ACTUALITES

Le festival international du film ornithologique de Ménigoute 2017 (33e édition)

Ménigoute 2017 (33e édition), c’est du 27 octobre au 1er novembre !

 

par Marc Giraud

 

Né en 1985, le FIFO (Festival international du film ornithologique) reste un rendez-vous incontournable pour tous les naturalistes, producteurs et réalisateurs de documentaires animaliers, et tous les défenseurs de la nature en général. Cette année, il sera placé sous le signe du loup, animal de tous les enjeux. Le photographe Vincent Munier (JNE) en sera l’Invité d’honneur, avec une exposition autour de Robert Hainard, et l’ornithologue Guilhem Lesaffre le président du jury.

 

Si vous n’êtes encore jamais allé à Ménigoute, ça frise la faute professionnelle, voire la faute de goût. Le festival propose tant de films et d’activités qu’il est impossible d’assister à tout. Projection de documentaires non-stop jusqu’au soir, forum des associations, débats, conférences, sorties nature, ateliers pour enfants, expositions d’artistes animaliers, éditeurs, artisans, etc., et bien sûr les rencontres avec tous les copains qu’on ne voit qu’ici, venus de toutes la France et au-delà. Sans compter le « Festival off », qui présente les courts métrages originaux des élèves de l’IFFCAM, l’école de cinéma animalier de Ménigoute, unique en Europe.

Enfin, j’ai l’honneur d’y co-animer l’émission quotidienne de Mainate TV avec Catherine Levesque (JNE) et Jean-Philippe Elme, où nous présentons des extraits de films, interviewons des réalisateurs ou des participants, avec des clips réalisés par les élèves de l’IFFCAM.

 

Le film d’inauguration, hors compétition, Le lynx et la fraise (27 min), a été réalisé par les élèves de la onzième promotion de l’IFFCAM. Cette fable moderne vous entraîne à la découverte du magnifique parc andalou de Doñana. Visitez la plus grande zone humide d’Europe, à la rencontre des deux emblèmes de Doñana : le lynx et la fraise !

Diffusion vendredi 27 octobre – 15h30

Pour voir les films en compétition : http://www.menigoute-festival.org/films-en-competition.html

 

Les objectifs du festival sont multiples : promouvoir les films documentaires animaliers, supports privilégiés de sensibilisation ; encourager les initiatives qui vont dans le sens d’une meilleure connaissance de la nature et du respect de l’environnement ; être un lieu de dialogue et de contribution aux choix de politiques environnementales ; favoriser la rencontre entre les différents publics et les professionnels du cinéma animalier.

 

À l’occasion des 9es Rencontres du cinéma animalier, le Festival accueillera le lundi 30 octobre, à 17 h 30, une conférence exceptionnelle d’Idriss Aberkane, essayiste, consultant et enseignant, qui aura pour thème « la biodiversité comme source d’innovation et d’inspiration » (lire son interview dans la newsletter d’octobre en cliquant ici).

 

Les infolettres du festival : http://www.menigoute-festival.org/newsletter.html

Le nouveau site du festival : http://www.menigoute-festival.org

Contact presse
Si vous souhaitez couvrir l’événement, le festival met à la disposition des journalistes un « pass projections » et vous guidera à travers le festival ainsi qu’auprès des différentes personnalités présentes.
Melissa Bronsart, Mathilde Laurore
06 77 11 63 58 et 06 75 02 90 47
presse.festivalmenigoute@gmail.com
m.laurore@orange.fr
Dossiers de presse : http://www.menigoute-festival.org/presse.html

 

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Plan d’action du gouvernement algérien : l’écologie en fragments

Evacué par la fenêtre, le gaz de schiste revient par la porte, porté par le vent de la crise économique et financière qui frappe l’Algérie.

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par M’hamed Rebah

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Dans le plan d’action du gouvernement algérien adopté par l’Assemblée populaire nationale (APN), jeudi 21 septembre 2017, l’écologie est «éparpillée» en plusieurs fragments: la préservation de l’environnement, le développement des énergies nouvelles et renouvelables, les ressources en eau, les forêts, le cadre de vie en milieu urbain. Chaque «fragment» est traité à part. On trouve quelques lignes sur la préservation de l’environnement, pour rappeler que « des progrès substantiels ont été accomplis » et qu’il faut poursuivre cet effort. La part est plus grande pour « les énergies renouvelables et les énergies nouvelles »; le gouvernement entend « poursuivre leur promotion sur la base de programmes publics destinés à inciter les opérateurs privés à investir dans ce créneau ».

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Le gaz de schiste est curieusement collé aux énergies renouvelables et nouvelles dans le cadre de la transition énergétique qui est citée parmi les objectifs du « nouveau modèle économique de croissance ». La transition énergétique, selon le plan d’action du gouvernement, consiste en « la sécurisation et la diversification des ressources énergétiques, grâce notamment, à la promotion de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables » et aussi à « la promotion des énergies fossiles non conventionnelles ».

