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Des élus pour moins de pesticides
Le 27 mars dernier, des élus et les associations Générations Futures et Agir pour l’Environnement ainsi que l’Union nationale des apiculteurs français ont présenté le comité des élus en faveur des alternatives aux pesticides.
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par Christine Virbel
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Petit déjeuner de lancement du comité des élus pour les alternatives aux pesticides – Assemblée nationale – 27 mars 2013 – Photo Camille Lefebvre
Leur objectif est de diminuer de manière significative l’usage des pesticides en France, premier pays utilisateur d’Europe et troisième ou quatrième mondial. Différentes pistes ont été évoquées, aussi bien franco-françaises qu’européennes, mais aussi techniques et scientifiques. En effet, de plus en plus d’études (1 et 2) ont démontré les dangers des pesticides sur la santé humaine et sur la biodiversité et l’Etat a même reconnu récemment des victimes des pesticides.
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Malgré l’existence du Plan Ecophyto à la suite du Grenelle de l’Environnement, visant à diminuer de moitié l’usage des pesticides d’ici à 2018, les chiffres de 2011 ont montré une augmentation de l’utilisation de ces substances. En créant ce comité, les élus veulent diffuser les expertises et les alternatives aux pesticides et invitent les autres élus français à les rejoindre. La rencontre avec les élus a été très animée et les propositions ont fusé.
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Pour un compte-rendu complet de la rencontre, voir ici l’article sur le blog de Christine Virbel.
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Cliquez là pour découvrir le site du Comité des élus pour les alternatives aux pesticides.
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(1) http://www.senat.fr/rap/r07-176-2/r07-176-280.html
(2) Brain tumours and exposure to pesticides: a case–control study in southwestern France ‘Dorothee Provost, Anne Cantagrel, Pierre Lebailly, Anne Jaffre, Veronique Loyant, Hugues Loiseau, Anne Vital, Patrick Brochard, Isabelle Baldi. Occup Environ Med 2007;64:509–514.
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De la SNB à l’IPBES, la biodiversité se décline en lettres capitales
Les membres du comité de suivi de la Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB) ont été réunis il y a quelques semaines pour une présentation d’une nouvelle instance en faveur de la biodiversité : l’IPBES. L’IPBES, ou plate-forme intergouvernementale pour la biodiversité et les services écosystémiques, est en quelque sorte l’équivalent du GIEC (Groupe d’experts sur le changement climatique) pour la biodiversité.
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par Christine Virbel
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L’instance intergouvernementale a été officiellement créée en avril 2012, à Panama. Sa première session plénière s’est tenue à Bonn en janvier de cette année. La mission initiale de cette session a consisté en l’élection du bureau et la désignation des membres du groupe d’experts multidisciplinaires, élus pour deux ans. 94 pays sont représentés à l’IPBES et son siège est à Bonn, en Allemagne. Son objectif est d’établir une interface entre les scientifiques et les hommes politiques (mais aussi les décideurs et autres acteurs de la société) dans le domaine de la biodiversité en vue de la « conservation et de l’utilisation durable de la biodiversité, du bien-être de l’humanité à long terme et du développement durable ».
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Cet objectif se traduit par 4 fonctions :
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l’évaluation régulière de l’état de la biodiversité, des services écosystémiques et de leurs interactions,
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la proposition d’outils et de méthodes en appui aux politiques (scénarios, indicateurs, méthode d’évaluation),
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le renforcement de capacités, à savoir formation, dialogue, accès facilité aux données,
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la coordination des productions de nouvelles connaissances. L’enjeu n’étant pas de réaliser de nouvelles études, mais de collaborer avec les initiatives existantes, de les valoriser tout en évitant les doublons.
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Les premiers thèmes abordés en dehors des scénarios sur l’évolution de la biodiversité seront par exemple l’étude du rapport entre les risques pour la santé humaine et la biodiversité dans le changement climatique ou le rapport entre la faim dans le monde et la dégradation de la biodiversité. Les premiers travaux seront décidés lors de la prochaine assemblée plénière. Chaque pays membre a donc dû constituer dès la fin janvier un groupe de travail pour définir les questions prioritaires qui seront remontées à l’IPBES. Une fois les thèmes choisis, il faudra se mettre au travail.
