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Power & Care, un dialogue à Bruxelles avec le Dalaï Lama

Communiqué

Power & Care
Un dialogue Mind & Life Europe
Avec Sa Sainteté le Dalaï Lama
Vers un équilibre pour notre avenir collectif –
Un dialogue entre science, société, et spiritualité

Du 9 au 11 septembre 2016
Bozar Palais des Beaux-Arts, Bruxelles, Belgique

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P&C web visual FR (1)Power & Care (www.powerandcare.org) est un dialogue Mind & Life d’éminents experts avec Sa Sainteté le Dalaï Lama, organisé par Mind & Life Europe (www.mindandlife-europe.org). Ce dialogue se déroulera sur deux jours et demi du 9 au 11 septembre 2016 au BOZAR Palais des Beaux-Arts à Bruxelles (Belgique).

De quelle manière les deux forces primaires du pouvoir et de la considération pour autrui, ou « care », peuvent-elles être consciencieusement et fructueusement alliées et ainsi engendrer des projets et des actions pour promouvoir la prospérité des êtres vivants et de notre environnement ?

Le programme comprend les points de vue des sciences naturelles, de l’anthropologie, de la psychologie, de la politique, de l’économie, et des traditions contemplatives du monde. Une sélection d’ateliers permettra aux participants de travailler sur les dynamiques du pouvoir et de la considération pour autrui à l’intérieur d’eux-mêmes.
Une première session matinale débutera le 9 septembre avec :
éthologie, anthropologie, et écologie : regards La pulsion de dominer, et l’envie de créer et maintenir des liens avec autrui, sont les deux forces fondamentales qui prévalent dans les relations humaines et non-humaines. Cette session présentera la vision globale des interactions complexes de pouvoir et de bienveillance chez les animaux, les primates en particulier, et chez l’homme, des premières époques de son histoire jusqu’à l’impact qu’ont aujourd’hui ces deux forces sur l’état de la planète et sur l’avenir des générations futures.
Une représentation et un concert seront proposés pour cette première soirée

Parmi les intervenants des 5 sessions : Jane Goodall, Ph.D., DBE.; Prof. Sir Paul Collier; Dr Vandana Shiva; Matthieu Ricard, Ph.D.; Prof. Dr Tania Singer; Prof. Frans B. M. de Waal, Ph.D.; Olafur Eliasson; Roshi Joan Halifax; Frédéric Laloux; Alaa Murabit, MD.; Dr Uwe Jean Heuser; et Prof. Dennis James Snower, Ph.D., parmi d’autres.

Mind & Life Europe espère que cette conférence sera un catalyseur significatif pour la formulation de nouveaux axes de recherche et pour la conception de structures sociétales et gouvernementales qui contribueront à la construction d’un monde meilleur.

La langue de travail de Power & Care sera l’anglais.
Billets / Info: www.powerandcare.org

Mind & Life Europe vous convie également à « Engagement individuel et responsabilité collective », une Conférence publique qui sera donnée par Sa Sainteté le Dalaï Lama le dimanche 11 septembre 2016, à Palais 12, Bruxelles Expo (Belgique). La Conférence publique sera en anglais et une traduction en français et en néerlandais sera proposée. Billets et informations : www.dalailama2016.be

À propos de Mind & Life Europe
Mind and Life Europe (MLE) est une organisation à but non lucratif qui soutient des voies à la connaissance ayant pour but de promouvoir le bien-être humain, la responsabilité éthique et la compassion, afin de faire face plus efficacement aux problèmes collectifs. MLE s’attache à créer des ponts entre la sagesse et les pratiques contemplatives, et l’érudition occidentale dans les arts, les sciences, et les capacités de recherche modernes, afin de générer, disséminer, et traduire ces connaissances, en mettant l’accent sur la manière dont l’esprit peut provoquer ou soulager la souffrance.

Contact Presse: Missing Link Communication, Barbara Van Lombeek +32 486 54 64 80 & Maud Nicolas + 32 476 92 03 72; press@mindandlife-europe.org

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Depuis le 8 août, notre planète vit à crédit : nous sommes partis pour la « sixième extinction »

 


par Yves Paccalet

 

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Afin d’évaluer l’impact d’un sujet ou d’un groupe d’individus sur son environnement, on se sert d’un indicateur appelé l’« empreinte écologique ».

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Le principe en est simple. Pour boire, nous nourrir, nous vêtir, nous loger, nous déplacer, nous divertir, nous soigner ou recycler nos déchets, nous consommons des ressources – de l’eau, de l’air, de l’énergie, des aliments, des matières premières, de l’espace… Et nous laissons une trace (souvent bien visible) sur la planète.

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Aussi longtemps que, collectivement, nous ne prélevons pas davantage que le globe ne peut donner, tout va bien. Notre cohabitation, notre vie commune avec Gaïa, restent équilibrées. Le système peut durer.

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L’Éthiopien « vaut » cent fois moins que l’Américain

 

Mais lorsqu’on fait la somme des empreintes écologiques des sept milliards trois cent millions d’Homo sapiens actuels, un colossal problème se pose : la répartition des surfaces entre les individus ou les peuples est scandaleusement inégalitaire.

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L’empreinte écologique de l’Américain atteint 20 hectares, celle de l’Européen 10, celle de l’Africain 0,2… Selon ce critère, l’Éthiopien ou le Nigérien « valent » cent fois moins que le Yankee. Bien entendu, aucun humain n’en « vaut » cent autres. C’est faux du point de vue de la science, injuste philosophiquement, et moralement intenable. Mais telle est notre façon de définir le « progrès » !

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En ce début de XXIe siècle, si tous les hommes consommaient comme les Européens, il ne nous faudrait pas moins de trois planètes pour satisfaire nos besoins. S’ils adoptaient le mode de vie américain, il nous en faudrait six.

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Question : où tournent les cinq planètes qui nous manquent ?

