Adultes

Biodiversité – Fais-la toi-même par Caroline Burzynski-Delloye

Mais moi, qu’est-ce que je peux faire pour agir en faveur de la biodiversité ? Si vous vous posez cette question, cet ouvrage est pour vous. Caroline Burzynski-Delloye propose 50 recettes faciles pour passer à l’acte. Elle fourmille d’idée de l’abreuvoir anti noyade pour les abeilles à la pouponnière à prédateurs en passant le désherbage en douceur, l’association des légumes, le purin d’orties sans odeurs, les épluchures étalées, etc. De plus, elle fait quelques recommandations fondamentale comme n’achetez jamais d’hybride F1 et observez. L’ouvrage est léger et pétillant, comme son auteur qui conçoit pour l’abbaye de Royaumont une légumothèque et des ateliers jeune public. Illustré par des dessins et des photos retravaillées en vert, le livre est très agréable à feuilleter. « La biodiversité, c’est une pochette surprise, laissez vous surprendre », écrit elle. N’attendez plus.


Éditions Alternatives, 112 pages, 15 € – www.editionsalternatives.com
Contact presse : Sophie Gallet. Tél.: 01 49 5414 29 – sophie.gallet@gallimard.r
(Danièle Boone)

Inventer les jardins de demain

La nouvelle collection « Gardons les pieds sur terre » des Éditions Rustica invite à réfléchir à la place de l’Homme dans son environnement et aux actions qu’il peut mener. Afin de toucher le plus grand nombre, les ouvrages de la collection vendus 10 € sont accessibles. Cet ouvrage, comme son titre l’indique s’intéresse aux jardins. Face à la pression démographique et à l’urbanisation galopante, quelle place l’avenir réserve-t-il à nos jardin demande Alain Delavie. Force est de constater que les espaces attribués aux espaces verts et aux pratiques de jardinage sont de plus en plus restreints. Mais, c’est sans compter sur l’imagination des jardiniers. Ils s’installent dans des lieux et places inoccupés ou délaissés jusqu’ici tels que les pieds des arbres, les toits et pour certains précurseurs, dans des locaux obscurs, des souterrains ou sous la mer ! Parmi les autres nouveautés à faire frémir les « vrais » jardiniers, l’auteur nous ouvrent le monde des jardiniers connectés. Deux tendances, le « Green Monitoring » et le « Vegetal Hacking », consistent en la gestion à distance d’un jardin. Ouf, les chapitres 4 et 5 sont consacrés respectivement à l’agriculture urbaine et aux jardins durables et occupent plus de la moitié de l’ouvrage. L’auteur y répertorie un bon nombre d’initiatives parisiennes déjà en activité ou en projet.


Rustica éditions, 104 pages, 10 € – editions.rustica.fr
Contact presse : Géraldine Ménard. Tél.: 06 11 75 71 39 – geraldine_menard@hotmail.com
(Danièle Boone)

Tous au jardin – ouvriers, solidaires, partager, les jardins se réinventent par Lia Leenderts. Photogaphies de Mark Diacone.

Les auteurs ont visité 31 jardins et potagers ouvriers et interrogé ceux qui les cultivent. Quelques parcelles appartenant à des particuliers se sont glissés dans l’ouvrage parce que leurs propriétaires en ont fait des œuvres éminemment intéressantes ainsi que quelques jardins communautaires. Mais le sujet principal du livre est bien les jardins ouvriers.

Apparus à la fin du XVIIIème siècle, les jardins ouvriers permettaient d’améliorer la nourriture quotidienne des familles mais leur mise à disposition a toujours été assortie de clauses restrictives, notamment concernant la taille des parcelles. En effet, il ne fallait surtout pas que les familles parviennent à se nourrir du seul produit de leur potager sans quoi les propriétaires fonciers se seraient vus privés de sa main-d’œuvre. Parallèlement, le jardin était vu comme un moyen d’éloigner les hommes des tavernes et de les garder dans le droit chemin. Les auteurs nous invitent donc à découvrir des jardins historiques. Parmi ceux là, notons les hortillonnages d’Amiens.

