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Les 4 saisons du Jardin Bio – Hors série n° 13 – Le retour à la terre

On assiste aujourd’hui à une explosion des microfermes, exploitations agricoles caractérisées par leur petite taille. Les journalistes des quatre saisons sont allé à la rencontre de ces pionniers qui démontrent qu’une autre agriculture est possible. Ce mouvement compte beaucoup de néo-ruraux. La première difficulté est l’acquisition de terre. Victime de la pression du marché immobilier et de la spéculation, le pris des terres agricoles est aujourd’hui déconnecté de leur valeur réelle. Sans compter que, souvent, la préférence est donnée à l’agrandissement des exploitations et non à la création de petites structures autonomes. Plusieurs solutions existent néanmoins parmi lesquelles on trouve l’achat en commun ou le recours à Terre de liens.

« De la Normandie aux Alpes, de la Touraine à l’Alsace en passant par les toits de la capitale, des avant-gardiste, des jeunes exploitants, des rêveurs pragmatiques racontent la sueur, les satisfactions, les difficultés, l’indépendance, le respect… la vérité de leur travail, de leur vie dans et avec la terre, » annonce dans son édito Véronique Buthod, rédactrice en chef déléguée. De fait, la plupart de ces « aventuriers » de la terre faisaient un autre métier avant. Ils viennent à la terre par idéal, par choix de vie. D’emblée, ils acceptent de petits salaires compensés selon eux à une qualité de vie. Carine Mayo (JNE) nous emmène à la rencontre de l’agriculture urbaine. Une utopie, demande-t-elle ? S’il est impossible pour ces micro fermes urbaines de subvenir aux besoins alimentaires de la population d’une grande ville, elle peut cependant y participer. La ville de Paris, notamment, devraient aider à leur installation plus d’une trentaine de micro-agriculteurs.

Tous les micro-fermiers rencontrés donnent leurs conseils, reflets de leurs expériences. En effet, dans tous ces reportages où il est beaucoup question de permaculture, l’échange et le partage sont la base de cette agriculture de demain. Ce hors série comme incitateur d’ouverture, de créativité et d’expérimentation est vraiment passionnant.
Danièle Boone


Éditions Terre vivante, 7,70 € – www.terrevivante.org

Contact presse : Christine Corbet. Tél. : 04 76 34 80 87 – christine.corbet@terrevivante.org

Salamandre n° 239 – avril mai 2017 : le chevreuil sort du bois

Il était une fois un herbivore forestier. Aujourd’hui, le chevreuil habite aussi les champs. Voilà qui justifie le titre accroche de ce numéro de printemps. Le dossier est donc consacré à ce mammifère relativement facile à observer. L’homme et le chevreuil cohabitent depuis des millénaires mais la liaison est souvent dangereuse surtout pour l’animal. Chaque année, 2,5 millions de chevreuils sont abattus en Europe. Régulation indispensable ou massacre gratuit ? les points de vue de Charlotte Chandosné, directrice de la fédération de chasseurs de Haute-marne et de Marc Giraud (JNE) et porte-parole de l’ASPAS s’affrontent. A noter dans ce dossier très complet, l’étonnant article sur « le digesteur magique ». Le chevreuil possède quatre estomacs et une machinerie digestive digne de l’imagination de Léonard de Vinci.
Danièle Boone

7 € sur commande uniquement – 
www.salamandre.net

« Le Lien » : bien plus qu’un documentaire, une expérience qui questionne notre besoin de nature

En introduction à son « grand » projet (lire ici l’article de Nathalie Torjdman), Frédéric Plénard a réalisé en 2016 un film documentaire, Le Lien, dans lequel on suit un petit groupe d’adolescents qui passent dix jours en pleine nature.

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par Adeline Gadenne

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Tous issus d’un quartier populaire de la banlieue bordelaise, ils ont comme point commun d’être coupés de la nature dans leur vie quotidienne ainsi que dans leurs loisirs. Frédéric organise pour eux une immersion en montagne dans les Pyrénées, avec l’appui de deux animateurs nature. Une première pour ces jeunes citadins.

