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Catégorie ‘ACTUALITES’

La médiation par l’animal pour reprendre espoir quand la vie est trop dure

Quand le quotidien est une guerre sans répit contre la maladie, quand des examens éprouvants et des opérations traumatisantes détruisent ce qui restait de force morale et laissent place à la panique, au stress et à l’angoisse le jour comme la nuit, comment retrouver un peu de stabilité émotionnelle ? La médiation par l’animal peut être un recours précieux.

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par Christine Virbel

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Mediation-animaleLa médiation par l’animal est une méthode qui consiste à mettre en relation une personne avec un ou plusieurs animaux pour provoquer un contact physique, sensoriel et émotionnel apaisant. La douceur de la relation apporte un réconfort moral qui entraîne, en un effet boule de neige positif, l’amélioration d’autres aspects de la personnalité et du développement physique et cognitif.

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Les animaux permettant ces échanges vont du lapin doux au toucher au cheval ou à l’âne, en passant par la poule, le chien, le chat, le chevreau et d’autres encore.

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Les animaux choisis sont soit éduqués, soit d’un naturel câlin, aimant être caressés ou brossés.

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La suite ici sur le blog de Christine Virbel.

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Les Sablettes : l’écologie gagne une bataille à Alger

Depuis cet été, les Sablettes, en bord de mer, à l’entrée d’Alger en venant de l’aéroport, ouvrent la voie à la transformation écologique en profondeur de la capitale.

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par M’hamed Rebah

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Ce lieu, les Sablettes, était l’une des plaies environnementales de la capitale, comme Oued El Harrach, qui se faisait remarquer par les odeurs nauséabondes qui s’en dégageaient, ou Oued Smar, qui a fini par se confondre avec l’immense décharge «mixte», publique-sauvage, qui était le cauchemar de ses riverains.

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Avant, c’était quoi Oued El Harrach ? Un oued-égout qui recevait directement les eaux usées rejetées sans épuration préalable par des usines et des habitations, accueillant une charge de pollution dépassant de beaucoup ses capacités d’auto-épuration et empêchant ainsi toute utilisation de son eau.

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Et c’était quoi Oued Smar ? Une décharge, ouverte en 1978 pour y acheminer les ordures de quatre wilayas de la région d’Alger, saturée immédiatement pour devenir un immense dépotoir à l’aspect repoussant.

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Les Sablettes étaient de la même veine : un lieu insalubre, infréquentable. Aujourd’hui, la décharge d’Oued Smar n’est plus qu’un mauvais souvenir, sa transformation en parc de verdure et de loisirs est en cours. Bientôt, Oued El Harrach, totalement dépollué, sera également un lieu de loisirs agréable à fréquenter.

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Mais ce sont les Sablettes qui ouvrent depuis cet été la voie à la transformation écologique en profondeur de la capitale. Avec le Jardin d’Essais, fleuron de la nature à Alger, et les nombreuses forêts urbaines en réhabilitation, les Sablettes sauvent l’honneur de la capitale toujours agressé par le triptyque « bruit-saleté-pollution de l’air ».

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Cet article a été publié dans le quotidien algérien Reporters.

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Lancement « Demain en Mains »

Communiqué

Lettre à la société civile

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L’intolérable réalité, c’est l’écrasante domination des médias mercantiles sur l’opinion, bafouant la démocratie en bloquant tous changements qui nuiraient à leurs intérêts.

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Notre préoccupation, c’est l’incapacité de la presse alternative indépendante à toucher le plus grand nombre, celui qui en a le plus besoin.

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Pas de demande exprimée, pas d’offre ? La loi du marché doit-elle s’appliquer à l’information ? Non, elle est nécessaire à tous. Mais pas forcément le pluralisme dont le besoin doit être stimulé, notamment par une offre diversifiée facilement accessible.
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Difficile ? Même pas. Le lancement du magazine mensuel et national, Demain en mains se fera à 300 000 exemplaires au prix de 20 centimes. Petit prix et présentation attrayante, il ne manque à son existence que d’être bien mis en vue de son futur lectorat, là où il va.

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Les circuits habituels de diffusion ne sont pas adaptés, cette action complémentaire indispensable relève de la responsabilité de la société civile, c’est-à-dire nous. Sinon, qui d’autre ?

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Reconnaissons que le geste citoyen à accomplir en regard d’un problème aussi grave que le blocage des transitions par la manipulation chronique de l’opinion est d’une facilité surprenante : avancer 6 € pour recevoir 30 magazines chaque mois et les répartir dans 2, 3 ou 4 présentoirs tirelires préalablement disposés dans des endroits passagers : magasins, bars, mairies, salles d’attente, comité d’entreprise… Très peu de temps et pas d’argent, le projet est accessible à tous !

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Il y a bien d’autres manières de diffuser (vidéo), mais celle-là est notre préférée.

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http://demain-en-mains.info/
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Gîtes de France®, 60 ans d’aventures humaines

Voici une présentation d’une fédération qui mériterait d’être plus connue, en particulier pour l’action de ses gîtes dans la préservation de leur environnement.

