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Catégorie ‘ACTUALITES’

La Baleine et le Papillon

Voici le compte-rendu d’un voyage naturaliste hors du commun au Mexique.

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par Jean-Baptiste Dumond

baleine et papillonb

Photo Jean-Baptiste Dumond

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La Baleine et le Papillon
Baja Sur – Michoacan
Mexique

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25 février – 9 mars 2013

Partie 1 : la baleine

Lundi 25 février 2013 : Paris – Mexico – La Paz
Paris 14 h 15 – Mexico – La Paz 23 h 15 : Paris moins 8 h.

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Mardi 26 février 2013 : sud de La Paz
La plage de Todos Santos, longue, jaune-orangée, descend roidement vers le Pacifique qui l’assaille et la creuse violemment à coups d’épaisses vagues. Sur le sable, un marsouin mort entouré d’Urubus à tête rouge. Plus loin, un pélican brun immature blessé tente de s’échapper vers la mer qui le roule et le rejette dès qu’il l’atteint.
Le moment fort c’est l’apparition soudaine des baleines grises. Des souffles, puis des sauts, puis des échines qui émergent, se déploient, s’enfoncent élégamment dans l’océan. Un couple mère/petit longe le rivage durant un long moment tandis qu’au loin surgissent d’autres cétacés, observées par des bateaux de pêche et de touristes.

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Mercredi 27 février 2013 : La Paz – Loreto – Santa Rosalia
Long trajet de presque 12 heures, 600 km sur la Carretera, qui parcourt la Baja du nord au sud. Vallées de cactus, plaines de cultures, petites chapelles, croix fleuries, un cheval mort guetté par les charognards, des gorges, des tournants, des sommets dentés, une vallée aride suivie d’une longue plaine arbustive, bordée d’une chaîne de montagnes mauves. A nouveau des gorges plantées de cardõns jusqu’à Bahia Concepcion. Reliefs, montagnes, collines verdâtres où coulent des pierriers sang. La plage d’El Coyote avec ses maisons de bois. De nouvelles vallées encaissées, dominées par des sommets arrondis ou crénelés, de tertres, où se mélangent cardõns, broussailles, longs pierriers. Mulegé, sa mission jésuite du XVIIIe qui surplombe une rivière émeraude bordée de palmiers.
Santa Rosalia, enfin, ville du cuivre, aux maisons en bois de style colonial et son église construite par Eiffel.

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Jeudi 28 février – Dimanche 3 mars 2013 : Santa Rosalia – San Ignacio – Laguna de San Ignacio (Kuyima Camp)
La route vers la lagune. Changement de décor, lunaire. Lac salé, toundra arbustive, et la baie immense bordée de sierras, les pics Santa Clara, un petit aérodrome, les différents camps de Whale watching, enfin le nôtre, Kuyima Camp 2 : une quinzaine de chalets acajou sur pilotis alignés devant la baie; avec sanitaires écologiques.
Accueil par Carlos, grand et fort barbu mexicain, maniant bons mots et propos scientifiques, accessoirement musicien. Il indique les règles de comportement et de sécurité, le maniement des facilités, les horaires de repas, des sorties de Whale watching.
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- Les repas : 7 h 30, midi, 19 h, servis, dans un bâtiment à l’entrée, grande salle commune ronde qui rassemble cuisine, bar, bibliothèque spécialisée, prises multiples pour les batteries d’appareils.
- Les sortie, matin et (en supplément) le soir, à des horaires tributaires du vent, fermeture de la réserve à 17 h. Entre les sorties, la mangrove, la toundra.
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La lagune est divisée en deux parties :
. La baie, interdite à la circulation, lieu de reproduction et nursery où les mères élèvent leur petit. Eau peu profonde, plus salée, et absence de prédateurs.
. La passe, entre la lagune et la haute mer, lieu des sorties.
- Coucher vers 21 h. Incitation à ne plus utiliser de lumière après 22 h.