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Toutefois, prudence, le gouvernement n’envisage pas l’exploitation du gaz de schiste, mais sa prospection « qui nécessitera plusieurs années de recherche et d’évaluation et qui sera menée dans le strict respect de l’environnement et de la santé de la population ». Dans le même esprit, il y aura un « effort particulier d’explications et de vulgarisation en direction de l’opinion publique ». Cette démarche prudente est certainement dictée par les leçons tirées des premiers forages, en février 2015, à In Salah, dans le sud du pays, qui avaient provoqué une violente réaction de la population locale. Les opposants au gaz de schiste avaient gagné la bataille de la communication dans l’opinion publique grâce à leurs solides arguments écologiques portés par les réseaux sociaux.

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Si le gaz de schiste revient dans le plan d’action du gouvernement, c’est parce que la crise financière que traverse l’Algérie constitue un contexte défavorable à la prise en charge des problèmes écologiques. L’environnement n’est pas cité parmi les axes principaux du plan d’action du gouvernement et les « changements climatiques au niveau mondial » sont évoqués en rapport avec « la sécurité de la population et de l’agriculture en disponibilité d’eau à moyen et long termes », ainsi que les contraintes accrues en matière hydrique liées au fait que l’Algérie est située en zone semi-aride et du fait également de l’augmentation de la population, « déjà projetée à 50 millions d’habitants à l’horizon 2030 ».

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Le plan d’action du gouvernement n’a pas traduit de façon significative la nouvelle disposition de la Constitution qui reconnaît aux Algériens le droit à un environnement sain. Pourtant la Constitution est, avec d’autres documents officiels, un des référents du plan d’action. Dans le Préambule de la Constitution, le modèle économique et social est décrit comme « une économie productive et compétitive dans le cadre d’un développement durable et de la préservation de l’environnement » et son article 17 bis est une transcription du concept de développement durable : « l’Etat garantit l’usage rationnel des ressources naturelles ainsi que leur préservation au profit des générations futures. L’Etat protège les terres agricoles. L’Etat protège également le domaine public hydraulique ». L’accent mis sur l’amélioration du « climat des affaires », pour encourager les investissements porteurs de croissance économique alors que les questions écologiques sont plutôt sous-estimées, peut mener à des écarts par rapport aux exigences du développement durable. Il y a également le risque de revenir à la «situation environnementale alarmante» décrite dans le programme du gouvernement adopté en…janvier 2000, qui avait consacré un long chapitre à « la préservation de l’environnement » avec une série d’objectifs dont la plupart sont, 17 ans après, toujours d’actualité.

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Cet article a été publié dans La Nouvelle république (Algérie) du 28 septembre  2017

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L’affaire Areva et Bolloré : quand une cuve nucléaire sert à spéculer

A partir de lundi 2 octobre, Reporterre publie une grande enquête sur la très rentable opération réalisée par Michel-Yves Bolloré grâce à une usine du Creusot vendue à Areva. La cuve de l’EPR de Flamanville a couvert cette spéculation incroyable, entraînant une production dans un environnement inadapté et un résultat dangereux.

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Résumé

Le Creusot Forge, l’usine de Saône-et-Loire qui a fabriqué des pièces cruciales du réacteur nucléaire EPR en construction à Flamanville, a été l’objet d’une étrange transaction au début des années 2000. Fournisseur stratégique d’Areva, qui en était actionnaire, l’usine a été mise en vente en 2003 et le groupe nucléaire l’a laissée acheter par Michel-Yves Bolloré pour une bouchée de pain. Trois ans plus tard, après un faible investissement, M. Bolloré l’a revendue à Areva pour 170 millions d’euros, réalisant une plus-value pharamineuse qu’il a de suite placé au Luxembourg.

Lors de ces trois années, durant lesquelles la fabrication de pièces vitales de l’EPR a été engagée, un système de falsification de dossiers de qualité était en place (et qu’a continué ensuite Areva), conduisant à livrer des produits ne correspondant aux normes de sûreté exigée.

L’enquête de Reporterre  établit la « connivence » – pour reprendre le mot du ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, prononcé à propos d’Areva en juillet 2017 – entre M. Bolloré et des responsables d’Areva. Elle souligne aussi qu’une opération financière contestable a conduit à affaiblir la sûreté du parc nucléaire et aggrave les doutes émis par l’Autorité de sûreté nucléaire à l’endroit de l’EPR de Flamanville.

Reporterre, un média en ligne totalement indépendant :

Reporterre, le quotidien de l’écologie, est un quotidien en ligne indépendant, en accès libre, sans actionnaire et sans publicité, et qui repose essentiellement sur le don de ses lecteurs. 
Il est visité par 15.000 personnes en moyenne chaque jour.

Produisant chaque jour articles d’actualité, reportages et enquêtes, Reporterre a révélé le scandale des tricheries de Renault, les responsabilités des autorités dans la mort de Rémi Fraisse, les modifications de la cartographie des cours d’eau sous l’influence de la FNSEA, etc.

