Visite JNE au centre Visionpure dans le Vexin : à l’écoute des chevaux et de soi

Le 3 février 2017, un groupe de journalistes des JNE a visité le centre Visionpure, dans le Vexin français, autour du thème : chevaux et développement personnel.

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par Jane Hervé

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Jane Hervé avec le cheval Shaman lors de la visite des JNE au centre Visionpure dans le Vexin, le 3 février 2017 – photo Carine Mayo

Il y a chevaux et chevaux.

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Ici, les chevaux ne sont pas à diriger ou à manipuler comme ceux d’un banal centre équestre. Un tel lieu nommé Visionpure nous l’apprend. Ils y sont ce qu’ils devraient être : des partenaires de l’homme. Les participants (clients), invités à découvrir l’animal, se découvrent en vérité eux-mêmes. Chaque animal a sa personnalité, mais tous – presque – sont disponibles au dialogue, un certain dialogue. On oublie que ces equus caballus sont des poneys, des quarters, des painted, des arabes, etc..On oublie qu’ils peuvent vivre 35 ans. On oublie qu’ils ne voient que deux couleurs. On oublie qu’ils jouent parfois au mâle rétif ou à la femelle douce, qu’ils sont ou non des bachelors (célibataires) dragueurs de juments…

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A travers quelques exercices (engagement, travail sur les émotions, etc.) adaptés aux personnes et à leurs desiderata (dépasser parfois un traumatisme), l’animal quitte l’espace originel où le visiteur l’a placé (animal de trait, de légende, de monte, générateur de chutes, etc.). Finis donc les chevaux style Garde républicaine, les destriers ou les canassons, les rossinantes de Cervantès ou les sauteurs pour hippodrome ou concours épique…

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Le cheval cesse même d’être un objet pour éthologue ou scientifique, mais il se mue en être vivant susceptible d’un échange certes « non-verbal » (le ton du phrasé a plus d’efficacité que la définition du terme employé). Un tel échange se fait avec les moyens du bord d’un animal (le regard) qui a ses limites corporelles (corps massif, poids 500 à 600 kg, présence de sabots, etc.). Indépendant et libre, il mène sa propre vie sociale (compagnons, clan familial) et a appris à survivre dans un environnement subi.

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Visite des JNE au centre Visionpure dans le Vexin, 3 février 2017 – photo Carine Mayo

La présence d’un « praticien » – et même d’une praticienne ! – formé selon Linda Kohanov (Eponaquest) autorise cette prise de conscience novatrice. Eva Reifler, qui a monté en 2008 ce centre si particulier dans le Vexin français, y accueille des entreprises ou des indépendants, des groupes ou des individuels, des êtres souffrant ou non d’éventuels handicaps. Des « ateliers » travaillent en dynamique de groupe ou lors de séances individuelles, portant une attention systématique à la « vulnérabilité » des uns et des autres pour les inviter à plus d’autonomie.

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Le point commun à ces visiteurs, si diversifiés en personnalités, états d’esprit, fonctions et surtout « ressenti », est l’attention qu’ils sont capables de porter à un tel animal. Celui-ci est un « révélateur d’émotion » qui rend visible l’invisible. Ainsi la peur première de la bête (et sans doute de la vie), échelonnée de l’endormissement à la « dissociation », est susceptible de traverser une zone de croissance (ou décroissance selon l’état originel), au risque de traverser une vraie panique. Eva, initiatrice de ce projet où l’animal n’est plus si étranger à l’humain, a inversé le rapport traditionnel entre l’homme et l’animal. Le cheval devient un « guérisseur de l’homme ». Un des chevaux qui a la couleur de sable du désert se nomme ainsi shaman (voir sa photo ci-dessous)*. Ce n’est pas un hasard !
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  • Shaman : guérisseur et intermédiaire entre l’homme et les forces de la Nature.

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Visionpure, Eva Reifler, 20 rue des Vieilles Vignes, 95830 Frémécourt, Tel 06 99 19 02 95.

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Cette visite a été organisée par Nathalie Giraud avec Carine Mayo.

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