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souffle

Photo Jean-Baptiste Dumond

Cela offre de belles nuits, y compris au dessus des têtes qu’un ciel comblé d’astres coiffe hors de toute pollution lumineuse, immensément lacté.
Debout de bonne heure, levers et couchers de soleil sur Santa Clara, toundra buissonnante marquée des pieds de coyote, ou mangrove secrète agitée de vies multiples, Balbuzard pêcheur rentrant avec poisson aux serres, allant nourrir son jeune, Aigrette roussâtre, Chevalier semi-palmé, Courlis corlieu, Ibis blanc, Barge hudsonienne, Bernache cravant, Puffin, Starique de Cassin, Macreuse à front blanc, Goéland de Cortez et marin-briseur de coquillage, Frégate superbe, Pélican brun, Cormoran à aigrettes et de Brandt, Sterne élégante, Huîtrier d’Amérique, Grand Corbeau, coyotes de passage, insectes et araignées, et le rivage aux multiples coquillages, os de cétacés, hippocampes et poissons séchés, tous interdits de ramassage : réserve de la biosphère oblige !
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Ce n’est pas pour rien que cette baie a été surnommée Bahia des las Baleinas.
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Au cours de près de 12 heures de mer en 5 sorties, par houle ou calme, dans les mouvements agités des vagues ou comme sur un lac d’huile (le mieux pour observer), nous aurons assisté à un ballet de baleines grises (près de 400, dont plus de 100 baleineaux), avec tous les comportements : souffle qui nous arrose, saut, plongée, copulation, sortie de tête en chandelle, regards – Ah! Le regard d’un baleineau, cet oeil qui émerge à la commissure des lèvres, quel instant, quel échange! -, queue déployée, poursuite; et le cadeau final de la nature : le toucher de baleineaux et de sa mère, le contact de leur peau, douce comme une babine de chien !

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queue

Photo Jean-Baptiste Dumond

Les marques sur leur peau disent la rudesse de leur vie. Elle raconte la longue route qui, chaque année, les amène d’Alaska et de la mer de Barentz et les y ramène, en tout 16 000 km de voyage qu’orques et requins croisent, avec lesquels il faut ruser, eux les carnivores, eux les herbivores et planctivores, deux mondes que séparent le goût du sang. Et les pièges des hommes – chasse, déchets, pollution. Mais cette population californienne – 20 000 individus – n’est pas en danger, contrairement à sa cousine japonaise et coréenne, en voie d’extinction.
Le soir, depuis le rivage, nous entendons souffler les baleines, nous en apercevons surgissant au dessus de la lagune, des échines grises qui s’arrondissent à la surface, des jets vaporisés dans l’air.

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Dimanche 3 mars 2013 : Kuyima Camp – Loreto
Le vent a changé de nouveau. Passé au nord-ouest hier, portant le calme sur la baie, il revient au nord-est et lève du clapot.
On n’entend plus le souffle des baleines qui nous diraient adieu. Avons-nous rêvé?

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Je suis sûr que nous partons le cœur gros.

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Retour vers La Paz….

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A suivre…

Ce voyage était proposé et organisé par Objectif Nature.

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Les JNE s’inquiètent de la disparition éventuelle des pages Planète du « Monde »

La menace de suppression des Pages Planète, en tant que rubrique clairement identifiée, dans la nouvelle maquette adoptée par le journal Le Monde, inquiète fortement l’Association des Journalistes-Ecrivains pour la Nature et L’Ecologie (JNE).

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Pour notre association – qui regroupe en France plus de 200 adhérents qui travaillent dans différents supports (quotidiens, magazines, mensuels, radios, télévisions, sites, maisons d’édition ) – cette menace sur le devenir des pages Planète du Monde est symbolique des difficultés croissantes que rencontre l’information environnementale pour trouver sa juste place. Y compris dans un quotidien prestigieux qui se veut de «référence » et dont cette rubrique avait pourtant acquis, années après années, une réputation d’expertise et d’excellence. Cette disparition éventuelle constituerait de plus un signal supplémentaire inquiétant. Elle surviendrait, en effet, après la diminution de la place accordée à la rubrique Terre à l’intérieur du quotidien Libération ou encore la suppression du service environnement au New York Times. Comme si, même en matière d’information, les autres crises (économique, financière, politique, sociale…) faisaient passer au second plan, la crise écologique, pourtant liée et déjà bien réelle dans de nombreux domaines : réchauffement climatique, érosion de la biodiversité, épuisement des ressources naturelles, etc…

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Il n’est pourtant pas si loin le temps où, à la veille de l’ouverture du sommet de Copenhague consacré au changement climatique, 56 journaux du monde entier (dont le Monde, Libération, le New York Times …) publiaient un éditorial commun, le 7 décembre 2009, dans lequel il était écrit ceci : « Les représentants politiques à Copenhague ont le pouvoir de façonner le jugement de l’histoire sur notre génération : celle qui a vu le défi et l’a relevé ou celle qui était si stupide qu’elle a vu la calamité qui s’annonçait mais n’a rien fait pour l ‘éviter. Nous les conjurons de faire le bon choix ».

