Get Adobe Flash player

Décès de Gilbert Simon, le défenseur de l’ours et du loup

Grand défenseur de la nature et de la faune sauvage, Gilbert Simon est mort le 28 janvier à Puteaux (Hauts-de-Seine), victime d’un cancer foudroyant, à l’âge de 64 ans.

 .

par Roger Cans

.

Né le 28 novembre 1947 à Montpellier, Gilbert Simon est élevé par un couple d’enseignants qui le motivent pour de brillantes études. Diplômé de Sciences Po puis de l’ENA (promotion Simone Weil, 1972-1974), il commence sa carrière d’administrateur civil au ministère de la culture. Il devient ensuite chef de la Division des sites au ministère de l’Environnement. En 1981, il est appelé au cabinet de Louis Mermaz (Transports) et, en 1983, au cabinet de Roger Quilliot (Logement).

.

Appelé par Huguette Bouchardeau, il rejoint alors le ministère de l’Environnement pour diriger le service de la chasse et de la faune sauvage. Un monde qu’il connaît bien comme chasseur et pêcheur lui-même. Il est ensuite conseiller technique de Brice Lalonde, de 1988 à 1992, et enfin de Ségolène Royal. Il est alors nommé Directeur de la nature et des paysages.

.

La mise en place du réseau Natura 2000, qui suscite une polémique en France, pousse le gouvernement d’Alain Juppé à le remercier en 1996. Muté au ministère de l’Equipement, il est nommé inspecteur général de l’équipement en 1997. En 1998, Dominique Voynet lui confie une mission sur le Marais poitevin. Il va ensuite diriger le Conseil supérieur de la pêche de 1999 à 2003.

.

Outre sa passion pour la chasse et la pêche, Gilbert Simon s’est constamment battu pour la sauvegarde de l’ours des Pyrénées en présidant l’association Ferus, et, après son apparition en France dans les Alpes, pour la protection du loup.

.

C’est lui qui, en 1993, a signé le premier texte de loi sur la protection du loup.

.

Gilbert Simon était membre du Conseil d’Administration du WWF et président de son  conseil scientifique.

.

Tous ceux qui ont travaillé avec lui se souviendront de sa droiture, de son courage et de sa générosité.

.

Merci à Jacques Baillon (ancien président délégué du Groupe Loup France à l’époque de la fusion de cette association avec Artus, ce qui donnera Ferus) pour le complément d’information.

.

3 réponses à to “Décès de Gilbert Simon, le défenseur de l’ours et du loup”