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« L’heure du bilan a sonné ! »

 

Au long de son Histoire, l’espèce humaine a déjà modifié à son profit la moitié des terres émergées du globe terrestre. L’Homo sapiens capte, aujourd’hui, à son profit exclusif, plus du tiers de l’eau potable ou plus du quart de la production organique primaire. D’une façon générale, nous nous approprions une bonne moitié des ressources organiques de la planète.

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L’organisation non gouvernementale Global Footprint Network (GFN) calcule chaque année notre empreinte écologique en utilisant une unité de mesure originale : l’hectare global (hag) par habitant.

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« L’heure du bilan a sonné ! » préviennent ses responsables. Nous vivons à crédit sur notre unique et minuscule vaisseau spatial. Le processus d’épuisement s’accélère.

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Nous ôtons de l’espérance de vie à notre espèce

 

Dans un monde en équilibre, nous devrions consommer en une année ce que la Terre nous offre dans le même laps de temps. Ce n’est plus le cas. Pour sept milliards d’humains, chaque humain sur la Terre ne devrait pas occuper plus de 1,8 hectare global par habitant.

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En 2008, nous en étions, en moyenne, à 2,7, avec un record pour le Koweit et les Émirats arabes unis : 11,7 !

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En l’an 2000, nous consommions les ressources terrestres disponibles sur la planète en dix mois : le 1er novembre, nous commencions à vivre à crédit. En 2005, nous avions brûlé notre part dès le 20 octobre.

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En 2011, le « jour du dépassement » a été le 25 septembre. En 2012, la date fatidique est advenue le 22 août.

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En 2016, on en est au 8 août. Ce que nous aurions dû engloutir en 366 jours (l’année est bissextile !), nous l’avons épuisé en 221… Nous avons tout dévoré ou tout pollué en 60 pour 100 du temps qui nous était imparti. Les 40 pour 100 restants, nous les empruntons au futur. Nous les volons à nos enfants. Nous les ôtons à l’espérance de vie de notre espèce.

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Nous nous préparons une Terre invivable

 

Comment cette tendance pourrait-elle ne pas s’aggraver, dès lors que notre population passera de plus de sept milliards de sujets aujourd’hui à neuf ou dix en 2050 ?

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L’effondrement de la biodiversité ajoute ses effets pernicieux à ceux des gaz à effet de serre et du chaos climatique, des pollutions et des saccages généralisés, de l’épuisement des ressources forestières et marines, de la stérilisation des terres agricoles, de l’artificialisation des sols…

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Nous nous préparons une Terre invivable. Nous sommes bien partis pour la fameuse « sixième extinction », au cours de laquelle nous jouerons le double rôle de l’assassin et de la victime.

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Dans le vocabulaire quotidien, cette figure est appelée « suicide ». Si l’on a l’esprit quelque peu religieux, ou teinté d’humour noir, on dira que le « jour du dépassement » se met à ressembler d’assez près au « jour du jugement ». Dernier, bien entendu !

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Ce texte a été publié sur le site le + de l’Obs. Comme tous les éditos du site des JNE, il n’engage que son auteur.

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Lâcher de trois lynx dans la réserve de biosphère Pfälzerwald-Vosges du Nord

Le 30 juillet 2016 a eu lieu le premier lâcher de trois lynx venus de Slovaquie dans la forêt du Palatinat (Land de Rhénanie-Palatinat).

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par Jean-Claude Génot

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Lâcher de lynx dans la réserve de biosphère Pfälzerwald-Vosges du Nord : la pose avant de bondir pour le mâle Lucky – photo Jean-Claude Génot

Ce lâcher s’est déroulé dans le cadre d’un programme Life pour la réintroduction du lynx dans la réserve de biosphère transfrontalière Pfälzerwald-Vosges du Nord, qui recouvre côté français le Parc naturel régional des Vosges du Nord et côté allemand le Naturpak Pfälzerwald. Une réserve de biosphère est un territoire d’application du programme scientifique l’homme et la biosphère de l’UNESCO.

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Le programme Life prévoit de réintroduire 20 lynx sur 5 ans, venant de Slovaquie et de Suisse. Si les lâchers auront tous lieu côté allemand, il est probable que des lynx viendront dans les Vosges du Nord que rien ne sépare des forêts du Palatinat. Représentant le Parc naturel régional des Vosges du Nord, impliqué dans ce programme européen, j’ai eu la chance d’assister à ce lâcher.

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Comment tout cela a-t-il fonctionné ? Evidemment pas comme prévu ! D’abord, des animaux sauvages devaient être capturés dans les Carpates slovaques au printemps, puis installés dans un enclos de contention pour contrôler leur état de santé, y être équipés de puces et de colliers GPS puis transportés en Allemagne et relâchés. Or aucune capture n’a pu être réalisée.

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Les responsables slovaques ont proposé de fournir trois lynx orphelins recueillis au zoo de Bojnice (un mâle et deux femelles). Le choix a été fait par les responsables du programme (la fondation pour la nature et l’environnement de Rhénanie-Palatinat = SNU) de transporter ces trois premiers lynx par la route. Rendez-vous a donc été donné aux personnes invitées à assister à ce premier lâcher à 8 h dans un chalet de chasse en pleine forêt du Palatinat. Mais c’était sans compter avec les imprévus d’un tel voyage de nuit : un orage qui a rendu un des lynx très nerveux et des embouteillages en arrivant sur les autoroutes allemandes un jour de départ en vacances.

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Le rendez-vous a donc été repoussé à 11 h et les invités prévenus par courriel à 23 h la veille, trop tard pour moi étant parti de très bonne heure pour être au rendez-vous avant 8 h. Je peux donc témoigner qu’un lâcher c’est beaucoup d’attente ! Mais comme la plupart des invités sont arrivés entre 10 h et 10 h 30, je n’étais plus seul à attendre. Même la ministre de l’Environnement du Land, une femme très simple et abordable, a patienté gentiment et les médias présents en ont profité pour faire des interviews. Puis vers 11 h 30, des mini-bus ont transporté tous les invités sur le site de lâcher.

