MEDIAS

Sens & santé n°12, été 2019 : Réveillez la nature qui est en vous

Les livres et les magazines vantant les bénéfices de la nature fleurissent dans les kiosques, et les JNE que nous sommes ne pouvons que nous en réjouir. Ce numéro de Sens & santé (avec des JNE dedans justement) en est un bel exemple.

Nous pouvons être fiers du « N » de « JNE », cette notion fondamentale de NATURE si chère à l’ami François Terrasson. Elle a autrefois fait débat, comme si les naturalistes étaient des gens dépassés par la modernité, mais nous avons toujours su garder le cap, car la nature se situe bien au-dessus des modes (je parle bien de NATURE, pas de « biodiversité »). En bons écologistes nous étions en avance sur notre temps, et chaque jour, l’actualité nous donne un peu plus raison : désormais, les rayons « Développement personnel » des librairies (eux-mêmes en plein développement) proposent de plus en plus de titres axés sur les bains de forêt, la zoothérapie ou le retour à des rythmes plus naturels *. Même phénomène du côté des magazines. 

Après l’excellent numéro de « Cerveau & Psycho » « Comment la nature fait du bien à notre cerveau » de mai dernier, voici donc « Le Monde/Sens & santé » de cet été : le magazine qui entend nous faire réveiller la nature qui est en nous. Notre confrère Jean-Claude Noyé veut même y réveiller le SAUVAGE qui est en nous ! D’autres contributeurs comme Christophe André, Fabrice Midal ou… Michelle Obama enrichissent ce numéro très complet, sous la houlette de la rédactrice en chef Élisabeth Marshall-Hannart. Au sommaire : « Ce que m’ont appris les héros du monde » (avec Frédéric Lopez, par Aurélie Godefroy et Élisabeth Marshall) ; « Une cure de vitamine verte pour les urbains » (Alix Cosquer, chercheuse en psychologie environnementale) ; « Ma vie avec les Kogis », ces Amérindiens étonnamment connectés à la nature (avec Frédéric Julien, par Corinne Chabaud) ; « Mon cheval mon thérapeute » qui témoigne des pouvoirs guérisseurs des équidés (avec Manon Comparini, par Charline Delafontaine) ; et de nombreux conseils pratiques parfois présentés comme des ordonnances médicales : marcher pieds nus dans l’herbe, dormir sous les étoiles, laisser son portable à la maison, goûter à la gastronomie sauvage, s’exercer au yoga, faire la sieste, sortir les enfants, etc. Très complémentaire, le cahier neurosciences intitulé « Boostez votre créativité en offrant des vacances à votre cerveau » nous incite à ne « rien » faire, moments privilégiés qui permettent à notre esprit d’opérer un tri dans ses informations et d’en faire jaillir des idées claires. Une lecture enrichissante, des recettes appétissantes, des tests amusants et un beau programme pour cet été !
Marc Giraud

* Allez, un peu d’auto-promo JNE avec 3 titres : « Natura » de Pascale d’Erm (LLL 2019), « Le réveil du sauvage » de Jean-Claude Génot (L’Harmattan 2017), et « Le bonheur est dans la nature » de moi-même (Delachaux et Niestlé 2019).

En kiosque, 6,90 €  – www.sensetsante.fr

Komodo TV, la chaîne web des défenseurs du vivant

Initiée par Aymeric Caron et Stéphane Simon, le producteur de Thierry Ardisson, cette chaîne témoigne du virage numérique de certains médias. On peut la rapprocher d’un autre support indépendant, l’excellent Reporterre de notre confrère Hervé Kempf, mais Komodo TV reste plus axée sur la connaissance et le respect des animaux. 

par Marc Giraud

Pourquoi ce nom « Komodo » ? Parce que le gouvernement indonésien vient d’avoir le courage d’interdire le tourisme afin de protéger ses varans endémiques, les plus grands lézards du monde encore vivants : les dragons de Komodo. Lancée le 3 juin dernier comme « la première chaîne antispéciste », Komodo TV est ce qu’on appelle un média de niche. Ces médias permettent une pleine liberté de ton et de choix des sujets abordés, bien mieux développés que dans les médias classiques, comme ici le droit de l’animal ou les actions des associations citoyennes. Cependant, Komodo n’est pas un refuge sectaire de véganes extrémistes, comme certains pourraient être tentés de le croire, car elle s’intéresse aussi à l’écologie au sens large, et aborde des questions de société, de sciences ou de philosophie. 

