Il était une forêt

Proposer un long film grand public sur le monde végétal est une gageure *. Il a fallu la science du botaniste Francis Hallé et l’expérience du réalisateur Luc Jacquet pour relever le défi. Avec des scènes grandioses, des idées lumineuses… et quelques longueurs.

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 par Marc Giraud

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Allez voir ce film sur grand écran, sous peine de manquer la véritable dimension de ce documentaire ! La première et la dernière scène, filmées par un drone, sont à couper le souffle, et mériteraient à elles seules le déplacement. Il y en a d’autres, évidemment, telle cette séquence féerique sur la communication entre les arbres, aidée par des ajouts de dessins animés, et soutenue par une bande son de chuchotements. Une révélation sur la nature vivante des végétaux.

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Comme les plantes ne bougent pas à la même vitesse que nous, les time laps (prises de vues accélérées) ont toujours été le procédé habituel pour en montrer l’activité. Ici, c’est le dessin qui permet de visualiser les mouvements réels des végétaux, pour ne pas dire leur comportement.

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L’histoire du film est simple : sur un chantier dévasté par la déforestation, Francis Hallé nous explique (par l’intermédiaire d’une voix off) qu’une forêt a besoin de sept siècles pour se régénérer. Et nous en explique les étapes, ainsi que les rapports entre plantes et animaux avec différentes anecdotes. Les plantes dessinées et poussant en accéléré autour de Hallé visualisent la reconquête de la verdure. Au début, ça étonne, ça marche. Mais c’est répétitif. Au bout de la dixième scène du même genre, on ressent de la lassitude. C’est dommage, et certainement dû aux formats imposés par les diffuseurs aux documentaires, si souvent trop longs.

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Francis Hallé est un fil conducteur tout trouvé pour nous prendre par la main dans cette histoire. On le voit en train de dessiner (mais sans que ses dessins se mêlent aux animations et jouent avec, dommage aussi). On le trouve également perché à la fourche d’arbres gigantesques, comme si c’était normal, et on ne peut pas s’empêcher de se demander comment cet homme d’un certain âge y est parvenu. Mais il donne l’échelle, et ça, c’est vraiment impressionnant. Cet hymne grandiose à la forêt primaire n’était pas évident pour le réalisateur : les arbres sont verticaux et l’écran horizontal. Découvrez par vous-même comment il s’en est sorti !

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L’équipe de choc du film comprend Jérôme Bouvier pour les séquences animalières ou Philippe Barbeau pour la prise de son, ainsi que des « invités » hors tournage, comme le génial photographe Vincent Munier (JNE). Signalons aussi que Wild Touch, l’association créée par Luc Jacquet, s’est donné pour mission de sensibiliser à la protection de l’environnement, et recréer des liens entre l’homme et la nature.

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Cliquez ici pour visionner la bande annonce.

La page Wikipédia du film est là.

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Attachée de presse : Aude Thomas
Aude.Thomas@disney.com

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Production Bonne Pioche et Wild Touch
www.wildtouch.org

Distribution Disney

Le 13 novembre au cinéma

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* Si vous faites de la radio, prononcez « gajure » !

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