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Quatre ans après, ne sommes nous pas en droit de reprendre, au nom des journalistes chargés de l’environnement mais aussi des lecteurs et des citoyens, cette même supplique auprès des directions de ces différents grands médias, et notamment de la direction du Monde ? Pour qu’ elles fassent, elles aussi, « le bon choix » : en ne sacrifiant pas l’information environnementale au nom d’ un court-termisme qui montre chaque jour ses limites mais, au contraire, en continuant à développer les éléments objectifs utiles à cette indispensable prise de conscience planétaire.

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Les Journalistes-Ecrivains pour la Nature et l’Ecologie (JNE)

le 6 mai 2013.

L’Institut RSE Afrique conseille les pays africains en matière de Responsabilité Sociétale des Entreprises

Voici un article paru dans Croix du Nord du 3 mai 2013.
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par Anne Henry-Castelbou

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Thierry Téné, originaire du Cameroun, est arrivé à Lille en 2000 pour ses études. Diplômé ensuite d’un Master II en Economie du Développement, la question de la RSE a toujours été présente dans son cursus. Étudiant, il avait créé une Association lilloise des Amis du Développement durable. Il suivra par la suite cinq formations professionnelles auprès de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) en matière de bilan carbone, gestion des déchets, achat éco-responsable …. « En sortant de mes études, j’ai tout de suite eu envie de créer mon cabinet de conseil A2D, en green-economy et RSE. Je fais aujourd’hui des études, du conseil, de la formation, organise des séminaires pour des entreprises, villes et gouvernements africains », explique notre entrepreneur qui a très vite senti qu’il y avait tout à faire en matière de RSE en Afrique.

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« Développer un politique RSE en Afrique suppose une vraie prise en compte du contexte local. La problématique d’une ville portuaire n’a rien à voir avec celle d’une zone urbaine dans le désert. Il faut aussi tenir compte sur ce continent, du poids économique et social de l’activité informelle (économie familiale, troc, économie souterraine…) », précise Thierry Téné, pour qui un des piliers de la RSE en Afrique est tout d’abord le respect des lois sociales, économiques, environnementales par les entreprises elles-mêmes.

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En lien avec le World Forum

La création de l’Institut RSE Afrique en 2011 est issue d’une rencontre entre Thierry Téné et un expert français de la RSE installé à Paris, Patrick d’Humières, fondateur de l’Institut RSE Management. « Notre objectif est d’impulser une politique RSE dans les différents pays africains. Dès novembre 2011, nous avons organisé un forum RSE au Cameroun, en 2012 en Tunisie, puis cette année au Ghana. La RSE est un chantier énorme qui va très vite. En Tunisie, aujourd’hui, on ne parle plus que de ça dans les entreprises.» Parallèlement, l’Institut propose des formations, des études, du conseil. Ou participe aux sessions du World Forum à Lille, ainsi qu’à son « Think-Tank » ou laboratoire d’idées. « Le 14 mai 2013, nous organisons une formation à Paris sur la RSE dans le contexte africain. Et nous allons prochainement créer un pool d’entreprises qui s’engagent à promouvoir une économie plus durable en Afrique », annonce Thierry Téné, qui ne cesse de faire de nombreux déplacements entre Lille, Paris, l’Afrique, mais aussi le Québec. Face au succès de l’Institut RSE Afrique, les bureaux devraient prochainement être transférés à Paris et de nouveaux experts être recrutés.

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Essor de l’Afrique

La création de l’Institut RSE Afrique constitue une nouvelle étape dans le cursus de Thierry Téné, confirmant la pertinence de ses choix professionnels : « Grâce à ma passion et ma formation, je souhaite contribuer à l’essor du continent dont je suis originaire. Et ce d’autant plus que l’Afrique s’intéresse de plus en plus à la RSE, dû à la hausse du niveau de vie, au développement d’une classe moyenne plus regardante sur les questions sociales et environnementales, à des médias davantage sensibilisés à la question et à un contexte international moteur. »

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  • Thierry Téné : 35 ans, Directeur et co-fondateur de l’Institut Afrique RSE
  • Institut RSE Afrique : cabinet de conseil en matière de RSE auprès des pays africains, basé à Lille. 06 21 93 91 45 ou www.institut-afrique-rse.com
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« Le Monde » va-t-il supprimer ses pages Planète ?

