MEDIAS

Salamandre n° 248 – octobre – novembre 2018 – la forêt des salamandres

Il est normal que pour fêter son anniversaire, la revue des curieux de nature mette en une de son numéro spécial, son animal totémique, également symbole d’une biodiversité menacée. Dans son édito, Julien Perrot rappelle le choix d’être une revue sans publicité ce qui lui confère une grande indépendance décuplée par le fait que les éditions de la Salamandre sont libres puisqu’elles n’appartiennent pas à un grand groupe de presse).  Enfin le fait de ne fonctionner que sur abonnement, lui évite de dépendre de la vente en kiosque. Pour l’occasion, Julien Perrot a demandé à dix artistes naturalistes en résidence dans une forêt enchantée de mettre en scène l’amphibien magique, jaune et noir. Un très beau numéro à la hauteur de cet anniversaire.
Danièle Boone


7 € sur commande uniquement – www.salamandre.net

4 saisons n° 232 – septembre-octobre 2018 – L’autonomie au jardin, c’est possible

Le magazine de Terre Vivante a fait peau neuve : format agrandi, maquette aérée, nouvelles rubriques. La base line indique « Jardin Bio, Permaculture et Alternatives » affirmant ainsi, en une, la volonté du magazine à suivre les voies expérimentales du jardinage et au delà, de l’habitat, de la nourriture… bref de tout ce est en mouvement positif. Certes les 4 saisons ont toujours été attentifs mais ces thèmes seront désormais abordés systématiquement. Le dossier très réussi de ce premier numéro nouvelle formule est consacré à l’autonomie au jardin.

La permaculture qui était régulièrement traitée dans l’ancienne formule a maintenant une place à part entière puisque dans chaque numéro, une double page sur le sujet est réalisée par Joseph Chauffrey et, dans une autre double page, Carine Mayo (JNE) assure la partie  » ville » où les initiatives foisonnent ? A noter également une double page Jardin naturel où l’on découvre la faune et la flore du jardin, comment la favoriser et surtout commet la préserver. Rappelons que les 4 saisons est le seul magazine à posséder un jardin expérimental et que tous ses collaborateurs pratiquent. Les experts savent donc de quoi ils causent !
Danièle Boone


Editions Terre Vivante, 4 saisons, en kiosque, 6,60 €

Contact presse : Agathe Béon. Tél.: 04 76 34 26 60 – agathe.beon@terrevivante.org

Salamandre n°247 – août-septembre 2018 – Objectif lune

Le titre du dossier est trompeur mais réfléchissons un instant, que diable la Salamandre irait faire sur la lune ? Non c’est à un voyage en mer qu’elle nous convie à la découverte du… poisson-lune. De fait, ce poisson géant cumule les records et les étrangetés. C’est un glouton dévoreur de méduses mais dans le même temps, c’est un hôtel-restaurant pour une myriade de bestioles marines. Il a encore bien d’autres particularités que je vous laisse découvrir dans ce passionnant dossier ou mieux encore dans la DVD réalisé pour l’occasion.

Également au sommaire : Les sphynx et autres papillons de nuit, le bestiaire en bronze de l’artiste japonais Tsunéhiko Kuwabara, une balade dans la vallée de la Clarée.
(Danièle Boone)

7 € sur commande uniquement – www.salamandre.net

L’écologiste n° 52 – Juillet-Septembre 2018 : L’appel des forêts

A l’heure de la crise économique de la filière bois française frappée par les exportations de grumes vers la Chine et de la crise de l’ONF et du rapport avec la nature, l’écologiste pose la question : comment protéger la forêt ? Plusieurs pistes sont évoquées. En mettant par exemple en œuvre une sylviculture irrégulière où les arbres sont de tous les âges, où la récolte ne se fait jamais par coupe rase mais par prélèvement d’arbres individuels. Cette sylviculture est plus sophistiquée mais pas moins productive et permet le maintien de la continuité forestière comme l’explique le chercheur Jacques Tassin, auteur de « penser comme un arbre ». Question est posée aussi de savoir comment favoriser la biodiversité. D’autres sujets notamment l’utilisation de la biomasse forestière pour produire de l’énergie sont abordés sans concession. Non, brûler de la biomasse d’un point de vue carbone n’est pas neutre.

