Ratifications par la Chine et les Etats-Unis : l’Accord de Paris sur le climat entre dans une étape décisive

L’Accord de Paris sur le climat, signé en décembre 2015, semble mieux parti que son prédécesseur, le Protocole de Kyoto, pour obtenir les 55 ratifications de pays qui représentent 55 % des émissions de gaz à effet de serre et, ainsi, entrer en vigueur dans les meilleurs délais.

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par M’hamed Rebah

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Un grand événement a été sa ratification samedi 3 septembre 2016, par la Chine et les Etats-Unis, dont les présidents ont respectivement soumis au secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, les instruments d’adhésion de leurs pays à l’Accord de Paris sur le climat, à Hangzhou, capitale de la province chinoise du Zhejiang (est), où se tenait le Sommet du G20 (4 et 5 septembre). En remettant ensemble leurs documents, la Chine et les Etats-Unis (à eux deux, 40 % des émissions de gaz à effet de serre) ont manifesté leur ambition et leur détermination à relever conjointement un défi mondial, a indiqué le président chinois, Xi Jinping.

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Le directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), Erik Solheim, trouve que « cette annonce est extrêmement importante ». La ratification de l’Accord par Pékin et Washington est une « extrêmement bonne nouvelle », a fait part la ministre française de l’Environnement Ségolène Royal le 3 septembre dans une interview sur la chaîne BFM TV. « Les Etats-Unis et la Chine ont pris conscience de l’urgence climatique », a noté Mme Royal, rappelant qu’il faut « monter en puissance sur les énergies renouvelables ». La ministre française a la ferme intention de faire pression sur les institutions européennes à ratifier l’accord de la COP21. Le retard risque en effet de venir de l’Union européenne dont les membres sont toujours divisés sur les efforts que chacun doit faire d’ici 2030.

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Le président français François Hollande qui a « salué » aussi la ratification de l’accord par Pékin et Washington, espère, selon la même source, une entrée en vigueur fin 2016. Sur ce point, les experts sont optimistes et estiment que l’Accord pourrait entrer en vigueur avant la fin de l’année mais pas avant la COP22 (7-18 novembre, à Marrakech, au Maroc). Jusqu’à présent, 26 pays l’ont ratifié (surtout des petits Etats insulaires, parmi les plus exposés) et 34 autres pays se sont engagés à le faire d’ici fin 2016 (dont le Brésil, le Canada, l’Indonésie, le Japon, l’Iran).

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Les choses pourraient avancer encore plus à l’occasion de la réunion organisée par Ban Ki-moon le 21 septembre à l’ONU pour inciter d’autres pays à préciser leur calendrier. C’est le sens de l’appel du ministre de l’Environnement des Maldives, Thoriq Ibrahim, qui, au nom des petits Etats insulaires, a exhorté les autres pays non seulement à imiter le geste de la Chine et des Etats-Unis, mais à faire plus et « accélérer le déploiement des solutions pour le climat », car, pour lui, « les engagements actuels ne sont pas suffisants » pour atteindre le principal objectif de l’accord de Paris: limiter le réchauffement à 2° C. Il décrit la ratification par la Chine et les Etats-Unis de l’Accord de Paris comme « une étape clé dans la transition globale des énergies fossiles vers les renouvelables ».

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Cet article a été publié dans le quotidien algérois Reporters.

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