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En France, la participation des chercheurs français au sein de l’IPBES se fera à travers la signature d’une convention avec la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité. Mais le développement de recherches systémiques sur la biodiversité sera encouragé notamment dans le cadre du programme de l’Agence Nationale pour la Recherche. En vue des futurs travaux de l’instance, celle-ci lance d’ailleurs un appel à proposition pour un Atelier de Réflexion Prospective sur la thématique « Biodiversité et Changement global : quelles recherches, quels verrous et quels partenariats pour répondre à l’IPBES ? » , date limite de dépôt au 30 avril 2013 (cliquez ici). Il est encore temps de prendre part à la réflexion.
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Côté budget, si l’IPBES est placé sous l’égide du PNUE, ce sont les Etats membres qui contribueront à son budget. L’Allemagne pense apporter 1 million d’euros par an, la France cinq fois moins. Des fonds en provenance de programmes de la Commission Européenne pourront aussi bénéficier à des projets de recherche en lien avec l’IPBES, mais pas nécessairement portés par l’instance d’experts.
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Pour être crédible, l’IPBES devra être indépendant avec des processus de fonctionnement et d’analyse clairs et transparents. Des observateurs issus d’organisations scientifiques, d’ONG, du secteur privé ou de communautés locales participeront aux séances plénières.
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Le GIEC a fait évoluer les choses côté climat, du moins il a participé à une prise de conscience mondiale. Il faut espérer que l’IPBES en fera plus pour la biodiversité même si ses avis seront purement consultatifs. Une chose est sûre toutefois, les avis de l’IPBES passeront d’abord par le crible des négociations entre ses membres et l’on parle déjà de « position » des pays dans ces négociations. La biodiversité pourra-t-elle attendre que l’on trouve des consensus pour des actions à mettre en œuvre à encore plus ou moins long terme ?
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Le ministère de l’Ecologie récompense des entreprises et des organismes engagés en faveur de la biodiversité
Presque deux ans après la parution de la Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB 2011-2020) et quelques jours avant Noël, le ministère de l’Ecologie a récompensé 23 entreprises et organismes qui s’étaient engagés à mener des actions en faveur de la biodiversité lors de la sortie de la stratégie.
par Christine Virbel
Les entreprises et organismes ont reçu un diplôme symbolique, et surtout la possibilité d’utiliser un logo du ministère, le logo SNB, en reconnaissance de leur engagement et avec lequel il pourront communiquer auprès de leurs clients ou du public.
Des entreprises en tous genres
Beaucoup de ces entreprises appartiennent au secteur des granulats (exploitations de carrières) ou du BTP, mais la LPO, l’Union nationale des Centres Permanents d’Initiatives pour l’Environnement (UNCPIE), le groupe de luxe LVMH ou la ville de Rezé, près de Nantes, faisaient également partie des lauréats.
Pourtant, la reconnaissance SNB n’est pas systématique lorsqu’une entité en fait la demande. En effet, elle doit correspondre à de véritables engagements sur plusieurs années.Les volontaires sont d’abord invités à signer une « adhésion à la SNB » pour en saisir les enjeux et la faire connaître, puis à proposer un plan d’actions concrètes, appelé « engagement volontaire ». Un an plus tard, si les actions ont bien été initiées (en général, l’engagement est sur trois ans), le logo est attribué à l’entreprise ou organisme mais pour une durée limitée. Le renouvellement du logo ne peut se faire que pour un nouvel engagement.
Des actions concrètes
Une société foncière a, par exemple, décidé de réaliser dans un de ses projets une extension de bâtiment en bois plutôt qu’en béton afin de ne pas utiliser de matières non renouvelables comme les granulats. La même société a également décidé de végétaliser la plus grande surface de toit de Paris dans la reconstruction d’un centre commercial de centre ville. Ces actions sont deux concrétisations d’une réflexion menée en amont par l’entreprise lors de son adhésion à la SNB et ayant abouti à une stratégie interne en faveur de la biodiversité.