Une interview de plus d’une heure sur les droits de la nature avec Valérie Cabanes (« Notre affaire à tous »), ça nous cadre bien sur les enjeux actuels de la défense du vivant. Cet entretien fait partie des nombreuses rencontres proposées régulièrement par Aymeric Caron sur Komodo TV, où l’on côtoie des personnalités diverses (Gaspard d’Allens sur les forêts, Jeanne Mas, Bruno Solo…). Le journaliste pose également des questions éthiques (« Les opérations de vandalisme contre les boucheries servent-elles votre cause ? », ou – ça peut faire rire mais c’est une vraie question – « Quelle est l’attitude d’un antispéciste face aux punaises de lit ? », etc.). Si l’auteur de « No steak » et de « Vivant » expose ses analyses personnelles sur la politique et sur bien d’autres sujets, il n’en est pas moins accompagné d’une équipe animant des chroniques variées et complémentaires, qui alimentent un flux régulier de nouveautés, et d’infos qu’on ne trouve pas ailleurs.

Au programme, la chaîne propose des actus de l’écologie avec le rédac’chef Olivier de Vellis, des reportages (sur les éléphants du Zimbabwe, le phoque You (!), le calvaire des lapins angoras…), les combats des associations de protection de la nature (avec Lamya Essemlali de Sea Shepheard, Madline Rubin de l’ASPAS, Christophe Marie de la FBB…), des conseils pratiques pour cuisiner sans produit animal avec Paloma, éviter les déchets avec Julie Bernier, ou encore des balades naturalistes avec moi-même. Bref, des thèmes animaliers, d’éthique ou d’écologie de plus en plus pris en compte par la société, voire de plus en plus brûlants, mais encore trop peu présents dans la plupart des médias dominants (avec heureusement de belles exceptions parmi les JNE, bien évidemment…)

Komodo ne nous inflige aucune publicité. Elle ne subit donc aucune pression commerciale, mais l’indépendance éditoriale a un prix. Contrairement à Reporterre, qui mise sur les dons des particuliers, Komodo est une chaîne payante. Néanmoins elle n’est pas chère : 5 € par mois ou 50 € l’année, et c’est moitié prix pour les moins de 25 ans. Reste à savoir si ce jeune public, habitué à la gratuité, va changer ses habitudes. Un beau pari à tenir !



La présentation : https://komodo.tv/p/Author_list
Pour consulter le sommaire et s’abonner : https://komodo.tv
Facebook https://www.facebook.com/Komodowebtv/
Twitter @Komodo_tv

Sur le virage numérique des médias, l’interview du producteur Stéphane Simon : www.laruchemedia.com

La hulotte n° 108 – la coccinelle à 7 points


La dernière livraison de la Hulotte est consacrée à la coccinelle à 7 points. On y apprend que c’est l’insecte le plus aimé depuis la nuit des temps. La bête à bon dieu possède d’ailleurs un échantillon de noms impressionnant. On découvre également la vie des pucerons, proies de choix pour notre coccinelle et sa larve. Comme d’habitude, c’est bourré d’anecdotes, et plein d’humour ! A ne pas rater.
Danièle Boone

Sur abonnement : www.lahulotte.fr
Contact presse : Pierre Déom. Tél.: 03 24 30 01 30 – cdeom@lahulotte.fr

 

 

4 saisons – hors-série n° 19 : ravageurs et maladies au potager

Depuis le 1er janvier, l’utilisation des biocides de synthèse dans les jardins est interdite. Avec le printemps, les jardiniers sont de nouveau très actifs. La rédaction a pensé que revenir sur ce sujet serait bienvenu. Elle a sollicité ses jardiniers experts pour l’occasion. Ils nous apprennent à reconnaître les maladies qu’ils s’agissent d’attaques par un ravageur ou par un champignon. Pour aider à la clarté de l’ensemble, les plantes sont scrutées par catégorie, les cucurbitacées (courges), les brassicacées (choux), les fabiacées (fève, haricot, pois) Une fois identifiée la maladie peut être soignée naturellement par des potions à base de plantes. Brigitte Lapouge-Déjean nous en révèle quelques unes. Mais il est dit aussi dans ce numéro, que, le plus efficace, reste de créer un environnement propice à la bonne santé des plantes. Mieux nourries dans un sol vivant, elles résistent bien plus positivement aux attaques des prédateurs.

Danièle Boone

Éditions Terre Vivante, 4 saisons, en kiosque, 6,60 €
Contact presse : Agathe Béon. Tél.: 04 76 34 26 60 – agathe.beon@terrevivante.org

 

Salamandre n°251 – avril-mai 2019 – Coucou, t’es où

La salamandre a décidé de consacrer son numéro de printemps au Coucou, un curieux oiseaux qui squatte le nid des autres, ce qui lui vaut encore une réputation de parasite sans vergogne ! Mais le plus incroyable, c’est que, avant de pondre, la femelle incube son œuf vingt-quatre heures bien au chaud dans son ventre à température de 40 °. Ce préchauffage assure une éclosion un ou deux jours avant celle des autres œufs de la nichée. Et alors, là, le nouveau né se transforme en serial killer. Par un instinct venu du fond des âges, l’oisillon minuscule et glauque arrive à éjecter tous ses concurrents pour se retrouver seul à bénéficier des soins de ses parents adoptifs. 