Nous vous faisons part de cette pétition que nous avons reçue.

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http://1b.r.mailjet.com/1MNs.html?a=3cTlE2&b=92fce659&email=skerckhove@agirpourlenvironnement.org

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A l’heure où nous écrivons ces lignes, la rubrique Planète n’a pas disparu du site internet du Monde et figure même de nouveau dans la barre de haut de page dont elle avait disparu depuis quelque temps (cliquez ici). Elle était aussi maintenue dans l’édition papier du 30 avril.

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Nous resterons vigilants quant à la suite qui sera donnée à cette affaire, et ne manquerons pas de vous tenir informés, car il est important que les sujets d’environnement, si cruciaux pour comprendre le monde dans lequel nous vivons, continuent à avoir la place qu’ils méritent dans un grand quotidien national.

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Regard sur la dynamique des populations et le devenir de la biodiversité

La Société Française d’Ecologie (SFE) vous propose  le regard de Jean-Dominique Lebreton, Directeur de recherche au CNRS et Membre de l’Académie des sciences, sur la dynamique des populations et le devenir de la biodiversité.

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http://www.sfecologie.org/regards/2013/04/26/r45-j-d-lebreton/

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Bonne lecture !

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Ce projet repose sur l’interactivité : nous comptons sur vous pour venir nombreux poster vos questions, avis et commentaires sur ce « regard » et d’autres, en ligne sur cette plateforme depuis septembre 2010.

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Contact organisation :
anne.teyssedre(at)free.fr
Coordinatrice de la plateforme SFE
http://www.sfecologie.org/regards/

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Regards et débats en ligne sur la plateforme SFE :

En ligne depuis janvier 2013 :

R#44: Thierry Dutoit : L’ingénierie écologique, nouvel oxymore ou
nouveau paradigme en écologie ?
http://www.sfecologie.org/regards/2013/04/05/eco-ingenierie-thierry-dutoit/

R#43: Zina Skandrani : Connais-toi toi-même ! (Socrate) Regard sur les
pigeons bisets et la relation Homme-Nature
http://www.sfecologie.org/regards/2013/03/14/r43-zina-skandrani/

R#42 Isabelle Olivieri : La biodiversité, l’évolution et la recherche
http://www.sfecologie.org/regards/2013/02/22/r42-isabelle-olivieri/

R#41 Laurent Tarnaud : Ecologie et comportement des yakurazus, macaques
de Yakushima
http://www.sfecologie.org/regards/2013/01/30/r41-yakurazus-laurent-tarnaud/

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Regards et débats en ligne depuis 2012 :
http://www.sfecologie.org/regards/tous-les-regards/?a=2012

Regards et débats en ligne depuis 2011 :
http://www.sfecologie.org/regards/tous-les-regards/?a=2011

Regards et débats en ligne depuis 2010 :
http://www.sfecologie.org/regards/tous-les-regards/?a=2010

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Société française d’Ecologie
http://www.sfecologie.org/

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Transition énergétique : un débat à double tranchant

 


par Thomas Blosseville

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Depuis l’automne dernier, la France débat de sa transition énergétique. Après des heures de discussion, l’exercice entame une (dernière) ligne droite décisive. Avec des promesses, mais non sans risque.

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Sur le principe, tout le monde s’accorde. Oui, la France doit réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Oui, elle doit déployer des énergies renouvelables. Oui, elle doit prendre des mesures de sobriété et d’efficacité énergétique. Mais… jusqu’à quel point ? C’est l’enjeu du débat national en cours. Après un démarrage poussif, celui-ci s’accélère. Le 25 avril, trois premiers groupes de travail ont présenté leurs conclusions au conseil national du débat, à Paris. Au menu : sobriété et efficacité énergétique, développement des renouvelables et gouvernance. Le 23 mai, deux autres devraient en faire autant, l’un sur les scénarios prospectifs, l’autre sur le financement. Entre-temps, le 14 mai devrait être consacré à la dimension européenne. Et le 25 mai, des panels représentatifs de citoyens dans les régions françaises seront interrogés. Dans un mois donc, de nombreux éléments seront sur la table des discussions.