Les réalisations futures de l’entreprise passeront dorénavant par le crible biodiversité ou répondront en quelque sorte à la question « cette façon de faire est-elle aussi favorable à la préservation de la biodiversité ? ». L’entreprise choisira la meilleure solution en fonction de l’endroit et des impératifs de réalisation du projet (un hôpital ne peut peut-être pas disposer d’une zone humide sur ses espaces verts). Les autres impératifs, comme les coûts, ne seront pas oubliés, bien entendu, mais le critère biodiversité sera intégré dès la conception des projets.
Les entreprises de gestion de carrières ont quant à elles l’obligation légale depuis plusieurs décennies de remettre en l’état les espaces qu’elles exploitent. En s’engageant en faveur de la biodiversité, elles améliorent le plus souvent les terrains exploités par rapport à leur état initial en créant des zones sèches et humides ou en introduisant des espèces qui n’étaient pas présentes avant l’exploitation, le tout en collaboration avec des associations de protection de la nature. Quant aux organismes de protection de la nature, leur engagement a notamment consisté en une réflexion sur leurs activités au regard de la biodiversité dans son ensemble afin de déterminer des points faibles et de les transformer en nouvelles actions à mener.
La biodiversité partout et pour tous
La biodiversité peut être préservée ou redéployée dans tous les secteurs d’activité : eau, sols, mer, climat, énergie, agriculture, forêt, urbanisme, infrastructures, tourisme, industrie, commerce, éducation, recherche ou santé. Les demandes d’engagements pour 2013 pourront se faire à partir de mi-février. Pourquoi ne pas profiter de cette année internationale de la coopération dans le domaine de l’eau pour engager des actions en faveur des hommes, de la paix et de la biodiversité ? Les engagements en faveur de l’environnement sont souvent les premières actions possibles après un conflit ou un moyen pour l’éviter.
La perruche de Maurice sauvée de l’extinction
Disparue de l’île de la Réunion, mais comptant encore plusieurs milliers d’individus avant la déforestation de l’île Maurice au début du XXe siècle, la population de perruches de cette île était tombée à 10 individus connus entre 1970 et 1985. L’extinction était proche. Grâce à des mesures de protection mises en place à partir des années soixante-dix, l’espèce est aujourd’hui sauvée.
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par Christine Virbel
Le sauvetage de la perruche de Maurice pourrait être un cas d’école. En effet, la coordination de différentes actions sur le long terme ainsi que des choix politiques heureux (pas forcément destinés à l’oiseau en premier lieu) ont permis de sauver l’espèce. L’attention est toutefois toujours de rigueur car les compétiteurs, les prédateurs ou de nouvelles menaces fragilisent encore la totale récupération de l’espèce.
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Pour lire la suite cliquer ici sur le blog de Christine Virbel.
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Stratégie Nationale pour la Biodiversité (SNB) : le Guide pour l’Action est enfin sorti !
Au sommet de Rio de Janeiro en 1992, la France a signé la Convention sur la Diversité Biologique (CDB), s’engageant à protéger sa biodiversité. Cet engagement a été à l’origine de la rédaction d’une première Stratégie Nationale pour la Biodiversité (SNB) en 2004, bien sentie mais sans effet puisque la biodiversité a continué à diminuer en France (y compris en Outre-mer) et dans le reste du monde, d’ailleurs.
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par Christine Virbel
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La deuxième SNB, couvrant la période 2011-2020, se veut donc plus efficace et a voulu proposer un outil concret pour mettre en œuvre les principes de protection inscrits dans ses textes. Le Guide pour l’Action, sous-titré « dispositif de reconnaissance des engagements volontaires pour la SNB 2011-2020 », est sorti au deuxième semestre de 2012 et s’adresse vraiment à tous.
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Un plan simple avec des exemples concrets
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Le Guide pour l’Action est divisé en trois chapitres : I) Comprendre la biodiversité et ses enjeux, avec des exemples très parlants sur les interactions entre espèces et la facilité à rompre la chaîne. La reproduction du papillon Maculinéa est citée, notamment, car cette espèce a besoin de l’ « aide » de plantes précises pour que la femelle y dépose ses œufs, de la fourmi rouge qui récupère la larve tombée au sol et la nourrit dans sa fourmilière. Belle solidarité ! Le chapitre aborde aussi les services vitaux apportés par la biodiversité (une eau épurée naturellement, de la nourriture, de l’oxygène, la pollinisation des plantes, la fourniture de matières premières comme le bois ou les pierres des carrières…). Ce premier chapitre permet donc de comprendre pourquoi il faut agir.
