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Articles avec le tag ‘la Nouvelle République (Algérie)’


L’Allemagne et le développement durable : voyage au pays de l’économie verte

Cet article a été publié dans La Nouvelle République (Algérie) du mercredi 12 septembre 2012 (page écologie).

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par M’hamed Rebah

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Une délégation d’Algériens – en majorité des femmes et des jeunes, entrepreneurs ou porteurs de projets, mais aussi des chercheurs et des journalistes – a effectué, du 25 au 30 août 2012, à l’invitation de GIZ, organisme allemand de coopération, un voyage d’étude à Berlin (Allemagne), dans le cadre du programme Deved (Développement économique durable). Comme c’est devenu pratiquement la règle pour les visiteurs étrangers, le premier jour a été consacré à une tournée en autobus dans Berlin, réunifiée et en constante transformation, pour y admirer ses sites touristiques. C’est une ville qui respire la créativité en matière artistique et de ce fait attire surtout les jeunes. Pas seulement eux, les Espagnols et les Grecs fortunés viennent aussi à Berlin pour placer leur argent dans des habitations de luxe, anciennes ou rénovées, poussant l’immobilier dans une spirale de la surenchère qui inquiète les Berlinois. Mais l’objet de la visite de la délégation algérienne n’était pas de s’appesantir sur les caractéristiques de la nouvelle émigration, européenne celle-là, à Berlin.

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Les Algériens ont fait le déplacement pour avoir un aperçu de la façon dont se réalise le développement durable en Allemagne. En 2002, une Stratégie nationale de développement durable a été adoptée dans ce pays et des initiatives importantes ont été lancées dans les domaines de la politique énergétique et climatique, de l’efficacité des ressources et de la biodiversité. La politique de gestion des déchets est particulièrement efficace. Conséquence : l’Allemagne fait partie des principaux fournisseurs mondiaux en biens et services environnementaux.

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Le programme préparé par la GIZ a permis à la délégation algérienne (17 personnes), répartie en deux ou trois groupes, de rencontrer des personnes qui, à divers niveaux, sont impliquées dans la démarche d’économie verte. Cela va de l’échelon ministériel, dont la mission est de poser les fondements du système économique et de créer les conditions générales pour promouvoir la création d’entreprises, à la petite ou très petite entreprise (TPE) créée dans le cadre d’un dispositif d’appui et avec un mécanisme financier approprié.

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Une TPE, CupCycle, créée par des étudiants, fabrique des gobelets, réutilisables sans consigne pour les boissons froides ou chaudes, qui doivent remplacer les gobelets en carton jetable. Cette opération de récupération et de réutilisation a commencé dans un campus universitaire. Des boîtes de collecte des gobelets utilisés sont placées en des endroits judicieusement choisis et les gobelets récupérés sont lavés et remis dans le circuit, jusqu’à douze fois.

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De dimension nettement plus grande, le système Point Vert est un système collectif de reprise des emballages. Le Point vert est géré par une entreprise appelée Duales System Deutschland GmbH en application de l’ordonnance sur les emballages de 1991. Cette entreprise attribue des contrats à des entreprises de gestion des déchets pour la collecte et le tri d’emballages et passe des contrats avec des organismes qui garantissent la reprise et le recyclage. Le Dual System finance la collecte et le tri des emballages commerciaux ainsi que le recyclage des plastiques par le biais des droits de licence payés par les entreprises qui veulent utiliser la marque déposée du Point Vert, un logo de forme circulaire représentant deux flèches enroulées, l’une vert clair et l’autre vert foncé. Le Point vert atteste que la firme qui met un produit sur le marché contribue au financement d’un système de collecte sélective et de tri des déchets d’emballage en vue de leur valorisation. Les droits de licence basés sur la consommation et les matériaux peuvent être répercutés sur le consommateur par le biais des prix de vente. A partir du 1er janvier 2012, de nouveaux contrats éco-emballages sont entrés en vigueur avec l’obligation généralisée de Point Vert sur l’ensemble des emballages ménagers.

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Les journalistes ont eu droit à une visite à l’Institut international pour journalistes (IIJ) de la GIZ qui se trouve à Berlin. L’IIJ met en œuvre des programmes de formation (presse écrite et électronique) en collaboration avec les écoles de journalisme des pays en développement. Ils ont également pris connaissance de la démarche pour introduire dans les entreprises de presse le concept de responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE).

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Le vrai clou du voyage a été, sans aucun doute, le débat organisé au studio berlinois de l’ARD sur les thèmes «quota de femmes» et «prime pour la femme au foyer», auquel ont participé Mme Hachchad, présidente de la Chambre de commerce et de l’industrie de la wilaya de Tipaza, et trois autres femmes (une Norvégienne et deux Allemandes). Le public présent a particulièrement apprécié (et applaudi) les interventions de Mme Hachchad qui a fait un exposé sur la place de la femme dans la société algérienne, particulièrement la femme travailleuse et sur sa participation à la vie du pays. Des Allemands, présents dans la salle, ont témoigné du respect dont bénéficient les femmes cadres en Algérie et des possibilités qu’elles ont d’accéder aux postes de responsabilité, chose pas évidente du tout en Allemagne et en Norvège, selon les deux autres participantes à ce débat.