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Ce site est une petite prairie en lisière d’une forêt feuillue où deux lignes ont été matérialisées avec du ruban, derrière lesquelles se sont tenus les invités, de part et d’autre d’un point central où les cages ont été installées pour que les lynx aient la forêt en point de mire. La soixantaine d’invités a encore patienté une bonne heure, le temps pour la ministre de faire un discours et au responsable de la SNU d’indiquer le nom des trois lynx relâchés : un mâle (Lucky) et deux femelles (Luna et Kaja).

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Parmi les personnes présentes : des journalistes français (AFP, TF1, Dernières Nouvelles d’Alsace) et allemands (ARD, SWR et presse régionale), des représentants des structures associées au projet (administration forestière qui dépend du ministère de l’Environnement, association des chasseurs de Rhénanie-Palatinat, association des éleveurs d’ovins et de caprins, les organisations de protection de la nature comme le WWF, le BUND, le NABU et Luchs Projekt Verein qui est l’association à l’origine du projet) et des membres de la SNU.

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Lâcher de lynx dans la réserve de biosphère Pfälzerwald-Vosges du Nord : le bond vers la liberté – photo Jean-Claude Génot

Il faut souligner que ce projet allemand de réintroduction bénéficie du soutien et de l’implication de la fédération des chasseurs et de l’association des éleveurs d’ovins et de caprins. Enfin, vers 13 h, les deux véhicules transportant les lynx sont arrivés dans la clairière après un périple de 1 000 km et 11 heurees de trajet. Au moment où la première cage est sortie du camion, immédiatement le silence s’est fait au sein du public. Les trois cages ont été disposées côte à côte face à la forêt. La Ministre de l’environnement et le vice-président de l’association des chasseurs du Land ont levé ensemble la trappe de sortie puis il a fallu attendre une dizaine de secondes pour que le premier lynx jaillisse de la cage et rejoigne la forêt en quelques bonds. Le deuxième lynx, plus nerveux que les autres, a immédiatement bondi hors de la cage et le troisième, plus posé, est sorti tranquillement en marchant puis a fini par bondir pour rejoindre la forêt comme les deux autres. L’impression visuelle est la souplesse de ces animaux magnifiques et leur minceur qui tranche quelque peu avec la taille volumineuse de la batterie nécessaire au fonctionnement de la balise GPS.

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Heureusement, ces colliers sont prévus pour tomber d’eux-mêmes d’ici deux ou trois ans quand la batterie sera vide. Pour les initiateurs de ce projet, ce lâcher représente l’aboutissement de plusieurs années de travail et pour les responsables c’est le début d’une aventure pleine de découverte et, espérons-le de réussite, tant le risque de braconnage plane toujours sur les populations de lynx.

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Et le lynx en France ?

Il n’y a plus de population dans le massif vosgien où l’espèce fut réintroduite en 1983.

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Le lynx est sporadique dans le massif alpin.

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La seule population viable est celle du massif jurassien, même si récemment des cas de braconnage montrent sa fragilité.

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Liga : l’énigme des filets visqueux

Sur les côtes basques, les pêcheurs s’inquiètent de remonter du liga dans leurs filets. Cette substance gluante obstrue les mailles et empêche le piège à poissons de fonctionner. La fédération de recherche MIRA, en collaboration avec l’Institut des milieux aquatiques de Bayonne, a lancé un programme de recherche pour tenter d’expliquer le phénomène.

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par Emilie Veyssié

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Affiche-des-rencontre-MIRA-du-8-avril_catcherVisqueux, urticant et colmatant les filets. Les pêcheurs ne manquent pas d’adjectifs pour décrire le liga, nom local qui caractérise un amas muqueux pouvant atteindre un mètre de diamètre et dérivant au large des côtes basques. Nicolas Susperregui, chargé de mission à l’Institut des milieux aquatiques de Bayonne, a présenté, lors des « Rencontres Scientifiques » en avril dernier à Capbreton (NDLR : qui étaient l’un des points marquants du voyage JNE/AJE/AJEC21 en Aquitaine), le programme de recherche porté par l’université de Pau et des Pays de l’Adour. Le MIRA (Milieux et Ressources Aquatiques) a pour tâche d’en apprendre un peu plus sur ce phénomène pourtant déjà connu. Découvert pour la première fois en mer Adriatique en 1729, il a aussi été recensé en mer de Tasmanie et au large de la Nouvelle Zélande, dans les années 1860. Aujourd’hui la substance gluante se retrouve de plus en plus dans les filets des pêcheurs.

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Agrégats muqueux
De son nom scientifique « mucilage marin », le liga, nom local, se forme dans des conditions climatiques et aquatiques particulières. L’ingrédient principal est généré par le plancton qui secrète du mucus en situation de stress. Pour se nourrir, il a en effet besoin d’un rapport azote et phosphate bien particulier. Or, depuis plusieurs années, ce dernier se modifie. Les chercheurs ne savent pas encore à quoi est dûe l’augmentation de l’azote dans les océans, mais ce qui est certain c’est que le plancton stoppe sa croissance à cause de cette perturbation. Stressé, il génère le mucus qui piège alors des micro-organismes : phytoplanctons, zooplanctons, virus, bactéries, vase, sels minéraux et micro-méduses se retrouvent coincés. Il suffit alors d’une période de beau temps et d’une mer calme pour que les eaux se stratifient : eau chaude en surface, eau froide en dessous. Conditions idéales pour que les agrégats muqueux s’accumulent et forment ce qu’on appelle un nuage pélagique de plusieurs mètres de diamètre qui affectionne particulièrement les zones où se mélangent eau douce et eau salée. Ce véritable petit écosystème mène sa propre existence et peut vivre longtemps. Il sera détruit au premier orage ou à la première tempête.