Egalement au sommaire de ce numéro, entre autres, le linky, l’héritage des mines d’uranium, le tour Alternatiba et un passionant article de Anne Teyssèdre (JNE) sur la faune et la flore face aux changements globaux.
Danièle Boone

En kiosque, 6,00 € – www.ecologiste.org
Contact: Thierry Jaccaud. Tél. : 04 70 66 13 43 – thierry.jaccaud@orange.fr

Le Temps des Forêts

Le Temps des forêts, documentaire réalisé par François-Xavier Drouet, nous propose un voyage au cœur de la sylviculture industrielle et de ses alternatives. Après le livre La vie secrète des arbres, voici enfin le film sur la vie secrète de la sylviculture intensive. En tout cas, ce sujet est enfin porté à la conscience du public que nous voyons souvent enclin à croire autre chose que ce qui est vraiment !

par Bernard Boisson

Si à un niveau international, on parle de plus en plus de déforestation, en France le problème prépondérant est la « mal-forestation ». Nous pouvons dire que cette déclaration vient en préambule fort de toute une succession d’interviews de professionnels de la sylviculture et de la filière bois. Depuis le début des années 2000, le grand public a bien la sensation d’un accroissement des coupes rases, d’entassements de grumes, de chemins forestiers défoncés par les machines sylvicoles, tandis que des discours officiels lénifiants, renforcés par un silence anormal de la part des médias, insinuaient d’entrée de jeu un sentiment de culpabilité à tout observateur s’engageant à lancer l’alerte. En réalité, la « mal-forestation » a beaucoup bénéficié du silence et de la désinformation.

Quand le grand public va découvrir ce film, il se mettra enfin au parfum de la pièce de théâtre qui a fait le décors ! Dès lors, une sylviculture à l’âge dinosaurien du progrès lui est bien confirmée, de l’abatteuse aux scieries géantes, en passant par toutes les machines de débardage… Une sylviculture est sortie de l’échelle humaine, et de l’échelle écologique. Comment pourrait-il y avoir encore un amour de la forêt à ce niveau ? Une souffrance aussi profonde que pudique transparait en filigrane allant d’une déshumanisation d’un métier au saccage sans état d’âme des milieux forestiers. Des professionnels constatent eux-mêmes les inepties d’une gestion.

Il semble à la fois que plus la puissance de la machine s’interpose entre la nature et l’humain, plus nous avons une distanciation entre la bureaucratie et le terrain, et plus les professionnels paraissent vidés de présence dans leurs rapports aux lieux et au vivant. Une abatteuse coûte au bas mot 400 000 euros quand une tronçonneuse en coute environ 1500. Quand on veut rentabiliser du lourd, il n’y a plus le temps de sentir. Il faut faire le maximum d’heures pour amortir le coût de cette machine. Les forestiers du martelage, et les exploitants du bois restés à l’échelle de petites PME, attestent une lucidité plus profonde. S’instaure un combat entre David et Goliath, sans aucun affrontement. Simplement une sylviculture entre les pratiques traditionnelles et alternatives montre sa résistance sous le laminoir boulimique d’une sylviculture industrielle et dantesque, légitimée en ces termes par un intervenant : « c’est la guerre économique… ». A ceci près que nous sommes en droit de nous inquiéter vivement : la sélection très normative des grumes par des scieries géantes profilées pour des usages restreints à très grande échelle, induit un gaspillage écœurant de tout ce qui n’est pas à la norme dans les forêts. De surcroît, elle force toute sylviculture alternative à l’échelon artisanal à se recréer une autre filière bois adaptée quand une France forestière a rompu depuis longtemps avec l’économie circulaire..

C’est un film non ostentatoire dans les analyses chiffrées, sans mention des noms des intervenants en sous-titrage, sans esthétique ou dramatisation appuyées. Cette sobriété marquante signe le style de la réalisation diminuant l’attention à l’anecdotique pour la concentrer sur l’essentiel. Cette sobriété marquante signe le style de la réalisation et renforce la force véridique des témoignages. Après le livre La vie secrète des arbres et le film L’intelligence des arbres, ce documentaire vient en contradiction crue. C’est le film par excellence pour ouvrir le débat public sur les impacts écologiques et paysagers d’une sylviculture industrielle, à contresens de l’évolution des connaissances scientifiques et de la montée citoyenne des consciences.

