Actualités internationales

Colloque Antarctique : hommage à Michel Rocard… et à Greenpeace

Le colloque sur l’Antarctique qui se tenait le 29 juin dernier à l’Institut océanographique de Paris a été l’occasion de rendre hommage au rôle pionnier de Michel Rocard, Premier ministre, puis ambassadeur des Pôles, dans la défense du continent blanc.

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par Laurent Samuel

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Ce colloque, tenu à l’occasion du premier anniversaire de la mort de Michel Rocard, était organisé par l’Institut Océanographique/ Fondation Albert Ier Prince de Monaco, la Fondation Prince Albert II de Monaco, l’ONG Pew Charitable Trusts, et la Coalition pour l’Antarctique et l’Océan Austral (ASOC), avec le soutien logistique du Varda Group de Rémi Parmentier. Ainsi que l’a précisé à la tribune Robert Calcagno, directeur général de l’Institut océanographique, l’objectif était aussi de faire connaître les initiatives de la France, de l’Australie et des pays européens en faveur d’un réseau d’aires marines protégées en Antarctique.

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En préambule, un message vidéo du Prince Albert II de Monaco rendant hommage à Michel Rocard a été diffusé, suivi d’une vidéo de l’ancien Premier ministre, reçu dans ces mêmes lieux il y a 2 ans, dans lequel il affirmait que l’ Antarctique est un « bien public universel » à défendre
avec énergie.

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Stephan Brady, ambassadeur d’Australie en France, a ensuite pris la parole pour rappeler que le protocole de protection de l’Antarctique (signé à Madrid en 1991 et entré en vigueur en 1998) avait été rendu possible par la coopération franco-australienne nouée alors que Michel Rocard était Premier ministre, et pour affirmer l’engagement de son pays pour les aires marines protégées et le respect de l’interdiction de l’activité minière dans ce continent.

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Une première table ronde, animée par Claire Nouvian, fondatrice de l’association Bloom, a réuni trois acteurs impliqués dans l’interdiction des forages et mines en Antarctique : Jim Barnes, cofondateur et directeur exécutif de l’ASOC, Kelly Rigg, coordinatrice de la campagne Antarctique de Greenpeace entre 1984 et 1992, aujourd’hui co-directrice du Varda Group, et Brice Lalonde, ministre de l’Environnement de 1988 à 1992 dans les gouvernements de Michel Rocard et Edith Cresson, aujourd’hui président de l’Académie de l’eau.

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Jim Barnes a souligné le rôle de l’ASOC, créée en 1978, contre la Convention pour l’exploitation de minerais signée en juin 1988, mais tuée dans l’oeuf en 1989 avec l’annonce par Hawke (Premier ministre australien) et Rocard qu’ils ne la ratifieront pas. L’ASOC a aussi beaucoup oeuvré pour le protocole de protection de l’Antarctique.

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De son côté, Kelly Rigg a évoqué les manifs de Greenpeace dans les villes occidentales, l’installation d’une station scientifique en Antarctique, les expéditions contre les pistes aériennes. Brice Lalonde, quant à lui, a raconté que Rocard adorait la mer, était passionné par la planète et (fait rare dans la classe politique française !) parlait bien anglais. Pour ce protestant, il faut effacer la tache de l’affaire Greenpeace encore toute récente (1985) en renouant des relations avec l’Australie, où Brice Lalonde est envoyé pour inviter en France le Premier ministre Hawke. Dans un contexte où le GIEC vient d’être créé et où Time a déclaré la Terre « planète de l’année », la campagne pour la défense de l’Antarctique est menée par le Commandant Cousteau (dont la pétition, bien avant les réseaux sociaux, rassemble plus d’un million de signatures en un mois !), Greenpeace et soutenue par le Quai d’Orsay.

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Une deuxième table ronde était consacrée au « continent en changement » que constitue l’Antarctique. Thomas Stocker (université de Berne) a insisté sur la fonte des glaces, la perte massive de masse du continent, le réchauffement eaux et l’acidification progressive de l’océan austral. Françoise Gaill (plate-forme océan et climat) a indiqué que l’élévation estimée du niveau de la mer est passée de 60 cm à 2 m en dix ans, et que la disparition de la couche de glace entraîne une baisse du nombre de manchots empereurs. Anne-Catherine Ohlmann (université de Grenoble) a présenté le projet Ice Memory, archive mondiale de carottes de glaces des glaciers les plus menacés partout dans le monde, qui seront stockées en Antarctique, notamment à la base Concordia. Un projet franco-italien qui s’étend au niveau mondial.

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Dans une allocution à la fois vivante et documentée, Serge Ségura, Ambassadeur chargé des océans, a évoqué l’histoire de la présence française en Antarctique de la fin du XIXe siècle à nos jours (lire ici sa récente tribune dans le Monde : Haute mer : « On ne veut pas transformer les océans en aquarium »).

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Nicole Aussedat (JNE) conclut au nom de l’ASOC le colloque sur l’Antarctique du 29 juin 2017 à l’Institut océnaographique de Paris

La dernière table ronde a été consacrée aux aires marines protégées. Le Pr Philippe Koubbi (Muséum d’histoire naturelle de Paris) a souligné qu’elles sont nécessaires à cause du changement climatique, avant de les passer en revue (Orcades sud, Mer de Ross…). Anne Gaelle Verdier a présenté les TAAF (Terres australes et antarctiques française), « un gouvernement local sur 2 millions de km 2 », riches de très fortes concentrations d’oiseaux marins (47 espèces), de mammifères marins, d’invertébrés, de flore… Les TAAF ont créé une réserve naturelle de 672 969 km2, essentiellement marine, qui est la 6e aire marine protégée au monde en termes de surface, et est candidate pour la liste verte de l’Uicn et le patrimoine mondial de l’UNESCO.

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Les débats de cette riche journée ont été conclus par Nicole Aussedat (JNE) au nom de l’ASOC, et par l’explorateur Jean-Louis Etienne qui a présenté son projet Polar Pod d’exploration de l’Antarctique (lire ici l’article de Muriel Labrousse sur Media Peps).