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D’ores et déjà, un constat s’impose : la France a des idées. Les premiers groupes de travail ont listé une série de mesures potentielles. Assurément, notre pays pourrait sortir du débat avec une véritable boîte à outils pour réussir sa transition énergétique. Elle aurait d’autant plus de légitimité que ces outils sont, souvent, le fruit de consensus. Le groupe sur la sobriété et l’efficacité énergétique a identifié une quarantaine de mesures prioritaires. Celui sur les énergies renouvelables décline des recommandations transversales et par filières. Celui sur la gouvernance a fait une vingtaine de propositions. Restent à venir les groupes sur les scénarios, le financement, la compétitivité, les mutations professionnelles…

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Attention toutefois, la méthode a une contrepartie. Le débat national fait la part belle aux consensus. A juste titre, car un débat ouvert est indispensable pour mobiliser l’ensemble de la société. Mais cette approche limite l’ambition. Si, à chaque étape à venir, le consensus initial est rogné, il se réduira in fine à peau de chagrin. C’est bien là l’enjeu du bras de fer qui s’engage maintenant entre les différents groupes de pression.

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Car une boîte à outils ne suffira pas. Il faudra aussi établir des priorités et fixer des objectifs. Force est de constater que les tenants de l’ordre actuel n’ont pas tous intérêt, à court terme, à engager la transition. Ainsi, les économies d’énergie s’imposent toujours plus comme une impérieuse nécessité. L’un des objectifs est d’atteindre le « facteur 4 », c’est-à-dire diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre de la France d’ici à 2050. Selon les scénarios prospectifs, pour y parvenir, il faudra diviser par 2 la consommation d’énergie… ou un peu moins si surviennent des évolutions technologiques, encore loin d’être garanties. Dans ces conditions, quel objectif se fixer ? Le 25 avril, lors de la dernière réunion du conseil national du débat, les représentants du patronat et certains des syndicats de salariés se sont opposés à viser formellement une division par 2 en 2050 de la consommation d’énergie française. Pourquoi ? En quoi étaient-ils représentatifs des patrons et salariés ? Mystère !

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C’est le gouvernement et les parlementaires qui, au final, trancheront par la loi. Les conclusions du débat en cours alimenteront leur réflexion. Mais sous quelle forme ? Une simple boîte à outils ? Des recommandations ? Une liste des principales options, chiffres et arguments à l’appui ? Cela n’est pas encore décidé, et laisse à chaque partie prenante la possibilité de contribuer à orienter l’issue du débat. Pour le meilleur ou le (moins) pire.

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Les alternatives aux pesticides se développent partout… sauf en France *

« Il faut garantir l’objectif de 50 % de réduction des phytosanitaires d’ici 2018 », déclarait le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll en octobre 2012. Pourtant, malgré les effets d’annonces, le développement des alternatives naturelles aux pesticides reste un parcours du combattant en France.

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par Sophie Chapelle

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Illustration de ces blocages : l’Institut technique de l’agriculture biologique travaille depuis 2008 sur des demandes d’homologation, à l’échelle européenne, de substances actives comme la prêle. En janvier 2013, aucun des dossiers déposés n’avait abouti. Même des produits aussi anodins que le sucre, l’huile de colza ou le vinaigre restent bloqués sur une liste d’attente.

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En cause, l’obstination du ministère de l’Agriculture à vouloir classer les « préparations naturelles peu préoccupantes » (PNPP) (1), dont le purin d’ortie est l’emblème, dans la catégorie des « phytopharmaceutiques ». Pour bénéficier d’une autorisation de mise sur le marché national, la Loi d’orientation agricole de 2006 contraint ces préparations à subir les mêmes tests, contrôles et procédures que les pesticides de synthèse. Entre autres conséquences, il faut compter pas moins de 40 000 euros de taxe pour inscrire la matière active sur la liste européenne. Pas simple à réaliser pour des demandeurs qui sont pour l’essentiel des agriculteurs, des jardiniers ou des associations.

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La France plaide l’impasse réglementaire européenne. Une association, l’Aspro-PNPP, a cherché à savoir si tel était le cas. L’enquête (2) révèle que parmi les vingt-sept pays soumis aux mêmes directives et règlements européens, certains reconnaissent et classent ces préparations dans une catégorie à part. En Espagne par exemple, le gouvernement a créé dès 2007 un arrêté ministériel prévoyant un régime simplifié de commercialisation. Il suffit de remplir un formulaire de demande, et de fournir une étude sur l’efficacité de sa préparation. Le fort développement de l’agriculture biologique en Espagne aurait d’ailleurs joué un rôle dans la mise en œuvre d’un cadre juridique spécifique, selon un fonctionnaire du ministère de l’Environnement.