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Après seulement quelques jours, ces adolescents, au début mal à l’aise sur les pentes pyrénéennes, se sentent chez eux, comme si le goût pour la vie dans la nature était enfoui en eux. Regarder les étoiles, goûter – et apprécier – des plantes sauvages, embrasser des arbres… : « au lieu de vivre sur nos écrans, nous avons vécu la vraie vie », commente Eva, l’une des adolescentes.

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Epuré et naïf dans sa forme, ce film est riche d’enseignements sur notre connexion aux éléments. « Dans la nature, nous nous sommes rapprochés les uns des autres », conclut Eva.

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www.lelienleprojet.fr

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Préserver la vie du sol

par Carine Mayo

Christophe Barge, Danièle Boone, Geneviève Omessa et Pierre Kaluzny, les animateurs de Planète Nièvre © Bénédicte Rollin

Quels sont les êtres vivants qui vivent dans le sol ? Comment jardiner sans détruire l’activité biologique ? En ce printemps, l’émission Planète Nièvre, proposée par RCF Nièvre, nous invite à découvrir le monde souterrain et nous fait découvrir des expérimentations intéressantes dans la Nièvre et dans l’Allier : semis sous couvert dans des champs de céréales, enseignement du jardinage sur sol vivant dans un jardin refuge…

Une façon d’ouvrir des horizons et de montrer aux jardiniers amateurs que l’on peut très bien se passer de motoculteur. A découvrir également la chronique nature pleine de poésie de notre consœur Danièle Boone consacrée au martinet.

➨ écouter l’émission Planète Nièvre consacrée au sol vivant sur RCF

L’éveil de la permaculture

Et si la révolution s’inspirait de la nature ? Tel est le sous-titre de ce documentaire de Adrien Bellay sur la permaculture. Celle-ci, n’est pas simplement une méthode de culture. Elle est devenue une façon de faire bouger le monde, une alternative à une société hors-sol, un mouvement en marche international.

par Danièle Boone


C’est quoi la permaculture ? Un projet de vie ? du bons sens organisé ? L’enseignement est au cœur du documentaire d’Adrien Bellay. Lui-même a suivi un cours de « design en permaculture » , deux semaines d’apprentissage sur le fonctionnement des écosystèmes où les valeurs de partage et d’humanité prennent sens. Au-delà des savoirs échangés, Andy et Jessie Darlington, les deux formateurs, insufflent une forte énergie entre les membres du groupe. On parle d’autonomie, de résistance et de pouvoir d’agir. 

Prendre soin de la terre, prendre soin de l’homme et partager équitablement les ressources sont en effet, les trois principes de base de la permaculture.

Deux approches divisent la pensée scientifique, l’approche analytique et l’approche systémique. La première étudie les phénomènes en les divisant. Elle s’appuie sur la précision des détails. La seconde les étudie dans leur globalité et se concentre sur les interactions entres les éléments. C’est de cette seconde que relève la permaculture. L’approche systémique remplace les solutions fragmentaires à court terme par des solutions globales à long terme. Ce changement total de perception du monde est résumé dans un des principes majeur de la permaculture : intégrer plutôt que séparer.

Dans L’éveil de la permaculture, il est beaucoup question de transmission. Aujourd’hui, l’économie de la permaculture repose en grande partie sur les revenus générés par les formations. Ce système de financement pourrait atteindre rapidement ses limites mais les micro-fermes qui naissent un peu partout montrent que les méthodes alternatives prônées par la permaculture se mettent en place concrètement. Derrière ce mouvement international, il y a un grand désir de changer de vie. Toutes les catégories sociales de la population se retrouvent dans les formations mues par une recherche communes de solutions aux problèmes que nous avons tressés sur la planète.