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La présence de nombreux « grands anciens » de Greenpeace (dont Rémi Parmentier, Kelly Rigg, Arnaud Apotheker…) a aussi permis de rendre un hommage informel au rôle de cette ONG dans le combat pour la protection de l’Antarctique.

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Cet article a été publié sur le site Media Peps (lire ici). Un résumé complet en français de la conférence est disponible ici.

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La Commission européenne menace la Convention d’Aarhus sur l’accès à la justice en matière d’environnement

La Commission européenne veut faire passer en force le 11 juillet  une décision rejetant la recommandation du comité d’examen du respect de la convention relatif à l’accès à la justice en matière d’environnement; si cette décision était prise et acceptée par la France, cela serait un recul du droit de l’environnement et un précédent fâcheux. Un spécialiste du droit de l’environnement, membre des JNE, tire la sonnette d’alarme.

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par Michel Prieur

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L’Union européenne, comme ses Etats membres, ayant ratifié la Convention d’Aarhus de 1998, celle-ci s’impose à toutes les institutions européennes à la fois au Conseil des Ministres, à la Commission, au Parlement européen et à la Cour de justice de l’Union européenne. Cette convention organise en matière d’environnement, le droit à l’information, à la participation aux décisions et l’accès à la justice.
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Depuis 2002 le Comité d’examen du respect de la convention (ou compliance committee) mis en place par les Parties y compris l’Union européenne, peut recevoir des réclamations des Etats et des ONG pour examiner, de façon non conflictuelle, non judiciaire et consultative, si la Convention est correctement appliquée par tous. Le Comité d’examen n’ayant pas de pouvoir de décision ne fait qu’une recommandation adressée à la réunion des Parties, laquelle a toujours été entérinée par les Etats. Autrement dit, dans les 85 dossiers pour lesquels le Comité a constaté une mauvaise ou une bonne application de la Convention, les Parties mises en cause ont toujours accepté ce constat qui n’est ni une sanction ni une condamnation.

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Suite à des réclamations d’ONG considérant en 2008 que l’accès à la Cour de justice de l’Union européenne leur était interdit en violation de la Convention qui garantit l’accès à la justice pour les ONG d’environnement, le Comité d’examen du respect de la Convention, après une très longue instruction contradictoire, a formulé ses conclusions et recommandations le 14 avril 2011, puis le 17 mars 2017. Le Comité ayant constaté que l’Union européenne ne permettait pas l’accès à la justice des ONG a demandé à la prochaine réunion des Parties au Monténégro du 11 au 14 septembre 2017 d’entériner ce constat.

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Pour la première fois, une Partie à la Convention d’Aarhus conteste les conclusions et recommandations du Comité. En effet la Commission européenne a adopté un projet de résolution le 29 juin 2017 rejetant les conclusions du Comité. Ce projet doit être examiné au COREPER (Comité des représentants permanents de l’Union européenne qui prépare les décisions du conseil des Ministres européens) du 11 juillet 2017. Puis le Conseil des Ministres européens de l’agriculture et de la pêche du 17 juillet devra approuver cette décision sans vote ni discussion, la Commission faisant inscrire ce point dans la partie A du Conseil. Ainsi un tel mépris du droit d’accès à la justice serait pris sans l’accord des ministres de la justice et de l’environnement !

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L’Union européenne est liée par la Convention d’Aarhus comme le sont les Etats membres. En se considérant comme au-dessus de l’état de droit elle tente un coup de force qui, s’il aboutissait, porterait une grave atteinte aux acquis de la Convention d’Aarhus. Cela remettrait en cause la légitimité et le rôle du Comité comme conseil et médiateur. Ce serait de plus une véritable régression du droit de l’environnement en tolérant que l’Union européenne refuse de respecter un traité international sur l’environnement. Enfin cela ouvrirait la porte à tous ceux qui, en Europe et en Asie centrale, refusant de prendre l’environnement au sérieux, pourront invoquer le précédent du refus de l’Union européenne de prendre en considération les recommandations du Comité d’Aarhus.

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La France, qui s’est engagée dans sa Constitution à l’article 10 de la Charte de l’environnement à ce que celle-ci « inspire l’action européenne et internationale de la France », se doit de prendre clairement position afin de faire obstacle à l’obstruction au droit d’accès à la justice en matière d’environnement qui résulterait de la position adoptée par l’Union européenne et serait une honte pour l’Europe tout entière.

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    • Professeur émérite, agrégé de droit, Président du Centre international de droit comparé de l’environnement

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Une alerte également lancée par le Bureau européen de l’environnement

.Pour

Pour en savoir plus

https://cidce.org/acces-a-linformation-access-to-information/

https://www.facebook.com/groups/cidce/

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Sauvegarder les semences locales au Maroc

Apicultrice et agricultrice au Maroc, Souhad Azzenoud accompagne des coopératives de femmes inscrites dans une démarche d’agro-écologie afin d’enrayer l’exode rural qui touche la région du Prérif. Lors de la COP 22 à Marrakech, elle exposait avec passion ses projets.

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par Nathalie Loubet

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Souhad Azzenoud est venue lors de la COP 22 à Marrakech témoigner des actions qu’elle mène en agro-écologie dans le village de Kissane © Nathalie Loubet

Après une carrière de cadre dans l’agroalimentaire, Souhad Azzenoud décide de « tout quitter » pour s’installer à Kissane, le village de ses parents et grands-parents, situé dans la province de Taounate (nord-centre du Maroc). Déjà diplômée d’une licence de biologie à l’Université de Casablanca et d’un DESS en agroalimentaire, elle décide de suivre une formation en agro-écologie et se lance dans l’apiculture. « Nous sommes dans une région qui dispose d’une matière première – l’olivier sauvage – d’excellente qualité et d’un savoir-faire ancestral qu’il faut préserver, affirme-t-elle. Les arbres rustiques sont bien adaptés aux changements climatiques. »

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Après une année d’un ardent travail sur le terrain, la coopérative oléicole Ariaf voit le jour en 2006. Quelques années plus tard, en 2013, l’huile d’olive obtient la certification bio. « C’est un coût supplémentaire pour les agricultrices mais une garantie pour le consommateur qui va permettre de valoriser le produit, et toucher une clientèle à Rabat ou Casablanca qui dispose d’un pouvoir d’achat plus élevé », précise-t-elle. Un point non négligeable dans une région enclavée. Et pour cette lauréate du prix Terre de Femmes * Maroc 2016, décerné pas la Fondation Yves Rocher, les projets s’enchainent : conseil aux coopératives, réflexion sur le développement de l’agrotourisme, lancement du petit épeautre, et bientôt peut-être le caroubier, utilisé en cuisine ou comme plante médicinale.