Puis viennent les jardins communautaires. Œuvrer à la concrétisation d’un objectif commun est un formidable moteur pour rapprocher les gens mais faire en sorte que tout le monde soit content tout en assurant les tâches du jardin n’est pas une mince affaire. Ceux qui sont présentés ici ont trouvé des solutions pour relever le défi. Les auteurs nous font rencontrer des individus comme Martin Crawford, en quête de nouvelles solutions, dont les jardins ressemblent davantage à une jungle qu’à un potager traditionnel. Jardin forêt, permaculture, agriculture urbaine sont au programme de cette séquence.

J’ai particulièrement apprécié le chapitre intitulé « le monde en ce jardin » consacré à ceux qui vient loin de leur pays d’origine et qui font pousser les plantes de leur enfance. On y rencontre un Jamaïcain, une Thaïlandaise, un Chypriote et un Japonais. Enfin, le dernier chapitre est consacré à la récolte et la transformation. L’ouvrage étant traduit de l’anglais, nous visitons beaucoup de jardins anglais, mais cela n’enlève rien au charme de l’ouvrage.


Éditions Hoëbeke, 160 pages, 25 € – www.hoebeke.fr
Contact presse : Emmanuelle Scordel. Tél.: 06 80 85 92 29
(Danièle Boone)

Les petites bêtes de la maison et de la chambre – 50 antisèches pour parents en détresse par François Lasserre (JNE), illustrations Janpur Fraize

Pas de panique ! Plutôt que de dégainer la bombe insecticide dès que l’on aperçoit une bestiole dans la maison, et si on l’observait ? François Lasserre nous donne des clés pour comprendre son comportement. On apprend ainsi que les mites aiment surtout les vêtements imprégnés de sueur et qu’il vaut mieux bien les laver avant de les ranger, que les mouches sont attirées par les odeurs de nourriture et que l’emballage des aliments constitue un bon moyen de les éloigner… Chaque double-page est consacrée à un animal et contient une grande illustration rigolote. Un petit livre à découvrir en famille.


Éditions Salamandre, coll. Antisèches nature, 12,90 € – www.salamandre.net
Contact presse : Géraldine Rémond. Tél.: 06 73 58 05 41 – geraldine@salamandre.net
(Carine Mayo)

Les huîtres – 60 clés pour comprendre par Marie Lescroart  (JNE)

Dans ce livre joliment illustré, Marie Lescroart, devenue journaliste scientifique après des études d’écologie marine, nous instruit sur l’histoire, la biologie, l’élevage et la consommation de l’huître. Des  hommes du Néolithique qui vivaient il y a 5 000 à 3 000 ans au sud de l’actuel Extrême-Orient russe, à proximité de la Chine et de la Corée du Nord, sur le littoral de la mer du Japon, furent sans doute les premiers à pratiquer une forme de captage d’huîtres consistant à utiliser des coquilles disposées à marée basse sur l’estran, en guise de « collecteurs ». On apprend aussi que la consommation d’huîtres crues, longtemps taboue, n’apparaît qu’au Siècle des lumières. Avant cela, on les servait par exemple en civet, dont une recette datant du Moyen-Age nous est proposée. Leur transport fut longtemps problématique : François Vatel, cuisinier du roi Louis XIV, se suicida lors de festivités au château de Chantilly faute de voir arriver à temps la marée lui livrant les fameux coquillages ! La Charentaise Blanche de la Chapeleine fut la première, vers 1730, à imaginer un réseau de vente d’huîtres en « circuit court ». Mais c’est seulement vers 1860 que naît l’ostréiculture grâce à Ferdinand de Bon, commissaire de la Marine à Saint-Servan — devenu depuis un quartier de Saint-Malo — et Victor Coste, savant naturaliste et médecin de l’épouse de Napoléon III.

