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Articles avec le tag ‘Marie-Hélène Léon’


Un rapport alarmant sur les nanomatériaux

Les nanomatériaux, produits directement issus de l’ingénierie des industries des nanotechnologies, sont de plus en plus présents et nombreux. On en trouve dans l’alimentation, les cosmétiques, les textiles, et d’autres objets usuels.

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par Marie-Hélène Léon

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downloadOr, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement, et du travail (Anses), soucieuse de l’impact de ces nanoparticules sur la santé, vient de publier un rapport sur le sujet. Sa conclusion est alarmante !

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Grâce à un comité d’experts qui a étudié les résultats des tests menés sur des rats et des souris, il est révélé que ces animaux souffrent de retards de croissance, de malformations ou d’anomalies dans le développement ou la reproduction, des effets génotoxiques et cancérogénèse, des réactions d’hypersensibilité et d’allergie, etc.

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Vous pouvez lire ici le rapport de l’Anses.

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A consulter aussi, un excellent article de Pierre Le Hir sur Lemonde.fr, ainsi que le site Veille Nanos.

 

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Green IT : les bonnes pratiques

Olivier Philippot, consultant Green IT, ingénieur en électronique et informatique, a travaillé sur la conception de systèmes de gestion de l’énergie, sur l’optimisation et la qualité du logiciel. Il répond à nos questions…

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par Marie-Hélène Léon

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GreenITQuels conseils de bonnes pratiques pouvez-vous donner aux rédacteurs, reporters, ou écrivains qui utilisent tous les jours leur ordinateur ?

Olivier Philippot : « Il faut tout d’abord réfléchir avant de renouveler tout matériel. En effet, la fabrication du matériel informatique est très coûteuse pour l’environnement. Il est donc préférable de prolonger la durée de son PC et de son smartphone. Le passage à l’achat est souvent créé par un sentiment de lenteur du PC. Des actions sont possibles pour que le matériel retrouve une nouvelle jeunesse : suppression des programmes inutilisés, défragmentation du disque… ou même réinstallation du système d’exploitation. Ensuite, il est intéressant pour les gens qui créent des contenus d’appliquer des bonnes pratiques d’éco-conception des logiciels . Dans les articles en ligne, faire attention à optimiser les images, demander à son fournisseur de solution numérique de l’éco-conception… C’est important car un article en ligne peut créer une consommation non négligeable du côté de l’utilisateur. »

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Existe-t-il des marques ou des systèmes plus  » écologiques  » que d’autres ?

« Non ! Par contre, il y a des labels qui permettent de choisir du matériel éco-conçu : Epeat, Energy Star… C’est le critère le plus fiable pour choisir du matériel. »

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Quelle est votre opinion sur les filières de recyclage ?

« La règlementation européenne DEEE a permis de structurer la filière. Par contre, le recyclage n’est pas la solution miracle : le démontage et la récupération des matériaux sont très couteux. Un recyclage de 100 % des appareils est donc illusoire. La solution intermédiaire est le reconditionnement. Le PC ou le téléphone est remis à neuf, et remis dans une filière secondaire. Cette économie circulaire est plus bénéfique pour l’environnement et aussi pour le social.  »

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A lire : Green IT - Gérez la consommation d’énergie de vos systèmes informatiques, Olivier Philippot, aux éditions ENI.

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Pour en savoir plus :

Le site Web Energy Archive pour évaluer l’impact des sites web

Le site de l’association Green Code Lab qui travaille sur l’éco-conception des logiciels.

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Des détecteurs de faune sauvage en Isère

Le Conseil général de l’Isère vient d’installer des détecteurs de faune sauvage afin d’éviter les collisions avec les automobilistes ; c’est une première en France.

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Par Marie-Hélène Léon

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Photo Marie-Hélène Léon

Sur le territoire national, on compte chaque année plusieurs dizaines de milliers de collisions entre des véhicules et des animaux sauvages. Le département de l’Isère a choisi d’agir sur le territoire du Grésivaudan.

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La RD 1090 reliant Bernin à Saint-Nazaire-les-Eymes a été sélectionnée comme zone de test car de nombreux animaux traversent ce corridor. Quatre détecteurs sont installés le long de la route, constitués de capteurs infrarouges, entièrement autonomes, fonctionnant à l’énergie solaire et sans fil.