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* Le Prix Terre de Femmes décerné par la Fondation Yves Rocher existe depuis 13 ans. Il a récompensé 350 femmes et soutient des actions dans plus de 50 pays.

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Cet article est paru dans son intégralité dans L’information agricole, N° 905, mars 2017.

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Nouveau gouvernement en Algérie : un tandem inédit Environnement-Energies renouvelables

La création d’un ministère de l’Environnement et des Energies renouvelables et la nomination à sa tête d’une femme, Fatma-Zohra Zerouati, militante écologiste et ancienne journaliste, ont été à la fois une grosse surprise et une innovation de taille dans la composition du gouvernement algérien annoncé le 25 mai dernier.

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par M’hamed Rebah

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Fatma-Zohra Zerouati, ministre de l’Environnement et des Energies renouvelables (Algérie)

Peu d’observateurs s’attendaient au retour de l’Environnement dans la nomenclature de l’Exécutif comme ministère à part entière, et ceux qui n’excluaient pas cette éventualité n’ont sans aucun doute jamais pensé que les Energies renouvelables « déménageraient » du ministère de l’Energie pour se « loger » au ministère de l’Environnement. Pour y faire quoi ? C’est plutôt le scepticisme dans le monde algérien de l’Energie, dominé, voire écrasé, par des spécialistes et experts très attachés aux ressources fossiles que sont les hydrocarbures ; certains d’entre eux sont même partisans de l’exploitation du gaz de schiste. Déjà, les pro-fossiles ne manquaient pas d’arguments pour semer le doute, sinon le discrédit, sur le programme de développement des énergies renouvelables. Ils pensent certainement avoir un argument supplémentaire avec cette sorte d’autonomie prise par les Energies renouvelables par rapport à la maison-mère Energie. En effet, sans les ressources financières des deux grosses entreprises que sont Sonatrach et Sonelgaz, sans les moyens de réalisation et l’expertise du secteur traditionnel de l’Energie, le ministère de l’Environnement risque de traîner les Energies renouvelables comme un boulet inutile.

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Pourtant, le tandem Environnement-Energies renouvelables pourrait ne pas être né d’une lubie. Dans le nouveau schéma, la motivation économique (épargner des quantités de gaz qui seraient destinées à l’exportation) est toujours présente mais devient secondaire par rapport aux considérations écologiques, qui la renforcent en lui ajoutant une dimension mondiale (le fameux « penser globalement, agir localement ») avantageuse pour trouver les financements externes. En décembre 2009, à la COP15 de Copenhague (15e conférence des Nations unies sur les changements climatiques), les pays développés ont promis 100 milliards de dollars par an dès 2020 aux pays en développement pour les aider à faire face à la lutte contre le changement climatique.

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L’Algérie a fait part de son intention de solliciter ces ressources pour son plan de lutte contre les changements climatiques. La projection internationale du programme algérien de développement des énergies renouvelables apparaît dans « la contribution prévue et déterminée au niveau national » (Intended Nationally Determined Contribution, INDC) de l’Algérie à la COP21 (Paris, du 30 novembre au 11 décembre 2015), remise au secrétariat de la Convention, début septembre 2015. Ce document, élaboré par le Comité national climat, sous l’égide du ministère chargé de l’Environnement, a affiché « les ambitions de l’Algérie pour la période 2020-2030, en termes d’adaptation face aux changements climatiques et d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre et les actions sous-jacentes, notamment en matière d’efficacité énergétique, de promotion de l’utilisation des énergies renouvelables dans le mix énergétique ».

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Les énergies renouvelables sont inscrites, ici, dans la riposte environnementale globale au phénomène des changements climatiques et pas du tout dans une préoccupation économique portée par le discours officiel qui concerne les recettes extérieures financières que procurent la vente sur le marché international du gaz (incidemment épargné par le recours aux sources renouvelables de production d’électricité). Il est utile de rappeler que la loi n° 04-09 du 14 août 2004 relative à la promotion des énergies renouvelables dans le cadre du développement durable (la première en Algérie dans ce domaine) est sortie des bureaux du ministère chargé de l’Environnement et non pas du ministère de l’Energie. Son exposé des motifs commence par des objectifs écologiques : protéger l’environnement, en favorisant le recours à des sources d’énergie non polluantes, et contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique en limitant les émissions de gaz à effet de serre ; vient ensuite le souci pour les réserves en hydrocarbures : participer à un développement durable par la préservation et la conservation des énergies fossiles ; enfin : contribuer à la politique nationale d’aménagement du territoire par la valorisation des gisements d’énergies renouvelables, en généralisant leurs utilisations. La ministre Fatma-Zohra Zerouati se trouve devant un défi, inédit en Algérie : mener simultanément les deux batailles du développement durable sur les fronts de l’Environnement et de l’Energie.

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Cet article a été publié dans La Nouvelle République (Algérie) du 6 juin 2017.

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La revue de web JNE sur l’annonce par Donald Trump du retrait des Etats-Unis des accords de Paris

L’annonce le 1er juin 2017 par le Président Donald Trump du retrait  des Etats-Unis des accords de Paris sur la lutte contre le réchauffement climatique a suscité de nombreuses réactions. Voici une sélection non exhaustive d’articles qui nous ont semblé dignes d’intérêt.

