier de référence à conserver.
(Laurent Samuel)

Science et Vie Hors Série : Nucléaire, le Choc, 5,90 € – www.science-et-vie.com

« Plastic Planet », un réquisitoire implacable mais attachant

Sorti discrètement dans quelques salles françaises le 6 avril 2011, Plastic Planet, du réalisateur autrichien Werner Boote, constitue un réquisitoire implacable contre le plastique.

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par Laurent Samuel

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Ce documentaire écrit à la première personne nous raconte les pérégrinations du cinéaste à la découverte d’une planète colonisée par les plastiques, qu’on retrouve partout, dans nos maisons et nos assiettes, et même au milieu des océans, où, selon Werner Boote, l’on ramasserait six fois plus de plastique que de plancton. Or, ces produits synthétiques menacent la santé des animaux et des humains.

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Un réquisitoire de plus à la Michael Moore, où les industriels n’apparaissent que pour être traqués et ridiculisés ? Oui, mais pas seulement car, tout au long du film, Werner Boote entretient un dialogue posthume, souvent attachant, avec son grand-père, qui exerçait de hautes responsabilités dans l’industrie du plastique.

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Cliquez ici pour accéder au site officiel de Plastic Planet.

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On regrettera cependant que Plastic Planet mette (si l’on peut dire…) tous les plastiques dans le même sac, alors que l’impact environnemental et sanitaire du PVC n’est pas le même que, par exemple celui du PET.

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Dommage aussi que ce film datant de 2009 ne sorte en France que deux ans plus tard, et cela d’autant plus que de nombreuses études scientifiques sont sorties entre temps, notamment sur le bisphénol A.

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Ci-dessous, la bande annonce de Plastic Planet.

http://www.youtube.com/watch?v=R9WgY3Aky_A

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Ce long-métrage s’accompagne d’un livre Plastic Planet, La face cachée des matières synthétiques, écrit par Werner Boote et Gerhard Pretting, journaliste scientifique, paru en septembre 2010 dans la collection Questions de société, aux éditions Actes Sud.

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Tchernobyl, l’histoire sans fin

Une soirée Tchernobyl, l’histoire sans fin sera diffusée sur Arte le 26 avril 2011 à 20 h 40. Marie Hellouin l’a vue en avant-première.

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par Marie Hellouin

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Nul ne pouvait savoir où et quand se produirait la prochaine catastrophe nucléaire quand cette Thema spéciale « 25e anniversaire de Tchernobyl » a été programmée.

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Après un quart de siècle de silence, l’explosion du réacteur N°4 se vitrifiait peu à peu dans la zone interdite de notre inconscience collective. Avec la menace climatique, l’atome avait gagné le statut « d’énergie non carbonée ». La filière française misait déjà sur un renouveau planétaire. Il y avait fort à parier que le public zapperait tout simplement cette émission.

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Mais l’histoire est ainsi faite que quand on croit que c’est fini, ça recommence… Voilà qui donne à ces deux documentaires une actualité vertigineuse.

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25 ans déjà ? 25 ans seulement ?
Avec Tchernobyl forever, le réalisateur Alain de Halleux plonge dans le quotidien glauque de la jeunesse ukrainienne. Tourné spécialement pour cette soirée, le film a été achevé juste avant que la nature ne célèbre à sa façon ce sinistre anniversaire, à Fukushima le 11 mars dernier. 25 ans déjà ? 25 ans seulement ? Se peut-il qu’en une génération il ne reste qu’un jeu vidéo et « LA » cheminée de la centrale, emblème de la nouvelle identité nationale que tous veulent conserver ? Les survivants se taisent, le gouvernement ne donne aucune information, l’OMS et l’AIEA ont décidé en cœur d’arrêter le suivi des populations.

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Bien qu’affectés à 90 % d’une ou plusieurs maladies chroniques, la plupart des jeunes préfèrent ne pas savoir. Ce qu’ont vécu leurs parents, ils l’apprennent par ordinateur interposé avec S.T.A.L.K.E.R., le jeu du liquidateur. Pourtant, sous son sarcophage en perpétuelle réparation, le Phoenix s’active et renaît de ses cendres. Au dire du responsable de la sûreté du site, « l’histoire ne fait que commencer, le plus grand risque ici, c’est l’oubli ! » La lave du cœur fondu s’effrite, libérant des particules alpha, hautement radioactives.

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Les équipes de décontamination travaillent au ralenti de crainte d’en inhaler. Que pensent-elles de l’enceinte de confinement promise par nos champions français, les multinationales Bouygues et Vinci ? A vrai dire, ce projet pharaonique les laisse dubitatives. Avant de songer à couvrir le site il faut extraire les 600 tonnes de combustible inutilisé des 3 réacteurs intacts. Les Français ont construit un premier bâtiment à cet effet, au frais des donateurs. A Tchernobyl, on dit qu’il a été si mal conçu « qu’on n’oserait même pas y conserver des cornichons » !

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Ensuite il y a le prix, 1, 5 milliard d’euros, que la communauté internationale peine à réunir alors que Kiev a déjà levé 12 milliards de $ pour l’Euro 2012 ! Mais après ? l’enceinte est prévue pour durer 100 ans. C’est dire que 4 générations devront se succéder pour prévenir les risques d’incendie et extraire les déchets qu’elle va cacher. Par endroit, les contaminations sont telles que même les robots n’y résisteraient pas. Qui va payer alors que la centrale ne produira plus le moindre kilowatt ?  L’Ukraine n’a trouvé qu’une réponse : construire 22 nouveaux réacteurs pour exporter de l’électricité aux pays européens qui ont banni le nucléaire de leur territoire national. L’homme à la mémoire courte, mais l’atome, lui a la vie longue !

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L’atome et la mondialisation
Le second documentaire date de 2006. Nous le devons à Dominique Gros qui a exploré la situation, pays par pays dans les 40 % du territoire européen plus ou moins contaminés par ce merveilleux nuage, vous savez ? celui qui s’est arrêté aux frontières de l’hexagone. De graves surprises nous attendent à la découverte de ces réalités occultées. Par exemple, en Norvège, certaines populations présentent les mêmes degrés de contamination que les enfants de Tchernobyl.

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Un débat animé par Annie Claude Elkaim en direct de Kiev fera le lien entre ces deux films et le remake de Fukushima, avec la participation d’Alain de Halleux.

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En attendant, laissons la conclusion à notre éminent confrère, François Lenglet, vice Président de La Tribune, qu’on ne peut accuser d’écologisme primaire : « Quand on divise le nombre d’accidents nucléaires graves par le nombre de réacteurs dans le monde, le risque s’élève à 1 %. Si c’était le cas dans le transport aérien, plus personne ne prendrait l’avion… » recueilli sur BFM week end le 2 avril. A nous de voir !

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Dossier, interview et bande annonce sur : www.arte.tv/tchernobyl

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ANNUAIRE 2019
Spécial 50 ans


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