Parmi les intervenants : Éric Escoffier, Pascal Depienne, Darren J.Doherty, Jean-Philippe Beau-Douëzy, François Léger… Tous sont d’accord, la permaculture, c’est créer du capital naturel, du capital écologique et c’est une urgence absolue. Éric Escoffier a le mot de la fin : « C’est à la portée de tous. C’est facile. C’est juste un choix« .


Distribution : Destiny films. En salle le 19 avril.
Contact presse : Alexia Coutant – alexia@anyways.fr

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Ma petite ferme sonore par Anna et Hervé Millancourt, Fernand Deroussen

Voici un CD original d’initiation aux cris des animaux pour tout petits, accompagné d’un livret avec de jolis dessins qui servent de support pour l’enfant. On entend d’abord les sons de chacun les uns après les autres (abeille, âne, canard, etc.), puis la voix explicative propose une imitation très simple (genre « coin coin » pour le canard ou « miaou » pour le chat) et nomme le verbe qui correspond (là, c’est parfois très pointu : la chèvre béguète, l’hirondelle trisse).

Après les sons de 20 animaux suivent 4 petites histoires simplissimes, qui sont en fait des prétextes à réentendre tous les cris déjà évoqués. À la fin du livret, des dessins montrent des paysages contenant les animaux. Pour le jeune auditeur, le jeu consiste à pointer du doigt chaque animal quand il entend le son qu’il produit. Pas bête.
(Marc Giraud)


Chiff-Chaff, 12,50 € – www.chiff-chaff.com
Contact presse : Hervé Millancourt. Tél.:  09 52 34 03 42 – h.millancourt@chiff-chaff.com
(Marc Giraud)

« Chasseur-Tueur-Imposteur ? » : un film-choc sur les abus de la chasse et la souffrance animale

Un film volontairement militant pour révéler les abus de la chasse moderne et montrer au public les souffrances qu’endurent les animaux face aux chasseurs. Un document inédit d’une grande qualité filmique qui devrait permettre de faire évoluer les consciences pour un meilleur respect de la faune sauvage.

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par Michel Cros

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Telle une reporter caméra au poing sur le terrain (suisse et français), Kate Amiguet part à la rencontre de ces hommes en tenue de chasse, traquant le gibier…

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Dans la ligne de mire du chasseur, le sanglier déjà blessé par balles se débat dans tous les sens. La boue est maculée par son sang. Il n’a aucune chance de s’en sortir. L’animal grogne terriblement, tellement la blessure le fait souffrir, mais ses plaintes restent comme lettre morte. La dernière balle lui sera fatale. Pour d’autres, l’agonie durera malheureusement plusieurs jours.

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Tel est ce monde de la chasse, qui est sans égard pour la sensibilité de la bête.

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Pourtant, comme le raconte Allain Bougrain-Dubourg (Président de la LPO et membre des JNE) – parmi les quelques intervenants écologistes qui participent à ce film – il fut un temps (et peut-être subsiste-t-il encore dans certaines tribus) où le respect de l’animal n’était pas incompatible avec l’acte de chasser. Les Amérindiens pour ne pas les citer nous ont laissé maints témoignages de leurs rituels (on se souviendra avec émotion la scène de chasse dans Le Dernier des Mohicans de Fenimore Cooper mis en images par Michael Mann).

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Mais le film de Kate Amiguet n’est pas une fiction, ni de la télé-réalité. Son but n’est pas de nous procurer des sensations fortes ni de nous mentir sur le monde de la chasse. Les images sont dures certes, mais parlent d’elles-mêmes ; des images chocs sur les techniques des chasseurs (déterrage, glu, lecque), mais aussi des révélations sur certaines pratiques mercantiles méconnues du grand public. On aimerait presque revenir aux « temps des secrets » avec les parties de chasse de la saga pagnolesque qui nous attendrissaient aux accents de la Provence, jusqu’à nous faire oublier le triste sort du lièvre ou de la grive voués au repas dominical tant attendu.