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L’Espagne s’est inspirée du modèle allemand où près de 500 produits étaient répertoriés dans sa catégorie « fortifiants de plantes ». « Étaient» car l’Allemagne a révisé en 2012 sa réglementation en vue de se mettre en conformité avec le règlement européen de 2009. Contrairement à ce qu’affirme le ministère de l’Agriculture français, la catégorie des fortifiants a pu être maintenue. La procédure d’inscription, elle, reste simple : un formulaire de notification à remettre à l’Office fédéral de la protection des consommateurs et de la sécurité alimentaire, avant la mise sur le marché. Quant au coût de l’examen général de la demande, il avoisine les 290 euros en Allemagne (contre 40 000 euros en France, rappelons-le…).

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Cette révision de la réglementation s’accompagne de quelques bémols. Avec la nouvelle loi allemande, tous les produits doivent être réévalués avant d’envisager une réinscription. Et la poudre de lait ou le vinaigre blanc pourraient être considérés comme des phytopharmaceutiques. Leur commercialisation s’avérera donc beaucoup plus coûteuse. Mais ce que montre l’Espagne, l’Allemagne ou l’Autriche, elle-aussi dotée d’une réglementation simplifiée, c’est que l’avenir de ces préparations dépend avant tout de la volonté politique de faire aboutir ce dossier. Au détriment des lobbies chimiques certes. Mais au profit de la santé publique.

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* Un titre en référence à l’article paru initialement sur le site Basta! : http://www.bastamag.net/article2988.html

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(1) Issu de la Loi sur l’eau, le terme de « préparations naturelles peu préoccupantes » désigne les préparations à base de composant naturel comme la prêle, l’ortie, la fougère, l’argile, le vinaigre blanc ou le petit lait. Utilisées pour renforcer la capacité des plantes, ces préparations prennent la forme d’extrait fermenté, de décoction, d’infusion ou de macération.

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(2) A lire : L’étude de l’Aspro-PNPP sur la réglementation européenne relative aux préparations naturelles peu préoccupantes : état des lieux en Espagne, Autriche et Allemagne.

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Caméra Réparcafé

Choses vues et vécues lors d’un « Réparcafé » dans le XVe arrondissement de Paris…

 

par Florence Faucompré

 

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« Réparcafé » dans le XVe arrondissement de Paris – photo Florence Faucompré

 

J’ai beaucoup appris en deux après-midi ! « Villes en transition » du XVe organisait un « Réparcafé » qui remporta un vif succès… Chacun pouvait apporter ,qui un petit appareil électroménager, qui un vêtement à rapiécer. Une table pour la couture, une table pour le bricolage. Une femme apporta une machine à coudre qu’elle avait trouvée jetée sur le trottoir… et qui fut réparée ! Une autre une lampe ancienne avec une ampoule à baïonnette, dont la douille était indévissable… Il fallut beaucoup de force, des pinces crocodile et du dégrippant pour en venir à bout !

 

Pour ma part, j’avais apporté un petit batteur à œufs Moulinex électrique qui oeuvra en pâtisserie durant 22 ans, et dont une tige ne tenait plus dans son habitacle.

 

Les bricoleurs sont bien outillés et trouvent un plaisir fou à devoir résoudre des difficultés. Acharnement, astuces et force musculaire font le reste. Parmi les outils, notons : les tournevis à claquets, les élastiques, les épingles à nourrice, les allumettes, les bouts de fils de fer, le fer à souder… et j’en passe ! Un inventaire à la Prévert !

 

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« Réparcafé » dans le XVe arrondissement de Paris – photo Florence Faucompré

Nous avons appris à nettoyer un séchoir électrique (voir photos, les élèves attentifs autour du maître !) à réparer un grille-pains (un jeu d’enfant), une radio, un sac à dos troué, une poche de pantalon itou… « Il faut graisser » : voilà une des clés de l’entretien des appareils électriques !

 

Sachez que nous sommes tous entrés dans l’ère du Machiavélique, les fabricants inventant des vis en forme d’étoiles ou de u, de façon à ce que nous ne personne ne puisse les tourner ; le must étant les capots hermétiques sans vis : ainsi, le consommateur n’a plus qu’à jeter et à racheter. La Terre n’a pas été consultée.

 

Ici, on ne déprime pas, on agit, on sauve, on récupère, on apprend ! Un jeune homme en train de coudre, c’est une vue réjouissante. On s’informe, on rit, on boit du thé bio. On coud joyeusement pour le voisin qui n’aime pas ça… On se sent vivants !