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par Jean-Luc Fessard

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La bourrassee 8

La maison d’hôtes La Bourrassée

 

Gîtes de France® fête ses 60 ans d’existence. Ils ont été créés dans les années 50, à l’initiative d’Emile Aubert, alors sénateur du département des Basses-Alpes (devenu depuis Alpes-de haute Provence) et d’agriculteurs.

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Ils souhaitaient lutter contre la désertification rurale, en accueillant sur leurs terres les citadins, de plus en plus nombreux, à rechercher des vacances peu coûteuses en dehors des villes.

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Préserver ses valeurs d’origine
Avec ces pionniers naissait en France un tourisme associatif durable. Aujourd’hui, Gîtes de France® est devenu leader français et européen du tourisme d’accueil chez et par l’habitant. C’est la 3e marque de tourisme la plus connue des Français (selon l’étude 2014 de Protourisme), qui a su préserver ses valeurs d’origine. Aujourd’hui, ce sont 47 000 propriétaires qui proposent 60 000 hébergements à 3.4 millions de vacanciers par an. Des vacances accessibles à tous, avec un prix moyen d’un séjour en gîte en 2014 de 443 € pour 4 personnes pendant une semaine. Parmi ces hébergements, 1 600 sont labellisés « Tourisme et Handicaps », ce qui représente 72 % des hébergements porteurs de ce label en France.

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Des pionniers du tourisme vert durable
Gîtes de France® milite pour faire découvrir à ses hôtes les joies d’un tourisme de nature en milieu rural. Ils sont un incubateur d’hébergements écoresponsables avec des propriétaires engagés.

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Ainsi 82 % des hébergements situés en milieu rural, dans des lieux souvent isolés, cherchent à préserver la nature environnante et 1 600 hébergements proposent des éco-gestes aux vacanciers qui y séjournent.

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Dès 1993, Gîtes de France® a créé, en partenariat avec le WWF et la Fédération des parcs naturels régionaux, un premier gîte Panda. L’objectif était de promouvoir un tourisme vert, avec des gites situés à proximité de sentiers de randonnées et des observatoires pour découvrir la nature. Aujourd’hui, il existe 290 gîtes Panda.

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Un référentiel très exigeant pour des « écogîtes »
En 2005, à l’initiative de Gîtes de France® des Bouches-du-Rhône en partenariat avec la région PACA et l’ADEME, ils élaborent un référentiel technique et une charte des « écogîtes ». Ce référentiel, actualisé en 2012 par la commission « éco-tourisme » de Gîtes de France®, intègre les dernières évolutions réglementaires et s’appuie sur les pratiques effectives. Cette commission comporte un collège d’experts du réseau, dont le Directeur du relais Gîtes de France® des Hautes-Alpes et des Alpes de Haute-Provence (départements dont le parc d’écogîtes est l’un des plus développés de France).

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Le cahier des charges est articulé autour de plusieurs thématiques clefs : l’intégration de l’hébergement dans son environnement, l’utilisation de matériaux locaux, la gestion des énergies et des ressources, la qualité de vie dans l’hébergement et la sensibilisation du public. Ce référentiel très pointu amène les propriétaires de ces gîtes à réaliser des prouesses comme celle d’obtenir la note énergétique A pour des bâtiments très anciens qu’ils ont totalement rénové. Malgré son niveau très exigeant, cette démarche, déployée au plan national, engage maintenant 360 « écogîtes ».

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La richesse dans la relation avec les convives
Ce qui est très attachant dans l’approche de Gîtes de France®, c’est l’état d’esprit de ces propriétaires capables de s’endetter très lourdement pour offrir le meilleur confort possible à leurs convives et qui maintiennent néanmoins des prix bas parce que pour eux, la richesse se trouve d’abord dans la relation qui s’installe, avec ceux qu’ils accueillent. Il faut entendre le fils de celui qui a créé le deuxième gîte de France dans les Hautes Alpes, raconter comment son père allait chercher ses hôtes à la gare avec sa charrette. Comment, devenu à son tour propriétaire du gîte, il a conservé de nombreux amis parmi les enfants de ces familles, pour comprendre comment au fil des ans se sont forgées les valeurs fortes de ce monde associatif.

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Quelques gîtes à découvrir

– Le gîte de groupe Alpelune d’Ilonka et Vincent un Ecogîte 4 épis, labellisé Tourisme et Handicaps à Puy-Saint-Vincent 05290.

– La maison d’hôtes La Bourrassée d’Annie et Jean-François Ligier à Saint-Clément-sur-Durance 05460. Ecogîte 3 épis. Une maison ancienne magnifiquement rénovée avec une vue splendide sur la vallée de la Durance.

– Le gîte Panda La Barma de Stéphane Simiand et Valérie Cauvin 2 épis à Ristolas-en-Queyras 05460, installé dans une maison datant de 1791 avec un propriétaire qui connaît tout de la nature environnante. Par exemple, il explique comment les chenilles, qui attaquent les forêts de mélèzes alentours semblent les détruire, contribuent en fait à rendre le bois imputrescible.

