MEDIAS

La hulotte n° 108 – la coccinelle à 7 points


La dernière livraison de la Hulotte est consacrée à la coccinelle à 7 points. On y apprend que c’est l’insecte le plus aimé depuis la nuit des temps. La bête à bon dieu possède d’ailleurs un échantillon de noms impressionnant. On découvre également la vie des pucerons, proies de choix pour notre coccinelle et sa larve. Comme d’habitude, c’est bourré d’anecdotes, et plein d’humour ! A ne pas rater.
Danièle Boone

Sur abonnement : www.lahulotte.fr
Contact presse : Pierre Déom. Tél.: 03 24 30 01 30 – cdeom@lahulotte.fr

 

 

4 saisons – hors-série n° 19 : ravageurs et maladies au potager

Depuis le 1er janvier, l’utilisation des biocides de synthèse dans les jardins est interdite. Avec le printemps, les jardiniers sont de nouveau très actifs. La rédaction a pensé que revenir sur ce sujet serait bienvenu. Elle a sollicité ses jardiniers experts pour l’occasion. Ils nous apprennent à reconnaître les maladies qu’ils s’agissent d’attaques par un ravageur ou par un champignon. Pour aider à la clarté de l’ensemble, les plantes sont scrutées par catégorie, les cucurbitacées (courges), les brassicacées (choux), les fabiacées (fève, haricot, pois) Une fois identifiée la maladie peut être soignée naturellement par des potions à base de plantes. Brigitte Lapouge-Déjean nous en révèle quelques unes. Mais il est dit aussi dans ce numéro, que, le plus efficace, reste de créer un environnement propice à la bonne santé des plantes. Mieux nourries dans un sol vivant, elles résistent bien plus positivement aux attaques des prédateurs.

Danièle Boone

Éditions Terre Vivante, 4 saisons, en kiosque, 6,60 €
Contact presse : Agathe Béon. Tél.: 04 76 34 26 60 – agathe.beon@terrevivante.org

 

Salamandre n°251 – avril-mai 2019 – Coucou, t’es où

La salamandre a décidé de consacrer son numéro de printemps au Coucou, un curieux oiseaux qui squatte le nid des autres, ce qui lui vaut encore une réputation de parasite sans vergogne ! Mais le plus incroyable, c’est que, avant de pondre, la femelle incube son œuf vingt-quatre heures bien au chaud dans son ventre à température de 40 °. Ce préchauffage assure une éclosion un ou deux jours avant celle des autres œufs de la nichée. Et alors, là, le nouveau né se transforme en serial killer. Par un instinct venu du fond des âges, l’oisillon minuscule et glauque arrive à éjecter tous ses concurrents pour se retrouver seul à bénéficier des soins de ses parents adoptifs. 

Le chant à deux notes du coucou qui lui vaut son nom est connu de tous même si rares sont les personnes qui réussissent à le voir. Il symbolise le retour du printemps. Au sommaire également, un six pages sur les orchidées.

Danièle Boone

7 € sur commande uniquement – www.salamandre.net

L’Écologiste n° 54 – avril-juin 2019 : le grand retour du sauvage

Face à l’effondrement de la biodiversité, il est essentiel de réagir mais comment ? Le dossier de ce numéro présente diverses approches. Le ré-ensauvagement ou rewilding en anglais est une idée mobilisatrice explique Thierry Jaccaud (JNE) qui en dresse l’état des lieux. Jean-Claude Génot (JNE), Annik Schnitzler (JNE) puis Gilbert Cochet et Stéphane Durand prônent la non-intervention dans de grands espaces de façon à ce que la nature puisse s’exprimer pleinement. Edward Osborne Wilson plaide pour que 50 % des espaces soient protégés, cela sauverait selon lui 85 % des espèces. Tero Mustonen et Ari Lehtinen ne sont pas pour une sanctuarisation. Ils préfèrent l’harmonie entre la nature et les peuples. Isabella Tree s’est intéressée à Knepp, un domaine dans le Susex, passé d’une exploitation massive au laissz-faire absolu. En 15 ans, les effets sont plus que visibles. Un numéro sensible.