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Le chapitre II) Agir en faveur de l’environnement, donne les éléments permettant d’élaborer son engagement en faveur de la biodiversité, d’impliquer sa structure en guidant les acteurs même les moins spécialisés. De nombreux liens internet sont donnés, par exemple pour faire l’inventaire des espèces existantes sur le territoire de l’entreprise ou de l’entité concernée.
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Enfin, le chapitre III) S’engager auprès de la SNB, permet de faire reconnaître son engagement par le ministère de l’écologie afin d’obtenir un label exploitable à titre de communication. Cinq fiches d’auto-évaluation de son projet permettent de savoir si l’entité entre bien dans le cadre des exigences de cet engagement.
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Il reste à espérer que de beaux projets naîtront de l’engagement des secteurs privés comme publics et que l’Observatoire National de la Biodiversité (ONB), né du Grenelle et ayant proposé un premier jeu d’indicateurs en mai dernier, aura déjà des chiffres en hausse lors de ses prochaines observations. A suivre…
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Pour l’obtenir : Ministère de l’Ecologie : 01 40 81 21 22 (même numéro pour joindre l’ONB).
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Vers des territoires à énergie positive : l’exemple de Biovallée® dans la Drôme
A l’heure où le gouvernement s’interroge sur l’orientation énergétique que doit prendre notre pays, la Communauté de communes du Val de Drôme (CCVD) compte déjà 21 ans d’engagement dans le développement durable, avec notamment le développement des énergies renouvelables.
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par Christine Virbel
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Pour y parvenir, quatre communautés de communes (Val de Drôme, Diois, Pays de Saillans et Crestois, soit 102 communes pour 54 000 habitants) ont porté un projet intitulé Biovallée® en partenariat avec les institutions, associations, particuliers et professionnels locaux.
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L’objectif de Biovallée® est d’atteindre 100 % d’énergies renouvelables d’ici 2040 dans l’ensemble de la vallée et de devenir un des territoires à énergie positive (TEPOS) au monde. Dès 2020, Biovallée® espère couvrir les consommations énergétiques des ménages (hors transports) par la production locale d’énergie renouvelable.
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Déjà en 2006, plus de 6 % des logements de la vallée étaient équipés d’une source d’énergie renouvelable, contre 1,5 % en Rhône-Alpes. Ce chiffre a augmenté régulièrement depuis. Différents dispositifs ont été mis en place pour favoriser le développement des énergies renouvelables : le DORéMI Basse Énergie Biovallée® (Dispositif Opérationnel de Rénovation de la Maison Individuelle) qui propose aux particuliers de concevoir la rénovation énergétique de leur maison. L’objectif est d’atteindre une consommation d’énergie au niveau de l’étiquette A ou B (50 kWh/m²/an) et de réaliser 10 chantiers pilotes sur le territoire Biovallée®. Mais aussi de diminuer par quatre les coûts de rénovation de l’habitat privé !
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Une autre initiative a été lancée : le défi des familles à énergie positive, consistant à mettre en pratique des gestes simples comme poser des mousseurs sur les robinets, débrancher ses appareils électriques le soir, calfeutrer sa porte, éloigner son réfrigérateur du radiateur, emballer son chauffe-eau d’un isolant… Le doublement de l’aide régionale à l’achat de chauffe-eau solaires a également été portée à 600 €. En 2011, ces familles étaient 27 à relever le défi et ont largement dépassé l’objectif initial de 8 % d’économies puisqu’elles ont réussi à en réaliser en moyenne 17 %, soit environ 300 € en moins sur leurs factures. 60 000 kWh n’ont pas été consommés soit 7,6 tonnes de CO2, ce qui équivaut à un tour du monde en voiture !