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Algérie : une première dans le secteur de l’environnement

Cet article a été publié dans La Nouvelle République (Algérie) du mercredi 12 septembre 2012 (page écologie).

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par M’hamed Rebah

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Dans la composition du gouvernement, annoncée le 4 septembre 2012, il y a – bonne surprise pour les écologistes algériens – un secrétariat d’Etat à l’Environnement. Ce n’est pas une nouveauté absolue, mais il faut avoir une très bonne mémoire (ou des archives à portée de main) pour se rappeler qu’en janvier 1996, le gouvernement comprenait (pour la première fois dans l’histoire institutionnelle de l’environnement en Algérie) un secrétariat d’Etat à l’Environnement (dont le titulaire était Ahmed Noui, actuel ministre, secrétaire général du gouvernement), rattaché à l’époque au ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales.

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L’environnement dispose, pour la deuxième fois, d’une structure propre, même si elle n’est toujours pas totalement autonome puisque le secrétariat d’Etat à l’Environnement est maintenant rattaché à l’ancien ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, auquel a été ajoutée la Ville, confié à Amara Benyounès. Mais c’est un énorme progrès.

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L’autre avancée de taille réalisée par le secteur de l’environnement à la faveur du changement gouvernemental, est dans la nomination d’une femme à ce poste, Dalila Boudjemaa. Ce n’est pas tout : cette femme a fait toute sa carrière dans l’environnement et arrive à ce poste par une voie professionnelle et non par le système de répartition entre les partis politiques. Elle est «à la place qu’il faut», pour reprendre un très ancien slogan politique («l’homme qu’il faut à la place qu’il faut»), lancé dans années 80, mais très rarement appliqué. Femme de terrain au départ, dans l’Agence pour la protection de l’environnement (ANPE, créée en 1985 et dissoute en 1994) que dirigeait le regretté Abdelhalim Mostefaï, Dalila Boudjemaa a été, durant près d’une dizaine d’années, directrice générale de l’environnement, avant d’entrer au gouvernement. Autant dire que Dalila Boudjemaa  a une maîtrise parfaite des problèmes d’environnement qui se posent à notre pays. Il reste que le défi pour elle est immense : agir vite et bien pour rattraper les retards accumulés dans la prise en charge de ces problèmes et  mettre, enfin, en œuvre une véritable politique de l’environnement avec la participation du mouvement associatif. C’est ce qu’attendent les écologistes.

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Une déclaration du ministre des Finances : l’Algérie dit non à la taxe carbone

Voici un article publié dans La Nouvelle République (Algérie) du lundi 25 juin 2012.

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par M’hamed Rebah

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L’Algérie rejette la taxe carbone. Le ministre des Finances, Karim Djoudi, présent à la Conférence Rio+20, l’a implicitement annoncé en déclarant que « l’Afrique refuse d’être taxée pour les émissions de gaz a effet de serre, produites par les pays développés ». Il estime que l’impact financier du changement climatique doit être pris en charge selon le principe du «pollueur-payeur».

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Le ministre algérien a rappelé que les pays développés sont à l’origine du changement climatique actuel, dont les effets négatifs grèvent les budgets des pays les moins avancés et constituent des goulets d’étranglement pour leur développement. Il affirme à ce propos que « l’Algérie reste solidaire avec ». Le ministre a évoqué la « responsabilité historique » des plus grands émetteurs de carbone. Les pays industrialisés doivent, en quelque sorte, « se racheter » en apportant un soutien financier aux pays en développement par un traitement courageux et volontaire de la dette des Etats et par le transfert gratuit de compétence et de savoir-faire.

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L’Algérie est concernée par la taxe carbone que l’Union européenne veut imposer aux compagnies aériennes opérant sur son territoire pour réduire les gaz à effet de serre émis par le transport aérien. Cette disposition, entrée en vigueur théoriquement le 1er janvier 2012, oblige les compagnies opérant dans l’Union européenne, quelle que soit leur nationalité, à acheter l’équivalent de 15 % de leurs émissions de CO2, soit 32 millions de tonnes, pour lutter contre le réchauffement climatique. Dans le cadre du Système d’échange de quotas d’émissions de gaz à effet de serre de l’UE (Seqe), environ 4 000 compagnies aériennes devraient, selon les estimations, acheter à l’UE des permis de polluer. Il y a quelques mois, le ministre algérien des Transports avait fait savoir que la compagnie Air Algérie ne payait pas encore cette taxe.