Danièle Boone

En kiosque, 6,00 € – www.ecologiste.org
Contact: Thierry Jaccaud. Tél. : 04 70 66 13 43 – thierry.jaccaud@orange.fr

60 millions de consommateurs hors-série – mai 2019 : Maison saine : nettoyer sans polluer !

Le mensuel 60 millions de consommateurs vient de publier un indispensable numéro hors-série sur la maison saine. On y trouve en préambule de précieuses informations sur les principaux polluants domestiques : acariens, moisissures, mais aussi mobilier, revêtements ou produits d’entretien… 

L’équipe du magazine passe ensuite en revue les « faux amis » qu’on nous propose pour assainir notre maison, comme les acaricides, « pires que les acariens », les désodorisants (« asphyxie assurée »), les désinfectants (« inutiles et nocifs ») ou les « faux produits verts », espèce en voie de prolifération dans les rayons des grandes surfaces et des magasins bio. Même l’encens et le papier d’Arménie ne trouvent pas grâce aux yeux des impitoyables détectives de « 60 » !

Après un décryptage des logos et labels dans ce domaine, ce hors-série nous présente les différents produits peu chers et généralement sans danger que nous pouvons utiliser pour nettoyer sans polluer : savon noir et de Marseille, vinaigre blanc ou d’alcool, bicarbonate de « soude », cristaux de soude et percarbonate, terre de Sommières. Pour chaque catégorie, « 60 millions de consommateurs » a testé une vaste gamme de produits disponibles sur le marché, car tous, loin s’en faut, ne sont pas aussi « verts » qu’ils le prétendent ! En conclusion, de sages conseils nous sont donnés pour un nettoyage sain de chaque pièce de la maison, sans oublier les caves et greniers et les toilettes ! Un numéro indispensable, à garder à portée de la main.

Laurent Samuel

En kiosque, 6,90 € – www.60millions-mag.com
Contacts presse : Anne-Juliette Reissier. Tél.: 01 45 66 20 35/ 06 10 63 02 16 – aj.reissier@inc60.fr ; Corinne Longuet. Tél.: 06  87 07 02 78 – corinne.longuet@coetcommunication.fr

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« Le monde, les médias et moi » en avant-première parisienne à l’Unesco

Le 28 mars dernier, quelque 1000 personnes se pressaient dans une grande salle du Palais de l’Unesco pour la première projection parisienne (à guichets fermés) du film d’Anne-Sophie Novel, Le monde, les médias et moi.

par Laurent Samuel

Résolument écrit et réalisé à la première personne, ce documentaire part d’un constat largement partagé (prolifération des fake news, infobésité, défiance à l’égard des journalistes et de l’information en général, etc.). Pour mettre ces phénomènes en perspective, Anne-Sophie Novel nous fait rencontrer des analystes et journalistes portant un regard critique sur l’évolution actuelle des médias. Mention spéciale pour Stéphane Paoli, grand ancien de France Inter, avec sa figurine d’un des Dupont(d) d’Hergé toujours prête à tomber, symbole de médias en équilibre instable, entre un ancien modèle dépassé (celui de la presse traditionnelle) et un nouveau modèle à la recherche de ses marques et de sa viabilité économique, sur un « trapèze » selon la forte expression d’Eric Fottorino, rédacteur en chef du 1 et du tout récent Zadig, deux rares expériences originales de presse différente de ces dernières années.

Ce film très tonique décortique aussi des exemples positifs à travers le monde, comme celui du Guardian, quotidien britannique qui a fait le choix de la qualité et des enquêtes et propose avec succès à chaque internaute de payer la somme de son choix pour se financer. Anne-Sophie Novel s’attarde un peu trop longuement sur l’aventure de l’Edbo, hebdomadaire se voulant novateur auquel elle avait participé, et qui avait été plombé par des révélations non étayées sur de prétendues agressions sexuelles dont Nicolas Hulot aurait été l’auteur.

Résolument tourné vers les solutions, ce documentaire passe un peu vite à notre goût sur les facteurs multiples (poids des actionnaires et des lobbys, manipulations sur les réseaux sociaux, idées préconçues des rédacteurs en chef, manque de moyens…) qui empêchent la presse d’être libre. En tout cas, Le monde, les médias et moi est un film idéal pour lancer et nourrir le débat, comme l’a prouvé la riche discussion qui a suivi la projection à l’Unesco, rassemblant Fabrice Arfi (Médiapart), Elise Lucet (France 2), Cyril Dion (écrivain et réalisateur) et Jasmina Šopova (rédactrice en chef du Courrier de l’UNESCO).