Le film met à jour l’écartèlement entre les logiques d’une sylviculture modérée respectant la régulation écologique des forêts et des logiques d’une sylviculture intensive bien plus extrêmes. « Ces logiques viennent de l’industrie du pétrole, du plastique, et de la finance. A un moment donné, il faut s’apercevoir que ces deux logiques ne sont pas mariables », comme le conclut l’ingénieur-forestier Gaétan Dubus.

Sortie en salles le 12 septembre 2018.

Voici la bande-annonce de ce film :

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Les animaux de Marc Giraud passent la frontière

Après des chroniques animalières cet été avec l’animatrice Bérénice Bourgueil, notre confrère JNE Marc Giraud assure en sa compagnie une intervention quotidienne sur Bel RTL. Il reste également sur RTL chaque mercredi aux côtés de Stéphane Bern.

par Danièle Boone

Visiblement la mayonnaise a pris entre Marc et Bérénice. La pétillante animatrice belge convie notre confrère JNE dans son émission matinale quotidienne appelée « On pousse le bouchon sur Bel RTL ». En effet, entre 8 et 9 heures beaucoup d’auditeurs sont au volant, coincés dans des bouchons. 

La station renouvelle son logo et ses grilles, avec une femme aux commandes de la matinale. Bérénice Bourgueil anime d’abord une émission d’information entre 7h et 8h, puis – après des nouvelles pas toujours riantes – détend l’atmosphère dans « On pousse le bouchon sur Bel RTL » avec des rendez-vous décalés, des humoristes et… Marc Giraud, qui nous racontera avec sa patte habituelle la sexualité des escargots, les perruches de Bruxelles ou la vie intime des baleines. Nul doute que la défense des crapauds ou des renards sera assurée au passage, la légèreté n’empêchant pas l’éthique. Tous les animaux seront abordés, exotiques ou familiers, domestiques ou sauvages, énormes ou tout petits. Le nom de la chronique ? « Les animaux poussent le bouchon ».

Désormais bien intégré au sein de l’équipe de RTL, Marc Giraud est également reconduit dans sa chronique du mercredi dans « À la bonne heure » aux côtés de Stéphane Bern, Patrice Carmouze et Éric Dussart, et il intervient régulièrement dans les émissions « La Curiosité est un vilain défaut » (Sidonie Bonnec et Thomas Hughes) et « On est fait pour s’entendre » (Flavie Flament). Bon courage pour les emplois du temps !

Des cris de bêtes tout l’été sur RTL

À partir du lundi 16 juillet et pour 30 émissions, l’émission RTL Petit matin accueille « Les animaux ont la parole », une chronique tonique du JNE Marc Giraud basée sur des cris de bêtes.

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par Danièle Boone

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Accompagnée de Maître David (David Buron), la pétillante animatrice belge Bérénice Bourgueil assure les matinales de RTL pendant la semaine pour tout l’été 2018. Parmi les infos culinaires et les témoignages d’auditeurs, des cris sauvages font irruption sous forme de quizz : il s’agit de deviner les auteurs de sons bizarres, familiers ou inattendus, joyeux prétextes pour raconter la vie des animaux qui nous entourent et aborder leur protection. Avec des oiseaux au programme, bien sûr, mais aussi des mammifères, grenouilles, serpents, insectes, araignées et même des poissons ! Belle visibilité pour un thème trop rare dans les médias : la faune sauvage de France. Pour une fois « Les animaux ont la parole », et ils permettent à tous d’apprendre en s’amusant !