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On sait que de nombreux pays et compagnies, en tête la Chine, refusent de s’en acquitter. Un législateur chinois a déclaré que les compagnies aériennes chinoises s’opposaient fermement à la décision de l’UE d’inclure l’industrie de l’aviation chinoise dans son système de commerce des droits d’émission, estimant cela non conforme aux conventions internationales. La Chine considère que la démarche unilatérale de l’UE va à l’encontre du principe d’équité respecté par les organisations internationales de l’aviation civile.

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Au début de cette année, près de 30 pays avaient signé une déclaration à Moscou exprimant leur opposition à ce projet de taxe carbone.

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Rio+20 vu d’Algérie : une Conférence de plus

Voici un article publié dans La Nouvelle République (Algérie) du lundi 25 juin 2012.

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par M’hamed Rebah

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Il y a vingt ans, le message transmis au nom de l’Algérie, par Mohamed Boudiaf, alors chef de l’Etat, à la CNUED (Conférence des nations unies sur l’environnement et le développement) qui se tenait à Rio, insistait sur la reconnaissance du « principe de la responsabilité commune et différenciée des Etats ». « La pauvreté et le sous-développement figurent parmi les causes essentielles de la dégradation de l’environnement », ajoutait le message. En juin 1992, les observateurs avaient noté la difficulté éprouvée par la CNUED à arriver à des compromis « pas tout à fait consensuels ».

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Vingt ans après, en juin 2012, le « principe de la responsabilité commune et différenciée des Etats » était toujours dans le discours algérien, étendu cette fois au Groupe des 77 et la Chine, au nom duquel a parlé Abdelkader Bensalah, président du Sénat algérien et représentant personnel du président de la République au Sommet de Rio. Les pays en développement ont insisté pour que ce principe soit inclus dans la déclaration adoptée par les dirigeants présents à Rio. Malgré l’opposition des Etats-Unis et d’autres pays industrialisés, il fait maintenant partie du « monde que nous voulons », intitulé du document final adopté par le Sommet. Mais il faudra peut-être attendre Rio+40 pour vérifier si, enfin, les bonnes intentions correspondent à la réalité.

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En attendant, le constat fait par les écologistes est amer : le monde est pire qu’il y a vingt ans. Ils ne sont pas les seuls à le penser, le président sud-africain Jacob Zuma estime que « nous vivons encore dans un monde caractérisé par de grandes inégalités ».

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A Rio, en juin 2012, ce qui a changé, c’est l’appellation : « Conférence des nations unies pour le développement durable ». Autre nouveauté : le concept d’économie verte. Dans une interview mise sur le site d’Alter-Echos, Egardo Lander, professeur de Sciences sociales à l’Université centrale du Venezuela, a décrypté le rapport «Vers l’économie verte» du PNUE (Programme des nations unies pour l’environnement) qui a été la « base conceptuelle, théorique et politique des débats autour de Rio+20 ». « Il est affirmé, explique Egardo Lander, que la logique de fonctionnement actuel du système capitaliste est inévitable et qu’il n’y a aucune possibilité de la modifier. Au fond, cette approche tend à approfondir la domination du capital financier, avec la complicité du système des Nations Unies, permettant d’éviter une mise en cause plus profonde du modèle économique dominant ».

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Les idées du PNUE sur l’économie verte n’ont pas été retenues à Rio. L’économie verte sort «indéfinie» du Sommet. « C’est bon pour la réalisation du développement durable, mais chaque pays a son approche ». En résumé, c’est ce qu’on en retient après le Sommet.

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La Chine, principal acteur de l’économie mondiale, ignore le concept d’économie verte et s’en tient à celui de développement durable. L’Algérie a donné sa propre interprétation. L’économie verte doit être fondée sur les principes convenus dans la Déclaration de Rio, notamment le principe de la responsabilité commune mais différenciée, et l’Agenda 21 ainsi que le Plan de mise en œuvre de Johannesburg (2002), a déclaré le représentant algérien. Il ajoute qu’« elle doit intégrer les trois piliers économique, social et environnemental du développement durable, reconnaître le caractère spécifique des économies et des priorités nationales ainsi que le droit souverain de nos pays sur leurs ressources naturelles ». Pour le ministre des Finances, Karim Djoudi, présent également à Rio, le financement de l’économie verte doit être assis sur le principe du pollueur-payeur, étant convenu que par «pollueur» on désigne les pays industrialisés. Voilà comment l’Algérie voit l’économie verte.

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Alertés par les altermondialistes qui ont multiplié les activités, à ce sujet, avant et pendant le Sommet de Rio, les écologistes algériens sont nombreux à regarder avec la plus grande méfiance le concept d’économie verte et à adhérer au mot d’ordre des initiateurs du Sommet de peuples tenu en parallèle à la Conférence de Rio : « Pour la justice sociale et écologique, contre la marchandisation de la vie et pour la défense des biens communs ».