Dans ce livre placé sous la direction scientifique de Tristan Renault, responsable du département Ressources biologiques et environnement du centre Ifremer de Nantes, Marie Lescroart nous montre que les huîtres sont à la fois des témoins (via leurs coquilles fossiles analysées par les chercheurs) et des victimes de l’évolution du climat planétaire, puisque le réchauffement et l’acidification des océans les rendent plus sensibles à certaines maladies. Après avoir détaillé les mesures prises pour surveiller leur qualité, elle s’étend enfin sur l’huître des quatre saisons, ou triploïde, qui, sans être un OGM, est le résultat d’une modification chromosomique visant à un meilleur goût et à une croissance plus rapide. Ces dix dernières années, elle a représenté, en moyenne, 35 % de la production française d’huîtres creuses. Contrairement à ce que prétendent certaines rumeurs, la diploïde n’est pas dangereuse à la consommation. Mais comme le souligne Marie Lescroart, « synonymes de productivisme, de dépendance des producteurs vis-à-vis des écloseries commerciales, les huîtres triploïdes contribuent, selon certains, à banaliser l’huître, à dévoyer ce produit saisonnier, naturel par excellence ».


Éditions Quæ, 112 pages, 18 € – www.quae.com
Contact presse : Audrey Ameline.  Tél.: 01 42 02 03 42/ 06 64 25 55 53
www.ameline-communication.com
(Laurent Samuel)

Jamais seul par Marc-André Selosse. Postface de Francis Hallé.

« Ce livre est écrit pour renouveler et neutraliser une vision archaïque des microbes » précise l’auteur dans son introduction. Longtemps associés aux infections et autres maladies, cette image négative leur colle encore à la peau. Pourtant aujourd’hui, on sait qu’ils aident les organismes à accomplir des fonctions vitales et variées (nutrition, développement, immunité…), qu’ils influent sur le comportement animal et, à une plus grande échelle, contribuent à façonner les populations, les écosystèmes, les sociétés et leur dynamique d’où le sous-titre de l’ouvrage : les microbes construisent les plantes, les animaux  et les civilisations.

L’auteur nous guide à la découverte de ces mondes étranges que constituent bactéries, protozoaires, champignons, virus. Il explore d’abord les nombreuses symbioses qui associent microbes et plantes puis il explore les propriétés nouvelles qui en émergent et modifient le fonctionnement des partenaires. Il décrypte ensuite les extraordinaires adaptations symbiotiques des animaux, qu’ils soient terrestres ou sous-marins. Enfin, il décrit le fameux microbiote humain qui justifie le titre de l’ouvrage. Cela dit, Francis Hallé, facétieux, lui fait remarquer dans sa postface, que la compagnie des microbes ne lui suffit pas. « Pour ne pas être seul, explique-t-il, il faut un compagnon appartenant à la même espèce zoologique que soi ».

En refermant ce livre extrêmement documenté, on ne regarde bien sûr plus le monde de la même façon. Les excès ont des conséquences inattendues. Ainsi, l’hyper hygiène, l’hyper propreté ont provoqué notamment l’émergence des allergies. Les agronomes ont nié les microbes, nourrissant directement les plantes d’engrais accompagnés de pesticides qui tous posent à présent problème. Nous avons besoin des microbes. Un enfant qui naît par césarienne, donc privé du passage par les voies naturelles, va développer des problèmes qui lui auraient été évité s’il avait été au contact de la flore vaginale extrêmement riche en microbes en tout genre de sa mère. Pour André Sélosse, « notre espoir de progrès se trouve dans la réintroduction d’un juste équilibre, d’une juste portion de microbes qui, dans notre corps, dans notre alimentation et dans notre environnement, rendra encore plus sûr le monde microbien. »