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Partenariat pêcheurs-chercheurs
Les pêcheurs ont été les premiers à alerter les chercheurs dans les années 2000. Présent ponctuellement à l’arrivée du printemps depuis la fin des années 1970 selon eux, le liga se fait plus abondant, plus fréquent et plus longtemps observable depuis une quinzaine d’années. L’Ifremer a réalisé des prélèvements en 2001. Sans suite. « Sûrement qu’à l’époque, le phénomène n’avait pas la même ampleur » explique Nicolas Susperregui. « En 2009, j’ai de nouveau été alerté par des pêcheurs. Nous avons réalisé une première étude en 2010 puis une seconde en 2011 et 2012 et le programme de recherche a enfin vu le jour en 2013. » Les chercheurs ont pu s’appuyer sur des pêcheurs volontaires et parfois même embarquer avec eux. « On remplissait des feuilles pour identifier où se trouvait le liga. L’étude n’aurait pas pu se faire sans les pêcheurs » affirme Patrick Lafargue, président du Comité régional des pêcheurs d’Aquitaine (lire son portrait en cliquant ici).

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En plus de la détérioration des conditions de travail des pêcheurs (manque à gagner, déplacements coûteux inutiles, perte de temps, etc.), le mucilage marin est piquant et provoque des démangeaisons dues aux micro-méduses présentes dans l’agrégat muqueux.

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Le changement climatique peut-il causer l’amplification du phénomène liga ? C’est ce que cherche à déterminer le MIRA dont les résultats seront publiés mi-juillet. En attendant, pour son directeur, Philippe Gaudin,« l’association de l’état de l’écosystème, à un endroit donné, et de la température de l’eau peut favoriser son apparition. Des changements dus à l’homme dans son utilisation du milieu naturel modifient aussi ce dernier. Le changement climatique n’est pas le seul responsable. Je préfère d’ailleurs parler de changement global ».

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Pour l’instant, il n’y a pas de moyen de s’en débarrasser. Les pêcheurs, eux, risquent de croiser encore longtemps la route de ces nuages marins et de remonter, à contrecœur, leurs filets visqueux.

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Cet article a d’abord été publié sur le site Global Magazine, qui nous a aimablement autorisé à le reproduire. Profitez-en pour découvrir cet excellent site !

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Dans les Yvelines, les agriculteurs qualifient les ruisseaux en fossés  !

Dans les Yvelines – mais aussi dans d’autres départements- les Préfets, mandatés par l’État, sont en train d’avaliser des cartographies des cours d’eau réalisées par les représentants de l’agriculture industrielle.

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par Christian Weiss

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Et cela sans consultations des APNE (associations de protection de la nature et de l’environnement) et contre l’avis et les diagnostics des agents de terrain de l’Agence de l’Eau Seine Normandie, et de ceux de l’ONEMA (Office national de l’eau et des milieux aquatiques), priée même par le Préfet des Yvelines de « tenir ses troupes à l’écart ». À l’avenir, un grand nombre de rus et ruisseaux classés en fossés de ce département ne sera plus soumis à la loi sur l’eau, au Grenelle de l’Environnement, aux bandes enherbées : carton rouge au Ministère de l’Écologie !

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Cet article a été aussi publié par France Nature Environnement.

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Ouverture du site “Animal politique”

Le colloque “Animal et politique” du 2 juin 2016 (voir ici notre compte-rendu) est désormais visible sur le site http://www.animalpolitique.com/ qui vient d’ouvrir.

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par Marc Giraud

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Groupe de travail du 30 juin 2016 à l’Assemblée nationale. Au fond à dr, la députée Laurence Abeille © Madline Reynaud ASPAS

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Ce colloque, unique en France jusqu’ici, avait réuni une trentaine d’associations. Il n’était qu’une étape pour une meilleure prise en compte de la condition animale. Des réunions préparatoires entre les députées Geneviève Gaillard et Laurence Abeille et les responsables associatifs avaient déjà eu lieu, et un autre groupe de travail s’est réuni le 30 juin, lui-même divisé en cinq thèmes :
1.  « production animale » (élevage, alimentation, pêche, fourrure) : CIWF, L214, Antidote, Welfarm-PMAF, FBB, Peta, OABA, LFDA, FUDA
2.  « expérimentation animale » : Pro-Anima, Antidote, LFDA, CRAC, One Voice, SPA, FBB
3.  « divertissement et spectacle » : CRAC, Alliance anticorrida, One Voice, Fondation assistance aux animaux, Fondation Stéphane Lamart
4.  « animaux de compagnie » : Fondation assistance aux animaux, CNSPA, One Voice, Fondation 30 millions d’amis, Fondation Stéphane Lamart, IFAW, SPA
5.  « faune sauvage et chasse » : ASPAS, One Voice, Ifaw, LFDA.

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Il est regrettable que si peu de médias se soient sentis concernés par cet enjeu pourtant très sensible dans la société d’aujourd’hui (voir les succès de livres comme Plaidoyer pour les animaux de Matthieu Ricard, ou Antispéciste d’Aymeric Caron). Mais tout n’est pas perdu, une conférence de presse devrait être proposée à la rentrée.

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Pour info, le site “Animal Politique” c’est :
– Le programme Animal Politique,
– Les associations participantes et le lien vers leur site web,
– Les vidéos, articles et comptes-rendus du colloque du 2 juin 2016,
– Un formulaire de contact et une lettre d’information.