 

 

 

« Réparcafé » dans le XVe arrondissement de Paris - photo Florence Faucompré

« Réparcafé » dans le XVe arrondissement de Paris – photo Florence Faucompré

 

Je suis repartie aux anges avec mon batteur à œufs badigeonné de scotch bleu, et fermement décidée à renouveler l’expérience. Je vais guetter sur les trottoirs … les machines à coudre !

Pas d’accord avec la chasse aux loups ? Exprimez-vous !

Trois nouveaux projets réglementaires sont actuellement en consultation sur le site du ministère de l’Ecologie.

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par Marc Giraud

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bienvenue-sur-l-espace-de-consultations-du-meddtl-01Ces textes organisent les conditions de destruction de loups, fixent les départements d’action dans lesquels les tirs seront facilités, et le nombre maximum de loups « à abattre » pour la saison 2013-2014.

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Avant leur publication officielle, ces arrêtés sont soumis à l’avis des citoyens jusqu’au 6 mai 2013 à cette adresse : http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projets-am-loup

(Attention : si ce lien ne fonctionne pas, ce n’est pas le fait des JNE, mais du ministère).

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Il est donc urgent de vous exprimer dans le cadre de cette consultation en remplissant le formulaire mis en ligne par le ministère. Pour vous aider dans votre participation, nous vous proposons quelques éléments de réflexion. Vous pouvez reprendre ces éléments proposés par le service juridique de l’ASPAS, vous en inspirer, donner votre propre point de vue, ou simplement dire que vous êtes contre. L’important est d’être nombreux à s’exprimer !

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1 – Projet d’arrêté ministériel fixant la liste des départements dans lesquels peuvent être délimitées les unités d’action.

Cet arrêté désigne douze départements dans lesquels les tirs seront facilités. Le projet soumis à consultation ajoute par rapport aux saisons précédentes le Vaucluse et la Lozère, zones de colonisation récente du loup, ce qui annihile toute possibilité d’implantation.

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2 – Projet d’arrêté ministériel fixant le nombre maximum de spécimens de loups (Canis lupus) dont la destruction pourra être autorisée pour la période 2013-2014.

Cet arrêté porte de 11 à 24 le nombre de loups qui pourront être abattus pendant la saison 2013-2014. Cela représente 10 % de la population française (250) !

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3- Projet d’arrêté ministériel fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup gris (Canis lupus).

Pour comprendre et visualiser les modifications apportées par le projet : cf. le tableau comparatif  à télécharger sur la page: http://www.aspas-nature.org/6889/la-guerre-contre-le-loup-est-declaree/

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De manière générale, le loup est traité en application de ce protocole comme une espèce « nuisible », c’est-à-dire qu’il peut être détruit toute l’année, y compris en période de reproduction et seulement parce qu’il est susceptible de causer des dommages. Ce protocole facilite le recours aux tirs qui ne sont plus destinés à défendre les troupeaux, mais à faire baisser les effectifs de loups. Le loup est pourtant une espèce strictement protégée par le droit européen (Directive Habitats).

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En application de ce texte, seule la réunion de trois conditions cumulatives peut justifier une dérogation à cette protection et ainsi autoriser des destructions de loups :

- l’existence de dommages importants ;

- l’absence d’autre solution satisfaisante ;

- et la garantie du bon état de conservation des populations.

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Critiques des modifications apportées par le texte :

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- Pas de suspension systématique des tirs quand une destruction de loup a eu lieu :

L’ancien protocole de tir imposait la suspension des tirs pendant 24 h dès lors qu’un loup était tué/blessé.

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La réforme n’impose la suspension des tirs qu’à partir de la destruction du 20ème loup.

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Cette disposition, combinée avec la facilitation croissante de mise en œuvre des tirs (195 autorisations délivrées la saison dernière avec un protocole plus restrictif), ne permet pas de garantir que le nombre maximum de loups à détruire soit respecté, le risque de concomitance des tirs étant très élevé.

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- Des tirs de défense autorisés en l’absence de dommage :

Dans les Unités d’action, les tirs de défense avec canon lisse sont autorisés sans attaque, sans effarouchement. Il s’agit de véritables zones où le loup est considéré comme un « nuisible » et pourra être détruit même en l’absence de dommage, et parfois en l’absence de mesure de protection puisque certains troupeaux pourront être déclarés « non protégeables ». Le panel de solutions de protection existantes et finançables devrait pourtant exclure l’impossibilité de mettre en œuvre toute protection.