 

Premier épisode à lire ici

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Contacts :

Rédacteur en chef : Hervé Kempf (JNE), 06 37 71 77 00

Journaliste ayant mené l’enquête sur Areva et Bolloré : Emilie Massemin (JNE), 06 89 33 57 01

Communication : Quentin Heim, 06 71 02 49 99

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Projet de Parc Naturel Régional des Garrigues

Vèmes Rencontres du Pont du Gard 19 octobre 2017

Le Parc Naturel Régional des Garrigues : une chance unique pour construire l’avenir du territoire avec tous ses acteurs

Sous la présidence de Marie-Hélène Aubert Inspectrice générale de l’administration du développement durable

Dans un monde incertain et qui change vite, comment œuvrer pour que, à l’horizon 2030, notre territoire conserve une forte attractivité dont le fondement est la qualité de son patrimoine naturel, culturel et construit ?

Comment mener un développement durable adapté, ancré dans les valeurs de notre région, porté par ses acteurs ?

Les Rencontres du Pont du Gard 2017 veulent promouvoir les moyens concrets d’assurer cet avenir. Notre territoire est le poumon vert des agglomérations qui nous entourent. Il est caractérisé par une double unité : une unité de paysage, mélange de garrigues, de terres agricole et viticole et de villages anciens et une unité de ruralité générant un fort potentiel de développement durable qui ensemble en font son attractivité.

Le projet de PNR des Garrigues est donc d’actualité ! C’est un projet moderne, ambitieux, porteur pour la région au-­‐delà du territoire, garant de l’attractivité durable de l’Uzège et des villages associés. C’est un projet qui se construit « tous ensemble » Le PNR est un outil de « développement » du territoire, un développement durable, porté par ses acteurs.

Depuis les premières Rencontres de 2005, l’idée d’un Parc Naturel Régional a mûri. Beaucoup a été réalisé par le SCOT. La création du Groupement d’Action Locale a été une première étape, mais n’est pas à la mesure des besoins de l’ensemble du « poumon vert », et ne réunit pas toutes ses forces vives. Le syndicat des Gorges du Gardon a mené une étude de faisabilité du PNR qui confirme que notre territoire « coche toutes les cases », met en évidence sa fragilité, et pointe les pistes de développement durable autour des paysages, de la biodiversité, de l’agriculture, du tourisme, etc. que l’on pourrait mener ensemble créant une nouvelle dynamique de développement.

Les Rencontres du Pont du Gard sont construites sur la volonté de construire « tous ensemble » puisque elles réunissent tous les acteurs. Aussi, il est temps pour les acteurs de construire ce « tout ensemble » de donner la parole et de dialoguer sur les expériences ailleurs, à l’écoute des solutions apportées par des experts, des élus ou représentants d’autres Parcs naturels régionaux (qui fêtent leur 50ee anniversaire), notamment dans le cadre des 5 ateliers.

La société civile s’exprimera dans les ateliers. Elle aura l’occasion de concrétiser son intérêt au projet en donnant son avis et en explorant les moyens de sa participation, et en proposant les pistes pour agir concrètement.

La table ronde des élus locaux qui doivent se prononcer prochainement sur l’intérêt du projet de PNR, pourra s’inspirer des résultats des travaux. Il lui appartient d’ouvrir le débat, d’identifier des solutions, de faire preuve d’ambition et de vision.

L’association L’Uzège est confiante dans la maturité de tous les participants pour l’intérêt général. Elle valide à son niveau le projet de PNR des Garrigues, et souhaite avancer avec tous les acteurs pas à pas en faveur de ce projet.

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PROGRAMME DES 5° RENCONTRES

8h 15 – 8h 50 : Accueil et enregistrement

8h 55 – 9h 00 : Accueil et présentation de la journée : Dominique Martin-Ferrari, journaliste (JNE), animatrice de la journée, Henry de Cazotte et François Baret, président et président d’honneur de l’association L’Uzège

9h 00 – 9h 05: Ouverture : Patrick Malavielle

9h 05 – 9h 10 : Message de Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, transmis par Fabrice Verdier, conseiller régional.

9h 10-9h 25 : « Construire, dans une collectivité, l’avenir en commun et le bien être des habitants», témoignage au travers d’exemples concrets de Martin Delord, vice-président du département du Gard, conseiller départemental du canton du Vigan, maire de Lanuéjols.

9h 25 -9h 55 : Ce qui nous unit, nous rassemble, ce sont nos atouts : un paysage attractif, une ruralité riche de potentiel et un poumon vert pour les agglomérations qui nous entourent : Protéger et construire nos paysages, atout de notre attractivité : Bertrand Folléa, paysagiste urbaniste : le paysage, identité du territoire et bonheur d’y vivre. Dialoguer et coopérer avec les agglomérations qui nous entourent : Sébastien Giorgis Architecte, urbaniste, paysagiste.

9h 55 – 10h 05 : Le PNR, un outil pour protéger et construire les paysages et dynamiser et valoriser la ruralité par Bernard Devic, président du Parc Naturel Régional de la Narbonnaise.