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http://www.animalpolitique.com/
https://www.facebook.com/events/1443435695682477/

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Contact : Lucille Peget lucillepeget@gmail.com et contact@lanuitavecunmoustique.org

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Appel à Nicolas Hulot, Allain Bougrain-Dubourg, Pierre Rabhi et tous autres


par Fabrice Nicolino
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Je souhaite être solennel. Vous lirez ci-dessous un article que j’ai publié dans Charlie-Hebdo voici quelques semaines. Il n’a rien de banal, car il touche aux profondeurs de notre destin commun. Même s’il s’agit de criminels ordinaires, ordinaires dans notre monde criminel. Un groupe minier russe, qui travaille en Afrique dans des conditions scandaleuses, veut s’en prendre au joyau écologique qu’est la forêt tropicale de la Guyane dite française.
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On ne peut laisser faire. À aucun prix. Nous sommes en face d’une modeste mais réelle responsabilité historique. Car la France détient sur le continent américain une fraction de la richesse biologique mondiale. Une mine d’or industrielle là-bas serait le signal que tout, désormais, est possible. Si un pays comme le nôtre accepte de sacrifier cette merveille, quel autre se sentirait tenu de s’arrêter pour réfléchir ? La Chine ? L’Indonésie ? Le Brésil ? Le Rwanda ? La Russie de Poutine ? Voyons, un peu de dignité.

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Nous crevons sous le poids de discours illusoires et de déclarations qui n’engagent à rien. Du haut des tribunes frelatées, comme il est aisé de crier : « Notre maison brûle, et nous regardons ailleurs ! ». Elle brûle, en effet, et en enfer. Elle se tord, elle hurle sa douleur chaque seconde de chaque minute, et nous faisons comme si tout devait se passer entre gens de bonne compagnie. Cela ne peut plus durer. Qu’on le veuille ou qu’on le cache, une frontière sépare ceux qui accélèrent dans la dernière ligne droite discernable, et ceux qui se jettent de désespoir sur le frein.

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Le noble combat de Notre-Dame-des-Landes est essentiel pour la France, car il affirme dans la clarté qu’on ne peut plus faire comme avant. Ici, dans ce pays-ci. La grande bagarre de Guyane que j’appelle de mes vœux est d’emblée internationale, mondiale, planétaire. Elle signifie que la défense de la biodiversité – nom savant de la vie – oblige à sortir du bois et à compter ses forces. Reculer, ce serait avouer que nous ne sommes pas de taille. Reculer, ce serait accepter tout, étape après étape. Je vous suggère, amis de l’homme, des bêtes et des plantes, d’organiser un voyage de protestation en Guyane même, dès qu’il sera possible. Le crime qui se prépare, car c’en est un, mérite que nous bandions toutes nos forces, et elles sont grandes, malgré tout.
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Levons-nous ensemble, car sinon, autant se taire pour l’éternité.

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Ci-dessous, l’article paru dans Charlie.

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La mine d’or guyanaise d’Attali, Juppé et Macron

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Tous aux abris ! La forêt tropicale de Guyane – la nôtre – est menacée par un tsunami affairiste. Le gouvernement donne les clés d’une mine d’or gigantesque à une transnationale russe qui sévit déjà au Burkina Faso.

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Attention les yeux, on va voir apparaître comme par magie un Attali, un Juppé, un Macron pour le prix de presque rien. Mais dès l’avance, il faut dire deux mots de la Guyane audacieusement appelée française. Il y a là-bas des Noirs Marrons, descendants d’esclaves échappés des plantations philanthropiques. Des Indiens installés au profond de la forêt tropicale, le long des rivières et des fleuves. Et puis des Blancs, car il y a partout des Blancs. Autrement, qui tiendrait le nerf à bœuf, dites-moi ?

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La forêt tropicale, qui couvre 95 % du pays, est à peu près intacte, ce qui se fait rarissime dans un monde qui crame tout. Et en théorie, les envolées permanentes des nobles politiques sur la biodiversité devraient pouvoir protéger les singes hurleurs, les aras et les jaguars pour l’éternité.

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Mais il y a l’or. Des milliers d’orpailleurs clandestins pourrissent les eaux de Guyane depuis des décennies en balançant à tout va de charmants produits comme le mercure – idéal pour extraire l’or de son substrat rocheux – dans les rivières. C’est pas bon, c’est pas beau, et c’est artisanal. Tout autre est la puissance de feu des transnationales, qui peuvent mobiliser des concasseurs de la taille d’un avion et pulvériser des millions de tonnes de roches sans coup férir.

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Jusqu’ici, les projets les plus crapoteux ont échoué, mais celui dont on va parler a plus que ses chances. En 2011, la Columbus Gold, boîte canadienne junior – on va expliquer, c’est très malin –, achète huit concessions minières en Guyane. L’une des huit se trouve à 80 km au sud de Saint-Laurent-du-Maroni, au-dedans d’un lieu appelé la Montagne d’Or. Il y aurait 155 tonnes d’or planquées, peut-être le double. Miam.

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Pour récupérer la mornifle, il faudra creuser une fosse d’au moins 2,5 km de long, de 600 à 800 mètres de largeur, de 200 à 250 mètres de profondeur. Compter 460 millions de tonnes de roches à broyer, au bas mot, car on récupère au mieux qu’1,5 gramme d’or par tonne. Prévoir également de gros besoins d’énergie et d’électricité. Disons l’équivalent de ce que consomme la capitale Cayenne en un an.

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Mais une telle apothéose, ami technophile, ne peut être déployée par une petite junior, qui apparaît en la circonstance comme le paravent d’une grosse mère que les spécialistes nomment une major. La Columbus Gold ne fait qu’explorer, avant de refiler le bébé au vrai bénéficiaire, la Nordgold, sise à Moscou. Nordgold est seule capable d’exploiter et d’ouvrir les entrailles de Guyane. Et elle est en plus entre des mains charmantes. Une ONG suisse et catho, Action de Carême, a publié en février 2016 un rapport sur les mines d’or au Burkina Faso (1), où l’on peut lire : « Dans beaucoup d’endroits, l’exploitation aurifère détruit les bases de l’existence de populations, porte atteinte aux droits humains ». Avant de préciser : « Les sociétés minières présentes au Burkina Faso, en l’occurrence Iamgold, Nordgold et Amara Mining, ont une grande responsabilité dans les violations des droits humains exposés ».