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Dès qu’un animal, à partir de la taille d’un lièvre, est détecté, les capteurs envoient un signal à des panneaux lumineux, en temps réel, prévenant les conducteurs du danger. Il ne leur reste plus qu’à ralentir et adapter leur vitesse. Ce système déjà utilisé en Suisse devrait être développé sur d’autres axes isérois.

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A lire aussi, l’article publié sur le site Sillon 38.

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Retour d’alpages à Grenoble

Cette semaine, les vaches Hérens étaient sur le chemin du retour des Alpages.

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par Marie-Hélène Léon

vache Hérens © M.-H. Léon

 

En compagnie de chèvres chamoisées, elles ont fait une halte à Grenoble.

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L’occasion pour leurs accompagnateurs d’une dégustation des produits du terroir des massifs de Chartreuse et de Belledonne.

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La vache alpine Hérens, une des plus petites vaches européennes, est réputée pour sa puissance. Avec 1,20 mètre au garrot et 550 kg, un cou puissant et un large front, elle grimpe facilement jusqu’à 3000 mètres d’altitude.

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Rencontre en Chartreuse

Frédéric Desautel accueillait cette semaine, les JNE Rhône-Alpes. L’occasion de présenter son centre éco-loisir « Evasion au naturel », dans le massif de la Chartreuse, à Saint-Bernard-du-Touvet (38).

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par Marie-Hélène Léon

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Frédéric Desautel

 

Composé de sept chalets, entièrement construits en bois de Chartreuse, sans traitement nocif, isolés en ouate de cellulose et en chanvre local, et situé au cœur de la station été-hiver du Col de Marcieu, le centre propose des séjours éco-touristiques à la découverte de l’écologie en montagne, en favorisant l’immersion dans un milieu naturel préservé et la (re)découverte de la relation que nous entretenons avec l’environnement.

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Promenades en famille, accueil de séminaires de travail, événements privés, toutes les formules s’accompagnent d’animations présentées par Les Relais de la Chartreuse. Cette association propose des visites pédagogiques et des ateliers autour de trois thèmes : l’éco-construction, les plantes culinaires et médicinales, et la découverte de la nature.

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Lauréat 2010 du réseau entreprendre en Isère et nominé en 2011 pour le trophée « bol d’air » du tourisme responsable SNCF, Frédéric Desautel attire une clientèle qui apprécie l’authenticité des lieux et leur calme. On est le 7 octobre, et déjà la neige saupoudre les sommets de Belledonne qui brillent de l’autre côté de la vallée. Cet hiver devrait être enneigé et les remontées ne sont pas loin. Si cette année ressemble à la dernière, avec les vacanciers épris de nature et de repos, le centre devrait très vite afficher complet.

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Le salon du végétarisme à Paris les 1er et 2 octobre 2011

Surexploitation de la planète, maltraitance et souffrance animale, face aux incohérences humaines, le végétarisme s’impose chaque jour davantage. Le salon Paris Vegan Day propose d’en débattre les 1er et 2 octobre prochains à Paris.

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par Marie-Hélène Léon

 

Le végétarisme est une évidence pour la majorité des défenseurs des animaux, tant il est paradoxal de dénoncer la barbarie en restant complice de l’industrie de la viande. Elevages intensifs, longs transports, abattoirs, sont la face cruelle d’une société qui continue à consommer les animaux.

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Pour avancer vers une voie de respect et de progrès, le salon Paris Vegan Day s’oriente depuis deux ans vers la mise en œuvre d’un salon/festival 100 % végétal au sens large. Stands, ateliers, conférences, et débats autour de sujets constituant les raisons de ce mode de vie 100 % responsable sont au programme. Ce salon a enthousiasmé plus de 4 500 personnes l’année passée. Ce succès a été notamment dû à une programmation de qualité, un investissement important des membres de l’association, une passion partagée pour les rencontres autour de la gastronomie, l’écologie, le respect de la vie animale, ainsi que pour le bien-être et la santé.
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Après une édition 2010 qui a fait appel à des associations et des entreprises régionales aux beaux parcours, le salon confirme, pour cette année 2011, sa volonté de faire découvrir de nombreuses jeunes entreprises, des associations dynamiques européennes, des ateliers et des conférences enrichissantes et pleines de sensations.

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Paris Vegan Day – 1er et 2 octobre 2011 à La Bellevilloise – 19-21, rue Boyer – 75020 Paris Entrée : Prix libre (mais suggéré à 2 €)

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Pour en savoir plus : http://www.parisveganday.fr

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Belledonne veut son Parc Naturel Régional

Quarante-sept communes sur 54 se sont associées pour étudier le projet. Le Parc Naturel Régional de Belledonne est en marche.