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Economie verte : la nouvelle marotte du PNUE (Programme des Nations unies pour l’environnement)

A deux mois du Sommet de la Terre Rio+20, le concept d’ «économie verte», thème majeur de cette rencontre et nouvelle marotte du PNUE (Programme des Nations unies pour l’environnement), a toutes les difficultés à «accrocher» en Algérie.

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par M’hamed Rebah

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Ni les autorités, ni la nébuleuse que l’on désigne par «société civile» et encore moins le «monde de l’entreprise», ne semblent avoir adopté cette notion qui se présente en substitution du développement durable. Tout récemment, à la radio algérienne, un haut fonctionnaire du ministère de l’Environnement faisait savoir, justement, qu’il n’était pas question, pour l’Algérie, de remplacer le concept de développement durable par la notion d’économie verte. Il faisait remarquer que personne ne connaissait encore la définition de l’économie verte et qu’aux Nations unies les experts continuaient d’examiner un document pour savoir exactement ce qu’on entend par économie verte et ce qu’il faut mettre dans la déclaration de Rio en juin 2012. Il rappelait que, pour le moment, l’intitulé exact de l’économie verte la situait dans le contexte du développement durable et de l’éradication de la pauvreté. Ce concept, faisait-il observer, recouvre le triptyque : sécurité alimentaire, sécurité des ressources en eau et sécurité énergétique.

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Les éléments pris en considération par la notion d’économie verte, sont, entre autres et principalement,l’efficacité énergétique, la maîtrise de l’énergie et la réduction de l’émission des gaz à effet de serre. Pour les autorités algériennes, le droit au développement doit être reconnu pour tous. En matière d’économie verte, l’Algérie, a-t-il souligné, fait beaucoup à travers les plans nationaux, mais aussi dans les collectivités locales et les autres secteurs (énergie, transport, mines…). Pour l’Algérie, avait-il ajouté, la difficulté est de faire respecter les principes adoptés au sommet de la terre à Rio de Janeiro en 1992 : le principe du «pollueur payeur» ou celui de la «responsabilité partagée mais différenciée»,  le principe de la prise en compte des capacités respectives des pays ainsi que le principe de l’équité. Selon le PNUE, «l’économie verte est un moyen de réaliser le développement durable et d’éradiquer la pauvreté». C’est expliqué dans son document de référence publié en 2011 sous le titre « Vers une économie verte : Pour un développement durable et une éradication de la pauvreté ». Il part du constat que le système économique actuel conduit à l’épuisement des ressources naturelles et à l’aggravation des inégalités sociales entre les pays et à l’intérieur de chaque pays. Mais le document de référence ne précise pas que ce système a pour nom, capitalisme, et pour moteur, la recherche du profit pour le profit et non pas la recherche de la satisfaction des besoins de la société.

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Force est de constater que ce n’est pas dans les «mécanismes de marché» que se trouve la solution. Ces mécanismes n’ont pas contribué à une distribution équitable de la richesse, au contraire. La solution n’est pas dans l’intégration de la nature dans le marché. La planète peut nourrir et satisfaire les besoins de son monde à condition qu’il y ait une  distribution équitable de la richesse dans les limites de ce que peut offrir la Terre. Mais quand 1 % de la population mondiale contrôle 50 % de la richesse de la planète et cherche à s’enrichir encore plus en cultivant le superflu, il ne sera pas possible d’éradiquer la pauvreté et de restaurer l’harmonie avec la nature. Pas besoin d’être expert pour découvrir ce fait, il suffit de s’en remettre au simple bon sens.

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Cet article a été publié dans La Nouvelle République (Algérie) du 25 avril 2012.

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Les éboueurs de la mer, SOS !

Avec la saison estivale légale, ouverte, en Algérie, depuis le 1er juin 2011 (et qui sera pratiquement amputée du mois d’août coïncidant avec le ramadhan), le réseau  d’assainissement des eaux usées passe son test annuel sur le littoral.

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Par M’hamed Rebah

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Y a-t-il des canalisations d’eau usées ? Où vont ces eaux usées ? Vers une station d’épuration ? Quelle est son efficacité ? Ces questions et bien d’autres concernant la pollution trouvent leurs réponses en été sur les plages.

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Le nombre de plages qui continuent d’être interdites à la baignade pour cause de pollution des eaux et l’état réel de celles qui sont autorisées, sont déjà des indicateurs incontestables en la matière. En dépit des efforts engagés, des eaux usées se déversent encore, à l’état brut, sur des plages fortement fréquentées par les estivants, alors contraints de se baigner au milieu de saletés ramenées par un oued égout, après avoir traversé toutes les concentrations d’habitations en amont, ou directement par des conduites.

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Comme chaque année, avant le début de la saison estivale, les directions de l’Environnement des wilayas côtières, en collaboration avec les services de prévention relevant du secteur de la Santé, ont fait leur travail et ont procédé aux contrôles de la qualité microbiologique des eaux de baignade. Sur la base des résultats des analyses, les autorités locales ont établi la liste des plages autorisées et celles qui sont interdites à la baignade.