10h 05 – 10h 35 : Présentation du projet du Parc Naturel Régional des « Garrigues de l’Uzège-Pont du Gard » : par Bérengère Noguier, présidente du Syndicat mixte des Gorges du Gardon, conseillère départementale et Bruno Julien, président de l’Association pour un Parc Naturel Régional situé entre Cèze et Gardon (APRECG)

10h 45 – 12h 15 : Cinq ateliers

–  Atelier 1 : Agriculture/viticulture/alimentation
Intervenants : Bernard Devic, président du PNR de la Narbonnaise, président de la Commission agriculture de la Fédération Nationale des PNR, Bertrand Follea, paysagiste urbaniste, Grand prix 2016 du paysage décerné par le Ministère de l’Environnement, Dominique Granier, président de la chambre d’agriculture(à confirmer) Participants invités : directeur de la chambre d’agriculture, présidents et directeurs des Civam Gard et Civam Bio, agriculteurs , viticulteurs, acteurs locaux de l’alimentation, etc.

–  Atelier 2 : Tourisme durable : patrimoine d’hier et de demain, tourisme vert Intervenants : Jean Viard, sociologue, ancien membre du Conseil National du Tourisme, Pascale Rossler, vice présidente sortante de la Région Centre, Jacques Décuignières, membre d’EuroParc et du PNR du Lubéron,
Participants invités : présidents et directeurs des offices du tourisme du territoire, Directeur du Comité Départemental du tourisme, acteurs locaux (restaurateurs, hébergeurs, viticulteurs, organisation de sports de pleine nature, etc.).

–  Atelier 3 : Urbanisme et paysage, habitat rural et modernité, transition énergétique
Intervenants : Sébastien Giorgis, paysagiste, urbaniste, architecte, Agence paysages Simon Paillet, architecte du PNR du Massif des Bauges, Bertrand Follea, paysagiste urbaniste, Frédéric Guillot, directeur régional délégué de l’ADEME pour l’Occitanie Participants invités : présidents et directeurs des SCoTs, CAUE, agence d’urbanisme, région nîmoise et alésienne de Nîmes, architectes, acteurs locaux

–  Atelier 4 : Petites et moyennes entreprises, artisanat, commerces et services, une économie durable et inventive, sociale et solidaire Intervenants : Eric Cournut, directeur adjoint du PNR Livradois-Forez, un acteur de l’économie sociale et solidaire, Guillaume De Rouville , pdt de Better Life Participants invités : représentants de la Chambre des Métiers et de la CCI, acteurs locaux dont le Club des Entrepreneurs

–  Atelier 5 : Culture et attractivité – L’atout patrimoine local : pierre sèche, culture et agriculture par Giulia Pagnetti directrice adjointe du musée de Dignes (à confirmer) . Le sentier des Lauzes (PNR des Monts d’Ardèche), par David Moinard, président . Rôle des centres culturels de Rencontres par Yves Dauge, président, Participants : artistes, associations culturelles, responsables de la culture, etc. Animateur : Henry de Cazotte

– 12h 30-14h 00 : Déjeuner au restaurant La Terrasse (rive droite) pour les personnes inscrites

14h 15-15h 45 : Perspectives pour agir en commun

14h 15 – 14h30 : Intervention de Marie Hélène Aubert : un PNR, outil stratégique du développement rural

14h 45 – 15h 15 : les pistes d’avenir par les rapporteurs des Ateliers

15h 15-15h 45 : Dialogue avec la salle avec Marie-Hélène Aubert, présidente, Bernard Devic, Jacques Décuignières, Simon Paillet, Eric Cournut et les 5 rapporteurs

15h 45 – 16h45: Table ronde des élus présidée par Marie-Hélène Aubert sur le thème : « Le PNR, un investissement d’avenir » avec Philippe Berta, député, Fabrice Verdier, conseiller régional, porteur du projet de PNR, Jean Luc Chapon, président de la Communauté de Communes du Pays d’Uzès, Claude Martinet, président de la Communauté de communes du Pont du Gard, un représentant de la Communauté d’Agglomération du Gard Rhodanien, un représentant de la Communauté de communes Cèze Cévennes, Annie Chapelier , Bernard Devic, Jacques Décugnières, Sébastien Giorgis, adjoint à la mairesse d’Avignon,

16h 45 -17h00: Conclusion par François Baret , association Uzège

17h intervention de clôture de Brune POIRSON , secrétaire d’état au ministère de la transition écologique et solidaire (à confirmer)
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Tous unis pour la nature !

Une belle brochette de fondations et d’associations de protection de la nature (APN) se réunit désormais régulièrement à Paris pour coordonner leurs actions et mieux faire entendre leur voix. Elles ont élaboré une liste de plus de 150 dossiers urgents, résumés dans 19 propositions adressées au gouvernement. Leur but : que la France atteigne en 2020 les objectifs d’Aichi (du nom de la ville japonaise où ils ont été adoptés). Pour Hulot, il y a du boulot…

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par Marc Giraud

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Le 19 septembre dernier, le collectif d’associations tenait une conférence de presse pour présenter ses objectifs. De g à d :Agnès Michelot, Présidente de la SFDE. Samuel Jolivet, Directeur de l’OPIE. Jacques Beall, Vice-Président de Surfrider. Bernard Chevassus, Président d’Humanité et Biodiversité. Allain Bougrain Dubourg, Président de la LPO (et JNE). Jean-David Abel, Vice-Président de FNE. Rémi Luglia, Président de la SNPN. Annabelle Jaegger, Vice-Présidente de la Fondation pour la Nature et l’Homme. François Moutou, Président d’Honneur de la SFEPM (et JNE), Marc Giraud, porte-parole ASPAS (et JNE), Sandrine Bélier, Directrice d’Humanité et Biodiversité – Photo Madline Reynaud, Directrice de l’ASPAS