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Du 26 au 29 septembre 2012, la Communauté de communes du Val de Drôme organisera les 2e rencontres nationales Energie & Territoires Ruraux «Vers des territoires à énergie positive». Biovallée® accueillera le réseau TEPOS (Territoires à Energie POSitive), qui fédère l’ensemble des acteurs concernés par l’énergie et les politiques environnementales. Au programme les 26 et 28 septembre 2012 : échanges, témoignages de territoires ruraux européens (Allemagne, Autriche…), dont la production en énergies renouvelables couvre ou dépasse leurs besoins en énergie.
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Du 28 au 29 septembre : Portes ouvertes sur l’écosite du Val de Drôme et Biovallée® à Eurre avec l’inauguration du 1er éco-parc d’activités en Biovallée®, site unique en Rhône-Alpes.
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La France, 5e pays du monde pour sa diversité biologique, mais aussi pour ses espèces menacées
La France, avec ses collectivités d’outre-mer, la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française, dispose d’une très grande richesse biologique, la 5e du monde. En clair, cela signifie que notre pays compte un nombre très important d’espèces animales et végétales.
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par Christine Virbel
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C’est une grande chance car ces espèces sont un vivier de molécules qui pourront peut-être guérir des maladies actuelles ou à venir, fournir de nouvelles ressources alimentaires ou encore attirer dans nos territoires des visiteurs avides de nature et d’émerveillement.
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Mais la France est aussi l’un des pays où un grand nombre d’espèces sont menacées de disparition. Selon l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), elles sont 983 actuellement. La liste rouge 2012 de l’UICN les cite : la tortue imbriquée, le dugong, le pétrel noir de Bourbon, les pins araucaria ou le bois de poupart dans les territoires de l’autre bout du monde. En métropole aussi, 215 espèces sont menacées, dont le simple citoyen ignore même l’existence, parfois (comment les protéger alors ?). Ainsi, en Bretagne, des écologistes arpentent les plages à la recherche de capsules d’œufs de raies, preuve que l’espèce, pêchée de façon involontaire (prises accessoires), n’a pas disparu. La violette de Rouen, « en danger critique », est présente sur un petit territoire et unique au monde. On pourrait citer encore l’esturgeon européen ou la cordulie splendide, une grande libellule. Peut-on les laisser disparaître ?
En raison de sa position en tête des pays les plus riches en diversité animale et végétale, la France porte une grande responsabilité pour enrayer l’extinction de la biodiversité dans le monde. Une Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB) a été présentée en mai 2011, suivie d’un guide pour l’action, qui sortira cet été, afin de proposer des idées concrètes.
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Mais la France est l’ensemble des personnes et des institutions qui la constituent : Etat, régions, entreprises, associations et citoyens doivent intervenir de façon concertée pour mettre en œuvre cette stratégie, sinon elle ne sera qu’une déclaration d’intentions.
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Plusieurs pistes sont à suivre, en premier lieu le contact « charnel » avec la nature qui fait qu’on a envie de la protéger. Des souvenirs d’enfance, une sensation de bien-être, une odeur de sous-bois, le cri des martinets en été peuvent s’encrer dans l’inconscient à tout jamais et poussent à respecter l’équilibre de la nature.
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Les raisons purement économiques s’ajoutent à cette première piste à suivre : combien coûte la pollinisation des vergers par location de ruches d’abeilles itinérantes aux Etats-Unis ? Ce service était gratuit quand les abeilles vivaient sur place il y a quelques années encore. Protégeons les nôtres !
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De même, des oiseaux ou des chauve-souris se nourrissent de moustiques ou d’insectes ravageurs et évitent l’achat d’insecticides dans certains types de culture. Protégeons nos oiseaux !
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Les rives sauvages ou les forêts servent de stations d’épurations naturelles pour purifier l’eau au robinet. Gardons nos forêts et des rives de cours d’eau non bétonnées !
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Une troisième piste entre en compte : celle de notre santé. La nécessité d’un air moins pollué, d’aliments sains et d’une eau non contaminée sont sans prix. Le rapport entre une espèce et un service rendu aux humains n’est pas toujours évident, mais c’est oublier que les espèces forment un tout, ont créé un équilibre sur des millions d’années et contribuent ainsi à nos besoins, matériel et mental, en un mot à notre équilibre. Nous sommes une part de la biodiversité.