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par Laurent Samuel

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Deux articles de journalistes JNE

Climat : Donald Trump met la Terre en danger en reniant l’accord de Paris – Claude-Marie Vadrot (JNE) – Politis

Climat : l’accord de Paris survivra-t-il au retrait américain ? – Olivier Nouaillas (JNE) – la Vie

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Décryptage du discours de Trump

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Les conséquences

Accord de Paris sur le climat : quelles seront les conséquences du retrait des Etats-Unis ? – France Info

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Réactions internationales

Pour Obama, la décision de Trump sur le climat n’arrêtera pas le reste du monde – 24 Matins

Macron s’adresse en anglais aux Américains : «Make our planet great again» – le Soir

Retrait américain de l’accord de Paris : l’UE et la Chine vont accroître leur coopération – le Monde

La Russie ne ratifiera pas l’accord de Paris sur le climat avant 2019 – le Monde

L’Inde assure la France de son soutien à l’accord de Paris sur le climat – le Monde

New York, Washington et la Californie se passeront de Trump sur le climat – Challenges

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Réactions en France

Nicolas Hulot : « L’accord de Paris n’est pas mort » – Europe1

Ségolène Royal : « La radicalité de la décision de Trump sur le climat nous a pris par surprise » – le JDD

Climat : Yannick Jadot demande des mesures de rétorsion européennes

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Quelques analyses

La déréglementation à bas bruit de Donald Trump – les Echos

Les sénateurs qui ont poussé à quitter l’accord de Paris ont touché 10 millions de dollars du lobby pétrolier – Huffington Post

«La décision américaine est liée à une politique quasi antiscience» – Valérie Masson-Delmotte – Libération

Contre la décision de Trump, « il faut sanctionner les États-Unis » – Maxime Combes – Reporterre

Teresa Ribera : « Trump risque d’être pris à son propre piège » – le Monde

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Africa Days à HEC Paris : le process du business in Africa

HEC Paris organisait les 15, 16 et 17 mai les Africa Days. trois soirées thématiques pour échanger et débattre autour des défis et enjeux de l’Afrique

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par Bernard Desjeux

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C’est la première fois que je pénètre sur le campus de HEC Paris à Jouy-en-Josas. Disons-le, je suis venu un peu pour ça, pour voir comment est un campus. Celui-ci n’a pas grand chose à voir avec celui de mes études lointaines à Nanterre. Les murs étaient couverts d’affiches, de slogans : « ici on spontane », « A travers Crozier nous retrouvons notre vieil ennemi la marchandise » , etc. Ici tout est vertical, pas une courbe, des espaces verts sans mauvaises herbes, bien tondus, bien aménagés. De beaux jeunes gens et de belles jeunes filles se baladent décontractés les mains pleines d’ordinateurs, tout en lisant un smartphone ou une tablette, il y a des écrans partout. Il se trouve que moi, pour des raisons un peu longues à développer, je n’ai pas de téléphone et je cherche désespérément la personne qui doit m’accueillir. Une jeune fille s’arrête : « puis-je vous aider ? ». Je suis sauvé, damned ! Elle a bien sûr un téléphone, mais pas sur elle. Je suis tombé sur la seule qui n’est pas suréquipée. Je crois être secouru par le téléphone fixe de la cafétéria, je tombe sur une messagerie, on me rappellera à ce numéro, mais je ne serai plus là. J’ai installé finalement mes livres sur une table qui me semblait vide et tout s’est bien passé.

 

 

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1er jour

Africa Days s’est ouvert par un grand débat en présence de Daniel Kablan Duncan, vice-président de la Côte d’Ivoire, Kako Nubukpo, directeur de la Francophonie économique et numérique, ancien ministre du Togo, Mahamane Alassane Touré, adjoint au directeur des opérations du marché de la BCEAO (Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest), la modération étant assurée par Pascal Chaigneau, professeur affilié à HEC Paris. La synthèse de ce débat très consensuel a été assurée par Abdelmalek Alaoui, journaliste à la Tribune Afrique. J’ai été frappé par la clarté, la précision des exposés la finesse du modérateur qui « aime l’Afrique » d’une façon générale et aussi toute personnelle.

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On apprend les défis que l’Afrique doit relever, parmi lesquels l’éducation, la santé, la transformation des matières premières, la lutte contre la corruption, le réchauffement climatique. On apprend que le Franc CFA est en bonne santé : « c’est comme une assurance, cela ne coûte cher qu’avant l’accident », insiste Daniel Kablan Dunkan. Donc oublions les contextes idéologiques ou historiques et utilisons cet outil d’une monnaie forte et convertible, quel que soit son nom. Il n’y a que 5 % du revenu du cacao qui reste en Côte d’Ivoire, premier producteur mondial. Idem pour la noix de cajou : des liens ont été engagés avec le Vietnam, premier transformateur de noix de cajou…

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La démographie va augmenter dans de grandes proportions, ce sera une richesse économique… Très bien très bien, mais quid du travail informel des femmes, quid du code des investissements. Les questions sont nombreuses.

Au fait, vous connaissez la différence entre le poulet bicyclette et le poulet bateau ? Le poulet bicyclette, c’est l’équivalent du poulet fermier à l’ancienne qui a beaucoup couru et qui est bien ferme et bien bon. Le poulet bateau ce sont les carcasses que l’on déverse sur l’Afrique et qui font crever les petits paysans car beaucoup moins chers. Ne pas confondre avec le poulet téléviseur qui lui est cuit en rôtissoire !

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Même si les exposés sont précis, argumentés de chiffres (la croissance exceptionnelle de la Côte d’Ivoire presque à deux chiffres, les échanges avec la Chine et les pays émergents) je suis frappé par le décalage entre cette salle bourrée de bonnes intentions et la réalité. On sent tout le monde dans les starting blocks, prêt à aller travailler, investir en Afrique.

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J’entends ces discours depuis plus de quarante ans : « quand l’Afrique s’éveillera », « L’Afrique le continent le plus riche du monde va décoller ». Alors, quoi de neuf ? Il me semble qu’une page est en train de se tourner. De jeunes diplômés restent au pays et y créent leurs sociétés. J’ai cru comprendre qu’HEC cherche à accompagner le mouvement.

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Reste un décalage énorme entre ces discours bien ficelés et la réalité quotidienne. Je reviens d’un séjour en Guinée Conakry, j’ai mis 18 heures pratiquement sans arrêts pour relier la capitale à la ville de Kankan (700 km) par la principale route du pays complètement défoncée. La Guinée est le premier producteur de bauxite du monde.
J’ai poursuivi dans des villages plus reculés. Le moteur du bac ne marche plus, il faut monter la voiture et se mettre à l’eau pour pousser le bac, enfin pas nous, mais le « bacqueur ».