Voici deux extraits vidéo de ce film.

 

Pour vous informer sur les différentes manières de voir le film ou organiser une projection, cliquez ici…

Un film documentaire écrit par Anne-Sophie Novel, co-réalisé avec Flo Laval.
Produit par Les Films d’un Jour, en coproduction avec Place To B, avec la participation de DOCS TV.
Avec le soutien du CNC et des contributeurs KissKissBankBank.

Cliquez ici pour découvrir le site du film.

La Maison écologique n°109, février mars 2019

Magazine pionnier sur l’éco-habitat, La Maison écologique mène une veille attentive sur les nouveautés concernant les écomatériaux, les énergies renouvelables… Ainsi, l’on découvre dans ce numéro un dossier de notre confrère Vincent Boulanger (JNE), qui fait le point sur les pompes à chaleur très utilisées en Allemagne. Le résultat de son enquête montre que des pompes à chaleur performantes de nouvelle génération et bien installées peuvent offrir une alternative intéressante à des moyens de chauffage polluants. A découvrir également dans ce numéro un article sur la sécurité incendie en écoconstruction, les maisons en bambou, les habitats nomades et des conseils pratiques pour choisir des meubles en bois sans polluants.
Carine Mayo

Bimestriel, en kiosque, 5,95 €

Fisheye n° 34 – janvier-février 2019

Magazine bimestriel spécialisé dans la photographie contemporaine dans le monde, Fisheye s’adresse à « une nouvelle génération qui aborde la photographie sans complexe« , comme le « come-back » de l’argentique. Cette revue sobre mais au regard pétillant créée par le journaliste Benoît Baume en 2013 ouvre son son œil sur tous les plans de la société tant économique qu’esthétique que politique et culturel. Fisheye a choisi de se focaliser sur la vision du photographe plutôt que son matériel.

Sensible à la cause écologique, la revue se fait aussi l’écho d’artistes engagés, comme en témoigne le port folio de Wug Dengcai publié dans ce numéro 34 où l’on voit la ville de plus en plus dénaturée au profit de monuments gigantesques dans son expo « City sculpture« .

Son numéro de janvier-février présente aussi un dossier spécial : Correspondances  » photographes et écrivains se répondent « . L’occasion de lire et découvrir en images quelques correspondances insolites comme celles, entre autres, de l’écrivain voyageur Nicolas Bouvier.

A noter que le site web de fisheye propose une sélection des photos présentées par Anaïs Viand sur le thème de la nature « Notre Terre fragile et poétique« , ainsi qu’un reportage du magazine sur le photographe espagnol Alvero Laiz en Sibérie  » Sur la piste du tigre  » qui relate l’histoire de l’écrivain-journaliste John Vaillant dans son livre  » Le tigre, une histoire vraie de vengeance et de survie« .
Michel Cros


Bimestriel en kiosque, 4,90 €
Contact : Éric Karsenty. Tél.: 01 77 15 26 40 / 06 13 45 22 61 – eric@fisheyemagazine.fr

Les 4 saisons n° 234 – janvier-février 2019

Depuis ce premier janvier 2019, l’usage de tous les produits phytosanitaires est interdit au jardin, cela valait bien la peine d’en faire le dossier de ce numéro. Il faut dire que ce combat est inhérent au magazine comme le rappelle Marie Arnould, la rédactrice en chef, dans son édito. C’est le 23 avril 1979 que l’équipe fondatrice s’est rencontré pour la première fois avec l’objectif de créer une maison d’édition consacrée au bio. Dans le numéro 42 (janvier-février 1987), étaient publiés les résultats d’une étude menée par Terre Vivante avec le concours de 51 mères volontaires, une des premières du genre. Elle démontrait la rémanence des pesticides : leur lait était toujours pollué par les insecticides organochlorés, quatorze ans après l’interdiction de la majorité d’entre eux.