Les objectifs d’Aichi pour 2011-2020 ont été adoptés au Japon en octobre 2010 par les Parties à la Convention sur la diversité biologique, elle-même adoptée au Sommet de la Terre à Rio en 1992. Ils entendent réduire au moins de moitié le taux de perte d’habitats naturels, avec une sauvegarde de la biodiversité de 17 % des zones terrestres et de 10 % des zones côtières et marines, et un engagement à restaurer au moins 15 % des zones dégradées. En tout cas, c’est sur le papier.

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De son côté, la France a également produit beaucoup de papiers. Elle a ratifié la convention sur la diversité biologique en 1994, soit depuis bientôt un quart de siècle. En 2004, elle s’est dotée d’une stratégie nationale dont l’objectif était de stopper la perte de biodiversité d’ici 2010. Rebelote pour la période 2011-2020 avec une deuxième stratégie nationale. Pour quel résultat sur le terrain ? Un patrimoine écologique français qui continue de s’effondrer. C’est pourquoi les principales associations environnementalistes françaises en appellent au gouvernement pour mettre en œuvre des mesures simples, de bon sens et peu coûteuses qui lui permettront de remplir ses obligations.

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Qui a dit que les associatifs ne savaient pas travailler ensemble ? Après quelques réunions et de nombreux aller-et-retour de mails collectifs, ce groupe de vaillants protecteurs a préparé une liste de 19 priorités dans les domaines des politiques nationales et régionales, de la gouvernance, de la conservation des espèces, de la protection des milieux, du climat et de l’énergie, de l’agriculture et de l’alimentation, et des moyens humains et financiers nécessaires. Ouf ! Ces propositions ont été sélectionnées en fonction de leur importance (parce qu’elles représentent un enjeu essentiel pour atteindre en 2020 les objectifs d’Aichi) ; de leur urgence dans les six mois à venir (parce qu’elles conditionnent la mise en œuvre d’autres propositions, ou pour qu’elles concrétisent rapidement des annonces récentes) ; ou parce qu’elles requièrent une pression forte de la société civile pour avancer.

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Chaque année, ce collectif d’associations actualisera cette plateforme et interpellera le gouvernement sur l’état de prise en compte de ces propositions en fonction du degré d’avancement :

1) Objectifs atteints, promesses tenues, résultats visibles ou prévisibles
2) Objectifs non encore atteints et/ou initiatives insuffisantes
3) Rien n’a été fait ou si peu que sans changement de paradigme les objectifs ne peuvent pas être atteints

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Les 19 propositions du collectif

1 Redonner souffle à la Stratégie nationale pour la Biodiversité (SNB)
2 Relancer la dynamique des Plans Nationaux d’Actions pour les espèces (PNA)
3 Développer l’éducation à l’environnement et à la nature (EEDD)
4 Intégrer pleinement la biodiversité dans les schémas régionaux d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET)
5 « Verdir » les instances consultatives, revoir la gouvernance des Établissements publics et réformer la gouvernance du Conseil national de la transition écologique
6 Reconnaître la sensibilité des animaux sauvages
7 Accompagner le retour du loup en France
8 Arrêter la destruction massive des espèces dites « à problème »
9 Conforter et développer le réseau Natura 2000
10 Renforcer la protection des ressources et des milieux marins et littoraux, en particulier Outre-Mer, notamment en maintenant et confortant la conservation du littoral
11 Développer la protection des zones humides
12 Mettre fin à l’exploitation des hydrocarbures sur le territoire national
13 Adosser les enjeux de biodiversité à ceux du climat
14 Accompagner la transition écologique et solidaire de l’agriculture
15 Obtenir une Politique agricole commune (PAC) écoresponsable
16 Protéger nos sols, patrimoine commun
17 Supprimer les incitations à détruire la biodiversité
18 Conforter l’Agence française pour la biodiversité (AFB)
19 Soutenir le travail de connaissance des associations de protection de la nature.

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Pour en savoir plus sur ces 19 propositions

http://www.aspas-nature.org/wp-content/uploads/DP_-19-propositions-sur-la-biodiversite%CC%81-par-les-associations-de-protection-de-la-nature.pdf

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Sur les objectifs d’Aichi

http://www.humanite-biodiversite.fr/document/tout-savoir-sur-la-convention-sur-la-diversite-biologique-et-les-objectifs-d-aichi

http://www.fondationbiodiversite.fr/fr/societe/avec-la-societe/appui-a-la-decision/interfaces-internationales/sbstta-cbd-ocde/objectifs-d-aichi-biodiversite-2011-2020.html

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Climate Chance : déclaration commune et mobilisation exceptionnelle des acteurs non étatiques à Agadir

Franc succès pour le cru 2017 Climate Chance à Agadir, au Maroc.
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par Dominique Martin Ferrari

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Le sommet Climate Chance à Agadir en septembre 2017 – photo Dominique Martin Ferrari

Passés les couacs inhérents au « badging » et les surchauffes internet, les trois jours de rencontres ont été des plus fructueux. L’accueil de la région de Souss n’a pas fait mentir les traditions d’hospitalité marocaines, et malgré les 5000 inscrits (et un peu moins de présents) on a pu apprécier cette réunion à taille humaine sans rapport avec la folie des COPs.