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Les tirs de défense avec canon rayé (arme plus puissante et plus précise) sont autorisés, sans effarouchement, dès lors qu’il y a eu une attaque depuis le 1er mai de l’année précédente sur le troupeau concerné ou sur un troupeau situé à proximité, que ce dernier soit protégé ou non. Il pourra donc y avoir des troupeaux « appâts » non protégés qui permettront à tous les troupeaux situés à proximité d’utiliser des armes de grande portée, qui ne sont plus des armes de défense mais de destruction.

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En dehors des unités d’action, les tirs de défense avec canon lisse sont également autorisés sans attaque après effarouchement (alors qu’il n’y a aucun intérêt d’effaroucher s’il n’y a pas d’attaque!). Les tirs de défense avec canon rayé sont autorisés dès la 1ère attaque dans l’année mais sans effarouchement.

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- Un nouvel outil de destruction : les tirs de défense renforcés :

Ils pourront être ordonnés pour les troupeaux subissant beaucoup d’attaques. Jusqu’à 10 tireurs, lieutenants de louveterie, gardes de l’ONCFS, et même chasseurs, pourront être postés en même temps. Il ne s’agit plus d’une mesure de défense, mais d’une véritable battue destinée à tuer un loup coûte que coûte.

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- Les tirs de prélèvement :

Il s’agit d’une véritable battue au loup sur un territoire étendu et éloigné des troupeaux (y compris lorsque les troupeaux ne sont plus en estive), le but étant de prélever à tout prix un individu. Ce tir ne vise pas l’individu responsable du dommage, mais un individu au hasard, simplement présent dans le secteur. Est abattu celui qui passe devant la lunette du tireur.

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Tuer un loup au hasard ne permet que de répondre à une demande « sociale », et n’a aucun effet sur les dommages attribués aux loups.

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De plus, les tirs n’étant pas sélectifs quant au choix du loup abattu au sein de la meute, il existe un fort risque que se produise l’inverse de l’effet recherché :u ne augmentation des dommages. En effet, la mort d’un loup alpha (chef de meute et reproducteur) déstructurerait la meute. Les loups pourraient se séparer et le nombre d’attaques se multiplierait et serait supérieur au nombre précédant la destruction du loup.

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La solution de destruction de loups est inadaptée, inefficace et donc inutile. Elle n’a pour seul effet que de laisser croire aux éleveurs que la destruction est une réponse à la contrainte du loup, au détriment de la promotion du changement des méthodes pastorales.

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Des élus pour moins de pesticides

Le 27 mars dernier, des élus et les associations Générations Futures et Agir pour l’Environnement ainsi que l’Union nationale des apiculteurs français ont présenté le comité des élus en faveur des alternatives aux pesticides.

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par Christine Virbel

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Petit déjeuner de lancement du comité des élus pour les alternatives aux pesticides – Assemblée nationale – 27 mars 2013 – Photo Camille Lefebvre

 

Leur objectif est de diminuer de manière significative l’usage des pesticides en France, premier pays utilisateur d’Europe et troisième ou quatrième mondial. Différentes pistes ont été évoquées, aussi bien franco-françaises qu’européennes, mais aussi techniques et scientifiques. En effet, de plus en plus d’études (1 et 2) ont démontré les dangers des pesticides sur la santé humaine et sur la biodiversité et l’Etat a même reconnu récemment des victimes des pesticides.

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Malgré l’existence du Plan Ecophyto à la suite du Grenelle de l’Environnement, visant à diminuer de moitié l’usage des pesticides d’ici à 2018, les chiffres de 2011 ont montré une augmentation de l’utilisation de ces substances. En créant ce comité, les élus veulent diffuser les expertises et les alternatives aux pesticides et invitent les autres élus français à les rejoindre. La rencontre avec les élus a été très animée et les propositions ont fusé.

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Pour un compte-rendu complet de la rencontre, voir ici l’article sur le blog de Christine Virbel.

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Cliquez là pour découvrir le site du Comité des élus pour les alternatives aux pesticides.

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(1) http://www.senat.fr/rap/r07-176-2/r07-176-280.html

(2) Brain tumours and exposure to pesticides: a case–control study in southwestern France ‘Dorothee Provost, Anne Cantagrel, Pierre Lebailly, Anne Jaffre, Veronique Loyant, Hugues Loiseau, Anne Vital, Patrick Brochard, Isabelle Baldi. Occup Environ Med 2007;64:509–514.

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