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La soirée de cette première journée s’est terminée par un cocktail, l’Afrique noire est bien partie. A suivre.

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2e jour

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Aujourd’hui, le débat est sur l’entreprenariat en Afrique. Un peu surréaliste devant un panel de banquiers et d’hommes d’affaires qui témoignent de leurs success stories.

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La salle est pleine. Beaucoup d’Africains. Mon voisin est venu avec son CV, il espère une rencontre miraculeuse, une embauche qui permettrait de gagner un peu sa vie, il aimerait se faire construire une maison pour sa famille. Un ancien élève d’HEC, Christian Kamayou, fondateur de MyAfricanStartup, parle des 100 meilleurs start ups d’Afrique. Ici, on a la culture du concours. D’autres intervenants rêvent de lever des millions, de s’adosser à des groupes, d’écosystèmes, de process, d’emprunts des femmes et des 65 milliards que la diaspora envoie chaque année en Afrique. Cet argent va surtout vers des dépenses de bouche et de santé. C’est vrai que se nourrir est accessoire. Un intervenant explique qu’on ne met pas assez de phytosanitaires en Afrique. J’ai écouté ce conseil : vous pouvez développer votre offre verticalement ou horizontalement. Comme l’Afrique a besoin de tout, vous pouvez vendre de tout. Il y a cette jeunesse qui arrive en rangs serrés, c’est un marché formidable : des millions et des millions de consommateurs vont se presser dans les usines du « néo mercantilisme ». J’ai le tournis. J’hésite encore à créer ma startup et à me faire incuber. Lorsqu’un jeune Marocain, élève d’HEC, avec l’audace de sa jeunesse décline avec un Power point d’école, un projet autour de l’agriculture car le savez-vous, il faut développer l’agriculture, personne n’y avait pensé. En tout cas, ce jeune a fait un business plan avec quelques camarades pour aller enquêter sur la question pendant six mois. Il cherche un financement. Si vous avez une idée…

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Pour une Afrique verte : le défi de demain, roulez jeunesse…

La semaine dernière en Guinée, j’ai rencontré une équipe d’agronomes marocains qui venaient « aménager » des terres en bordure du fleuve Niger : pivots arroseurs, phytosanitaires, tracteurs de 80 CV. De quoi flinguer toute une population et accélérer la déforestation et la désertification tout en ramassant un beau pactole. Quand on vous dit qu’il y a des opportunités en Afrique…

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En tout cas, je n’ai pas entendu parler, ce qui est rare dans ces débats sur l’Afrique, d’humanitaire et d’aides ou si peu. C’est très reposant.

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3e jour

En indiquant 1er, 2e, 3e jour, j’ai l’impression d’évoquer un chemin de croix. Se rendre sur le campus d’HEC et surtout en revenir à plus d’heure est un vrai cauchemar. Pire que la route Conakry-Kankan !

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C’est dans le RER que je côtoie cette diaspora, celle qui exporte ces 65 milliards dont on parlait hier. Je calcule que j’ai passé plus de temps dans ces foutus RER que devant ma table de livres. Ces livres que je ne peux vendre pour une raison qui m’échappe dans ce temple du business. Il faut bien le reconnaître, cela n’intéresse pas beaucoup. Je vois défiler du beau monde mais leurs préoccupations vont ailleurs. Nous avons pourtant édité avec le PNUD de Côte d’Ivoire un important livre dont le préambule a été écrit par le vice-président de ce pays, celui-là même qui est à l’honneur. Ce livre contient 70 contributions d’experts de toute l’Afrique traitant de l’émergence et du développement durable de l’Afrique. Quand je le montre, j’ai l’impression de déranger. Il n’est jamais trop tard pour bien faire.

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Mon offre n’est visiblement pas dans le segment du marché. J’ai pourtant une offre verticale qui va du beau livre à des biographies dont celle de Younoussi Touré, premier premier ministre de la démocratie au Mali, ancien président de l’Assemblée nationale, directeur de la banque centrale qui est passé par la BCEAO et l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine)… et qui dans le premier tome raconte son enfance de petit paysan dans la région de Tombouctou, de leader étudiant à l’époque de Nkrumah Lumumba, Sekou Touré, Modibo Keita…
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Tout ça, c’est bien joli, mais ce qui intéresse, c’est semble-t-il ce continent qui va s’ouvrir aux marchés du monde entier, donc marketing, marketing.

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Comment ont été choisis les stylistes qui constituent le panel du jour ? A cause de leur marketing. Vous aviez deviné.

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Le débat est particulièrement intéressant car la parole des créateurs sonne vrai. Il n’y a pas incompatibilité entre les business plans et la création. Sakina Msa en sait quelque chose, elle pétille d’intelligence et de vie, s’affirme comme une créatrice avant tout, sans renier l’Afrique et sans renier Paris, ville de création et d’émulation. Elle a monté en plus de ses créations une boutique de mode éthique dans le Marais à Paris avec 60 créateurs. Elle évoque son ami et ainé Lamine Xuli Bet, grand créateur mondial qui a eu du mal à dépasser un certain stade de développement. Je suis impressionné par Nefer qui a travaillé pour de grandes maisons comme Smalto avant de créer sa propre marque Nefer, il crée des costumes sur mesure pour les grands de ce monde. Le prix : autour de 5000 €. La présentatrice évoque sa surprise de voir dans ce panel l’anthropologue Brice Ahounou. « C’est un sujet clef : se vêtir » ? Brice évoque de façon vécue et percutante le phénomène de la sape qu’il a contribué à relancerr lors d’une exposition et un défilé au musée Dapper. Olivier Delahaye, cinéaste et producteur, viendra présenter rapidement son film Soleils qui passe au Lucernaire. Un film pépite qui montre une Afrique débarrassée des visions exotiques. « L’Afrique a quelque chose à vous dire », ça tombe bien.