À la rentrée, nous retrouvons notre confrère naturaliste dans sa chronique « Les animaux de Marc Giraud » chaque mercredi dans « À la bonne heure » aux côtés de Stéphane Bern et Patrice Carmouze. Des infos sur la vie sauvage dans des émissions de grande écoute, voilà de belles occasions pour le public de s’intéresser à son patrimoine naturel, et de se le réapproprier…


RTL Petit matin, tout l’été de 5h à 9h30, chronique animalière chaque jour de la semaine vers 6h20.
Direct et podcast : www.rtl.fr

Contact Presse : Gersende Facchini. Tél.: 01 40 70 42 91 – 06 21 61 48 52  gersende.facchini@rtl.fr

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ESpèces n°28, juin à août 2018

L’excellente revue d’histoire naturelle de notre consœur Cécile Breton (JNE) nous propose un nouveau cocktail d’articles, toujours aussi variés, originaux et instructifs. Dans son édito, elle nous rappelle avec malice l’intérêt des SVT et leur rapport criant avec les animaux et les questions environnementales. Et elle s’interroge sur le niveau déplorable de nos dirigeants, « pourtant sortis depuis longtemps de l’adolescence », qui négligent les SVT dans les nouveaux programmes scolaires. Sans doute voient-ils les sciences de la nature comme inutiles et salissantes… 

Son programme à elle a pourtant de quoi nous réjouir : de l’humour avec une analyse zoologique des porgs de Star Wars VIII, du terrain avec le papillon aurore, de l’actualité avec les brèves… d’actualités, de l’étonnant et du passionnant avec la bioluminescence, les poissons sucrés, le changement climatique et le menu des ours, l’aspi-trieur de crabes, le tour de France géologique, les plantes et la sécheresse, etc. La qualité des intervenants, de Guillaume Lecointre à Éric Buffetaut, garantit le haut niveau des articles, à la fois accessibles et à la pointe de la connaissance. Du super boulot de vulgarisation, ouvert à tout, destiné à tous.

Marc Giraud

Espèces, trimestriel (4 numéros par an), 8,50 € le numéro.
Abonnements et vente au numéro : tél. 05 65 81 54 86 contact@bopress.fr 

« Tchernobyl, le monde d’après », un film à voir et à faire connaître

Le cinéma les 7 Parnassiens, dans le XIVe arrondissement de Paris, proposait le 26 avril 2018 une projection en avant-première du film Tchernobyl, le monde d’après, produit par l’ONG Enfants de Tchernobyl Belarus. Elle était suivie d’un débat avec les réalisateurs Marc Petitjean et Yves Lenoir,  ainsi qu’Alexey Nesterenko, Tatiana Kotlobai et Liliya Bovkunovich, venus spécialement de Biélorussie.

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par Laurent Samuel
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Un film tout à fait dense et passionnant, qui, sorti à l’occasion du 32e anniversaire de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, survenue le 26 avril 1986, nous montre à la fois l’ampleur et la persistance des mensonges officiels minimisant son impact sur la santé humaine et la nature, et les efforts de quelques passionnés, autour de l’association Belrad, pour effectuer des études indépendantes et contribuer au surgissement de la vérité.

« Il s’agissait au départ de réfuter la thèse du film «Tchernobyl, Fukushima : vivre avec», diffusé par la chaîne ARTE le 26 avril 2016, un film dont le scénario et le tournage ont été contrôlés par le directeur du CEPN — l’officine implantée dans l’établissement du CEA de Fontenay-aux-Roses — Jacques Lochard, également Vice-président de la Commission internationale de protection radiologique (CIPR), affiliée à l’OMS depuis 1956 », explique Yves Lenoir sur le site de l’association Enfants de Tchernobyl Belarus.

Il faut saluer l’exceptionnel effort pédagogique effectué par l’équipe du film, qui permet de s’y retrouver dans les dédales d’un sujet complexe, que les mensonges du lobby nucléaire contribuent à opacifier encore davantage. On aurait aimé toutefois (mais comment tout approfondir en 1 h 45  ?) avoir davantage de détails sur l’ONG Belrad, l’emploi de la pectine pour lutter contre les radiations ou encore l’impact de la catastrophe sur la faune et la flore.

Au cours du débat, Yves Lenoir a annoncé qu’une version du film sous-titrée en russe venait d’être réalisée afin d’être diffusée sur place via l’ONG Belrad, dont les responsables, présents pour cette avant-première, vont rapporter dans leurs bagages sous forme de DVD. Un sous-titrage en portugais est aussi en cours de réalisation.