Au sommaire de ce dossier : l’interview de Joël Labbé, le sénateur parvenu à faire passer sa loi malgré le lobbying de la puissante Union des industries de protection des plantes (UIPP) et de l’Union des entreprises pour la protection des jardins et des espaces publics (UPI). Malgré tout, il a du faire des concessions, ainsi les produits phytosanitaires restent autorisés en agriculture mais aussi dans les espaces verts privés (jardins de copropriétés, hôpitaux, maisons de retraite, sièges sociaux d’entreprises) et bien qu’interdits d’usage pour les collectivités locales, ils demeurent tolérés dans les cimetières et les stades ! 

Le magazine fait aussi le tour des produits autorisés en bio vendus dans les jardineries avec une mise en garde sévère sur le pyrèthre, insecticide non sélectif.  Certes les produits naturels ne s’accumulent pas dans la chaîne alimentaire, car leurs molécules complexes sont absorbées rapidement. Cependant, le pyrèthre tue sans distinction tous les insectes et arthropodes y compris les auxiliaires donc. Xavier Mathias suggère au jardinier amateur d’accepter de subir quelques pertes. « Au lieu d’avoir les doigts sur la détente du pulvérisateur, laissez plutôt faire la nature. Vous verrez, ça se passera bien ! » Il a raison.

Danièle Boone

Éditions Terre Vivante, 4 saisons, en kiosque, 6,60 €
Contact presse : Agathe Béon. Tél.: 04 76 34 26 60 – agathe.beon@terrevivante.org

La loutre après l’eden


Ne ratez pas ce documentaire sur la loutre d’Europe réalisé par Marie-Hélène Baconnet et Philippe Garguil. Il sera diffusé ce mercredi 19 décembre à 16h30 sur France 5.

par Danièle Boone

Loutre d’Europe, image extraite du film – D.R.

Sa frimousse est craquante mais cette jolie naïade  a bien failli disparaître. Il lui était reproché de dévorer trop de poissons. Et il ne fait pas bon pour animal sauvage d’être catalogué ennemi de l’homme. Heureusement sa chasse a été interdite en 1972 la sauvant de justesse de l’extermination mais il a fallu attendre 1976 pour qu’elle soit protégée. Depuis, elle a progressivement reconquis une grande partie de ses anciens territoires. 

Extrêmement discrète, elle est très difficile à observer. Marie-Hélène Baconnet et Philippe Garguil ont donc fait appel à des animaux imprégnés c’est à dire habitués à l’homme pour certaines scènes. Ils n’en ont pas moins passé un an pour réaliser ce film dans le marais Poitevin. C’est aussi l’occasion d’admirer l’environnement des loutres poitevines. Canaux bordés d’arbres têtards, prairies à vaches maraichines et à chevaux de trait poitevin, les races locales. On voit aussi, entre autres, le ragondin, l’hermine, le martin pêcheur, le tarier pâtre, le héron, la cigogne blanche, le renard et le cormoran, un autre pêcheur concurrent direct de dame loutre. Si la loutre mange entre 800 g et 1 kg de poissons par jour, elle met très souvent à son menu, des écrevisses de Louisiane. Parler de ces envahisseurs est le prétexte pour montrer une très jolie scène de combat de ces crustacés extrêmement néfastes pour l’environnement.

Loutre d’Europe, image extraite du film – D.R.

Et bien sûr, nous apprenons tout sur la loutre, comment elle mange, ses amours, la naissance et l’éducation de ses petits. A noter les superbes séquences sous l’eau de cette nageuse hors pair. On découvre aussi, image à l’appui, comment le réchauffement climatique avec ses extrêmes mène la vie dure à notre mammifère. Trop d’eau d’un coup qui envahit leur catiche (terrier de la loutre) suivi de longue sécheresse qui transforme les rivières en filet d’eau condamnant les poissons dont se nourrit la loutre. Les réalisateurs se sont rendu en Espagne à la rencontre de René Rosoux qui étudie comment les loutres espagnoles se sont adaptées à la sécheresse notamment grâce à des bassins de retenues d’eau mis en place par leurs protecteurs, des idées pour aider nos loutres si la situation continue à se détériorer. Bref, tout cela est passionnant et fort bien conté par Macha Méril.

France 5, mercredi 19 décembre, 16h30

Contact presse : Marie-Hélène Bacconet – contact@ecomediaproduction.fr