– L’Auberge de Moissière, un gîte de groupe de 2 épis à Rabou 05400, dont les propriétaires, James et Chantal Stanzer, réussissent la prouesse de servir le week-end jusqu’à 80 couverts par jour alors qu’il faut faire de nombreux kilomètres en voiture depuis Gap puis plus d’un kilomètre à pied dans un sentier de montagne pour accéder à leur table.

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Encyclique « Laudato Si » : un pape écologiste, mais pas décroissant


par Jean-Claude Noyé

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Nous l’avons tant attendu, ce grand texte du magistère romain sur l’écologie ! Certes, les prédécesseurs du pape François n’ont pas manqué d’exprimer leurs inquiétudes devant la destruction de la planète, dont ils ont vite pris la mesure.

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Mais leurs déclarations successives n’ont pas fait «masse». Elles n’avaient pas le caractère solennel des encycliques et leur capacité de déclencher des réactions de grande ampleur. Si le texte papal sur « La sauvegarde de la maison commune » a fait le buzz, c’est sans doute aussi en raison de son caractère engagé. Il doit son titre, Laudato Si, « Loué sois-tu » en latin, aux premiers mots d’une célèbre prière de saint François d’Assise, le cantique des Créatures : « Loué sois-tu Seigneur par tes créatures, spécialement messire frère Soleil par qui tu nous donnes le jour, la lumière … » En commençant ainsi son encyclique, le pape, qui a choisi de situer son pontificat sous l’autorité spirituelle du «Poverello» en adoptant son nom, se place résolument dans les pas de celui que Jean-Paul II a fait patron des écologistes.

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De fait, la référence à François d’Assise traverse cette encyclique de part en part. Particulièrement dans la partie finale, dans laquelle le souverain pontife appelle tous les hommes à une conversion écologique qui s’appuie sur une spiritualité non moins écologique aux accents franciscains : simplicité volontaire, attitude d’humilité dans nos relations avec les hommes comme avec la Création, efforts pour retrouver une attitude contemplative devant le monde, moins vorace, moins prédatrice.

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Le pape dénonce la culture du déchet, fait la promotion d’une société de sobriété heureuse et évoque même la nécessité « d’accepter une certaine décroissance dans quelques parties du monde, mettant à disposition des ressources pour une saine croissance en d’autres parties ». (p. 148).

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Cela suffit-il à faire de lui un décroissant, comme suggéré ci et là ? Certes non, pour preuve sa référence fréquente au «développement durable». Un oxymore que les décroissants détestent parce qu’il est trop lourd d’ambiguïtés. De même, le pape reste plus qu’ambivalent sur les OGM, n’aborde pas la question du nucléaire, dénonce la toute-puissance de la techno-science tout en faisant la promotion des sciences. Ajoutons qu’il s’oppose au contrôle des naissances comme réponse appropriée à la crise écologique et qu’il réaffirme (sans s’attarder) son opposition à l’avortement. Bref, comme écologiste de longue date, on peut rester sur sa faim.

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Faut-il pour autant bouder notre plaisir ? Sûrement pas, car la tonalité globale du texte papal reste celle d’une dénonciation plutôt radicale des errances de la société de consommation, sur fond de dénonciation du capitalisme financier et d’appel vibrant à entendre tant le cri des pauvres que celui de la Terre. Une invitation expresse à comprendre « l’urgence et la nécessité d’un changement presque radical dans le comportement de l’humanité » (page 5).

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Gageons qu’il sera entendu, des simples fidèles comme de la hiérarchie catholique qui, au lieu d’avoir une longueur d’avance en matière d’écologie, a, hélas, une longueur de retard. Il est vrai qu’elle revient de loin, toute marquée qu’elle a été pendant des décennies par le mythe du progrès et le modèle productiviste. Pour preuve, l’appui constant de l’ancienne JAC (Jeunesse catholique agricole) à la PAC (politique agricole commune) et à son cortège de destructions.

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Autant dire que les chrétiens doivent encore faire leur révolution culturelle. C’est pour les y aider que l’hebdomadaire La Vie et le diocèse de Saint Etienne organisent dans cette ville, les 28, 29 et 30 août 2015, les deuxièmes Assises chrétiennes de l’écologie. L’occasion de donner la parole à des théologiens, philosophes et journalistes d’investigation. Mais aussi à des militants de base – croyants ou non – qui feront part, dans plus de 80 forums, de leurs actions concrètes pour la « Sauvegarde de la maison commune ». Un rendez-vous dont on aimerait qu’il marque durablement les esprits. Comme le fit le précédent.

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Membre des JNE, Jean-Claude Noyé est journaliste à La Vie et co-organisateur des Assises chrétiennes de l’écologie.

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Le texte intégral de l’encyclique en français : http://w2.vatican.va/content/dam/francesco/pdf/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si_fr.pdf

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Le programme des Assises chrétiennes de l’écologie
rencontres-ecologie-2015.assises-chretiennes.fr/assisces_chretiennes/Assises.html

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Pour s’inscrire aux Assises chrétiennes de l’écologie
rencontres-ecologie-2015.assises-chretiennes.fr/assisces_chretiennes/Inscriptions.html

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Une tournée forestière au Portugal

L’Association Forêt Méditerranéenne, dont le siège est à Marseille, organise chaque année un voyage d’étude sur le terrain. Cette année, c’était le Portugal.