Le jeu des questions-réponses a permis de constater que la plupart des spectateurs (ou du moins ceux qui sont intervenus) étaient des antinucléaires convaincus, ce qui est souvent le cas pour les projections organisées par des associations. Or, ce documentaire mérite d’être vu par le plus grand nombre. Formons donc le voeu qu’une chaîne nationale comme par exemple Arte – qui diffuse parfois des documentaires critiques sur l’énergie nucléaire (comme ceux de la JNE Laure Noualhat) – inscrive au plus tôt ce film à ses programmes !

Note de l’association Enfants de Tchernobyl Belarus : ce travail ne prendra tout son sens et toute sa portée qu’avec la contribution du plus grand nombre à ses promotion et diffusion. Chacune et chacun est invité à se concerter avec les associations écologiques et anti-nucléaires locales pour organiser une ou plusieurs projections, éventuellement suivies de débats. Pour ce faire prendre contact avec Yves Lenoir. Tél : 01 45 88 63 08. Email : yaj.lenoir@free.fr

Ce film résulte de la mise en forme par le cinéaste Marc Petitjean) d’archives inédites et de témoignages recueillis en juillet 2016 au Belarus par une petite équipe constituée d’Alexey Nesterenko, Mona et Michel Hugot et Yves Lenoir. L’énorme travail de transcription et de traduction a été mené à bien avec le concours de l’association belge Enfants de Tchernobyl ASBL et par Wladimir Tchertkoff.

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On a 20 ans pour changer le monde

Fruit d’une rencontre entre la réalisatrice Hélène Médigue, et le fondateur de Fermes d’Avenir, Maxime de Rostolan, ce film présente les combats menés par l’association pour accélérer la transition agricole

par Danièle Boone


Le film s’ouvre sur un paysage classique de l’agriculture industrielle. « Dans des endroits comme ça, tu te poses des questions, constate Xavier Mathias, maraîcher bio. Comment on a glisser ? Comment un projet de société nous échappe ? Comment on laisse faire les choses ? Qu’est-ce qui s’est produit ? » Dans cette phase de constatation, interviennent plusieurs personnalités, les Bourguignons qui parlent de sols fertilisés mais qui ne sont plus fertiles, Philippe Desbrosses qui ose le terme de décapitalisation, Francis hallé qui déplore la catastrophe et qui souhaite que si les agriculteurs ne veulent pas changer qu’au moins ils laissent les autres changer.

Face à cet état des lieux un peu désespérant, l’association Fermes d’avenir créé par Maxime de Rostolan fait tout pour accélérer la transition énergétique en agriculture. Elle fonde son projet alternatif sur la multiplication de petites fermes. Ce réseau de microferrmes vertueuses a pour but de revitaliser les campagnes. La stratégie d’ouverture et le réseau influent (Stéphane le Foll, Nicolas Hulot, Emmanuel Macron) permettent  à Fermes d’avenir d’occuper une place un peu à part dans le paysage agricole français.

Enfin une communication efficace avec les opérations comme le « concours Fermes d’avenir » qui a récompensé 100 fermes vertueuses en 3 ans, le « Fermes avenir tour » qui a eu lieu du 15 juin au 16 septembre 2017 au cours duquel 220 fermes ont été visités. Il faut dire que les membres sillonnent les campagnes, rencontrent les industriels et expliquent pourquoi le retour à l’agriculture biologique est indispensable. Ils proposent même le nouveau métier de « payculteur », sorte de manager de plusieurs fermes. Ce concept inventé par Fermes d’avenir n’est pas sans effrayer certains paysans qui voient là un danger pour leur liberté de gestion de leur ferme – mais cela, ce n’est pas dit dans le film.

Fermes d’avenir change aujourd’hui d’échelle en expérimentant la permaculture et l’agroécologie sur de plus grandes surfaces. L’objectif : lancer une expérimentation dans trois fermes de 60 hectares, la taille moyenne d’une exploitation française. La première, à Brétigny sur Orge, devrait être opérationnelle dans le courant de l’année. Le documentaire d’Hélène Médigue, efficacement construit, permettra sans aucun doute de faire connaître l’association auprès d’un public plus vaste qui découvrira dans le même temps que des alternatives sont possibles et sont même d’ores et déjà en place.


En salle le 11 avril – www.fermesdavenir.org
Contact presse : Delphine Sacleux – DS communication. Tél.: 06 71 10 80 03 – delphine.sacleux@dscommunication.fr