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Liste rouge de l’UICN : www.uicn.fr/Liste-rouge-especes-menacees.html
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Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB) : un point de vue plutôt qu’un point de mire
Après 9 mois de préparation au sein des groupes de travail et du comité, la Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB) est enfin terminée et a été présentée officiellement le 19 mai.
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par Christine Virbel
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Sur la forme, l’élaboration a semblé lente à démarrer car les premiers comités ont surtout traité de la manière dont les réunions plénières et les groupes de travail (GT) allaient fonctionner. En GT, le travail était dès le départ plus concret.
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D’une manière générale et dans mon GT Communication, éducation, sensibilisation et participation (cesp), j’ai été plutôt satisfaite du processus d’élaboration de la stratégie. Notre part de texte de la SNB (orientation stratégique A et les 3 premiers objectifs) est celui que nous avons élaboré en GT et traduit bien les réflexions et propositions du groupe. Pour la petite histoire, un dérapage incontrôlé a toutefois eu lieu en avril, lorsque la version de l’orientation stratégique présentée en comité n’avait plus grand-chose à voir avec celle que nous venions de composer la semaine d’avant en GT. Des corrections, effectuées par des membres du comité ne faisant pas partie du GT et peut-être par le ministère aussi, l’avaient tronquée et mal réinterprétée. En disant clairement les choses en comité puis en renvoyant la version d’origine aux rapporteurs, le bon texte a retrouvé sa place. Fin de la petite histoire.
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En comité, l’ambiance a parfois été frondeuse, mais la démocratie a fonctionné lorsqu’un membre faisait part d’un désaccord sur un point précis. Bref, pour moi, la « grosse machine » a fonctionné, même s’il a fallu être vigilant et faire preuve d’opiniâtreté à un moment donné.
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Sur le fond, le texte est le fruit d’un compromis et d’une co-construction entre les différents organismes présents mais aussi au plan national et régional, sans oublier l’Outre-mer. Il pourra donc sembler généraliste à certains ou trop peu contraignant pour d’autres car sans objectifs chiffrés. Lorsqu’on regarde la première stratégie, élaborée en 2004, il faut reconnaître que beaucoup des ingrédients de celle d’aujourd’hui y figuraient déjà. Beaucoup, mais pas tous.
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En dehors de ces fondamentaux, la stratégie 2011-2020 ajoute tout d’abord un aspect qui me paraît novateur : celui de l’envie. Cette notion vise à rétablir le contact entre les gens et la nature, à une époque où nous sommes à 80 % urbains, et pour beaucoup enfants et petits-enfants d’urbains. L’orientation stratégique A vise à sensibiliser au respect de la biodiversité par le plaisir ou l’étonnement, bref par l’affect et non plus par l’angoisse.
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Autre avancée, et de taille, celle de la constatation que la biodiversité et les ressources naturelles sont « affectées par le mode de croissance économique actuel ». L’idée a été proposée en comité, acceptée en quelques minutes et jamais remise en question. Le texte reconnaît également que certaines politiques publiques « contribuent à accroître les pressions sur la biodiversité ». Enfin, les radio-éléments sont cités comme polluants affectant la biodiversité, mettant fin au tabou des Grenelle.
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Regarder plus loin que la SNB
Il faut replacer la SNB dans son contexte : elle est la déclinaison de la SNDD pour la biodiversité et la réponse nationale aux engagements internationaux pris sur le papier par la France. La copie est donc rendue.
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Au plan national, elle est la promesse de mise en œuvre de mesures pour sauvegarder la biodiversité. Une promesse de plus ? Je pense qu’il y aura des avancées. Reste à savoir si elles seront assez rapides ou suffisantes pour sauvegarder la biodiversité.
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Mais en regardant plus loin que la SNB, et si l’on couple à son lancement celui de la SNDDS du ministère des Sports ou que l’on écoute le MEDEF qui, par la voix d’une femme aussi, souhaite « relier l’éthique au vivant (…) penser le capitalisme dans sa version philanthropique, être dans le rationnel mais se donner le droit à l’émotion»*, on peut peut-être regarder la SNB comme un des éléments accompagnant le changement d’état d’esprit qui s’opère chez de plus en plus d’individus en France et au niveau international, surtout depuis la conférence de Nagoya, et récemment avec la catastrophe nucléaire de Fukushima.