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Quel était l’enjeu ?

Les acteurs non étatiques : collectivités territoriales, syndicats, secteur privé et public, jeunes, femmes…tentent depuis quelques années de se faire entendre , et mieux encore, à faire reconnaître leur message par les Etats qui sont les signataires des grands accords mondiaux sur le climat. Certes, l’étape COP est indispensable pour formaliser, légiférer, officialiser les engagements à échelle mondiale. Mais il faut tant de temps pour tomber d’accord que pendant ce délai, le réchauffement s’accélère. « Nous n’avons plus le temps », ont rappelé les orateurs lors de l’ouverture. Des élus ont donc jugé pertinent de créer des ponts entre tous ces acteurs non étatiques et de rassembler leurs actions pour plus d’efficacité.

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Faire des ponts. La route fut longue

Dès avant Copenhague en 2010, la CGLU (Cités et Gouvernements Locaux Unis) et d’autres associations d’élus se préoccupent du sujet et tentent d’organiser les réseaux de collectivités. D’autres vont plus loin. Parmi eux, le sénateur Ronan Dantec, alors en charge du projet Nantes ville verte. Il veut créer un lieu où les acteurs non étatiques se retrouveraient. La démarche fut construite à Nantes avec Ecocity, en septembre 2013. Mais le texte final défendant spécifiquement la ville durable est d’abord mal reçu à New York au siège de l’ONU, puis les signatures affluent.

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Ronan Dantec (à g.) – photo Dominique Martin Ferrari

Le premier sommet climat et territoires à Lyon est un succès. On ne peut parler d’une vision claire des participants, mais « c’est une auberge espagnole où chacun trouve son bonheur. Tous ceux qui ont envie de dire quelque chose d’intéressant peuvent venir », précise Ronan Dantec. N’hésitant pas à expliquer : « On s’est inspiré d’Ecocity Montréal en 2011, d’Ecoville de Casablanca, initiative des élus africains où l’on avait assisté à un bouillonnement et à l’expression commune des acteurs. »

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Nous sommes à la fin d’un cycle, le lobby COP ne peut plus suffire.

Au lendemain de la COP 21, l’association Climate Chance est créée. Moins confortable pour les acteurs habitués au lobbying classique, les acteurs non étatiques peuvent y parler aux financiers, échanger en direct : le directeur de la Caisse des dépôts parle avec un universitaire lillois, Mestrallet (ex PDG d’Engie) discute avec les maires des communes marocaines et les conseille sur le montage financier de leurs projets. Ce type de lobbying n’existe pas à la COP, où la Banque mondiale reste maîtresse du jeu.

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Qu’en sortira-t-il ?

L’objectif des acteurs non étatiques est de devenir des associés au texte de facilitation de 2018. Texte qui selon l’accord de Paris devra analyser et évaluer les efforts d’atténuation, préciser les règles du jeu d’un nouveau système en vue de renégocier en 2020 les insuffisances et l’aggravation des phénomènes.

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Les acteurs de Climate Chance veulent délivrer des messages, travailler ensemble dans le cadre de coalitions thématiques en vue de structurer leurs échanges et de renforcer leurs actions climatiques concrètes et ainsi, mieux peser dans les débats ; ils espèrent en particulier renforcer les actions partout et dans tous les secteurs au sein des coalitions afin d’influer l’ambition pré-2020. La présence de Maria Spinoza, présidente de la CCNUCC (Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques), a conforté l’importance de la réunion : « son équipe va regarder l’appel final », espère Ronan Dantec. Les acteurs français seront également un lobby fort, réuni le 10 décembre à Paris avant le sommet climat prévu par le président Macron le 12.

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C’est devant une salle pleine – ce qui est rare dans une réunion de clôture – et alors qu’une réunion de la CCNUCC avait démarré que fut lue dans l’enthousiasme la Déclaration d’Agadir de quatre pages rappelant tous ces espoirs. Les femmes, les jeunes toujours relégués ont apprécié d’y tenir une place dès le préambule.

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En conclusion, la championne marocaine du climat Hakima El Haité est venue secouer une dernière fois l’auditoire : « Avant, l’Afrique portait toute la misère du monde, sécheresse, manque de nourriture, sols épuisés… Aujourd’hui, les pays riches sont confrontés aux mêmes catastrophes liées au réchauffement climatique. Que l’on soit un pays dit plus développé ou que l’on soit le plus pauvre, la nature ne fait pas de concessions. »

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La planète nous échappe…

 


par Claude-Marie Vadrot
Vadrot

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Il n’y a guère que le personnel politique et la vieille cohorte des climato-sceptiques qui peuvent aujourd’hui s’étonner des ravages d’Irma, d’Harvey, ou de la mousson qui s’est abattue sur l’Asie du sud est. Ravages croissants annoncés depuis des années. Par les climatologues mais aussi par les grandes compagnies d’assurances et de réassurances qui voient la facture des remboursements grimper chaque année. Ces dernières sont d’ailleurs aussi assidues qu’actives dans les couloirs du Giec et de la lutte climatique. Non pas parce qu’elles seraient devenues « écolos » mais parce qu’elles constatent qu’elles commencent à perdent de l’argent.