Éditions Actes Sud, 356 pages, 24,50 €
Contact presse : Émanuèle Gaulier. Tél.: 01 55 42 63 24 – e.gaulier@actes-sud.fr
(Danièle Boone)

Les Libellules de France Belgique, Luxembourg & Suisse par Jean-Pierre Boudot, Daniel Grand, Hansruedi Wildermuth & Christian Monerrat

Nous étions nombreux à attendre la mise à jour de la 1ère édition des Libellules, parue il y a onze ans aux éditions Biotope. C’est chose faite. Cette nouvelle édition a été entièrement enrichie et mise aux goûts du jour de la taxonomie (qui ne cesse d’évoluer dans tout le monde animal comme végétal).

L’ouvrage est vraiment LA référence du monde des Odonates qui intègre désormais la confédération helvétique. Deux auteurs supplémentaires y ont activement concouru. Ce sont au total 104 taxons (espèces et sous-espèces) couvrant toute la France, Belgique, Luxembourg et Suisse qui sont étudiés, avec des clés de détermination de terrain claires et pratiques, leur répartition (les cartes ont également été mises à jour), leur comportement, leur écologie, ainsi que les menaces qui pèsent sur eux.

Comme l’édition Biotope nous y a habitués, de très belles photos jalonnent l’ouvrage, bien utiles non seulement pour admirer ces magnifiques créatures mais aussi pour les distinguer les unes les autres.

L’ouvrage s’achève avec une autre nouveauté, bien venue : des planches de ptérographies (photos des ailes, mais en N & B, à l’échelle) pour tous les taxons. Apport inédit et remarquablement utile pour confirmer une détermination.


Éditions Biotope, collection Parthénope, 49 € – www.biotope-editions.com
Contact presse : Laetitia Cuypers. Tél : 04 67 18 61 69 – lcuypers@biotope.fr
(Gabriel Ullmann)

Le Bec et le Val d’Allier par Jean-Paul Thévenin

La confluence de l’Allier et la Loire appelée Bec d’Allier est un lieu magique. Le Val d’Allier est une ultime poche bocagère à prairies inondables qui longe la rivière sur une vingtaine de kilomètres. La faune et la flore nous réservent de belles surprises. On compte une quarantaine de nids de cigognes blanches, des guêpiers d’Europe, la rare pie-grièche à tête rousse, le loriots et… la farouche cigogne noire. Jean-Paul Thévenin, d’une plume accessible à tous, nous explique les phénomènes d’érosion, les crues et les étiages, les îles boisées, le lit majeur et le lit mineur de l’Allier. Il faut dire que ce fin naturaliste arpente les lieux depuis plus de vingt ans. Il est l’auteur avec Philippe Henry de « Paradis en herbe », un documentaire sur le Val qui a été primé notamment à Ménigoute.

Jean-Paul Thévenin accorde dans son ouvrage une belle place à l’élevage et à la collaboration des agriculteurs et des naturalistes pour sauver cet Eden qui malgré toutes les passions qu’il suscite reste fragile. N’y envisage-ton pas de le faire traverser par un train à grande vitesse. Espérons que cet ouvrage illustré de très jolies photos, participe à sa préservation dans les années qui viennent.

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Éditions du Conservatoire d’espaces naturels Centre – Val de Loire
collection Trésors naturels du Berry, 15 €
Contact : Jean-Paul Thévenin – jpthevenature@wanadoo.fr
(Danièle Boone)