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Mais ce n’est pas cette chasse-là que la réalisatrice a voulu nous montrer, non pas qu’elle n’existe plus du tout… juste que l’univers de la chasse s’est orienté vers une autre direction ; celle du loisir et du commerce avec des réseaux de plus en plus sophistiqués comme pour le braconnage sur le gros gibier, déclare Pierre Athanaze (Président d’Action Nature Rewilding France). En effet, celui-ci souligne que cette activité est passée en quelques décennies, d’une chasse de subsistance à une chasse spectacle où il est permis de tuer pour se faire plaisir, avec des trophées de chasse en série qui finissent en grande partie à la poubelle. Alors, si le besoin de nourriture n’est plus la raison vitale, quelle serait alors la motivation profonde d’une partie de chasse ; quel est ce besoin d’aller décharger sa carabine sur des êtres innocents ?

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Y aurait-il deux sortes de chasseurs, un des temps anciens et un des temps modernes ?

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Kate Amiguet ne nous laisse pas le choix, le portrait du chasseur moderne est camouflé dans son titre Chasseur-Tueur-Imposteur ?. Et son portrait-robot est d’emblée révélé au fil des images sur notre écran. Je ne peux m’empêcher d’aller chercher dans la littérature quelques indices de réponses : « Le chasseur vise, et tire sur son malheur, ou sa malchance, en tout cas quelque chose de présent en lui et dont il entend se venger », dit le narrateur de La chasse dans les collines, une nouvelle de l’écrivain japonais Yasushi Inoue.

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Pour Gérard Charollois (Président de la Convention Vie & Nature), tuer pour le plaisir n’est pas sans conséquence sur l’homme. Il est désormais prouvé (c’est appelé le lien) que faire du mal à un animal a des répercussions sur le psychisme qui vont un jour s’activer dans le même sens envers l’humain.

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Il est surprenant voire contradictoire que la classe politique, de plus en plus sensible à toute émergence de la violence, ne prenne pas acte de cette réalité.

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Face à ce constat morbide, car la chasse fait aussi des victimes humaines, on aimerait entendre les chasseurs s’expliquer sur leurs réelles motivations, mais le dialogue semble impossible et la confrontation non sans risques, comme le révèlent certaines séquences de ce film.

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Pourtant, les alternatives à la chasse existent tant en France qu’à l’étranger. Gottlieb Dandliker, inspecteur de la faune à Genève, explique que la chasse a été abolie en 1974 dans le canton genevois. Depuis, des clôtures électriques protègent les cultures.

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Un autre aspect abordé au cours de ce documentaire est que notre biodiversité est arrivée à un point critique. En conséquence, nous ne pouvons plus en tant que citoyens responsables d’une planète en péril, accepter ces pratiques d’un autre âge. Les statistiques le prouvent, mais aussi la conscience citoyenne internationale de plus en plus opposée à de telles pratiques qui ne respectent pas la vie. Affirmer que l’animal ne souffre pas est un non-sens que désapprouve l’opinion publique, de plus en plus sensibilisée par les images sur la maltraitance animale, qu’elle soit domestique ou sauvage.

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Chasseur- Tueur-Imposteur ? devrait apporter des « pièces à conviction » supplémentaires au législateur pour une reconnaissance de la sensibilité de l’animal sauvage. Droit qui ne lui a pas été accordé dans le nouveau statut de l’animal entré en vigueur le 16 février 2015.

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Ce film confirme les réflexions apportées lors du colloque Animal Politique, avec notamment le professeur Jean-Pierre Marguénaud et la philosophe Florence Burgat, qui interpelle l’intérêt financier, voire marchand, lié aux animaux, véritable frein à l’évolution du droit animalier en France.

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« Quelle misère que l’intelligence soit limitée mais la bêtise sans limite ! » avait dit l’ancien chancelier allemand Konrad Adenauer. Souhaitons que ce début du XXIe siècle fasse émerger de nouvelles perspectives entre l’homme et l’animal, pour un meilleur partage du territoire profitable à chacun.