Ce soir, j’ai enfin récupéré la navette, je vais pouvoir atteindre le métro. Dans le bus j’engage la conversation avec mon voisin, banquier de son état. Un résumé de ces trois jours passé en terre de business et de finances. J’ai l’impression de déjà connaître le film. Il m’évoque la dette de la France : « je ne vois pas comment on va s’en sortir ». Je lui explique que c’est plutôt les créanciers qui ont des soucis à se faire. En fait, le monde est dans un système de cavalerie ou tous les pays prêtent et empruntent, le Japon 250% et l’économie est en surchauffe. « Il y a trop de fonctionnaires, on vit au dessus de nos moyens ». Ben voyons, il y a trop d’infirmières, d’aides soignantes, de policiers, de juges, d’instituteurs, de professeurs, d’éducateurs de théâtres. Trop de solidarité, d’infirmes, de malades, de paumés…

Il me semble que l’argent se trouve plus chez les riches que chez les pauvres.

Et puis il évoque la phrase de François Hollande, celle qui tue : « mon ennemi, c’est la finance ». C’est vrai que pour un banquier cela fait mal, c’est son travail. Il me semble confondre investir et spéculer. « L’épargne ne rapporte plus rien ». J’essaye de dire timidement que les préoccupations ne sont pas les mêmes et sont contradictoires : l’un entasse de l’argent, l’autre a un souci de service public, de vivre ensemble, il n’a pas besoin d’argent pour lui, mais pour les autres. Un président n’est pas un chef d’entreprise. Je sens que nous ne sommes pas tout à fait d’accord . Je lui explique que j’ai acheté un appartement dont le prix a été multiplié par 6 ou 7 en quelques années et que si je ne m’en plains pas cela ne me semble pas trop normal.

« Alors là, je ne vous suis plus ». Il a pris son sac, nous étions arrivés Porte Maillot.
Il ne m’a pas dit au revoir et doit fulminer contre ces soixante huitards qui ne connaissent rien à rien, surtout pas à la finance et parlent de bonheur. Décidément, la France est dans un état lamentable, comment va t-on s’en sortir ? Tout le monde a ses soucis. Quand on est dans le cercle, on ne voit pas le rond.

Trois jours passés sur le campus d’HEC, l’état lamentable de la France ne m’a pas sauté aux yeux. On me dit que la scolarité coûte 45000 euros , et que pour un jeune Sénégalais qui voudrait faire une année de MBA, c’est 18000 euros.

Ouvrez les fenêtres, de l’air !

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* Daniel Kablan Duncan, vice-président de la Côte d’Ivoire, a écrit le préambule du livre Sustainable development and the Emergence of Africa, paru aux éditions Grandvaux, avec une préface d’Alassane Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire. Ce livre était consultable sur la table des éditions Grandvaux à Africadays et bien sûr en vente dans « toutes les bonnes libraires ».

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La nouvelle politique énergétique algérienne exclut le gaz de schiste`

Une nouvelle politique énergétique se dessine en Algérie, annoncée par la décision d’abandonner le gaz de schiste et par la confirmation de la priorité donnée au développement des énergies renouvelables.

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par M’hamed Rebah

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Cela a été dit clairement par le ministre de l’Energie, Noureddine Boutarfa, en marge d’une conférence animée, à la mi-avril, à l’Ecole des hautes études commerciales de Koléa (près d’Alger) sur le programme national des énergies renouvelables.

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Sur l’option gaz de schiste, le ministre lève ainsi une incertitude alimentée par des déclarations officielles parfois contradictoires faisant suite aux manifestations organisées au début de l’année 2015 à In Salah (dans le Sahara) où la population était sortie pour exiger la fermeture d’un puits d’exploration foré, en juin 2012, dans le bassin d’Ahnet, et destiné à évaluer le potentiel pour vérifier si, vraiment, l’Algérie possède l’un des plus importants gisements de gaz de schiste dans le monde. Car, en fait, l’état réel des réserves de gaz de schiste est la grande inconnue. Ce sont les données géologiques des sols qui ont permis de fournir de premières estimations et il y a des experts qui pensent que, pour l’Algérie, elles ont pu être « gonflées ».

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A In Salah, la population a demandé et, visiblement, obtenu, un moratoire sur le gaz de schiste en attendant d’avoir des preuves sur leur absence de nocivité. La fracturation hydraulique qui est jusqu’à présent la seule technologie disponible pour le produire fait l’objet d’importantes critiques à cause de son impact sur l’environnement et des grandes quantités d’eau qu’elle exige. Mais la décision annoncée par Noureddine Bouterfa de mettre de côté le gaz de schiste découle avant tout de considérations économiques liées, sans doute, comme l’ont souligné déjà des experts algériens qui ont eu à se prononcer sur ce sujet, à des coûts élevés et une rentabilité incertaine, dans des conditions globales inopportunes. En fait, aucun élément ne plaide en faveur de l’option gaz de schiste alors que rien ne presse pour y aller. « L’Algérie n’a pas besoin actuellement de gaz de schiste », a dit le ministre. Il n’y a aucune urgence. Les hydrocarbures conventionnels ne sont pas encore finis et le programme des énergies renouvelables est lancé.

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Les ambitions énergétiques de l’Algérie sont maintenant rattachées à la réalisation de ce programme. La perspective s’étend à 2050, avec la connexion des centrales solaires photovoltaïques installées au Sud, notamment celles d’Adrar, aux centrales du nord, a fait savoir le ministre qui est convaincu que cet enjeu sera relevé avec la participation de chercheurs, de savants, d’industriels et d’investisseurs algériens.

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Dans un horizon plus rapproché, en 2030, les capacités de production électrique installées pourront atteindre « raisonnablement », selon le ministre de l’Energie, les 12.000 mégawatts contre près de 500 mégawatts actuellement. Un appel d’offres aux investisseurs industriels et énergéticiens pour la réalisation d’un mégaprojet de plus de 4.000 mégawatts en solaire photovoltaïque, doit être lancé prochainement. Toutefois, les 12.000 mégawatts d’origine renouvelable ne seront pas suffisants. D’où la nécessité, rappelle-t-il, d’attaquer les secteurs énergivores tels que les transports et l’habitat.

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Le lien est fait avec la démarche d’efficacité énergétique qui accompagne le programme national de développement des énergies renouvelables. Pour le ministre de l’Energie, c’est un impératif : il faut améliorer l’efficacité énergétique afin de réussir la transition énergétique et assurer la pérennité du modèle algérien en matière d’énergie à l’horizon 2030. C’est surtout une urgence imposée par les indicateurs énergétiques prévus pour l’année 2030.