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La SNB peut alors devenir une occasion ou un support pour entreprendre de nouvelles initiatives et donner à chacun plus de poids pour rappeler à l’Etat ses engagements. Comme l’a fait remarquer Chantal Jouanno lors de la présentation de la SNDDS, « les collectivités vont beaucoup plus vite que l’Etat dans le domaine de l’environnement. » J’ajouterais les associations et les ONG aussi, et en particulier l’association des JNE qui existe depuis plus de 40 ans et qui a démarré sa vie associative par un beau succès : la création du parc de la Vanoise.
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La SNB n’est pas importante pour ce qu’elle est, mais pour ce que l’on peut en faire.
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* Point presse du MEDEF du 17 mai 2011
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A venir sur le site des JNE : d’autres articles sur les applications de la SNB et sur les projets de l’association.
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Les JNE participent à la révision de la Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB)
Depuis l’été dernier, le ministère de l’Ecologie élabore sa nouvelle Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB), laquelle a été présentée officiellement le jeudi 19 mai devant la ministre. Prévue pour la période 2011-2020, elle est censée faire oublier les échecs de la précédente stratégie, lancée en 2004 et unanimement dénoncée pour son manque de moyens et de portage politique. Les JNE ont été invités à contribuer à cette nouvelle mouture et deux membres du CA se sont portés volontaires : Christine Virbel et moi-même. L’objectif était aussi d’observer l’élaboration du processus depuis l’intérieur…
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Par Catherine Levesque
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La SNB, c’est quoi ?
La SNB répond à la mise en œuvre par la France de la Convention sur la diversité biologique (CDB), à la suite des engagements pris à Rio en 1992 et renouvelés à Johannesburg en 2002. Elle s’articule avec la stratégie européenne pour la biodiversité et les directives européennes. Déclinaison majeure de la Stratégie nationale de développement durable (SNDD), elle correspond à son volet biodiversité se veut une réponse aux engagements du Grenelle de l’environnement.
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L’enjeu de la nouvelle SNB étant de faire mieux que la précédente, l’idée a été de mobiliser les acteurs nationaux et locaux dès sa conception, dans le fameux esprit de « co-construction » du Grenelle, si contesté depuis.
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On adhère, puis on s’engage
Depuis l’été dernier, de nombreuses réunions ont donc eu lieu à Paris pour élaborer un document qui servira de cadre de référence et d’orientation pour les acteurs publics et privés. Il sera accompagné d’un guide pour l’action, sorte de boîte à outils avec des pistes concrètes, et d’une déclaration d’adhésion.
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Les acteurs qui ont signé cette déclaration d’adhésion (c’est déjà le cas pour certains) disposeront ensuite d’un délai de 18 mois pour concrétiser leur adhésion par une déclaration d’engagement volontaire à la SNB. Comprenez : première étape, déclaration d’intention ; seconde étape, on met les mains dans le cambouis !
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Estampillé par le ministère, l’“ engagement SNB ” sera reconnu pour trois ans. Il est censé constituer un gage de qualité et de cohérence sur les projets menés. Il donne droit à citer la SNB dans toute action de communication (nous y voilà !) et à utiliser le visuel de la SNB. Sans conséquence légale, il n’induit pas de fait un soutien financier.
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Les coulisses d’une usine à gaz
Durant le processus d’élaboration de la SNB, deux types de réunion avaient lieu : celles du Comité de révision*, instance de pilotage, de validation, de relais et de portage institutionnel (composée de 120 représentants de diverses obédiences) et celles des 8 groupes de travail, lieux de propositions (GT Processus et architecture, GT Vision, GT International, GT Outre-mer et coopération régionale, GT Instruments de régulation et d’intégration de la biodiversité dans les politiques, GT Innovation et connaissance, GT Biodiversité, santé et social + Observatoire national de la biodiversité (ONB).