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Si cette mine ouvre, et tous les feux sont au vert, adieu à la forêt tropicale que l’on connaît. En toute certitude, ce sera la ruée vers l’Eldorado, car on trouve de l’or un peu partout. Il y aura des routes, des autoroutes, des barrages, des pylônes à haute tension. Et si tout est désormais sur les rails, c’est que la mine est soutenue par des autorités morales considérables. Jacques Attali, le preux lobbyiste international, siège au Comité consultatif de la Columbus Gold. Alain Juppé, fervent écologiste, en meeting à Cayenne ces dernières semaines : « J’ai conscience des enjeux écologiques de la Guyane. Mais le territoire est vaste, il y a de la marge. La balance doit être faite entre les enjeux environnementaux et humains » (2). Quant à l’immense Emmanuel Macron, il s’est carrément rendu sur le futur chantier, vantant l’excellence du projet, précisant : « Cet industriel [la Columbus Gold] est l’un des fers de lance de la mine responsable ».

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C’est maintenant que tout se joue, nazes que nous sommes. Ou la mine ou la forêt. Si les écolos de France et de Navarre arrêtent de se branlotter une seconde, il y a peut-être une chance.

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Cet éditorial, comme tous ceux de ce site, n’engage que son auteur. Il a d’abord été publié sur le blog Planète Sans Visa de Fabrice Nicolino.

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(1) https://voir-et-agir.ch/content/uploads/2016/02/160215_Etude_Or_Burkina-Faso.pdf

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(2) Cette citation de Juppé a été modifiée, car une erreur s’était glissée dans l’article de Charlie. La phrase attribuée précédemment à Juppé venait en réalité de Léon Bertrand, ponte UMP de Guyane, qui ouvrait le meeting de Juppé. Merci à Philippe, lecteur de Planète sans visa.

 

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Le Vercors suscite l’éclosion d’écogîtes

A la suite de deux récents voyages de presse dans le Vercors organisés par l’association Mille Traces pour les JNE et par les Gîtes de France, voici un point sur les initiatives en matière d’écotourisme dans cette région.

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par Jean-Luc Fessard

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Gîte de France du Tilleul à Rencurel, dans le Vercors © Jean-Luc Fessard

 

A cheval sur l’Isère et la Drôme, le Vercors est, avec ses magnifiques sites naturels, un territoire propice pour un fort engagement environnemental. Des villages comme Saint-Martin et Saint-Julien-en-Vercors réduisent leur éclairage de nuit pour préserver la biodiversité. Ces mêmes villages se lancent dans un projet d’implantation de panneaux solaires photovoltaïques « Vercors soleil » pour que le territoire devienne autosuffisant sur le plan énergétique. Les gardes forestiers de l’ONF (Office National des Forêts) valorisent le bois énergie tiré des forêts du Parc Naturel du Vercors tout en préservant dans une RBI (Réserve Biologique Intégrale) la faune et la flore locale.

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Avec des espèces rarissimes comme la petite chouette Chevêchette, les écologistes de l’association Mille traces défendent le retour du loup dans ce territoire ancestral en harmonie avec des éleveurs producteurs de savoureux fromages de brebis. C’est dans ce contexte propice que fleurissent, avec Gîtes de France, un grand nombre d’écogîtes et de gîtes Panda (en partenariat avec WWF France).

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Une aventure humaine

Ces hébergements responsables sont tous le fruit d’une aventure humaine et d’un engagement pour le bien vivre ensemble dans un territoire. Gîtes de France est issu, il y a 60 ans d’un mouvement qui entendait maintenir une activité dans des territoires en voie de désertification par un hébergement à la ferme. Aujourd’hui, le profil des propriétaires hébergeurs change. Il s’agit toujours pour partie d’enfants du pays. Mais ce sont de plus en plus des couples lassés d’une vie citadine consacrée à un travail de cadre ou de cadre supérieur dans une entreprise, qui choisissent de changer radicalement de vie. Séduits par une région, ils ont le courage de rénover eux-mêmes intégralement un bâtiment de préférence isolé en pleine nature pour y accueillir d’autres citadins en mal de paysages et d’une nature préservée.

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Non contents de se lancer dans ces travaux pour deux ou trois ans, les plus engagés vont effectuer une rénovation selon les critères les plus stricts de rénovation thermique et de sobriété énergétique, avec des matériaux d’origine locale. Ils sont guidés en cela par un cahier des charges très rigoureux de Gîtes de France pour l’attribution des labels Ecogîte ou gîte Panda.

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Le Gîte de France La Couve à Autrans-Méaudre dans le Vercors © Jean-Luc Fessard

Totalement cohérents dans leur démarche, ils n’hésitent pas à s’équiper de chaudières fort onéreuses fonctionnant au bois énergie d’origine locale. D’autres construisent de toutes pièces des chalets en bois avec des troncs de 30 centimètres de diamètre qu’ils ont préalablement sélectionnés dans les exploitations forestières avoisinantes. Ils emboîtent parfaitement ensemble ces troncs qui pèsent jusqu’à 800 kilos et peuvent mesurer 18 mètres de long. Un peu de laine des moutons locaux pour l’isolation dans la rainure d’emboîtage et la maison, très saine, respire. Ces talentueux constructeurs anticipent même sur le séchage progressif du bois en prévoyant des dispositifs d’une remarquable ingéniosité permettant de compenser un retrait allant jusqu’à 10 centimètres de hauteur.

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Un engagement pour un territoire

Dans ce type d’hébergement complémentaire aux structures d’accueil existantes, les propriétaires créent de l’emploi, s’acquittent des impôts ou taxes qu’ils doivent. Mais il s’agit pour eux d’abord et avant tout d’un choix de vie, d’un engagement pour un territoire. Et leur approche économique rompt avec la rationalité actuelle, la priorité n’est pas le retour sur investissement, mais bien la satisfaction procurée aux personnes, aux familles hébergées et la fierté d’avoir contribué à faire vivre leur territoire.