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Pour ceux qui sont assurés, la facture de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy atteindra 1,5 milliards d’euros. Rien pour les autres, rien. Les pays du Sud ne peuvent que se débrouiller (mal) seuls avec les dégâts, mais les sociétés industrielles assurent de plus en plus leurs biens et leurs activités. Comme si l’argent pouvait guérir la planète puisqu’elles sont de plus en plus menacées, elles aussi, par les aléas météorologiques après que leurs citoyens aient cru que les catastrophes n’arrivaient qu’aux pauvres.

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Les climatologues comme Jean Jouzel, le rappellent à chaque déluge : il n’est pas, tout au moins pas encore, certain que la terre connaîtra de plus en plus fréquemment des accidents climatiques, locaux, régionaux ou nationaux. Par contre, il est annoncé et vérifié que tous les événements liés à la météo seront de plus en plus puissants, de plus en plus destructeurs, de moins en moins contrôlables. Cela vient de se vérifier avec Irma et Harvey comme cela se constate en France avec les orages ou les épisodes pluvieux et leurs cortèges d’inondations et de submersions. Sans oublier les gelées inattendues que les naïfs croient révolues sous prétexte de réchauffement annoncé.

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Cela rappelle que l’on devrait qualifier autrement ce qui arrive à la planète et plutôt user de l’expression des spécialistes qui évoquent le « dérèglement climatique ». Devenus incontrôlables, les caprices provoqués du temps apprennent aux Américains la condition de réfugiés climatiques : un paradoxe dans cet État de Floride dont le gouverneur, Rick Scott, climato-sceptique notoire, interdit depuis de années à ses fonctionnaires de faire la moindre allusion au « réchauffement climatique » et à « la montée de la mer ». Comme si le refus des mots permettait de prendre le contrôle de la réalité qui a poussé six millions de personnes à prendre la fuite.

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Alors, comme le disait Lénine, que faire ? Pas grand-chose pour retarder cet inéluctable qui ne correspond à aucune échelle électorale. Et surtout, les politiques dépassés par des années de négligence ou de cécité, ne peuvent pas se contenter de s’agiter face à l’opinion publique et aux électeurs en construisant des digues le long de la mer, en bâtissant des discours, en canalisant les rivières, en renforçant des falaises, en multipliant les retenues d’eau ou en inventant des « normes anti-tempête » qui seront balayées aussi vite que les monceaux de ciment ou de rochers déversées sur les bords de la mer pour l’empêcher de monter.

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Depuis des années, sans toujours l’avouer, nos gouvernements sont passés de la prévention à l’adaptation. Ils se résignent, ils nous incitent à la résignation. Faute de changer de société nous acceptons qu’elle change pour rendre plus ou moins supportables les dérèglements que nous entretenons ou que nous laissons, ce qui revient au même, nos responsables politiques entretenir. Comme s’il n’existait pas d’autre solution. Comme si les beaux discours allaient émouvoir la planète et inciter Éole à la modération.

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Les images de Houston inondée, de Saint Barthélémy et Saint Martin détruites, de la Fosse sur Mer engloutie par Xyntia, des urbanisations des Alpes Maritimes mortellement inondées en 2015 ou du Loiret submergé en 2016, illustrent parfaitement le mal récurrent de nos sociétés. Et elles montrent son état de délabrement idéologique ou politique et sa spectaculaire résignation. Fascinés par ce qui n’arrive évidemment qu’aux autres et faute de courage, nous reculons devant l’action. Parce que l’économie et les industries sont nos seules boussoles, nous acceptons l’idée qu’il n’y a rien à faire. Alors que, pendant une période désormais bien courte, nous pourrions encore diminuer les émissions de gaz à effet de serre, c’est-à-dire reprendre le contrôle d’une planète qui nous échappe parce nous révérons toujours le dieu croissance auquel Jupiter est en train de multiplier ses dévotions.

 

Ancien Président des JNE, Claude-Marie Vadrot collabore notamment à Politis et à Polka Magazine.

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Victoire pour les défenseurs des animaux : les deux macaques menacés d’euthanasie seront placés dans un refuge en Mayenne

Les deux macaques de Java survivants d’un parc animalier des Landes où leurs 163 congénères avaient été euthanasiés en mai parce qu’ils étaient porteurs d’un virus dangereux pour l’homme, vont être « placés » dans un refuge pour animaux en Mayenne, après un accord mercredi 13 septembre 2017 entre préfecture et associations de défense (lire ici).