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par Roger Cans

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Pour nous y rendre, nous avons d’abord traversé le nord de l’Espagne, où la forêt se borne à des plantations d’eucalyptus. A gauche de la route, des eucalyptus, à droite de la route, des eucalyptus. Affligeant de monotonie. Ces arbres d’importation se régénèrent maintenant naturellement, de sorte qu’ils sont durablement installés.

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Au Portugal, il y en a aussi, mais beaucoup moins. Dans l’Alentejo (« l’outre Tage ») où nous avons circulé, les premiers eucalyptus ont été plantés dans les années 1950 pour lutter contre la malaria. Mais, depuis, les grands conglomérats du papier ont vu tout l’intérêt du bois d’eucalyptus pour fabriquer du papier blanc de qualité écriture (alors que les résineux servent pour le papier carton ou le papier journal). Donc, l’eucalyptus fait aussi partie du paysage portugais. Et il ne sert pas qu’au papier. Il m’est arrivé d’acheter en France un manche de pioche en bois d’eucalyptus fabriqué au Portugal !

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Cependant, l’essentiel des boisements est constitué de chênes verts (80 %) et de chênes liège (20 %). Dans les plaines de l’Alentejo, on ne trouve que de la savane arborée, où la densité d’arbres est très faible : 50 chênes verts à l’hectare et seulement 4 chênes liège à l’hectare (en moyenne). En fait, ce sont de vastes pâtures à vaches ou à moutons, où les arbres ne servent que de parasols. Les grands propriétaires fonciers ne vivent pas de la vente du bois, car le bois de feu (chêne vert) ne trouve plus preneur et le liège a perdu la moitié de sa valeur sur le marché. Ce qui rapporte, c’est la prime à la vache allaitante offerte par l’Union européenne, comme en Corse. Les bovins vivent leur vie seuls dans la savane, avec de l’herbe en hiver et des plantes sèches durant l’été. On ne s’occupe d’eux que pour les vendre. L’Union européenne, qui a décidément bon dos au Portugal, finance aussi des reboisements de chênes liège sur les terres en friche.

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Pour trouver de la vraie forêt, il faut aller dans la montagne, vers la frontière espagnole. Le maquis de cistes et de chênes verts abrite le chêne liège qui, là, est exploité. La première levée de liège (dit « mâle ») est faite lorsque l’arbre atteint 70 cm de tour. La première récolte ne donne que du liège à broyer pour faire des panneaux ou du matériel isolant. Le liège de repousse (dit « femelle ») sera récolté ensuite tous les neuf ans. C’est avec lui qu’on fait les bouchons de qualité. Les ouvriers chargés du démasclage travaillent avec une simple hache, dont le manche est taillé en pointe pour décoller l’écorce du tronc. Ils doivent faire attention à ne pas toucher l’aubier, sous peine de blesser l’arbre. Ils portent eux-mêmes leur récolte sur l’épaule jusqu’à la remorque d’un tracteur qui pénètre dans le maquis. Nous avons vu la même chose au Maroc, dans les forêts du Rif.

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L’arbre le plus exploité dans l’Alentejo est l’olivier, pour sa précieuse huile. Mais à la culture traditionnelle de l’olivier qu’on laisse vieillir en le taillant à hauteur d’homme pour faciliter la récolte, se substitue aujourd’hui une nouvelle technique : les oliviers sont plantés très serrés et taillés comme une vigne à 1 m 20, 1 m 30. De loin, on dirait en effet des vignes très denses, mais ce sont de jeunes oliviers qui vont être récoltés mécaniquement et que l’on ne laissera pas vieillir. C’est la culture industrielle de l’olivier…

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L’autre arbre très exploité est le pin pignon (notre pin parasol), planté par parcelles entières pour produire les pignes, très appréciées dans la cuisine. Mais, comme l’eucalyptus, il prend feu très facilement. L’incendie est la principale menace en « forêt méditerranéenne », même lorsqu’elle est plutôt atlantique.

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La cigogne est un oiseau omniprésent dans la région. A proximité des points d’eau, on voit des nids sur tous les poteaux télégraphiques (que l’oiseau préfère aux arbres pour sa sécurité). Sur les pylônes de lignes à haute tension, on aperçoit des anémomètres qui tournent constamment : ce sont des dispositifs pour dissuader cigognes et grands rapaces de se poser et de s’électrocuter. Astucieux et économique. Curieusement, on ne trouve pas d’éoliennes dans la région pour exploiter l’énergie du vent. Cela viendra peut-être.

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Nous visitons un Centre d’études et de sensibilisation à l’environnement, installé sur 200 hectares de collines. On y pratique le reboisement de chênes verts sur « bourrelets à double butée », arrosés par goutte à goutte. On y cultive les plantes aromatiques et médicinales. Des dames sont occupées au tri du fenouil séché, au milieu de cartons pleins de trésors : sachets d’origan, de tilleul, de romarin, de menthe, de sauge, d’immortelle et même de feuilles de frêne. Le Centre élève des ânes, des chèvres, des moutons… et des paons. Le caroubier, ici, est un arbre fourrager. On donne ses gousses chocolatées au bétail.