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Ce travail est censé se poursuivre jusqu’à la fin septembre par la surveillance des principaux polluants de l’eau de baignade, facteurs de risque sur la santé des estivants (essentiellement, la concentration des coliformes, la qualité physico-chimique et bactériologique de l’eau ainsi que la présence de détergents).

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Mais, il semble que ce dispositif, en principe préventif, n’intervient, en fait, qu’en cas de pollution spectaculaire et face à un danger imminent. Dans cette situation, les autorités locales, alertées, prennent la décision d’interdire en urgence la baignade.

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L’autre point noir des plages, ce sont les ordures abandonnées sur le sable par les estivants qui ne savent pas qu’en partant il faut laisser les lieux propres, à supposer que leur incivisme ne soit pas délibéré. Aucune sensibilisation, pas même une information, encore moins une sanction, ne les incitent à ce geste simple qui consiste à mettre les restes de ce qui a été consommé dans un sachet qu’ils déposeront dans le bac à ordures le plus proche. Encore faut-il que ces bacs soient disponibles et vidés régulièrement. C’est le travail des communes du littoral auxquelles reviennent le nettoyage et la propreté des plages.

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Dans certaines plages divisées en plusieurs parts concédées à des opérateurs privés, ceux-ci procèdent au nettoyage de « leurs » endroits où sont posés les parasols, tables et chaises qu’ils louent aux estivants, mais les déchets ramassés à l’aide de râteaux sont tout simplement amenés dans la partie « libre », non concédée, de la plage au lieu d’être évacués et transportés vers les lieux de décharge.

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Résultat : on peut trouver des amas d’ordures jonchant une plage aux allures paradisiaques à l’origine, transformée en espace sale et visiblement abandonné par la commune concernée, alors qu’elle est autorisée et ouverte à la baignade.

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Des actions de nettoyage et de propreté à travers les plages du littoral, ont été faites par des volontaires, appelés « les éboueurs de la mer », qui ont mené leur campagne annuelle habituelle avant l’ouverture de la saison. Faut-il que les éboueurs de la mer se constituent en brigades permanentes mobilisées durant tout l’été pour nettoyer les plages et suppléer au manque de civisme des estivants et au laxisme des autorités locales ?

 

Cet article a été publié dans La Nouvelle République (Algérie) du samedi 2 juillet 2011.

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Protection de l’environnement: à quoi sert la loi ?

Dans une longue lettre publiée par plusieurs journaux, le Professeur Slim Benyacoub, de l’Université d’Annaba (Algérie), a tiré la sonnette d’alarme à propos du Parc national d’El-Kala, sur le littoral de l’extrême-est algérien.

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par M’hamed Rebah

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Le danger vient, également, du dédoublement de la RN 84A. « Cette voie unique et pittoresque, qui était à l’origine une départementale secondaire entre Annaba et El-Kala, le CW 109, explique-t-il, s’est vue propulsée au rang de route nationale à deux voies avant de devenir bientôt une « bonne 4 voies ».

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Cette RN traverse une des plus grandes zones sauvages du parc. Conséquence : la mortalité de la faune a été multipliée par 25. « En définitive, résume le Pr. Benyacoub, le Parc national sera à terme traversé dans une bande de moins de 10 km de large par 3 axes routiers parallèles : l’autoroute est-ouest, la RN 44 et la RN 84A ». « Grosse performance en matière d’aménagement d’une zone protégée!! », ironise-t-il.

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Les dunes ne sont pas à l’abri de cet aménagement « performant ». Le Pr. Benyacoub rappelle que « la région peut se vanter de posséder les plus longues plages d’Algérie bordées de dunes. Près de 25 km de plages dans un pays montagneux, c’est une performance géomorphologique ! 4 km sont localisées dans le Parc national, dont 1 km de plage vierge convoitée par les autorités locales, celles-là mêmes qui sont chargées de sa protection ».

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Le site est protégé par un statut et son littoral par une loi mais, signale-t-il, « les pouvoirs publics locaux se sont lancés sans projet clair à l’assaut de ce dernier refuge de la nature dans notre pays ».

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Il s’interroge si « les lois de la République ne sont qu’un discours creux tout juste destiné à orner nos recueils de textes officiels ? » Autre question pertinente qu’il soulève : « Faut-il également se faire à l’idée qu’il existe deux catégories de citoyens dans ce pays : ceux qui sont investis du pouvoir de décision et ceux qui les regardent décider, avec « profit » pour les uns et avec « perte » pour la grande majorité des autres… ? »

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Force est de constater que les lois ne sont pas égales entre elles. Comparons la loi sur le code de la route et la loi sur l’environnement : la célérité avec laquelle est mis un sabot pour immobiliser un véhicule en stationnement interdit et amener le conducteur à payer la contravention contraste avec la façon dont sont sanctionnées les nuisances sonores provoquées par ces mêmes véhicules, rigueur dans le premier cas, laxisme voire complaisance dans l’autre.

