MEDIAS

La Maison écologique n°109, février mars 2019

Magazine pionnier sur l’éco-habitat, La Maison écologique mène une veille attentive sur les nouveautés concernant les écomatériaux, les énergies renouvelables… Ainsi, l’on découvre dans ce numéro un dossier de notre confrère Vincent Boulanger (JNE), qui fait le point sur les pompes à chaleur très utilisées en Allemagne. Le résultat de son enquête montre que des pompes à chaleur performantes de nouvelle génération et bien installées peuvent offrir une alternative intéressante à des moyens de chauffage polluants. A découvrir également dans ce numéro un article sur la sécurité incendie en écoconstruction, les maisons en bambou, les habitats nomades et des conseils pratiques pour choisir des meubles en bois sans polluants.
Carine Mayo

Bimestriel, en kiosque, 5,95 €

Fisheye n° 34 – janvier-février 2019

Magazine bimestriel spécialisé dans la photographie contemporaine dans le monde, Fisheye s’adresse à « une nouvelle génération qui aborde la photographie sans complexe« , comme le « come-back » de l’argentique. Cette revue sobre mais au regard pétillant créée par le journaliste Benoît Baume en 2013 ouvre son son œil sur tous les plans de la société tant économique qu’esthétique que politique et culturel. Fisheye a choisi de se focaliser sur la vision du photographe plutôt que son matériel.

Sensible à la cause écologique, la revue se fait aussi l’écho d’artistes engagés, comme en témoigne le port folio de Wug Dengcai publié dans ce numéro 34 où l’on voit la ville de plus en plus dénaturée au profit de monuments gigantesques dans son expo « City sculpture« .

Son numéro de janvier-février présente aussi un dossier spécial : Correspondances  » photographes et écrivains se répondent « . L’occasion de lire et découvrir en images quelques correspondances insolites comme celles, entre autres, de l’écrivain voyageur Nicolas Bouvier.

A noter que le site web de fisheye propose une sélection des photos présentées par Anaïs Viand sur le thème de la nature « Notre Terre fragile et poétique« , ainsi qu’un reportage du magazine sur le photographe espagnol Alvero Laiz en Sibérie  » Sur la piste du tigre  » qui relate l’histoire de l’écrivain-journaliste John Vaillant dans son livre  » Le tigre, une histoire vraie de vengeance et de survie« .
Michel Cros


Bimestriel en kiosque, 4,90 €
Contact : Éric Karsenty. Tél.: 01 77 15 26 40 / 06 13 45 22 61 – eric@fisheyemagazine.fr

Les 4 saisons n° 234 – janvier-février 2019

Depuis ce premier janvier 2019, l’usage de tous les produits phytosanitaires est interdit au jardin, cela valait bien la peine d’en faire le dossier de ce numéro. Il faut dire que ce combat est inhérent au magazine comme le rappelle Marie Arnould, la rédactrice en chef, dans son édito. C’est le 23 avril 1979 que l’équipe fondatrice s’est rencontré pour la première fois avec l’objectif de créer une maison d’édition consacrée au bio. Dans le numéro 42 (janvier-février 1987), étaient publiés les résultats d’une étude menée par Terre Vivante avec le concours de 51 mères volontaires, une des premières du genre. Elle démontrait la rémanence des pesticides : leur lait était toujours pollué par les insecticides organochlorés, quatorze ans après l’interdiction de la majorité d’entre eux.

Au sommaire de ce dossier : l’interview de Joël Labbé, le sénateur parvenu à faire passer sa loi malgré le lobbying de la puissante Union des industries de protection des plantes (UIPP) et de l’Union des entreprises pour la protection des jardins et des espaces publics (UPI). Malgré tout, il a du faire des concessions, ainsi les produits phytosanitaires restent autorisés en agriculture mais aussi dans les espaces verts privés (jardins de copropriétés, hôpitaux, maisons de retraite, sièges sociaux d’entreprises) et bien qu’interdits d’usage pour les collectivités locales, ils demeurent tolérés dans les cimetières et les stades ! 

Le magazine fait aussi le tour des produits autorisés en bio vendus dans les jardineries avec une mise en garde sévère sur le pyrèthre, insecticide non sélectif.  Certes les produits naturels ne s’accumulent pas dans la chaîne alimentaire, car leurs molécules complexes sont absorbées rapidement. Cependant, le pyrèthre tue sans distinction tous les insectes et arthropodes y compris les auxiliaires donc. Xavier Mathias suggère au jardinier amateur d’accepter de subir quelques pertes. « Au lieu d’avoir les doigts sur la détente du pulvérisateur, laissez plutôt faire la nature. Vous verrez, ça se passera bien ! » Il a raison.