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On vante aussi l’architecture bioclimatique avec des constructions en pisé avec toiture reposant sur des cannisses. Le Centre a mis au point une cabane de berger modèle, dont plusieurs exemplaires sont exposés au milieu d’un champ. Les quelques cultures de céréales sont labourées selon les courbes de niveau, pour éviter l’érosion. Malheureusement, l’arrivée des tracteurs a perturbé cette bonne habitude héritée de la traction animale. Dans les collines alentour, bien des labours sont effectués dans le sens de la pente. La sensibilisation ne fait que commencer…
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Le tout-numérique à l’école ?

Le chef de l’Etat français vient de promettre un milliard d’euros sur trois ans, pour que la totalité des collégiens français dispose d’un outil numérique.

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par Marie-Hélène Léon

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AlerteToutNumeriqueSi des cours destinés à bien utiliser les ressources disponibles sur Internet, c’est-à-dire savoir les rechercher, trouver les informations justes, distinguer les vraies des fausses, sont d’importance (cela fait partie des missions de l’école), le pendant matériel n’est pas une bonne nouvelle, pour la santé des jeunes et celle de la planète.

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De nombreux collégiens disposent déjà d’outils informatiques chez eux : tablettes, ordinateurs de bureau ou portables… Fournir un ordinateur supplémentaire en plus de celui qu’ils possèdent, pose clairement la question du gaspillage.

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La croissance des déchets électroniques est telle que les Nations Unies viennent de lancer une alerte. L’étude de Global E-Waste Monitor 2014, démontre qu’en 2014, environ 42 milliards de kilos de déchets d’équipements électroniques et électriques étaient mis au rebut, soit 6 kilos par être humain.

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Et le système d’obsolescence programmée est toujours actif. Dernièrement, le site Green IT expliquait que le Macbook Retina 2015 est irréparable et révélait une intéressante enquête sur les déchets électroniques.

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Au coût financier exorbitant du tout-numérique à l’école, s’ajoutent donc le coût écologique et le coût humain en termes de santé publique. Non seulement de nombreuses toxines sont contenues dans les déchets électroniques, mais encourager les élèves déjà rivés sur leur téléphone mobile à chaque interclasse, à utiliser à nouveau un écran en cours, risque d’entraîner des problèmes de santé (troubles visuels et posturaux, apparition de biais cognitifs). Il est urgent de (re)lire le rapport de l’Académie de sciences qui détaille et précise les risques liés aux écrans. Le chef de l’Etat l’a-t-il lu ?

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Pour connaître les actions liées à l’environnement à l’école : reseauecoleetnature.org

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Le Pape François célèbre l’écologie

On l’attendait, elle est enfin arrivée ! L’encyclique du Pape François vient d’être publiée et fera date. Face à la détérioration globale de l’environnement, le souverain pontife s’adresse à chacun, appelant à agir rapidement pour sauver la planète.

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par Marie-Hélène Léon

EncycliqueEcologie

 

Evoquant notre Terre comme une maison commune, dénonçant les dégâts causés par l’utilisation irresponsable de ses biens, l’exploitation et la domination de l’homme qui s’en croit propriétaire, soulignant les blessures infligées par l’humanité au sol, à l’eau, à l’air, et aux êtres vivants, les quelque 192 pages se déclinent en six parties :
– ce qui se passe dans notre maison ;
– l’Evangile de la Création ;
– la racine humaine de la crise écologique ;
– une Ecologie intégrale ;
– quelques lignes d’orientation et d’action ;
– éducation et spiritualité écologiques.

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Les parties se lisent comme un parcours éclairant, cherchant à baliser et faciliter les solutions, s’intégrant parfaitement dans la future Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques qui se déroulera cet hiver à Paris. Et ce n’est pas un hasard si le souverain pontife cite Saint François d’Assise, comme l’exemple d’une authentique écologie faite de joie.

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On peut lire qu’il est possible de « vivre intensément avec peu, surtout quand on est capable d’apprécier d’autres plaisirs et qu’on trouve satisfaction dans les rencontres fraternelles, dans le service, dans le déploiement de ses charismes, dans la musique et l’art, dans le contact avec la nature, dans la prière. Le bonheur requiert de savoir limiter certains besoins qui nous abrutissent, en nous rendant ainsi disponibles aux multiples possibilités qu’offre la vie ». Un appel à la sobriété heureuse…
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Remerciant à plusieurs reprises, les acteurs de l’engagement écologique (femmes et hommes, associations et institutions), il rappelle également « toute cruauté sur une quelconque créature est contraire à la dignité humaine ».

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La maison commune est en feu, le pape François a choisi d’affronter les flammes. Et qu’importent les réactions outragées des climato-sceptiques et des exploiteurs de richesses… il faut faire vite ! Sans aucun doute, cette encyclique, écrite en totalité par le Pape François après avoir consulté de nombreux experts internationaux, est la pierre d’angle d’une église catholique verdie et vivifiée.