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Réalisatrice : Kate Amiguet
65 minutes, 2016.

Production : AudioVisu-Elle
Diffusion : TV Mart

Vous pouvez visionner le film en cliquant sur le lien ci-dessous
http://www.tvmart.ch/Chasseur-Tueur-Imposteur-LE-FILM_v184.html

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« L’Empereur » de Luc Jacquet

Ce film animalier a eu une belle promo, et devrait plaire : typiquement disneyen, il convient à toute la famille.

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par Marc Giraud

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On suit l’histoire d’un couple de manchots empereurs dans un univers incroyablement rude, puis celle de leur petit, et de son aventure fantastique : rejoindre l’océan, sans ses parents, et plonger vers l’inconnu de son avenir.

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Le film ne s’intéresse pas aux autres animaux (c’est à peine si on aperçoit un phoque), et la prédation est quasi inexistante. En dehors des conditions difficiles de la reproduction des manchots, on apprend donc peu de choses sur la vie de ces animaux et leur milieu naturel.C’est donc presque une aventure familiale à laquelle nous sommes conviés, et on se laisse porter par les séquences drôles, tendres ou impressionnantes.

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La beauté des paysages de l’Antarctique, et les fantastiques fonds marins à eux seuls seraient suffisants pour nous motiver à aller voir ce film. Les voix humanisées des animaux, qui en avaient agacé plus d’un dans La Marche de l’Empereur, sont heureusement remplacés par le commentaire lu par Lambert Wilson. Les naturalistes les plus puristes seront heureux de voir exclusivement des animaux sauvages, libres dans leur milieu. L’Empereur est donc, vraiment, un film pour tout le monde…

 

Voici la bande annonce  de ce film

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Attachée de presse : Aude Thomas
Aude.Thomas@disney.com

Dossier de presse http://www.disney-television.com/Empereur_lefilm/

Affiche http://bit.ly/2hC8Zpr


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L’Écologiste N° 47 – décembre 2016 – février 2017

Que ton aliment soit ton seul médicament disait le médecin grec Hippocrate. Qu’est que l’alimentation préventive ? Comment nourrir notre microbiote ? Le bio est-il meilleur pour la santé ? Quels qont les aliments anticancer ? La viande, la santé et le climat. Qu’est qu’un bon pain ? Autant de questions auxquelles posée dans le dossier consacré à l’alimentation santé.
Au sommaire également, la nature oubliée, un intéressant article de Philippe Jacques Dubois (JNE) où il explique comment dans notre société d’immédiateté et de court-terme, la mémoire se défile alors que nous devrions au contraire nous servir à plein de notre passé pour assurer notre futur. A noter également un article hommage sur Bill Mollison, le fondateur de la permaculture.
Danièle Boone

En kiosque, 6,00 € – www.ecologiste.org

Contact: Thierry Jaccaud. Tél. : 04 70 66 13 43 – thierry.jaccaud@orange.fr

« Power to change » : une bonne raison d’aller au cinéma

Le film Power to change, la rébellion énergétique est une réalisation de Carl-A. Fechner sortie en Allemagne le 17 mars 2016. Une version originale allemande avec sous-titres français et une version doublée française sont prévues en France à partir du 11 janvier 2017. Voici un film qui invite chaque spectateur à participer à une rébellion énergétique, selon ses moyens et ses connaissances.

 

par Georges Lévêque

 

60-320x450Rêve ou réalité ? La vision mise en scène est celle d’une société où le système de fourniture d’énergie serait démocratique, durable et d’un coût abordable, à partir de sources 100 % renouvelables. Ce film nous entraîne dans un voyage à la découverte d’un pays (l’Allemagne) où des centaines de milliers de personnes transforment cette vision en une réalité tangible.