Danièle Boone

Éditions Terre Vivante, 4 saisons, en kiosque, 6,60 €
Contact presse : Agathe Béon. Tél.: 04 76 34 26 60 – agathe.beon@terrevivante.org

La loutre après l’eden


Ne ratez pas ce documentaire sur la loutre d’Europe réalisé par Marie-Hélène Baconnet et Philippe Garguil. Il sera diffusé ce mercredi 19 décembre à 16h30 sur France 5.

par Danièle Boone

Loutre d’Europe, image extraite du film – D.R.

Sa frimousse est craquante mais cette jolie naïade  a bien failli disparaître. Il lui était reproché de dévorer trop de poissons. Et il ne fait pas bon pour animal sauvage d’être catalogué ennemi de l’homme. Heureusement sa chasse a été interdite en 1972 la sauvant de justesse de l’extermination mais il a fallu attendre 1976 pour qu’elle soit protégée. Depuis, elle a progressivement reconquis une grande partie de ses anciens territoires. 

Extrêmement discrète, elle est très difficile à observer. Marie-Hélène Baconnet et Philippe Garguil ont donc fait appel à des animaux imprégnés c’est à dire habitués à l’homme pour certaines scènes. Ils n’en ont pas moins passé un an pour réaliser ce film dans le marais Poitevin. C’est aussi l’occasion d’admirer l’environnement des loutres poitevines. Canaux bordés d’arbres têtards, prairies à vaches maraichines et à chevaux de trait poitevin, les races locales. On voit aussi, entre autres, le ragondin, l’hermine, le martin pêcheur, le tarier pâtre, le héron, la cigogne blanche, le renard et le cormoran, un autre pêcheur concurrent direct de dame loutre. Si la loutre mange entre 800 g et 1 kg de poissons par jour, elle met très souvent à son menu, des écrevisses de Louisiane. Parler de ces envahisseurs est le prétexte pour montrer une très jolie scène de combat de ces crustacés extrêmement néfastes pour l’environnement.

Loutre d’Europe, image extraite du film – D.R.

Et bien sûr, nous apprenons tout sur la loutre, comment elle mange, ses amours, la naissance et l’éducation de ses petits. A noter les superbes séquences sous l’eau de cette nageuse hors pair. On découvre aussi, image à l’appui, comment le réchauffement climatique avec ses extrêmes mène la vie dure à notre mammifère. Trop d’eau d’un coup qui envahit leur catiche (terrier de la loutre) suivi de longue sécheresse qui transforme les rivières en filet d’eau condamnant les poissons dont se nourrit la loutre. Les réalisateurs se sont rendu en Espagne à la rencontre de René Rosoux qui étudie comment les loutres espagnoles se sont adaptées à la sécheresse notamment grâce à des bassins de retenues d’eau mis en place par leurs protecteurs, des idées pour aider nos loutres si la situation continue à se détériorer. Bref, tout cela est passionnant et fort bien conté par Macha Méril.

France 5, mercredi 19 décembre, 16h30

Contact presse : Marie-Hélène Bacconet – contact@ecomediaproduction.fr

Salamandre n° 248 – octobre – novembre 2018 – la forêt des salamandres

Il est normal que pour fêter son anniversaire, la revue des curieux de nature mette en une de son numéro spécial, son animal totémique, également symbole d’une biodiversité menacée. Dans son édito, Julien Perrot rappelle le choix d’être une revue sans publicité ce qui lui confère une grande indépendance décuplée par le fait que les éditions de la Salamandre sont libres puisqu’elles n’appartiennent pas à un grand groupe de presse).  Enfin le fait de ne fonctionner que sur abonnement, lui évite de dépendre de la vente en kiosque. Pour l’occasion, Julien Perrot a demandé à dix artistes naturalistes en résidence dans une forêt enchantée de mettre en scène l’amphibien magique, jaune et noir. Un très beau numéro à la hauteur de cet anniversaire.
Danièle Boone


7 € sur commande uniquement – www.salamandre.net

4 saisons n° 232 – septembre-octobre 2018 – L’autonomie au jardin, c’est possible

Le magazine de Terre Vivante a fait peau neuve : format agrandi, maquette aérée, nouvelles rubriques. La base line indique « Jardin Bio, Permaculture et Alternatives » affirmant ainsi, en une, la volonté du magazine à suivre les voies expérimentales du jardinage et au delà, de l’habitat, de la nourriture… bref de tout ce est en mouvement positif. Certes les 4 saisons ont toujours été attentifs mais ces thèmes seront désormais abordés systématiquement. Le dossier très réussi de ce premier numéro nouvelle formule est consacré à l’autonomie au jardin.