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Pour lire ou télécharger l’encyclique : http://w2.vatican.va/content/dam/francesco/pdf/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si_fr.pdf

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Un dossier complet sur le site de La Vie, avec des articles d’Olivier Nouaillas et Jean-Claude Noyé des JNE.

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 Les Sargasses, ça agace !

Depuis quelques mois, les îles de la Guadeloupe et de la Martinique connaissent un fléau naturel dont elles se seraient bien passées. Un amoncellement d’algues sur les rivages enchanteurs de ces îles paradisiaques. Mais voilà, le paradis se transforme en enfer pour ceux qui cherche des solutions à ce phénomène appelé « les Sargasses ».

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par Patrice Auro

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Algues stockées en bord de plage au Vauclin (Martinique) – photo Patrice Auro

Injustement appelées Sargasses, en référence au problème éponyme qui souille les côtes brésiliennes, les algues des Antilles semblent avoir une origine plus proche, voire quelquefois locale.

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L’apparition massive d’algues dans un milieu marin est d’abord due à une modification chimique du milieu marin. Une acidification de l’eau salée en est la première cause. Cela peut être dû à des produits polluants déversés dans la mer par les rivières qui s’y jettent.

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Ce phénomène existe en Bretagne avec les « algues vertes » suite aux nombreux pesticides qu’utilisent les agriculteurs bretons associés aux lisiers (les déjections des cochons).

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La deuxième cause est l’augmentation de la température de l’eau (un ½ degré suffit). Une eau naturellement chaude, comme celle des Caraïbes, favorise le développement de ces deux variétés d’algues, Sargassum fluitans et Sargassum natans.

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La venue concomitante du Président de la République et de sa ministre de l’Ecologie a accéléré le processus de prise en charge de l’Etat de ce fléau dont les élus guadeloupéens et martiniquais ont signalé la dangerosité. Dangerosité, puisque une fois une fois échouées, les algues « sargasses » dégagent, en se décomposant, l’odeur d’œuf pourri caractéristique de l’hydrogène sulfuré (H2S). Cela va sans dire que les personnes à proximité de ces algues sont exposées à des risques sanitaires majeurs.

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Si l’odeur de « d’œuf pourri » remplace les odeurs épicées habituellement véhiculées par les alizés, le tourisme, première force économique des Antilles, « va en prendre un coup ». D’autant que le moral est plutôt morose dans ce secteur bien affaibli par de successives fermetures d’hôtels.

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Sur le million d’euros demandé « en urgence » par M. Victorin Lurel, président du conseil régional, la ministre de l’Ecologie en a accordé 800 000 pour résoudre le problème « dans les meilleurs délais ».

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Malgré ce geste généreux et (presque) spontané, il y a gros à parier que la cagnotte « royalement » attribuée par notre ministre vert esera largement insuffisante. Les solutions mises en place ne visent en réalité que l’évacuation des algues importunes et non pas le traitement du problème à sa source. Même si des sociétés opportunistes ont déjà proposées des solutions (onéreuses), elles s’avéreront inefficaces quand le phénomène va s’accélérer ! Ces proliférations, d’abord saisonnières, sont devenues continues.

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Après quelques questions posées aux personnes directement impliquées (maires des communes, pécheurs, hôteliers…), la réponse semble simple pour ne pas dire simpliste : « Il faut empêcher les algues d’atteindre le rivage par des systèmes de filets tout en tenant compte des courants (capricieux en Caraïbes) ». Pour ma part, je rajouterais : contrôler également les pollutions des rivières (résultats déplorables en 2012 en Martinique pour les pesticides). Pour les algues déjà échouées, il faut les faire sécher au soleil (90 % d’eau) et ensuite les brûler (ou les intégrer dans le compost agricole).

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Si les moyens utilisés pour traiter ce fléau restent « des emplâtres sur une jambe de bois », ce problème va être long et coûteux, générant un impact négatif sur le tourisme dont les iles antillaises auront du mal à se relever… S’il existe encore des sceptiques sur le réchauffement climatique et ses conséquences, je les invite à profiter d’une algothérapie à peu de frais dans les eaux chaudes des Antilles. Prévoir un masque pour les odeurs !!

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Paul Watson, ambassadeur de la mer

Ambassadeur des océans et protecteur des baleines, Paul Watson, après deux interventions en milieux scolaires *, a fait le point sur l’exploitation des dauphins au Japon et révélé « une économie de l’extinction » lors d’une rencontre avec la presse à Aix-en-Provence, juste avant sa conférence publique du 21 mai au Conservatoire Darius Milhaud où il était invité par le Muséum d’Histoire Naturelle, dans le cadre de la Fête de la Nature sur le thème de l’eau, en partenariat avec le Comité pour un Musée des Sciences.