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Par Marie-Hélène Léon

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Photo Marie-Hélène Léon

 

Entre Isère et Savoie se dresse le massif de Belledonne. Des sommets à couper le souffle d’une amplitude de 200 à près de 3000 mètres, des vallées verdoyantes, 70 lacs, une faune et une flore d’espèces rares et protégées, mais aussi une population de 50 000 habitants, trois grandes stations de sports d’hiver (Chamrousse, Les 7 Laux, et Le Collet d’Allevard), et deux stations thermales (Allevard-les-Bains et Uriage-les-Bains). Sur ce terreau fertile poussent de nombreuses idées dont celle d’un Parc Naturel Régional.

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La route étant longue avant de parvenir à la labellisation espérée, la première marche a consisté en la création d’une association. « L’espace Belledonne », destiné à structurer les acteurs institutionnels, locaux, et la population autour du projet, est né en 1998 avec 19 communes. Elles sont aujourd’hui 47 à adhérer à l’association sur les 54 communes de Belledonne. Le Parc Naturel Régional de Belledonne est en marche.

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Pour en savoir plus : http://www.espacebelledonne.fr

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Le Parc des Baronnies bientôt validé

A cheval sur deux régions (Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur) devrait enfin voir le jour. Mais pas avant la fin 2012…

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par Marie-Hélène Léon

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La création d’un Parc naturel régional demande volonté et ténacité. Après des années de réflexion et d’échanges, la charte du futur Parc naturel régional des Baronnies provençales a été élaborée.

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Place maintenant à l’enquête publique, dont les résultats devraient être connus à la fin du mois. S’il s’avère hasardeux de présager du vote cet hiver des 130 communes concernées, les remarques en amont des commissaires enquêteurs devraient permettre de prendre la température des opinions locales.

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Et si tout se passe comme prévu, la charte devrait être votée en comité syndical avec les statuts, puis les communes favorables entérineront le périmètre du futur parc, et l’avis final se concrétisera courant 2012. Pour conclure, ce sera le Premier ministre en place à la fin de l’année 2012 qui devrait signer la labellisation définitive.

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L’enjeu n’est pas mince pour un territoire à cheval sur deux régions : Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Espèces protégées (vautour fauve, etc.), faune et flore rares et à sauvegarder, cohabitation entre les loups et les moutons, mais aussi gestion de l’eau, et lutte contre des plantes envahissantes (renouée du Japon, etc.), sont au programme du futur Parc.

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Pour en savoir plus : http://www.baronnies-provencales.fr

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Ardèche : rencontrer des lamas

Rencontrer des lamas, côtoyer le troupeau, voilà qui n’est pas ordinaire.

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par Marie-Hélène Léon

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Femelle blanche Suri - photo Marie-Hélène Léon

 

L’élevage Ardèche-Lamas à Saint-Remèze propose d’approcher les camélidés, directement dans le parc où ils évoluent… Plus de 130 lamas déambulent en liberté dans quelque trois hectares, sous l’œil bienveillant de Jean-Pascal Petit, maître des lieux. Cet ancien traducteur a choisi de concrétiser ses vingt ans de passion pour le mammifère de l’Altiplano, dans ce joli coin sauvage.

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A quelques mètres de la route touristique des Gorges de l’Ardèche, entre Saint-Martin-d’Ardèche et Vallon-Pont-d’Arc, l’étonnement passé, on se plaît à cheminer au cœur de la garrigue, entouré des animaux peu craintifs et inoffensifs. Nouveaux-nés, femelles gestantes, étalons, jeunes lamas, et troupeaux d’adultes, sont confiants et à leur aise. Chaque animal a un prénom et fait l’objet de soins attentionnés. Ici, l’animal vénéré des Incas est roi. Et si sa laine est tondue, le lama est d’abord un animal de compagnie.

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Depuis 2000, année de sa création, le parc Ardèche-Lamas célèbre la beauté de cette espèce. Les nombreux trophées et prix ramenés du monde entier en témoignent. C’est une pléiade de champions que l’on peut admirer : lamas silky, suris, blancs, et rares. Un beau voyage initiatique, ponctué d’explications et d’anecdotes, au cœur de la tendresse et de l’élégance des lamas.