Découvrir et protéger nos abeilles sauvages par Nicolas Vereecken

Ah, voici un livre naturaliste que l’on en attendait depuis longtemps ! Il nous présente des animaux très courants, visibles par un large public, mais sur lesquels il n’existait pas vraiment d’ouvrage de vulgarisation : les abeilles sauvages. On les appelle également abeilles solitaires, car beaucoup d’espèces niches seules, contrairement à notre unique espèce d’abeille domestique. La plupart d’entre elles sont terricoles (elles pondent dans des petits terriers, visibles en bord de chemin ou dans les jardins), d’autres caulicoles (dans des tiges creuses) ou hélicicoles (dans des coquilles d’escargots vides !). D’autres encore sont dites maçonnes, car elles cimentent leur nid, ou bien tapissières car elles le tapissent avec des feuilles de rosier ou des pétales de coquelicot… C’est dire la passionnante diversité de ce presque millier d’espèces différentes vivant en France. Comme on peut s’y attendre, certaines sont en forte régression, mais d’autres se maintiennent, voire se répandent géographiquement, comme la collète du lierre que l’on observe facilement en automne.

Ingénieur en sciences agronomiques, docteur en sciences biologiques et professeur d’agroécologie à à l’Université libre de Bruxelles, mais aussi excellent macrophotographe, Nicolas Vereecken nous dévoile les mœurs secrètes de ces passionnants hyménoptères avec un langage clair et des images étonnantes de précision. Leur nombre et leur variété montrent les heures que l’auteur a passées sur le terrain pour les obtenir.

Nicolas Vereecken termine avec des conseils pratiques pour la protection des abeilles sauvages, avec des tableaux des plantes et de leurs insectes associés. Il exprime aussi de salutaires bémols sur cette nouvelle mode d’installer partout soit des hôtels à abeilles géants, qui peuvent attirer des prédateurs et des parasites, soit des ruches d’abeilles domestiques pour soi-disant favoriser la pollinisation. En fait, les 30 000 à 60 000 abeilles domestiques de chaque ruche visitent presque toutes les fleurs existantes, et exercent une terrible concurrence sur leurs cousines sauvages plus vulnérables, car souvent spécialisées dans une seule espèce de fleur.

Enfin, l’auteur revient sur deux clichés à propos des abeilles : il est remonté à la source de la fameuse phrase attribuée à Einstein sur la disparition de l’humanité qui suivrait celle des abeilles, et est remonté à Darwin en passant par Maeterlinck. D’autre part, ayant lui-même voyagé en Chine, Nicolas Vereecken rappelle que les paysans du Sichuan qui pollinisent leurs arbres fruitiers à la main le font pour sélectionner les arbres donneurs et récepteurs, et non parce que la région aurait été vidée de ses butineurs. Une bonne nouvelle dans un très bon livre.


Éditions Glénat, 25 € – www.nature.glenatlivre.com
Contact presse : Laure Wachter. Tél.: 01 41 46 10 34 / 06 95 88 13 34 – laure.wachter@glenat.com
(Marc Giraud)

Le guide pratique du jeûne par Dr Lionel Coudron

Le jeûne est facile et sans danger à la portée de tous et parfaitement compatible avec une vie active à condition de comprendre comment cela fonctionne et de connaître les contre -indications. C’est ainsi que commence ce guide avec des exemples  à la clef. L’auteur médecin, diplômé en nutrition, nutrithérapie, phytothérapie, mais aussi enseignant en yoga, explique d’une manière pédagogique les mécanismes physiologiques lorsque le corps est privé de nourriture,  pourquoi ces mécanismes peuvent améliorer votre santé.

Lionel Coudron propose plusieurs méthodes de jeûne à la carte, selon ses envies, à faire chez soi en toute sécurité : de 24 heures à plusieurs  semaines en  donnant des conseils pour éviter des désagréments occasionnels (céphalées, crampes, fatigue …) afin que cette parenthèse de repos intestinal se passe bien. Enfin un bonus à la clef pour aider le corps et le mental des fiches d’exercices de  yoga, photos à l’appui, accessibles à tous qui  permettent de prendre avec plaisir sa santé en main.


Éditions Terre vivante, 160 pages, 19 € – www.terrevivante.org
Contact presse : Agathe Béon. Tél.: 04 76 34 26 60 – agathe.beon@terrevivante.org
(Myriam Goldminc)