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Quelques adresses Gîtes de France dans le Vercors, représentatives de cet engagement responsable, tourné vers le bien-être au naturel :
– à Autrans-Méaudre, La Couve chez Cécile et Laurent Caillot, Chez L’Mille de Cécile et Olivier Bulle et L’Arcanson de la famille Dutriévoz.
– à Lans-en-Vercors, Agathe et Sophie chez Philippe Riboulleau
– à Rencurel, Les Gîtes du Tilleul chez Christine et Bernard Glénat.

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A la découverte de l’arboretum de Grignon

Le « triangle botanique » de Grignon nous livre quelques-uns de ses secrets.

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par Roger Cans

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Arboretum de Grignon @ DRAC IDF

En ce samedi 4 juin 2016, sous ciel couvert, nous commençons par aller visiter le « triangle botanique » de Grignon, c’est-à-dire l’arboretum. Créé en 1873 par un professeur de l’Ecole, Pierre Mouillefert, cet arboretum devait compléter la collection du parc de Chèvreloup, en bordure du parc de Versailles. Le professeur Mouillefert a publié en 1896 un état des semis de 1871 et décrit certains arbres âgés de 25 ans. Malheureusement, le plan et le catalogue ont disparu lors de l’exode de 1940.

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Les deux arboretums étaient les plus riches d’Ile-de-France, jusqu’à la tempête de décembre 1999 qui les a décimés. Avant la tempête, la collection de Grignon comptait 230 sujets (65 % de feuillus et 35 % de conifères). La tempête a couché 23 arbres et en a abîmé 16.

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Sous la conduite de Fabrice Salvatoni, professeur de botanique, le petit groupe pénètre dans le périmètre enclos (0,8 ha) où subsistent les arbres qui n’ont pas été abattus par la tempête. A l’origine, en 1871, on avait installé 2.000 plants, en alignements très serrés (trop serrés). La chute des plus grands arbres a créé des clairières, où l’herbe est haute.

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Nous commençons par un beau sorbier ou alisier blanc. Cet arbre, sans doute hybride, fructifie sans fécondation de ses fleurs. Le sorbier blanc est spontané dans le sud de la France, avec un minimum d’altitude (l’arboretum est à 130 m). L’alisier blanc est aussi endémique en forêt de Fontainebleau et se retrouve jusqu’en Alsace. D’où son nom spécifique d’alisier de Fontainebleau.

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Deuxième arrêt devant un abondant bouquet de rejets de souche. Il s’agit d’un arbre de fer de Perse, abattu par la tempête en 1999. Le tronc a été coupé et la souche maintenue sur place. Pour bien faire, il faudrait couper les rejets et n’en garder qu’un ou deux, pour refaire un arbre. Les « arbres de fer », il y en a beaucoup d’espèces dans le monde : il suffit que son bois soit dur et imputrescible pour bénéficier de cette qualification. Celui-ci, le Parrotia persica, prospère sur le mont Ararat. D’où peut-être la construction de la fameuse arche de Noé…

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On s’attarde au pied d’un tronc élancé et couvert de longues épines. C’est un Gleditsia triacanthos, ou févier à trois épines. Cet arbre américain produit de très grandes gousses, qui ont du succès dans les jardins publics. Mais, pour des raisons de sécurité, les pépiniéristes ont mis au point un févier sans épines ! Nous rendons visite à un érable sycomore, pourvu d’une boule de gui, ce qui est rare. Cet érable, naguère confiné aux reliefs du nord-est de la France, est devenu une espèce invasive qui colonise le pays entier, comme le robinier faux acacia qui s’installe dans les lisières puis dans tout un massif forestier.

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Nous parvenons alors dans l’alignement des hêtres. Le hêtre pourpre, le plus gros, est mort sur pied et a été découpé sur place. Sa souche montre un énorme champignon, témoin de son affaiblissement puis de sa mort. Les autres hêtres, en revanche, sont en bonne santé, bien qu’ils soient le résultat de manipulations génétiques : un hêtre à feuillage en dentelle, le seul hêtre au feuillage transparent. A côté, un hêtre pleureur, dont les rameaux tombent jusqu’au sol. Et enfin un hêtre pleureur et tortueux (Fagus sylvatica « tortuosa ») ou fau de Verzy, comme les arbres de la montagne de Reims sauvés par les moines. L’arbre forme une sorte de cabine végétale, portée par un tronc serpentin qu’on dirait torturé. Mais non, c’est naturel, après sélection.

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On s’attarde devant un orme de Sibérie (ou du Caucase) dont le plus gros tronc, malade, a été coupé à la base pour ne pas contaminer son tronc jumeau, très élancé et en bonne santé. Le Zelkova carpinifolia est-il résistant à la graphiose qui a tué nos ormes ? On se pose la question. L’orme restant, avec son écorce très lisse, ne semble pas pouvoir être attaqué par les scolytes. Mais comme son jumeau a été attaqué…

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Nous parvenons alors à la vedette de l’arboretum, un Sophora japonica « pendula » ou arbre aux pagodes. C’est en effet une curiosité rare : un tronc massif, trapu et très noueux, dont les branches elles aussi tordues portent des rameaux qui tombent au sol. C’est un tronc de sophora normal qui a muté en tortillard et a été greffé en pleureur. Ses branches lourdes, en partie mortes, ont été jugées dangereuses pour le public et la décision avait été prise de l’abattre. On a réussi à le conserver en installant un enclos et un étiquetage mettant le public en garde. Dans une des grandes allées du château, un double alignement de sophoras du Japon montre ce qu’est l’arbre au naturel.

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Dans l’alignement des résineux, dont plusieurs décimés, on s’arrête devant un superbe pin Laricio de Corse, toujours très droit, et un cèdre de l’Atlas, très beau aussi. Les pépiniéristes s’efforcent d’obtenir des aiguilles bleutées, prisées par la clientèle, alors que, au naturel, les aiguilles des cèdres du Liban et des cèdres de l’Atlas sont vertes. Et l’on termine par les ginkos bilobas, supposés « fossiles » parce qu’ils existent de fait depuis des millions d’années. Un arbre sacré en Extrême-Orient, devenu encore plus sacré après la bombe d’Hiroshima, à laquelle il aurait résisté. L’arbre femelle produit des fruits dont la pourriture dégage une odeur pestilentielle. Il vaut donc mieux planter des mâles !