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Ne parlons pas des activités semi-officielles organisées sur la voie publique à grand renfort de sono poussée à fond. Pour poser des haut-parleurs sur la voie publique et diffuser de la musique, au milieu d’habitations, il faut une autorisation du wali et pour que cette autorisation soit accordée, il faut (c’est la loi qui le stipule) une étude d’impact de l’activité concernée sur l’environnement… sauf quand la population compte pour du beurre. Et, en général, elle compte pour du beurre comme le prouve la légèreté avec laquelle est traité le cadre juridique qui régit la pollution sonore quand il doit s’appliquer aux activités bruyantes (« autorisées ») sur la voie publique. A quoi sert la très bonne loi algérienne sur l’environnement puisqu’elle elle n’est pas respectée. Ou alors, faut-il l’amender ?

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Cet article a été publié dans La Nouvelle République (Algérie) du samedi 11 juin 2011.

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Les risques écologiques liés à l’offshore

Un an après l’accident de la plate-forme de BP

Voici un article publié le jeudi 28 avril 2011 dans la page écologie de La Nouvelle République-Algérie.

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par M’hamed Rebah

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Plus d’un an après la marée noire sans précédent qui a touché le Golfe du Mexique, la prise en compte du risque écologique, considérable, que présente une exploitation pétrolière offshore pour l’environnement marin, s’est imposée dans les projets de forages en mer au point de les compromettre dans beaucoup de cas.

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L’explosion de la plate-forme Deepwater Horizon du groupe pétrolier britannique British Petroleum, le 20 avril 2010 – en pleine année internationale de la biodiversité, faut-il le souligner – dans une zone riche en biodiversité marine, a révélé l’insouciance des autorités américaines, sans doute aveuglées par les perspectives de profits financiers tirés du pétrole, qui n’ont pas exigé de BP que des mesures soient prévues pour prévenir la catastrophe écologique.

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Finalement, l’accident qualifié de Tchernobyl pétrolier – près de 700 000 tonnes de brut déversées dans la mer – a touché les côtes des Etats américains de la Louisiane, de l’Alabama, du Mississipi et même de Floride, mais aussi des Etats voisins comme Cuba et le Mexique et a remis en cause l’avenir de l’exploitation pétrolière off shore.

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Après cet accident, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) n’a pas attendu pour demander un moratoire sur l’extraction de gaz et de pétrole dans les zones écologiques sensibles. L’administration américaine a visiblement été attentive à cette demande puisqu’elle a annoncé un moratoire et l’interdiction des nouveaux projets de forages pétroliers en mer dans l’est du golfe du Mexique et au large des côtes de l’Atlantique et du Pacifique pour les sept prochaines années.

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La société britannique est allée chercher ailleurs et, au début de cette année, a trouvé un terrain d’entente avec la société russe Rosneft pour l’exploitation conjointe du plateau continental de la mer de Kara, en bordure de l’océan Arctique, dont les fonds recèleraient d’importantes quantités de pétrole ou de gaz naturel.

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Plus près de nous, en février, le Fonds mondial pour la nature (WWF) a mis en garde contre les risques environnementaux de forages en eau profonde pour exploiter des gisements de gaz dans l’est de la Méditerranée. Les forages aveugles sur des réserves de biodiversité marine pourraient causer des dommages irréparables sur ces écosystèmes uniques, particulièrement fragiles et vulnérables, avertit le WWF. Il s’agit, selon le WWF, d’écosystèmes exceptionnels avec des espèces rares telles des éponges d’eau de grand fond, des mollusques et des coraux d’eau froide dont certains ont plusieurs milliers d’années. Une fois qu’un écosystème en eau profonde a été foré, explique le WWF, cela peut prendre un millier d’années ou plus pour reconstituer l’unique micro-écosystème.

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L’Algérie est concernée par l’exploitation offshore. Depuis déjà quelques années, les plus hauts responsables du secteur de l’énergie insistent sur la nécessité de développer les connaissances et l’expérience de la Sonatrach dans l’offshore. Un partenariat avec la société brésilienne Petrobras a été établi pour permettre à Sonatrach d’approfondir davantage ses connaissances dans ce domaine afin de renforcer sa position sur le marché international.

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La compagnie nationale a envisagé de procéder à deux forages d’exploration offshore, un à l’ouest et l’autre à l’est du pays d’une profondeur de 10 kilomètres.

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Sonatrach a décroché en 2005 deux blocs d’exploration en offshore dans la région africaine et, en association avec le groupe norvégien Statoil, un bloc d’exploration offshore en Egypte. L’expérience de Sonatrach en off shore acquise en Egypte est destinée à être mise à profit dans l’ouest-africain.