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Pour en savoir plus : http://www.ardeche-lamas.com

Entretien avec Michèle Rivasi sur le nucléaire

Michèle Rivasi est députée européenne, membre de la Commission environnement-santé et industrie, recherche, énergie. Rhônalpine, membre du conseil municipal de Valence, fondatrice de la Criirad, elle a répondu à nos questions le 7 avril 2011.

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par Marie-Hélène Léon

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Q – Le drame japonais trouve un écho international. Chacun s’interroge sur les choix qui ont été faits depuis quarante années dans le domaine nucléaire, et notamment le manque d’informations en rapport avec les risques encourus par la population. On ne peut échapper à la question du danger exceptionnel que fait encourir l’énergie atomique. A votre avis, la France doit-elle emprunter le chemin de la sortie du nucléaire comme semble le faire l’Allemagne, et comme d’autres pays l’ont déjà fait ?

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R – Oui, la France doit emboîter le pas car l’accident de Fukushima montre que, malgré les nombreux discours rassurants sur le nucléaire, il existe une probabilité de risque. Et quand ça arrive, cela a des conséquences catastrophiques pour la population et pour l’économie du pays. La meilleure solution est la sortie progressive du nucléaire. Cela ne peut être que progressif car la part du nucléaire dans la production électrique est importante.

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Il faut d’abord arrêter toute nouvelle construction comme l’EPR, et fermer les centrales les plus à risques de Fessenheim, le Bugey, et Tricastin. Tricastin cumule les risques de séisme, d’inondation, et de proximité d’installations nucléaires avec Eurodif, le CEA, et Comurhex.

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Et bien sûr, il faut développer les énergies renouvelables, faire sauter les limites du photovoltaïque, augmenter l’efficacité énergétique tout en réduisant la demande énergétique. Le chauffage électrique devra être absent de toutes les nouvelles constructions.

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Enfin, il faut raisonner à l’échelle européenne. La sécurité nucléaire ne peut plus être l’apanage d’un pays. Les normes de sécurité doivent être partagées par les régions européennes. Il est hors de question de laisser les autorités françaises décider seules car lorsque l’accident se produit, c’est une telle catastrophe que cela dépasse les frontières et que chacun est concerné.

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Ce qui est important aussi, c’est que la catastrophe survenue au Japon a provoqué un changement de paradigme. Elle a ébranlé les certitudes des scientistes qui pensaient que l’homme est capable de tout maîtriser.

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Q – Les installations nucléaires de la vallée du Rhône, et généralement dans l’Est du pays sont situées en zones sismiques. Comment expliquer que ces centrales nucléaires soient érigées dans des territoires de tremblement de terre, donc à risques ? Que proposez-vous ?

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R – Ces centrales seront à fermer en premier. On a sous-estimé les risques pour ces centrales. Au Japon le séisme de magnitude 9 n’avait jamais encore été observé. Or, on ne peut pas consolider les réacteurs déjà construits, mais seulement les bâtiments. C’est insuffisant. Il faudra donc fermer ces centrales françaises, ainsi que d’autres qui sont construites sur des failles et présentent des grands risques, comme en Slovénie et en Arménie.

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Q – Quels scénarios présentez-vous pour assurer au pays sécurité et indépendance énergétique, dans un cadre de développement soutenable ?

R- L’indépendance doit se situer au niveau de l’Europe. Il peut y avoir, par exemple, un système éolien offshore situé en Mer du Nord, et qui peut fournir en électricité les pays européens situés autour. Aujourd’hui, l’électricité est un marché, et le solaire est décentralisé. Il faut bien sûr développer les énergies comme l’hydrolien, la marée motrice, la biomasse, et la géothermie. Et redéplacer l’investissement qui avait été fait pour le nucléaire vers ces nouvelles énergies.

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Q- Etes-vous favorable à un Grenelle de l’énergie et au référendum demandé par Daniel Cohn-Bendit ?

R – Je suis favorable à un vrai débat d’experts contre d’autres experts avec à la clef un référendum. Si dans les accords entre les Verts et le PS figure un plan de sortie du nucléaire volontariste et courageux, alors le référendum sera inutile. Mais de toute façon, il faut un verdissement du PS, et une évolution.

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Q – Nicolas Hulot serait-il un meilleur candidat qu’Eva Joly pour représenter les Verts aux élections présidentielles ?

R – Les deux candidats sont complémentaires. C’est les primaires qui vont décider, au mois de juin.