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par Michel Cros

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Paul Watson - Photo Michel Cros

Paul Watson – Photo Michel Cros

La nouvelle est tombée le 20 mai, en pleine conférence au Lycée international Georges Duby de Luynes, près d’Aix-en-Provence. L’association japonaise des zoos et aquariums (JAZA), membre de WASA (l’Organisation Mondiale des Zoos et Aquarium),, a décidé de ne plus acheter de dauphins provenant de Taiji, province tristement célèbre pour les massacres de cette espèce marine, révélés au grand public en 2009 dans le film américain The Cove (La baie de la honte).

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« Pendant des années, nous avons mis la pression à la World Association of Zoos and Aquariums (WASA), car ils ont un code éthique. Mais il n’était pas mis en application », a expliqué Paul Watson le lendemain à la presse.

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WASA avait donné un ultimatum à la branche japonaise de Zoos et Aquariums (JAZA) : « ou elle accepte de ne plus acheter de dauphins à Taiji, ou elle n’est plus membre de WASA ». « Il y a tout intérêt à faire partie de WASA, car cela permet d’échanger des données et d’être au courant des nouveaux croisements d’espèces », précise Paul Watson.
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Cette heureuse décision a laissé planer un bref instant de réjouissance dans mon esprit : « est-ce la fin des massacres ? » Mais comme l’a expliqué l’écologiste, « le dauphin reste une importante source de revenus, et le maire de Taiji n’est pas prêt d’arrêter cette exploitation ».

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Un marché très lucratif

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« L’exploitation du dauphin a été répertoriée dans trois endroits différents : Iky, Futo abandonnées depuis, et Taiji toujours en activité…A 250 000 $ US pièce, les négociants japonais préfèrent les vendre vivants aux aquariums plutôt que mort spour l’alimentaire, car leur chair n’en rapporterait que 500 $ US », précise Paul Watson.

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Mais les pêcheurs affirment qu’ils doivent continuer à chasser le dauphin pour nourrir le peuple japonais. « Seulement 2 % de la population en mange, les jeunes et les femmes n’en consomment pas », rétorque Paul Watson.

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Le Japon recense 62 aquariums et 130 pêcheurs sont impliqués dans ce marché lucratif . Le fondateur de Sea Shepherd Conservation Society (SSCS) pense que la décision de WASA aura une répercussion positive sur l’association des aquariums, bien que 40 d’entre eux n’aient pas de dauphins et contestent l’organisation internationale.

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Une culture non justifiée

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« Le Japon essaie de justifier la pêche des dauphins et des baleines en arguant que leur consommation appartient à leur tradition culinaire et que cela fait même partie de leur culture… Or il est à noter que les Japonais n’ont commencé à manger de la viande de dauphin qu’à partir de 1969. Curieusement, les massacres de dauphins à Ity, Futo et Taiji coïncident avec les premières demandes de dauphins pour les aquariums dès 1960 …Ce n’est pas une histoire de culture mais de business  !», poursuit Paul Watson.

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Il en est de même, dit-il, avec la pêche de la baleine considérée par eux comme culturelle car trois villes japonaises y participent depuis une centaine d’années.

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Mais affirmer cela, ironise-t-il, reviendrait à dire qu’une pratique qui se ferait à Saint Malo appartiendrait à la culture de la France toute entière !

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« La chasse à la baleine a été introduite au Japon par des Norvégiens en 1911, avec une station baleinière qui n’employait à l’époque aucun Japonais ». Et l’écologiste de préciser que c’est seulement en 1930 que l’Empire du soleil levant commença à s’y intéresser !

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« Ceci se poursuivit après la guerre avec le Général Mac Arthur qui créa une station baleinière pour fournir de la viande aux habitants ». Ce qui fait dire à l’écologiste canadien : « si la pêche baleinière fait partie de la culture japonaise, alors l’occupation américaine en fait aussi partie !  »

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« La tradition sert souvent d’argument », comme avec la tauromachie, qui a commencé en Crète, sans mise à mort du taureau et sous forme de danse… Ou encore la torture et pendaison des lévriers en Espagne perdant leur course ou la défenestration de chèvres du haut des églises espagnoles pour purger les pêchés !

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« Tout cela n’est que le résultat d’une recherche de bouc émissaire », et Paul ­­­­­Watson de conclure sur ce sujet en disant : « Il ne peut y avoir d’excuse pour la tuerie et la torture d’autres êtres sensibles ».

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Une économie de l’extinction

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Si les Japonais n’ont pas chassé la baleine en 2014, suite à leur condamnation l’an dernier par la Cour Internationale de Justice, ils disent qu’ils vont la reprendre dès la fin de cette année. « Le problème, c’est que les Japonais ne veulent jamais se conformer à une décision autre que la leur. Ou alors, s’ils acceptent une décision extérieure, c’est selon leurs propres conditions. Ils ont, en général, une attitude de non compromis… Ils vont devoir se conformer à un quota de pêche qu’ils refusent ! »

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Paul Watson l’explique par ce qu’il appelle une « économie de l’extinction » : « si la quantité de poissons diminue dans le monde, les prix augmentent ! Un thon bleu d’un mètre de long, peut valoir 75 000 dollars, et certains peuvent être cotés à plus d’1 million de dollars », précise-t-il.