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Cet article est paru dans La Nouvelle République (Algérie) du lundi 24 avril 2017.

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Une grande enquête sur la pollution lancée en Algérie

Une grande enquête sur la pollution a été lancée en Algérie par le Centre national de toxicologie pour connaître l’impact de l’exposition de la population algérienne aux polluants.

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par M’hamed Rebah

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Selon les explications données par Mme Berkahoum Alamir, directrice du Centre, cette enquête, 8e du genre à l’échelle mondiale mais première à l’échelle africaine, intitulée Bio surveillance de l’exposition de la population algérienne aux polluants, touche un minimum de 1210 ménages, dans la tranche entre 3 et 74 ans, répartis sur 39 wilayas représentatives au niveau national. Elle porte sur une liste de 57 questions (habitudes alimentaires, hygiène, etc.) ainsi que sur leur environnement afin de déterminer l’impact sur la santé d’une vingtaine de substances chimiques (arsenic, mercure, plomb, vanadium, chrome, etc.).

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Les conclusions de l’enquête contribueront à l’identification des populations à risque ainsi que les facteurs associés, les plus importants étant l’alimentation, la qualité de l’eau et de l’environnement. Le manque d’informations sur l’état de l’environnement en Algérie, particulièrement en milieu urbain, rend difficile l’élaboration d’une politique sérieuse dans ce domaine.

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Il existe pourtant un organisme chargé de cette mission. L’Observatoire national de l’environnement et du développement durable (ONEDD) a été créé en 2002 pour répondre aux nombreuses questions sur l’impact grandissant des activités humaines et industrielles sur l’environnement. Il gère les réseaux d’observation et de mesure de la pollution et de surveillance des milieux naturels et c’est sur lui que repose la charge importante et délicate de contrôler les rejets liquides déversés par les différentes unités industrielles dans les milieux naturels et de déterminer le degré de pollution, notamment au niveau des oueds.
L’ONEDD a supervisé jusqu’à 2009 le système de surveillance et d’analyse instantanée de la qualité de l’air, dans quatre grandes villes, à travers le réseau Samasafia (ciel pur). Ce système conçu par le regretté Mohamed Tayeb Aoudia, expert dans ce domaine, avait été inauguré par le président Bouteflika en mai 2002. Il s’est arrêté de fonctionner subitement en 2009. En juin 2014, le panneau placé dans le petit jardin aux pigeons, près du jet d’eau, boulevard Khemisti, face à la Grande Poste, au centre d’Alger, qui affichait les informations fournies par Samasafia sur l’état de la qualité de l’air dans la capitale, a été déboulonné par les autorités locales. Il ne servait plus à rien, personne ne le regardait, mais il gâchait la vue et avait fini par devenir un facteur de pollution visuelle.

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Les dernières mesures de Samasafia remontent à août 2009, si l’on se réfère aux informations mises sur le site de l’ONEDD, qui gérait le réseau. Depuis, rien ne permet d’avoir une idée du niveau de pollution de l’air respiré par les Algérois. C’est le flou complet. En fait, au même titre que les nuisances sonores (qui reviennent en force avec la campagne électorale pour les législatives du 4 mai), la pollution de l’air est sous-estimée en Algérie, voire ignorée, alors qu’elle est au centre des préoccupations environnementales ailleurs dans les grandes villes du monde.

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Pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le problème de la pollution de l’air est une « urgence de santé publique ». L’OMS demande aux gouvernements d’agir contre ce fléau qui entraîne des maladies nécessitant des soins coûteux. Dans le monde, chaque année, la pollution de l’air fait 8 millions de morts, d’après une étude parue il y a quelques mois dans la revue Environmental Science and Technology, qui a révélé que la pollution de l’air tue plus que le sida et le paludisme combinés. En Algérie, en milieu urbain, c’est la circulation automobile qui est à l’origine de cette pollution.

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Cet article a été publié dans La Nouvelle République (Algérie) du lundi 10 avril 2017.

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Au Maroc, l’arganier, arbre de vie menacé

Au Maroc, l’arganier est un arbre endémique des régions arides, vieux de 65 millions d’années. Depuis la nuit des temps, il est une ressource précieuse pour les Berbères de l’Atlas. Aujourd’hui, les forêts d’arganiers se sont réduites de deux tiers en cinquante ans. C’est pourquoi des actions sont en cours pour préserver cet arbre qui peut survivre dans des conditions extrêmes et fait barrage à la désertification.

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par Myriam Goldminc

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Paysage du Sud Atlas – photo Myriam Goldminc

Trois millions et demi de Marocains vivent de l’argarneraie (plantation d’arganiers). Cet arbre, extrêmement résistant à la sécheresse, dépasse rarement les 10 mètres. Il possède des rameaux épineux, des feuilles persistantes et des racines qui peuvent atteindre 25 mètres.

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Le bois très dur sert de matériel de construction, on l’utilise pour la cuisson et le chauffage, le feuillage et les fruits pour l’alimentation du bétail.

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Les amandons permettent l’extraction de l’huile d’argan utilisée par les femmes du sud-marocain pour leurs soins corporels et capillaires à cause de sa richesse en vitamine E qui hydrate la peau.

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Un arbre fournit 1 litre d’huile par an ! Il faut près de 2 jours de travail pour produire un seul litre d’huile. Le tourteau est donné aux animaux. Ce processus laborieux est effectué par les femmes qui se transmettent de génération en génération leur savoir-faire.

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« Depuis 2014, l’arganier est classé patrimoine culturel de l’humanité par l’UNESCO », explique Katim Alaoui, directrice générale de la Fondation Mohammed VI pour la recherche et la sauvegarde de l’arganier. « Il y a encore une dizaine d’années, le travail se faisait en respectant le cycle de production naturel, mais l’engouement actuel pour l’huile d’argan a bouleversé certaines pratiques ». Ainsi, les fruits cueillis avant terme sur l’arbre ont un impact négatif pour la régénération naturelle. De même, le développement de l’agriculture intensive fait disparaître l’arganeraie au profit des vergers. En montagne, la forêt est soumise au surpâturage et à une surexploitation du bois. Les conséquences de cette déforestation massive provoquent une érosion du sol avec une baisse de la nappe phréatique. Près de six cents hectares d’arganiers disparaissent chaque année, entraînant l’accentuation de la désertification.