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Pour connaître le potentiel de l’offshore algérien – inconnu, estiment les experts, du fait de l’absence d’exploration en la matière dans le pays – la Sonatrach a prévu l’exploration d’un bloc en mer Méditerranée d’une superficie de quelque 5 000 km², s’étendant sur une bonne partie du littoral algérien, d’est en ouest.

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Tout récemment, les cadres du ministère de l’Energie et des Mines et des dirigeants du groupe Sonatrach ont pris part à Ravenna (Italie), aux travaux de la Conférence sur l’offshore en Méditerranée, qui a regroupé plusieurs pays producteurs de pétrole et de gaz. A cette occasion, la presse a évoqué le projet de partenariat algéro-tunisien d’exploration pétrolière offshore dont les travaux devraient commencer en 2011, au large des côtes tunisiennes, dans le cadre du partenariat (50/50 %) entre Sonatrach et l’Entreprise tunisienne des activités pétrolières (Etap).

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Les leçons de la catastrophe provoquée par l’explosion de la plate-forme de BP dans le Golfe du Mexique incitent à se fixer les standards environnementaux les plus élevés pour anticiper face aux risques écologiques maintenant avérés qui menacent le milieu marin.

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Lutte contre la désertification : la part de l’Algérie

Voici un article écrit par M’hamed Rebah pour la Nouvelle République (Algérie), et publié le 24 mars dernier.

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par M’hamed Rebah

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La Convention des Nations unies pour la lutte contre la désertification (UNCCD) a dégagé 12 milliards de dollars pour lutter contre ce phénomène. La contribution de l’Algérie est estimée à 2 milliards de dollars selon le rapport final de la neuvième session du comité chargé de l’examen de la mise en œuvre de la Convention, tenue le 25 février dernier, en Allemagne.

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L’Algérie a participé à cette session avec une forte délégation, en sa qualité de présidente du groupe africain de l’UNCCD (2009-2011) et présidente également du Comité consultatif régional africain sur la lutte contre la désertification qui avait été installé, à la fin de l’année passée, à Alger. L’installation de ce Comité a été justifié par la nécessité de faciliter la coopération entre les pays membres de cette Convention touchés par la désertification au sein  de chaque région et de renforcer les synergies entre les institutions, les programmes  et mécanismes pertinents du système des Nations unies, les banques de développement,  les donateurs (…) afin de contribuer au succès des programmes d’actions régionaux  et sous-régionaux et, le cas échéant, fournir une aide technique aux programmes nationaux en la matière.

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Outre la lutte contre la désertification, les ressources financières mobilisées par l’UNCCD sont destinées à la lutte contre la dégradation des terres et la gestion durable des ressources naturelles. Les recommandations de ce rapport seront soumises pour examen et adoption lors la 10e session de la Conférence des Parties (COP 10), qui se tiendra du 10 au 21 octobre 2011 à Changwon City en République de Corée.

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La Convention des Nations unies sur « la lutte contre la désertification dans les pays gravement touchés par la sécheresse et/ou la désertification, en particulier en Afrique », a été adoptée le 17 juin 1994, à Paris, suite à une décision prise en juin 1992, à Rio, par la CNUED. Ce document souligne « la priorité africaine » et reprend pour l’essentiel les propositions relatives à la désertification contenues dans l’Agenda 21 adopté par la CNUED.

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Au départ, la reconnaissance de la dimension planétaire du phénomène de la désertification ne s’est pas accompagnée d’un investissement égal ou comparable à celui consacré aux autres problèmes globaux que sont les changements climatiques, la réduction de la biodiversité, la pollution des eaux internationales et l’appauvrissement de la couche d’ozone, qui ont été la raison d’être du FEM à sa création.

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La Convention ne disposait pas d’un accès direct aux ressources du FEM au même titre que les autres conventions de Rio. Ce n’est qu’en octobre 2002, à sa deuxième Assemblée générale, tenue à Pékin, que le FEM a fini par désigner la dégradation des terres (désertification, déboisement) comme domaine d’intervention.

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En Algérie, la loi de finances complémentaire pour 2002 a institué un Fonds de lutte contre la désertification et pour le développement du pastoralisme et de la steppe. Fin 2003, l’Algérie a finalisé son plan d’action national (PAN) articulé autour de deux axes : la préservation des ressources naturelles et la participation active des populations concernées. L’objectif du PAN est de parvenir à la définition d’une stratégie à long terme pour lutter contre la désertification et atténuer les effets de la sécheresse.

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Au cours d’un séjour à Alger, Boubacar Cissé, coordonnateur au niveau du secrétariat de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD), a reconnu à l’Algérie la place de pays pionnier dans la lutte contre la désertification en Afrique, notamment avec le programme du Barrage vert, lancé en août 1971 sur une superficie de 3 millions d’ha, il devait constituer une véritable ceinture variant de 5 à 20 km de largeur et s’étalant d’est en ouest, sur 1500 km. Le gouvernement algérien a décidé de réactiver le barrage vert en lançant une opération d’extension sur 100 000 ha dans les cinq années à venir.