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« Mitsubishi est l’une des entreprises qui stocke des poissons en congélation pendant 10 à 15 ans. Leur philosophie est simple : plus ils en stockent et moins il y a de poissons dans les océans et leur stock prend de plus en plus de valeur. Même si l’espèce est éteinte », poursuit l’ex-cofondateur de Greenpeace. « Ils en auront toujours pour 10 à 15 ans de plus grâce à leurs congélateurs. Ce qui représente énormément d’argent ! »

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Car la demande est grande et le défenseur des baleines de se rappeler maintes soirées sur le thème de l’environnement où de la légine australe, un poisson pourtant inscrit sur la liste en danger d’extinction, est allègrement servi aux convives, car très recherché par les grands chefs pour son goût exquis.

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« Beaucoup de gens dans le monde sont dans une attitude de déni et ne comprennent pas que les poissons sont plus précieux dans la mer que dans leur assiette », déplore le « biocentriste » (lire ici l’explication de ce terme dans notre recension du dernier livre de Paul Watson) .

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Un équilibre des océans menacé

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« Les poissons sont les garants de l’équilibre écologique de nos océans. La population de phytoplancton a diminué de 40 % depuis les années cinquante. Sachant que les zooplanctons, qui dépendent des phytoplanctons, produisent 80 % de l’oxygène que nous respirons, l’homme extermine les espèces sans avoir conscience de l’impact que cela a sur l’environnement ».

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Paul Watson donne alors l’exemple des pêcheurs qui tuent les lions de mer sous prétexte qu’ils mangent trop de poissons, pensant qu’il n’en resterait plus assez pour les hommes. « Or, écologiquement, plus il y a de phoques, plus il y aura de poissons, car baleines, dauphins, phoques et autres rendent à l’océan leurs déjections, qui à leur tour servent de nutriments aux phytoplanctons qui nourrissent les poissons… C’est un équilibre qui fonctionne depuis des millions d’années », poursuit-il en racontant le témoignage d’une expédition dans le Nord Atlantique en 1534 où on ne dénombrait pas moins de 45 000 phoques et aucune pénurie de poissons….

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« Aujourd’hui, avec seulement 10 % de la population de phoques d’alors, les pêcheurs se plaignent ! Les hommes sont les plus grands prédateurs de l’océan. 40 % des poissons pêchés ne sont pas destinés à nous nourrir, mais à alimenter cochons, chiens et autres animaux domestiques… Les chats mangent plus de poissons que tous les phoques des océans réunis ! », s’indigne le marin écologiste.

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Les missions de Sea Shepherd Conservation Society

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« Plusieurs missions ont lieu en différents endroits du monde en même temps », poursuit le commandant de la SSCS : « un bateau dans les îles Féroé pour protéger les baleines, une mission en Honduras, une au Costa Rica et Floride pour les tortues, et une autre mission au large du Mexique pour les petits dauphins. Il y a aussi des campagnes dans les Îles Galápagos et au large de l’Afrique pour empêcher différents trafics. 90 % des gens qui travaillent à Sea Shepherd sont des volontaires. Nous avons une liste de 3 à 4 000 jeunes gens demandant à participer à ces campagnes ».

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Quant à l’Asie, Watson confirme une mission à Hong Kong pour protéger les requins : « Les Chinois font beaucoup de progrès pour les nouvelles techniques d’innovations et la soupe de requin est bannie des banquets officiels. Finalement, ils sont beaucoup plus ouverts que nous et ont passé des lois pour protéger certaines espèces ».

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Le réchauffement climatique

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Paul Watson énumère avec humour quelques paroles d’hommes politiques américains sur ce sujet brûlant…. Un sénateur républicain d’Oklahoma, pourtant à la tête de la Commission pour le changement climatique, a dit : « Le changement climatique n’existe pas parce que Dieu ne le permettra jamais »

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Puis celle d’un sénateur de l’Etat de Rhode Island qui va au Congrès avec une boule de neige en disant : « Le réchauffement climatique, c’est pas vrai. Je viens de trouver une boule de neige dehors ».

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Après avoir vu défiler toutes les promesses non tenues lors des précédents sommets sur le changement climatique, Paul Watson reste plutôt sceptique car chaque président en place tient à garder son capital de popularité. « Obama est le plus détesté des présidents des Etats Unis car il essaie de faire changer beaucoup de choses ».

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Quant à Hollande, a-t-il vraiment une carte à jouer à la prochaine rencontre sur le climat à Paris (COP 21) en décembre 2015 ? Le militant antispéciste canadien l’espère…

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Et « l’écolo-pirate » réfugié en France (il est toujours sous mandat d’arrestation d’Interpol) de conclure en riant : « si on veut être un président aimé de tous les bords, il ne faut rien faire comme le gouverneur de Victoria en Australie, connu comme le « Do nothing darling ». Et tout le monde l’aime ! ».

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Pour découvrir comment Paul Watson est devenu « biocentrique », cliquez ici.

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* Lycée G. Duby et Collège Mignet, grâce à l’association de Parents d’élèves Apelevia.

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