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Des actions de sauvegarde indispensables !

Katim Alaoui, directrice générale de la fondation Mohammed VI pour la recherche et la sauvegarde de l’arganier – photo Myriam Goldminc

« C’est pourquoi la Direction Régionale des Eaux et Forêts qui lutte contre la désertification du Haut-Atlas s’est fixée comme objectif de planter 13.806 ha d’arganiers à l’horizon 2024 », précise Katim Alaoui. D’ores et déjà, cette régénération artificielle se fait en pépinières avec 220 000 arbustes qui sont plantés par an. D’autres projets sont mis en œuvre comme le développement de filières de gestion durable de l’huile d’argan. Des partenariats publics-privés avec des grandes marques de cosmétiques permettent de recueillir des fonds : sur chaque produit vendu à base d’argan, un euro est reversé pour les plantations d’arganiers. Pour recréer l’écosystème au pied des arbres,des plantes aromatiques et médicinales sont plantées : thym, romarin, euphorbe. ll y a une vingtaine d’années, les premières coopératives féminines ont vu le jour, elles sont plus de 150 aujourd’hui.

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Pour éviter l’abattage des arbres, des fours solaires ont été distribués dans les coopératives par le ministère de l’Agriculture. Ils contribuent à la préservation de l’arganeraie et l’économie de 7 à 10 kg de bois par jour et par four et permettent la scolarisation des petites filles qui devaient faire des kilomètres pour chercher du bois. Depuis 2012, le ministère de l Agriculture a lancé un label produit du territoire qui offre au consommateur une traçabilité du produit et aux femmes d’être mieux rétribuées sans avoir à passer par des intermédiaires. Des universitaires se sont intéressés à l’extraordinaire vitalité des caprins alimentés par les tourteaux d’argan. Ils ont découvert dans leur composition une action anti-inflammatoire et prochainement un médicament à base d’argan devrait être commercialisé. Les qualités de l’arganier n’ont pas fini de nous surprendre !

 

Cet article a été réalisé dans le cadre du voyage AJEC21 (JNE et AJE) au Maroc à l’occasion de la COP 22 de Marrakech en novembre 2016. Il est paru en février 2017 dans la revue Plantes et santé.

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Soutenir le développement au Sénégal

Au Sénégal, les associations Korsa et Lamko ont créé des cultures maraîchères (tenues par des femmes) et développent désormais des projets médicaux et éducatifs et culturels.

 

par Jane Hervé et Alan Riding

 

Après s’être rendu dans la région de Tambacounda (sud-est du Sénégal), l’écrivain Alan Riding, ancien correspondant du New York Times, a admiré l’action menée par l’ONG américaine Korsa.

 

Une association cousine a été créée en France : Les Amis du Korsa-Lamko. Son lieu d’action est Tambacounda, à 430 km de Dakar (7 h 30 de route) dans la région la plus pauvre du pays. Ses habitants n’ont guère que le choix de l’exil, vers le Mali d’abord, puis le Niger et enfin la Libye. Une équipée longue, harassante et coûteuse, car les trafiquants exigent des sommes faramineuses. La traversée de la mer sur une embarcation de fortune, instable et surchargée, s’avère souvent périlleuse. L’espoir d’atteindre l’Italie ne se réalise pas toujours. Il est fréquent d’apprendre au village la disparition de tel ou tel.le exilé.e.

 

Quelles actions ont déjà été menées ? Il y a deux ans, un centre culturel Thread cofinancé par Le Korsa et la Fondation Josef et Anni Albers a ouvert à Sinthian, à 55 km au sud de Tambacounda. Il a déjà accueilli en résidence plus de 40 artistes sénégalais et internationaux qui associent la jeunesse locale à leurs activités. Il a piloté un projet de cultures maraîchères lancé par Le Korsa et mis en œuvre exclusivement par des femmes. En 18 mois, les rendements leur assurent déjà l’autosuffisance et la qualité de la nutrition du village a progressé de manière significative.

 

Fort de son succès, ce programme a essaimé vers trois communes voisines où Le Kors finance des puits pour l’irrigation des cultures. Aujourd’hui à Tambacounda, seule agglomération du district, l’hôpital sous-équipé où les patients arrivent de partout est débordé. Dans la maternité et le service pédiatrique délabrés, des dizaines de femmes et d’enfants attendent un examen. Nouveau-nés et enfants malades sont parqués dans la même pièce, parfois le même lit. Le Korsa a déjà fourni certains équipements. L’association souhaite lever des fonds – 200.000 US $, environ 185.270 € – pour rénover et agrandir cette maternité-pédiatrie. Le directeur de l’hôpital, qui fait au mieux avec peu de ressources, en attend beaucoup.

 

Le Foyer de Jeunes Filles (financé par le Korsa) héberge des jeunes femmes originaires des villages environnants, afin qu’elles suivent des études secondaires en sécurité. Actuellement, 74 étudiantes de 12 à 22 ans y résident. Elles ont échappé – jusqu’ici – au mariage et aux grossesses précoces. Elles rêvent de devenir docteur, sage-femme, journaliste ou même…Présidente ! Le prochain projet Korsa est de construire un foyer similaire pour les garçons.

 

La première pierre de la nouvelle école primaire à Fass (rive sud du fleuve Gambie) vient d’être posée. Les autorités religieuses locales ont approuvé le principe de cette école mixte après deux ans de réflexion. L’inauguration festive a eu lieu en présence de l’imam. Ce projet est cofinancé par le Korsa qui l’a construite et par le Lamko qui rémunèrera ses enseignants et achètera des fournitures pour 200 élèves jusqu’à ce que l’école intègre l’éducation sénégalaise.

 

La stratégie générale est claire : partir des besoins pour y répondre. Les partenaires – médecins, éducateurs et travailleurs sociaux sénégalais – entament désormais une collecte de fonds à Paris pour maintenir leur action. Tout don est bienvenu et déductible des impôts français. En tant que partenaire du Korsa, le Lamko espère contribuer à améliorer les conditions de vie dans cette région. Pour plus de détails, consultez le site lamko.org.

 

 

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