Le chant à deux notes du coucou qui lui vaut son nom est connu de tous même si rares sont les personnes qui réussissent à le voir. Il symbolise le retour du printemps. Au sommaire également, un six pages sur les orchidées.

Danièle Boone

7 € sur commande uniquement – www.salamandre.net

L’Écologiste n° 54 – avril-juin 2019 : le grand retour du sauvage

Face à l’effondrement de la biodiversité, il est essentiel de réagir mais comment ? Le dossier de ce numéro présente diverses approches. Le ré-ensauvagement ou rewilding en anglais est une idée mobilisatrice explique Thierry Jaccaud (JNE) qui en dresse l’état des lieux. Jean-Claude Génot (JNE), Annik Schnitzler (JNE) puis Gilbert Cochet et Stéphane Durand prônent la non-intervention dans de grands espaces de façon à ce que la nature puisse s’exprimer pleinement. Edward Osborne Wilson plaide pour que 50 % des espaces soient protégés, cela sauverait selon lui 85 % des espèces. Tero Mustonen et Ari Lehtinen ne sont pas pour une sanctuarisation. Ils préfèrent l’harmonie entre la nature et les peuples. Isabella Tree s’est intéressée à Knepp, un domaine dans le Susex, passé d’une exploitation massive au laissz-faire absolu. En 15 ans, les effets sont plus que visibles. Un numéro sensible.

Danièle Boone

En kiosque, 6,00 € – www.ecologiste.org
Contact: Thierry Jaccaud. Tél. : 04 70 66 13 43 – thierry.jaccaud@orange.fr

60 millions de consommateurs hors-série – mai 2019 : Maison saine : nettoyer sans polluer !

Le mensuel 60 millions de consommateurs vient de publier un indispensable numéro hors-série sur la maison saine. On y trouve en préambule de précieuses informations sur les principaux polluants domestiques : acariens, moisissures, mais aussi mobilier, revêtements ou produits d’entretien… 

L’équipe du magazine passe ensuite en revue les « faux amis » qu’on nous propose pour assainir notre maison, comme les acaricides, « pires que les acariens », les désodorisants (« asphyxie assurée »), les désinfectants (« inutiles et nocifs ») ou les « faux produits verts », espèce en voie de prolifération dans les rayons des grandes surfaces et des magasins bio. Même l’encens et le papier d’Arménie ne trouvent pas grâce aux yeux des impitoyables détectives de « 60 » !

Après un décryptage des logos et labels dans ce domaine, ce hors-série nous présente les différents produits peu chers et généralement sans danger que nous pouvons utiliser pour nettoyer sans polluer : savon noir et de Marseille, vinaigre blanc ou d’alcool, bicarbonate de « soude », cristaux de soude et percarbonate, terre de Sommières. Pour chaque catégorie, « 60 millions de consommateurs » a testé une vaste gamme de produits disponibles sur le marché, car tous, loin s’en faut, ne sont pas aussi « verts » qu’ils le prétendent ! En conclusion, de sages conseils nous sont donnés pour un nettoyage sain de chaque pièce de la maison, sans oublier les caves et greniers et les toilettes ! Un numéro indispensable, à garder à portée de la main.

Laurent Samuel

En kiosque, 6,90 € – www.60millions-mag.com
Contacts presse : Anne-Juliette Reissier. Tél.: 01 45 66 20 35/ 06 10 63 02 16 – aj.reissier@inc60.fr ; Corinne Longuet. Tél.: 06  87 07 02 78 – corinne.longuet@coetcommunication.fr

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« Le monde, les médias et moi » en avant-première parisienne à l’Unesco

Le 28 mars dernier, quelque 1000 personnes se pressaient dans une grande salle du Palais de l’Unesco pour la première projection parisienne (à guichets fermés) du film d’Anne-Sophie Novel, Le monde, les médias et moi.

par Laurent Samuel

Résolument écrit et réalisé à la première personne, ce documentaire part d’un constat largement partagé (prolifération des fake news, infobésité, défiance à l’égard des journalistes et de l’information en général, etc.). Pour mettre ces phénomènes en perspective, Anne-Sophie Novel nous fait rencontrer des analystes et journalistes portant un regard critique sur l’évolution actuelle des médias. Mention spéciale pour Stéphane Paoli, grand ancien de France Inter, avec sa figurine d’un des Dupont(d) d’Hergé toujours prête à tomber, symbole de médias en équilibre instable, entre un ancien modèle dépassé (celui de la presse traditionnelle) et un nouveau modèle à la recherche de ses marques et de sa viabilité économique, sur un « trapèze » selon la forte expression d’Eric Fottorino, rédacteur en chef du 1 et du tout récent Zadig, deux rares expériences originales de presse différente de ces dernières années.

