Solaire, charbon, nucléaire : les autres alternatives pour l’Algérie

Voici un article paru dans le magazine Reporters (Algérie) du 12 janvier 2013.

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par M’hamed Rebah

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En optant pour le gaz de schiste, « incontournable» (lire ici), le gouvernement algérien n’abandonne pas les autres sources d’énergie alternatives au pétrole et au gaz conventionnel, autrement dit, évidemment, les renouvelables (solaire et éolien surtout) mais aussi le charbon et le nucléaire. Le ministre Youcef Yousfi a demandé aux députés de ne pas s’embarrasser de ce qui se dit à propos des risques sur l’environnement que comportent ces choix. « Nous devons ignorer les propos de ceux qui polluent le monde et nous demandent ensuite de préserver l’environnement », a-t-il dit. « L’Algérie n’est pas responsable de la pollution qui touche le monde », a-t-il ajouté.

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Le programme de développement des énergies renouvelables avec des investissements publics de plus de 100 milliards de dollars d’ici 2030, est en cours. Mais, précise le ministre, la production tirée du solaire et de l’éolien ne couvrira alors que le tiers de la consommation de l’Algérie en électricité. A propos du charbon, une station électrique qui fonctionne avec le charbon ou avec le gaz de charbon est envisagée à partir des gisements de la région de Bechar (quelque 300 millions de tonnes), mais là aussi, cette production ne couvrira que « 10% des besoins du pays à l’horizon 2030 ». Enfin, s’agissant de l’énergie nucléaire, on ne peut y penser qu’à long terme – la réalisation d’une centrale nucléaire se fait en 15 à 17 ans – avec pas plus de deux centrales à cause des grandes quantités d’eau que leur fonctionnement exige. Les travaux d’exploration du pétrole seront étendus aux fonds marins et seront entamés avec des partenaires brésiliens, a annoncé le ministre. Mais tout dépendra de ce que permettra la loi sur les hydrocarbures qui sera votée.

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