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Christine Virbel a participé aux réunions du Comité de révision et au Groupe de travail « Communication, éducation, sensibilisation et participation (CESP). J’ai pour ma part participé au GT « Collectivités et politiques publiques territoriales ».
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Une consultation grand public
Considérés comme une « tête de réseau » au même titre que les autres contributeurs, les JNE ont notamment été sollicités en mars dernier pour relayer le lancement de la consultation auprès du grand public sur Internet, du 25 mars au 15 avril. Plus de 6 300 contributions ont été recueillies.
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L’ambition de la SNB
Préserver et restaurer, renforcer et valoriser la biodiversité
En assurer l’usage durable et équitable
Réussir pour cela l’implication de tous et de tous les secteurs d’activité
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6 orientations stratégiques et 20 objectifs
A) Susciter l’envie d’agir pour la biodiversité
B) Préserver le vivant et sa capacité à évoluer
C) Investir dans le capital écologique
D) Assurer un usage durable et équitable de la biodiversité
E) Assurer la cohérence des politiques et l’efficacité de l’action
F) Développer, partager, valoriser les connaissances
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Mon point de vue
Le calendrier des réunions s’est avéré très serré entre septembre et mai et il était souvent impossible de solliciter le réseau JNE en raison des délais de réponse imposés. En outre, des représentants importants étaient absents à certaines réunions. Sans parler du déséquilibre entre la participation des représentants qui ont du temps et les autres…
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J’ai trouvé l’exercice d’écriture très fastidieux, avec de nombreuses questions de sémantique et de méthodologie, certes nécessaires, mais presque paralysantes.
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Est-ce l’effet Nicolino, mais j’ai senti l’influence palpable de certaines structures par rapport à d’autres, voire la collusion entre certaines associations ou structures et le ministère…
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J’ai été choquée par certains propos du représentant de la FNSEA sur l’agriculture bio et les circuits courts, partagés en partie par une responsable du ministère (sic) ; par certains propos sur l’exploitation forestière et la biodiversité ou la protection des grands prédateurs… Par le manque de culture et d’engagement sur ces problématiques de la part des collectivités et notamment d’associations comme celle des maires de France. Pour tout dire, perplexe quant à la mobilisation en personnes et en temps que représentent ces travaux par rapport aux résultats que l’on peut imaginer, dans la mesure où l’on reste dans l’incitation.
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Il était néanmoins intéressant que les JNE soient présents pour comprendre les mécanismes, les freins d’un tel processus, voire pour infléchir certaines propositions dans les cas où les propos n’étaient pas retranscrits fidèlement (lire ici le texte de Christine Virbel).
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Pour l’heure, le ministère s’empresse de connaître les intentions fermes d’adhésion. A un an des élections présidentielles, reste à voir quels moyens seront déployés derrière…
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* Ce comité est présidé par Jean-Claude Ameisen (Comité consultatif national d’éthique)
7 collèges : Etat, élus, organisations professionnelles, syndicats de salariés, associations et autres structures de protection, connaissance ou éducation à l’environnement, établissements publics, personnalités qualifiées.
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Une stratégie nationale de développement durable pour le sport
Le 3 mai dernier, la ministre des Sports, Chantal Jouanno, a présenté la Stratégie nationale de développement durable du Sport (SNDDS).
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Par Christine Virbel
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Chantal Jouanno présente la Stratégie nationale de développement duralbe pour le sport - photo Christine Virbel
Cette stratégie a pour objectif de limiter les impacts directs et indirects des activités sportives sur l’environnement. Elle comporte également un volet social fort.
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Outre l’adhésion de nombreuses structures dès le lancement, les paroles de la ministre ont indiqué clairement que l’objectif avec cette stratégie est de participer au changement de modèle économique actuel, qualifié de « daté » par la ministre, vers un modèle plus respectueux de l’environnement et des hommes.
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Le sport, avec ses 34 millions de pratiquants en France, semble en effet un excellent vecteur pour communiquer sur le respect de l’environnement et des personnes et pour agir concrètement sur le terrain.
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Pour le détail de la stratégie, voir aussi l’article de Christine Virbel sur son blog http://bonnesnouvellesenvironnementales.Over-blog.com
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