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Cette décision a été prise sur la base des données fournies par la carte de la sensibilité à la désertification en Algérie réalisée par le Centre des techniques spatiales d’Arzew, qui dépend de l’ASAL (Agence spatiale algérienne), en partenariat avec la DGF (Direction générale des forêts). Celle-ci a montré que plus de 27 millions d’hectares sont menacés – indice d’une évolution de ce phénomène – alors que 13 millions ha sont exposés à l’érosion hydrique au niveau de 34 bassins versants sur les 52 existants au niveau national.

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Production d’électricité en Algérie : nucléaire et solaire en parallèle

Voici un article écrit par M’hamed Rebah pour la Nouvelle République (Algérie), et publié le 31 mars 2011.

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par M’hamed Rebah

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Comme pour couper court à toute spéculation sur les intentions des autorités dans le domaine de l’énergie nucléaire à la suite de l’accident de Fukushima (Japon), le ministre de l’Énergie et des Mines, Youcef Yousfi, a clairement affirmé que l’Algérie ne renonce pas au nucléaire civil. On ne peut pas y échapper. Pour produire de l’électricité, à long terme, argumente-t-il, le recours à l’énergie nucléaire est inévitable.

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La première centrale électrique fonctionnant à l’énergie nucléaire devrait, donc, voir le jour vers 2020, conformément aux prévisions annoncées avant l’accident de Fukushima. Mais le site qui convient, c’est-à-dire celui qui présente le moins de dangers, n’est pas encore identifié. Un groupe de travail a commencé à étudier la question en excluant le nord du pays pour cause de forte sismicité et en privilégiant les Hauts-Plateaux ou le Sud, avec une préférence pour les endroits qui ont suffisamment de ressources en eau pour le refroidissement. Le texte sur le nucléaire civil appelé à devenir loi a été préparé par le même groupe de travail et attend de prendre le chemin des procédures qui le conduiront à l’Assemblée populaire nationale pour son adoption.

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Dans tous les cas, la construction des centrales nucléaires devra se faire dans les conditions de sécurité maximale. Un membre du groupe de travail, Arezki Amokrane, qui est professeur en physique nucléaire en post-graduation, insiste sur la sécurité, indispensable au nucléaire, même si le risque zéro n’existe pas, dit-il. Toute son importance est donnée à la formation des équipes capables de gérer et d’entretenir des centrales nucléaires civiles.

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Pour le moment, le problème du risque nucléaire ne se pose pas, souligne le ministre de l’Energie. Il n’y a rien de comparable entre le réacteur de recherche d’Aïn Oussara de 15 mégawatts et les centrales nucléaires japonaises. Quant à l’impact sur l’Algérie de nuages radioactifs partis de Fukushima, le ministre et les spécialistes interrogés par la radio et la télévision algériennes, se veulent rassurants. Un groupe d’experts a été installé pour suivre les conséquences de cette catastrophe nucléaire. Le Commissariat à l’énergie atomique a une division de radioprotection qui dispose de l’équipement pour faire les mesures nécessaires. Arezki Amokrane estime qu’il n’y a pas d’inquiétude à se faire pour le moment et le ministre, Youcef Yousfi, le confirme : « l’Algérie n’est pas touchée par le nuage radioactif en provenance du Japon ».

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Ceci dit, Arezki Amokrane, qui a été pour le nucléaire « jusqu’à la catastrophe de Fukushima », ne peut s’empêcher d’admettre que « la filière solaire est meilleure, servie par 3 000 heures d’ensoleillement par an ». Cette filière solaire a failli porter le nom de Desertec, tellement les promoteurs de ce projet, en majorité allemands, ont été entreprenants pour le vendre à l’Algérie. Mais, depuis que Desertec a surgi dans le paysage solaire de notre pays, les autorités ont conservé la même position que M. Yousfi vient de rappeler : l’Algérie est prête à travailler en partenariat avec toutes les entreprises qui veulent investir dans des opérations d’exportation de l’énergie électrique. Et la même condition aussi, réitérée, toujours, par M. Yousfi : ces entreprises sont les bienvenues si elles acceptent de produire en Algérie les équipements nécessaires à l’industrie du solaire. Ces propos, le ministre de l’Energie et des Mines les confirmera, sans doute, aux responsables du projet Desertec qui viendront, dans quelques semaines, à Alger pour le rencontrer

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L’Algérie n’est pas dépourvue d’idées dans ce domaine. Elle a son propre programme national de développement des énergies renouvelables avec pour objectif de porter, sur 20 ans, à 40 % la part du solaire et de l’éolien dans la production d’électricité. Ce ne sont pas aussi les projets qui manquent : 65 seront mis en œuvre dans le cadre de ce programme.

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