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par Nicole Lauroy, présidente d’honneur des JNE

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Par un beau jour de mai 2017, 163 macaques de Java ont été exécutés méthodiquement par piqûres mortelles au zoo de Labenne dans les Landes, fermé au public depuis quinze mois. Une euthanasie de masse nécessitée paraît -il par le risque de transmission à l’homme du virus mortel de l’herpès B. Pour justifier leur verdict, les autorités locales se sont appuyées sur le rapport de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) qui pourtant rappelait « qu’aucun cas zoonotique n’avait jamais été détecté mettant en cause les macaques de Java », par ailleurs protégés par la CITES. La probabilité d’une contagion était par conséquent de « nulle à peu élevée » selon les conditions de salubrité et de sécurité.

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On estime que 80 à 100 % des macaques sont porteurs positifs et ne développent que rarement la maladie. Par ailleurs la contamination ne peut se faire que par contact direct (morsure ou accouplement). Aucun risque par conséquent pour les visiteurs tenus à distance ou pour les soigneurs protégés par les précautions d’usage. Bref aucun cas de contamination à l’homme n’a été observé dans les zoos en France, ni en Europe, ni aux Etats-Unis !

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Alors pourquoi ce massacre qui scandalise les primatologues et révolte certains vétérinaires français, dont le docteur Florence Olivet Courtois, spécialiste de la faune sauvage, qui dénonce entre autres le fait qu’aucune autopsie n’a été pratiquée après l’abattage des animaux et rappelle qu’aucune exécution injustifiée de cette envergure n’a jamais été menée en Europe ou aux États-Unis.

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Dans la presse nationale française, en revanche, il n’y eut que peu d’échos. Le projet d’une ligne LGV qui traverserait la pinède des Macaques sacrifiés aurait-il eu une influence ?

.Contacts pour plus d’infos :
Dr Florence Ollivet Courtois, vétérinaire ; tel : 06 11 45 01 27 ; ollivetcourtois@sfr.fr

Dr Manuel Mersch, vétérinaire, Vice-Président de Vethique (association Vétérinaire pour le respect et la dignité de l’animal)
Tel : 06 08 36 61 04 ; manuel.mersch@orange.fr

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Le Sommet Climate Chance à Agadir

La 2ème édition du Sommet Climate Chance aura lieu du 11 au 13 septembre à Agadir (Maroc).

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Le Climate Chance sera l’un des événements clés pour les acteurs non étatiques du climat en 2017 (3000 participants de 60 pays prévus).

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Le programme est mis à jour quotidiennement sur le site internet du Sommet à l’adresse suivante :

http://climatechance-2017.com/programme/

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Jean-Luc Fessard (JNE) y animera un atelier sur le tourisme durable, le mardi 12 septembre de 13 h 30 à 15 h avec une quinzaine d’acteurs marocains.

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Michel Giran nous a quitté

Une cérémonie en mémoire de Michel Giran s’est tenue le 26 août à Vidauban, dans le Var.

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par Dominique Martin Ferrari

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Il faisait très chaud , ce samedi 26 août à Vidauban. Le crématorium était trop petit, et une grande famille entourait Michel. Après un rituel de passage de plusieurs jours conduit selon sa volonté par un prêtre bouddhiste, le corps de Michel est devenu cendres.

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Son urne sera portée par sa fille Carole et ses proches en la terre de Karma Ling, centre d’études et de pratiques bouddhistes savoyard  où il conduisait de longues retraites , organisant à son tour des rencontres inter-religions et inter-traditions. Elles seront répandues dans le jardin des souvenirs et une partie conservée dans un tsakang (http://www.dhagpo-kundreul.org/index.php/fr/le-jardin-du-souvenir).
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Textes poétiques, prières bouddhiques, textes religieux… ont été lus.

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Ils étaient choisis pour nous rappeler l’immense personnalité de celui qu’en famille on surnomme le boss, car petit, il conduisait les embarcations de ses frères, et que nous ses amis, avons au contraire connu comme celui qui s’efface devant l’autre. Vint le bel hommage de son ami Ben, à lui ce « tisseur de liens » (lire ici).

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De son vivant nous avons rêvé, construit des sites, des arborescences, des réseaux, les racines d’un nouveau monde … Il nous a initié à l’importance de l’informatique. Pionnier émerveillé, il a questionné au cours de nos longues discussions philosophiques l’importance des débats autour des choix de progrès, les dangers portés par cette technologie, allant jusqu’à nous demander si l’écologie, notre lien, n’avait pas accentué les fractures sociales dans le monde.

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Nous avons croisé grâce à lui de gens hors normes, des gens improbables, ceux qui savaient, ceux qui parlaient, ceux qui écoutaient. Il en faisait de gerbes foisonnantes et il était bien difficile de le suivre, de l’aider à construire.

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Avec lui, au café des philosophes ou lors des rencontres , même le plus officielles et les plus barbantes, nous bougions des montagnes avec nos mots et ses rêves . Dès qu’on le quittait, les rêves ternissaient et nous perdions la force de conduire ce qu’il avait fait briller sur le chemin.

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Soyons attentifs à ne pas laisser la complexité et le désordre de son héritage devenir de « l’utile », du « rationnel ». Rappelons nous avec lui que nous sommes des nains de jardin et que notre rôle est la transmission et non une certitude conduisant au pouvoir.

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