La permaculture qui était régulièrement traitée dans l’ancienne formule a maintenant une place à part entière puisque dans chaque numéro, une double page sur le sujet est réalisée par Joseph Chauffrey et, dans une autre double page, Carine Mayo (JNE) assure la partie  » ville » où les initiatives foisonnent ? A noter également une double page Jardin naturel où l’on découvre la faune et la flore du jardin, comment la favoriser et surtout commet la préserver. Rappelons que les 4 saisons est le seul magazine à posséder un jardin expérimental et que tous ses collaborateurs pratiquent. Les experts savent donc de quoi ils causent !
Danièle Boone


Editions Terre Vivante, 4 saisons, en kiosque, 6,60 €

Contact presse : Agathe Béon. Tél.: 04 76 34 26 60 – agathe.beon@terrevivante.org

Salamandre n°247 – août-septembre 2018 – Objectif lune

Le titre du dossier est trompeur mais réfléchissons un instant, que diable la Salamandre irait faire sur la lune ? Non c’est à un voyage en mer qu’elle nous convie à la découverte du… poisson-lune. De fait, ce poisson géant cumule les records et les étrangetés. C’est un glouton dévoreur de méduses mais dans le même temps, c’est un hôtel-restaurant pour une myriade de bestioles marines. Il a encore bien d’autres particularités que je vous laisse découvrir dans ce passionnant dossier ou mieux encore dans la DVD réalisé pour l’occasion.

Également au sommaire : Les sphynx et autres papillons de nuit, le bestiaire en bronze de l’artiste japonais Tsunéhiko Kuwabara, une balade dans la vallée de la Clarée.
(Danièle Boone)

7 € sur commande uniquement – www.salamandre.net

L’écologiste n° 52 – Juillet-Septembre 2018 : L’appel des forêts

A l’heure de la crise économique de la filière bois française frappée par les exportations de grumes vers la Chine et de la crise de l’ONF et du rapport avec la nature, l’écologiste pose la question : comment protéger la forêt ? Plusieurs pistes sont évoquées. En mettant par exemple en œuvre une sylviculture irrégulière où les arbres sont de tous les âges, où la récolte ne se fait jamais par coupe rase mais par prélèvement d’arbres individuels. Cette sylviculture est plus sophistiquée mais pas moins productive et permet le maintien de la continuité forestière comme l’explique le chercheur Jacques Tassin, auteur de « penser comme un arbre ». Question est posée aussi de savoir comment favoriser la biodiversité. D’autres sujets notamment l’utilisation de la biomasse forestière pour produire de l’énergie sont abordés sans concession. Non, brûler de la biomasse d’un point de vue carbone n’est pas neutre.

Egalement au sommaire de ce numéro, entre autres, le linky, l’héritage des mines d’uranium, le tour Alternatiba et un passionant article de Anne Teyssèdre (JNE) sur la faune et la flore face aux changements globaux.
Danièle Boone

En kiosque, 6,00 € – www.ecologiste.org
Contact: Thierry Jaccaud. Tél. : 04 70 66 13 43 – thierry.jaccaud@orange.fr

Le Temps des Forêts

Le Temps des forêts, documentaire réalisé par François-Xavier Drouet, nous propose un voyage au cœur de la sylviculture industrielle et de ses alternatives. Après le livre La vie secrète des arbres, voici enfin le film sur la vie secrète de la sylviculture intensive. En tout cas, ce sujet est enfin porté à la conscience du public que nous voyons souvent enclin à croire autre chose que ce qui est vraiment !

par Bernard Boisson

Si à un niveau international, on parle de plus en plus de déforestation, en France le problème prépondérant est la « mal-forestation ». Nous pouvons dire que cette déclaration vient en préambule fort de toute une succession d’interviews de professionnels de la sylviculture et de la filière bois. Depuis le début des années 2000, le grand public a bien la sensation d’un accroissement des coupes rases, d’entassements de grumes, de chemins forestiers défoncés par les machines sylvicoles, tandis que des discours officiels lénifiants, renforcés par un silence anormal de la part des médias, insinuaient d’entrée de jeu un sentiment de culpabilité à tout observateur s’engageant à lancer l’alerte. En réalité, la « mal-forestation » a beaucoup bénéficié du silence et de la désinformation.

Quand le grand public va découvrir ce film, il se mettra enfin au parfum de la pièce de théâtre qui a fait le décors ! Dès lors, une sylviculture à l’âge dinosaurien du progrès lui est bien confirmée, de l’abatteuse aux scieries géantes, en passant par toutes les machines de débardage… Une sylviculture est sortie de l’échelle humaine, et de l’échelle écologique. Comment pourrait-il y avoir encore un amour de la forêt à ce niveau ? Une souffrance aussi profonde que pudique transparait en filigrane allant d’une déshumanisation d’un métier au saccage sans état d’âme des milieux forestiers. Des professionnels constatent eux-mêmes les inepties d’une gestion.