 

Ce sont les rebelles d’aujourd’hui, des pionniers combatifs, des bricoleurs amateurs qui luttent pour la révolution énergétique grâce à des technologies franchement innovantes et parfois surprenantes. Passionnés et pleins d’espoir, ils acceptent les revers mais célèbrent tout autant leurs succès. Car l’avenir de l’énergie du monde est bien liée à des sources décentralisées, propres, sans limite et bien entendu renouvelables. Carl Fechner signe là un puissant plaidoyer pour la mise en oeuvre rapide de cette révolution.

 

Voici quelques propos sur lesquels les espoirs des intervenants sont bâtis :
* sans énergie, rien n’est possible dans notre monde,
* la conquête du charbon et du pétrole donne lieu à des guerres,
* ces ressources-là sont d’ailleurs limitées à la fois en quantité et en durée,
* les nuisances provoquées par l’extraction du charbon, du pétrole, des gaz de schiste et de l’industrie de l’atome sont inquiétantes,
quelles explications donnerons-nous à nos petits-enfants plus tard quand ils seront confrontés à une quantité insoutenable de déchets toxiques et qu’ils demanderont pourquoi nous avons laissé faire ?

On sait que les changements ne viendront pas d’en haut, nous explique le film. Il est plus raisonnable d’imaginer que c’est la somme de nos petites contributions et d’idées nouvelles qui contraindront les Etats et les administrations à s’orienter vers des solutions qui ne font pas courir des risques aussi dramatiques. Les personnalités politiques qui participent à ce plaidoyer, scientifiques, industriels, journalistes, enseignants déjà convertis, affirment qu’il faut passer de la dictature énergétique à la démocratie énergétique. On a besoin d’une vision pour de meilleurs lendemains et la plus stupide serait de penser que tout peut continuer comme ça.

 

Le spectateur voit défiler pendant une heure et demie beaucoup d’intervenants. Comme le professeur Claudia Kemfert, par exemple, qui défend brillamment son point de vue. Elle est à la tête du département de l’Energie, du Transport et de l’Environnement à l’Institut allemand pour la recherche économique. Elle analyse les affirmations erronées qui nous sont familières, depuis les coûts prétendument plus élevés pour l’électricité photovoltaïque jusqu’à la menace des pannes d’électricité. Elle contredit les lobbyistes des grandes multinationales pétrolières et énergétiques à l’aide d’arguments scientifiques et factuels.

 

Parmi les solutions avancées, sont évoquées les chaudières à granulés de bois et de paille, les centrales au biogaz, les énergies géothermiques et hydroélectriques. On met en avant les unités de stockage qui aident à stabiliser le réseau lorsqu’un excès d’électricité est injecté. Encore plus fort et novateur avec la visite d’une grande unité de conversion d’électricité en gaz. Cette centrale située à Werlte en Basse-Saxe fonctionne par électrolyse. Les surplus d’électricité, quand il s’en trouve, sont utilisés pour créer de l’hydrogène à partir de l’eau. Le CO2 libéré par une unité de biogaz est isolé. L’hydrogène et le CO2 vont ensuite être transformés en méthane comparable au gaz naturel qui peut alors être utilisé en tant que carburant par les voitures propulsées au gaz, ou bien injecté dans le réseau de gaz naturel. D’autres technologies existent. Power to change les présente de manière plaisante et compréhensible par la plupart d’entre nous.

 

Le film sort au cinéma le 11 janvier à Paris et partout en France, avec très souvent des soirées-débats, notamment le mercredi 11 janvier à 20 h, en présence du réalisateur Carl-A. Fechner, au cinéma Espace Saint-Michel à Paris.

Voici la bande-annonce du film :

La distribution est assurée par jupiter-films.com
Jupiter Films/Jean Roelotts

41, rue Claude Terrasse. Paris 16e
Tél : 01 53 84 40 90 Programmation@jupiter-films.com

Facebook PowertoChangelefilm

 

Matériel de presse téléchargeable sur Jupiter-films.com

 

Relations presse
Liliane Sloimovits
>06 64 88 44 42
lilianesloimovits@gmail.com

 

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