Les réintroductions d’espèces sont rares et leur milieu naturel dégradé

La réintroduction est importante pour réhabiliter une espèce disparue d’origine mais aussi pour améliorer les programmes de l’enseignement public, renforcer des populations en voie de disparition,  contribuer à la science de la réintroduction,  ainsi que pour augmenter la taille, la diversité génétique et développer la répartition géographique de la population sauvage.

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​par Frédérique Gilbert

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Des réintroductions réussies d’animaux issus de parcs zoologiques, il y en a quelques-unes.

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Voici quelques exemples :

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TamarinsLions©CLeca

Tamarins lions au Brésil – photo ©CLeca

Des tamarins-lions dorés Rosalia Leontopithecus ont rejoint la forêt atlantique du Brésil pour compléter la population sauvage en voie de disparition.

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L’oryx d’Arabie Oryx leucoryx était éteint dans la nature avant d’être réintroduit dans les réserves à Oman en 1982.

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Le condor de Californie Gymnogyps californianus a reçu un programme réintroduction en 1992.

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Mais aussi le cheval de Przewalski Equus ferus przewalskii, le bison d’Europe Bonasus bisons, l’ibis chauve Geronticus eremita et beaucoup d’autres espèces ont déjà profité de ces programmes intéressants.

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La réintroduction est très utile et c’est un travail passionnant dans lequel les zoos jouent un rôle important.

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Pourtant, les réintroductions ne sont pas banalisées dans de nombreux parcs zoologiques parce que c’est coûteux, compliqué et parfois infructueux. Mais le succès augmente avec le temps, il y a de plus en plus de solutions aux problèmes rencontrés.

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Il y a bien sûr quelques règles à suivre pour que les choses se passent au mieux.

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Il est essentiel que ce genre de projet soit suivi et soutenu du point de vue socio-économique et juridique. Il doit également être pleinement compris, accepté et soutenu par les collectivités locales. Les règlements et les permis doivent être en règle et en accord avec les politiques ainsi qu’avec les législations avant que le projet ne démarre.

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Les animaux destinés à la réintroduction doivent provenir d’un groupe bien géré génétiquement en protégeant les groupes captifs et l’environnement qui accueillera ces individus. D’où l’importance d’un protocole vétérinaire bien établi et suivi.

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Un groupe spécialiste de la réintroduction de l’UICN  (l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature) a également mis en place des lignes directrices pour la réintroduction qui ont été élaborées suite à l’apparition de nombreux projets de réintroduction dans le monde entier.

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Il est à présent essentiel de se lancer et de travailler sur ce genre de projet, pour la protection d’espèces, pour la biodiversité de la terre et pour notre enseignement.

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