Il semble à la fois que plus la puissance de la machine s’interpose entre la nature et l’humain, plus nous avons une distanciation entre la bureaucratie et le terrain, et plus les professionnels paraissent vidés de présence dans leurs rapports aux lieux et au vivant. Une abatteuse coûte au bas mot 400 000 euros quand une tronçonneuse en coute environ 1500. Quand on veut rentabiliser du lourd, il n’y a plus le temps de sentir. Il faut faire le maximum d’heures pour amortir le coût de cette machine. Les forestiers du martelage, et les exploitants du bois restés à l’échelle de petites PME, attestent une lucidité plus profonde. S’instaure un combat entre David et Goliath, sans aucun affrontement. Simplement une sylviculture entre les pratiques traditionnelles et alternatives montre sa résistance sous le laminoir boulimique d’une sylviculture industrielle et dantesque, légitimée en ces termes par un intervenant : « c’est la guerre économique… ». A ceci près que nous sommes en droit de nous inquiéter vivement : la sélection très normative des grumes par des scieries géantes profilées pour des usages restreints à très grande échelle, induit un gaspillage écœurant de tout ce qui n’est pas à la norme dans les forêts. De surcroît, elle force toute sylviculture alternative à l’échelon artisanal à se recréer une autre filière bois adaptée quand une France forestière a rompu depuis longtemps avec l’économie circulaire..

C’est un film non ostentatoire dans les analyses chiffrées, sans mention des noms des intervenants en sous-titrage, sans esthétique ou dramatisation appuyées. Cette sobriété marquante signe le style de la réalisation diminuant l’attention à l’anecdotique pour la concentrer sur l’essentiel. Cette sobriété marquante signe le style de la réalisation et renforce la force véridique des témoignages. Après le livre La vie secrète des arbres et le film L’intelligence des arbres, ce documentaire vient en contradiction crue. C’est le film par excellence pour ouvrir le débat public sur les impacts écologiques et paysagers d’une sylviculture industrielle, à contresens de l’évolution des connaissances scientifiques et de la montée citoyenne des consciences.

Le film met à jour l’écartèlement entre les logiques d’une sylviculture modérée respectant la régulation écologique des forêts et des logiques d’une sylviculture intensive bien plus extrêmes. « Ces logiques viennent de l’industrie du pétrole, du plastique, et de la finance. A un moment donné, il faut s’apercevoir que ces deux logiques ne sont pas mariables », comme le conclut l’ingénieur-forestier Gaétan Dubus.

Sortie en salles le 12 septembre 2018.

Voici la bande-annonce de ce film :

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Les animaux de Marc Giraud passent la frontière

Après des chroniques animalières cet été avec l’animatrice Bérénice Bourgueil, notre confrère JNE Marc Giraud assure en sa compagnie une intervention quotidienne sur Bel RTL. Il reste également sur RTL chaque mercredi aux côtés de Stéphane Bern.

par Danièle Boone

Visiblement la mayonnaise a pris entre Marc et Bérénice. La pétillante animatrice belge convie notre confrère JNE dans son émission matinale quotidienne appelée « On pousse le bouchon sur Bel RTL ». En effet, entre 8 et 9 heures beaucoup d’auditeurs sont au volant, coincés dans des bouchons. 

La station renouvelle son logo et ses grilles, avec une femme aux commandes de la matinale. Bérénice Bourgueil anime d’abord une émission d’information entre 7h et 8h, puis – après des nouvelles pas toujours riantes – détend l’atmosphère dans « On pousse le bouchon sur Bel RTL » avec des rendez-vous décalés, des humoristes et… Marc Giraud, qui nous racontera avec sa patte habituelle la sexualité des escargots, les perruches de Bruxelles ou la vie intime des baleines. Nul doute que la défense des crapauds ou des renards sera assurée au passage, la légèreté n’empêchant pas l’éthique. Tous les animaux seront abordés, exotiques ou familiers, domestiques ou sauvages, énormes ou tout petits. Le nom de la chronique ? « Les animaux poussent le bouchon ».

Désormais bien intégré au sein de l’équipe de RTL, Marc Giraud est également reconduit dans sa chronique du mercredi dans « À la bonne heure » aux côtés de Stéphane Bern, Patrice Carmouze et Éric Dussart, et il intervient régulièrement dans les émissions « La Curiosité est un vilain défaut » (Sidonie Bonnec et Thomas Hughes) et « On est fait pour s’entendre » (Flavie Flament). Bon courage pour les emplois du temps !