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« Tout vert ! Le grand tournant de l’écologie, 1969-1975 » : une expo et un livre

Tout vert ! Le grand tournant de l’écologie, 1969-1975 : c’est le titre à la fois d’une exposition réalisée par le Musée du Vivant, et d’un livre coordonné par Laurent Gervereau et Cécile Blatrix.

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par Roger Cans

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L’exposition, installée dans une salle du premier étage du château de Grignon pour les « rendez-vous au jardin » (3, 4 et 5 juin), a été l’occasion le 4 juin 2016 de présenter l’ouvrage du même nom, préparé par Laurent Gervereau, directeur du Musée du Vivant et du CIRE (Centre international de recherche écologique) et Cécile Blatrix, professeure de science politique à AgroParisTech.

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L’ouvrage (250 pages) explique le passage de l’écologie scientifique à l’écologie politique dans les années 1970. Il est illustré par une foule de documents, souvent inédits, provenant des collections du Musée du Vivant.

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Le livre s’achète par carte bancaire en cliquant ici

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L’exposition a été inaugurée par le directeur de l’Agro, Gilles Tristram, qui s’est félicité de cette initiative à la fois historique et pédagogique, qui met en valeur les très riches archives de l’ancien INA-PG (Institut national agronomique de Paris-Grignon).

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Laurent Gervereau a ensuite présenté les deux parties de l’exposition. La première est permanente et retrace l’histoire de l’Institut national agronomique de Paris (créé en 1826) et de la ferme expérimentale de Grignon (Yvelines), devenus AgroParisTech. La nouvelle appellation a été adoptée pour un éventuel regroupement des établissements d’enseignement supérieur sur le plateau de Saclay.

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L’exposition temporaire, elle, comporte de multiples vitrines où sont présentés les œuvres fondatrices, comme The Silent Spring de Rachel Carson, en version américaine (1961) et française (1962), Avant que nature meure de Jean Dorst, dans sa première édition (1965) et sa version anglaise, et la Socialisation de la nature (1971) de Philippe Saint-Marc (JNE). La même vitrine présente une carte Michelin du littoral aquitain annotée par le même Saint-Marc lorsqu’il fut chargé de son aménagement. Dans un coin, la bicyclette utilisée par Brice Lalonde en 1972, lors de la grande manifestation contre la voie sur berge à Paris.

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Dans les autres vitrines, des exemplaires de la revue La Gueule ouverte de Pierre Fournier (JNE), reprise après sa mort par Isabelle Cabut, la femme du dessinateur, qui a légué une trentaine de dessins originaux au Musée du Vivant, dont le logo adopté aujourd’hui par le musée. Aux murs, les premières affiches contestataires nées de mai 68 et les affiches électorales de l’écologie politique. Toute une vitrine est consacrée aux documents de la lutte menée sur le plateau du Larzac, l’un des moments chauds de l’écologie politique naissante, sous l’impulsion notamment de José Bové. On trouve aussi des pochettes de 45 tours d’époque, comme Jacques Dutronc avec fine moustache chantant Le petit jardin. Car, contrairement à ce qu’on pourrait penser, il n’est pas toujours question d’agriculture avec le Musée du Vivant et ses archives.

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L’inauguration de l’exposition a réuni, d’une part, des auteurs de l’ouvrage Tout Vert !, tels Henri Jaffeux, président de l’AHPNE (Association pour l’histoire de la protection de la nature et de l’environnement), Laurent Samuel (JNE) et Roger Cans (JNE), journalistes spécialisés en environnement. Etaient aussi présents des donataires d’archives au Musée du Vivant tels Philippe Saint-Marc, Dominique Allan-Michaud (président du Réseau Mémoire de l’Environnement) et Jeanne Charlotte Carlier (avec sa famille), la veuve de Jean Carlier (JNE), l’un des promoteurs de la candidature de René Dumont à la présidentielle de 1974.

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Laurent Gervereau a rappelé que, lors d’une interview télévisée de René Dumont par Jean Carlier, la séquence du verre d’eau, « problème majeur de l’humanité », est restée dans les mémoires. Il a rappelé aussi la fameuse formule « Penser globalement, agir localement », lancée en 1972 par René Dubos, autre agronome de l’établissement qui a fait carrière à New York. Cette formule (Think global, act local) figurait dans le rapport remis aux Nations unies pour le sommet de Stockholm et s’avère toujours d’actualité. Un participant, inattendu, a indiqué qu’il possédait des archives historiques concernant la création du ministère de l’Environnement, en 1971. Il s’agit de Philippe Guérin, qui a appartenu au cabinet de Jacques Chaban-Delmas, alors Premier ministre, puis de Robert Poujade, premier ministre de l’Environnement.

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Un point noir en suspens, qui n’a pas été évoqué mais préoccupe tous les acteurs de la conservation environnementale : le rachat éventuel du château de Grignon et de la ferme par l’émirat du Qatar, pour y loger le PSG (le club de football de Paris-Saint-Germain), dont il est le riche propriétaire. A Saint-Germain-en-Laye, l’agrandissement n’est pas possible en raison des pollutions induites par la station d’eaux usées d’Achères. La ville de Poissy a proposé un terrain, mais l’image de la ville, ancien berceau des usines automobiles Simca, ne séduit pas les émirs, qui préfèrent Grignon, avec son château du XVIIe siècle et ses hectares disponibles. Aux dernières nouvelles – qui reposent sur des rumeurs difficiles à confirmer – le Qatar ne serait plus candidat à l’achat. Mais qu’adviendra-t-il du site de Thiverval-Grignon, si le déménagement à Saclay se confirme ?

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