Ce film très tonique décortique aussi des exemples positifs à travers le monde, comme celui du Guardian, quotidien britannique qui a fait le choix de la qualité et des enquêtes et propose avec succès à chaque internaute de payer la somme de son choix pour se financer. Anne-Sophie Novel s’attarde un peu trop longuement sur l’aventure de l’Edbo, hebdomadaire se voulant novateur auquel elle avait participé, et qui avait été plombé par des révélations non étayées sur de prétendues agressions sexuelles dont Nicolas Hulot aurait été l’auteur.

Résolument tourné vers les solutions, ce documentaire passe un peu vite à notre goût sur les facteurs multiples (poids des actionnaires et des lobbys, manipulations sur les réseaux sociaux, idées préconçues des rédacteurs en chef, manque de moyens…) qui empêchent la presse d’être libre. En tout cas, Le monde, les médias et moi est un film idéal pour lancer et nourrir le débat, comme l’a prouvé la riche discussion qui a suivi la projection à l’Unesco, rassemblant Fabrice Arfi (Médiapart), Elise Lucet (France 2), Cyril Dion (écrivain et réalisateur) et Jasmina Šopova (rédactrice en chef du Courrier de l’UNESCO).

Voici deux extraits vidéo de ce film.

 

Pour vous informer sur les différentes manières de voir le film ou organiser une projection, cliquez ici…

Un film documentaire écrit par Anne-Sophie Novel, co-réalisé avec Flo Laval.
Produit par Les Films d’un Jour, en coproduction avec Place To B, avec la participation de DOCS TV.
Avec le soutien du CNC et des contributeurs KissKissBankBank.

Cliquez ici pour découvrir le site du film.

La Maison écologique n°109, février mars 2019

Magazine pionnier sur l’éco-habitat, La Maison écologique mène une veille attentive sur les nouveautés concernant les écomatériaux, les énergies renouvelables… Ainsi, l’on découvre dans ce numéro un dossier de notre confrère Vincent Boulanger (JNE), qui fait le point sur les pompes à chaleur très utilisées en Allemagne. Le résultat de son enquête montre que des pompes à chaleur performantes de nouvelle génération et bien installées peuvent offrir une alternative intéressante à des moyens de chauffage polluants. A découvrir également dans ce numéro un article sur la sécurité incendie en écoconstruction, les maisons en bambou, les habitats nomades et des conseils pratiques pour choisir des meubles en bois sans polluants.
Carine Mayo

Bimestriel, en kiosque, 5,95 €

Fisheye n° 34 – janvier-février 2019

Magazine bimestriel spécialisé dans la photographie contemporaine dans le monde, Fisheye s’adresse à « une nouvelle génération qui aborde la photographie sans complexe« , comme le « come-back » de l’argentique. Cette revue sobre mais au regard pétillant créée par le journaliste Benoît Baume en 2013 ouvre son son œil sur tous les plans de la société tant économique qu’esthétique que politique et culturel. Fisheye a choisi de se focaliser sur la vision du photographe plutôt que son matériel.

Sensible à la cause écologique, la revue se fait aussi l’écho d’artistes engagés, comme en témoigne le port folio de Wug Dengcai publié dans ce numéro 34 où l’on voit la ville de plus en plus dénaturée au profit de monuments gigantesques dans son expo « City sculpture« .

Son numéro de janvier-février présente aussi un dossier spécial : Correspondances  » photographes et écrivains se répondent « . L’occasion de lire et découvrir en images quelques correspondances insolites comme celles, entre autres, de l’écrivain voyageur Nicolas Bouvier.

A noter que le site web de fisheye propose une sélection des photos présentées par Anaïs Viand sur le thème de la nature « Notre Terre fragile et poétique« , ainsi qu’un reportage du magazine sur le photographe espagnol Alvero Laiz en Sibérie  » Sur la piste du tigre  » qui relate l’histoire de l’écrivain-journaliste John Vaillant dans son livre  » Le tigre, une histoire vraie de vengeance et de survie« .
Michel Cros


Bimestriel en kiosque, 4,90 €
Contact : Éric Karsenty. Tél.: 01 77 15 26 40 / 06 13 45 22 61 – eric@fisheyemagazine.fr

ANNUAIRE 2019
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